Chapitre 2 : Parties de chasse

« Un bon prédateur doit savoir s'adapter à tout type de chasse... »
 
Chapitre 2 : Parties de chasse



Chapitre 2 : Parties de chasse




| 20 août 1976 – Londres – 10h20 |

La mission confiée par mon père nécessitait de nombreuses heures de préparation. J'avais déjà eu ce genre de mission auparavant, où je devais me rapprocher d'une cible avant de l'éliminer... mais cela n'avait été l'affaire que de quelques heures, ou de quelques jours grand maximum. Là... j'allais devoir faire la comédie pendant des années. Ça me rendait presque nostalgique. Fini mes cours particuliers, ma vie de quasi solitude, mes habitudes, ma totale liberté... j'allais devoir me calquer sur un rythme de vie qui n'était absolument pas le mien. Ça allait beaucoup me changer et me demander de prendre énormément sur moi.
En fait quand j'y pense, j'avais du mal à réaliser que j'allais réellement quitter le manoir. Ça faisait quatre ans que j'avais élu résidence ici, et je n'avais pas songé à bouger avant ma majorité. Cette mission me frustrait un peu, je dois l'avouer. Je n'aimais pas devoir contraindre mes projets. Mais d'un autre côté, je savais à quel point cette mission était importante pour mon père, donc j'acceptais de faire ce sacrifice de quelques années. Ça en valait la peine. Je souris à cette pensée. Je jouais un rôle majeur dans la réussite des projets de mon père depuis un peu plus de trois ans. C'est moi qui m'occupais de la plupart des missions sensibles. Et je savais que celle-là serait la plus difficile que j'ai jamais eu. M'infiltrer parmi l'ennemi avant même que celui-ci n'ait encore songé à attaquer, ou ne serait-ce que nous soupçonner, il fallait reconnaître que l'anticipation ne pouvait pas être plus parfaite.
Je savais que devenir une personne de confiance pour mes cibles ne se ferait pas en quelques jours et qu'il me faudra m'armer de patience. Cependant, ma réussite permettra à notre armée d'avoir constamment un coup d'avance, ce qui est primordial dans toute guerre. Je n'avais pas le droit d'échouer. Et je n'échouerai pas.


Pour l'heure, je devais momentanément oublier cette mission si spéciale pour me consacrer à une autre, plus habituelle. Mon père m'avait transmis un nouveau contrat, que je devais honorer dans les meilleurs délais. J'avais deux cibles.
La première était un flic ripou appartenant à la Brigade Criminelle Magique. Mais un vrai ripou ! Lorsqu'il était débutant et qu'il était envoyé sur les affaires de cambriolage, il récupérait une partie de l'argent retrouvé lors de l'arrestation des voleurs... Quand il est passé aux stup', il se mettait dans la poche une partie des drogues saisies... Et maintenant qu'il est à la crim', il s'occupe de tuer de temps à autre des informateurs précieux. Il faut reconnaître qu'il a bien évolué tout au long de sa carrière... Je ne pense pas que ce soit un infiltré envoyé par l'un des multiples groupes criminels du pays pour s'assurer de faire quelques nettoyages. Je pense plutôt que c'est un gars qui a pris goût au sang, et qui profite de sa carrière pour commettre des meurtres en toute impunité. C'est le problème de certains flics. A force de baigner dans le milieu, ils finissent par passer de l'autre côté de la barrière. Mais en général, c'est pour tuer les criminels... pas les indic.
Quoi qu'il en soit, du moment que la barrière est franchie, ce n'est plus qu'une question de temps avant d'être obligé de tuer. On ne peut être trafiquant de drogue sans avoir un peu de sang sur les mains. Et puis quand on est sur deux tableaux, on commet forcément des erreurs, et il faut éliminer les témoins.

Enfin, quelle que soit la raison de ses actes, ce petit jeu allait cesser sous peu, car tout en essayant de cerner son profil, je continuais de le suivre, écartant les gens sur mon passage pour me frayer un chemin parmi un bain de foule. Ah ces touristes... aussi pénibles en surnombre qu'utiles lors d'une traque en plein jour. Une excellente couverture mouvante dont je me servais souvent. Je gardais toujours une distance respective entre ma cible et moi, histoire de ne pas paraître suspecte. C'est fou, mais même en pleine ville, il arrive qu'on se sente observé ou suivi. Et alors on se retourne machinalement, enregistrant les visages les plus proches automatiquement d'un simple regard, sans même le vouloir. Et si cette sensation d'être traqué continue, on répète le geste, comme pour nous rassurer. C'est lors de cette deuxième vérification où l'on est plus en alerte que retrouver un même visage éveille notre suspicion. Certains s'en foutent, ne voyant là qu'une simple coïncidence, mais d'autres, plus prudents, adoptent un autre comportement. Changement d'itinéraire, observation plus attentive de l'environnement, recherche de la moindre excuse pour se retourner et confirmer ses doutes... l'instinct se met à exiger bien des précautions quand le danger commence à se faire ressentir.
C'était le cas pour ma cible, qui commençait à ralentir l'allure, m'obligeant à m'écarter aussi. Il ne s'était pas encore retourné, mais j'avais senti à sa démarche qu'il était en alerte. Ripou ou non, un flic qui connait son métier est habitué aux filatures. Mais peu importe son niveau. Il ne me remarquera pas. On se méfie rarement d'une jeune femme, plutôt bien foutue – loin de moi l'idée de me vanter -, qui marche paisiblement dans la ville. Les filatures rapprochées sont les seuls moments où je ne pouvais pas porter ma tenue d'assassin. Une personne entièrement recouverte de noir, gantée, avec une capuche suffisamment profonde pour dissimuler un masque ne passe pas vraiment inaperçue. Et dans les filatures, il faut absolument se fondre dans la masse, tel un caméléon.
Je me tournai vers l'abbaye de Westminster lorsque ma cible jeta un coup d'½il par-dessus son épaule. Je sortis un appareil photo et fis quelques clichés, prétexte pour m'arrêter et laisser repartir ma cible. Dix secondes plus tard j'étais à nouveau en route.

Il me fallut patienter une demi-heure encore avant d'avoir l'occasion d'agir. La patience était incontestablement l'un de mes meilleurs atouts. J'étais capable d'attendre des semaines si c'était nécessaire pour commettre le meurtre parfait. Je ne m'appelais pas Tracker pour rien. Heureusement, je n'eus pas besoin de repousser l'échéance aussi loin. S'engager dans une ruelle moins fréquentée ne peut signifier que deux choses : soit ma cible avait baissé sa garde, soit elle m'avait repéré et recherchait un lieu isolé pour une confrontation. Palpitant dans les deux cas.

Je me permis donc d'accélérer un peu pour le rattraper, jetant un bref coup d'½il aux personnes squattant les bords de rues. Beaucoup d'hommes me regardaient sur mon passage. Éliminer ma cible dans les prochaines minutes me placerait en haut de la liste des suspects. Ma démarche pressante montrait bien que je ne voulais pas perdre de vue la seule personne en mouvement dans cette rue. Ces quelques clochards qui me suivaient du regard n'étaient autres que de futurs témoins. J'imaginais déjà la scène, avec les flics : « Avez-vous vu ou entendu quoi que ce soit qui ait retenu votre attention ce matin entre 11h et 11h30 ? ». Si ces pauvres types étaient interrogés suffisamment vite avant que l'alcool vienne balayer mon souvenir de leur mémoire, certains répondront sans doute : « Oui, nous avons vu cet homme suivi de cette belle jeune femme quelques minutes avant l'heure du meurtre. Elle était étrange... on aurait dit qu'elle le suivait. »
Cette pensée me décocha un sourire en coin lorsque je tournai à l'angle de rue pour me retrouver dans une autre ruelle parfaitement déserte. Tuer maintenant reviendrait à me désigner aux enquêteurs. Un assassin digne de ce nom ne laisse jamais l'occasion aux flics de trouver une piste. Pourtant, je sortis quand même mon couteau pour poignarder ma cible dans le dos sans la moindre hésitation, l'accompagnant au sol doucement.
Je retirai la redoutable lame et vérifiai le pouls de ma cible. Morte, bien sûr. Je me relevai et croisai mon reflet dans la vitrine cassée d'une boutique fermée depuis des mois. Grande, rousse, bien foutue, jolie... un visage difficile à oublier. En tuant ici et maintenant, je laissais derrière moi six témoins. Les flics sauront retrouver ma trace. Pardon. SA trace. Le reflet auquel je souriais n'était pas le mien. C'était celui de ma seconde cible. C'est vers elle que pointeront toutes les pistes. Elle qui sera condamnée à mort pour avoir tué un flic. Bien évidemment, prendre l'apparence d'une autre personne ne suffit pas pour faire porter le chapeau à quelqu'un d'autre. Il faut en plus que cette personne ait un mobile... et pas d'alibi. Ce dont je m'étais assurée avant de prendre en chasse ma cible. Pour enfoncer le clou davantage, j'allai de ce pas cacher l'arme du crime dans une résidence secondaire de la rousse. Il n'en faudra pas plus aux policiers pour monter un dossier suffisamment béton pour rendre justice à l'un de leurs collègues.

Il existe une quantité de façons différentes de commettre le meurtre parfait. L'une des méthodes consiste justement à être imparfait.  
 

| 22 août 1976 |

 
Comme je l'avais prévu, ma seconde cible avait été retrouvée, arrêtée, et condamnée à mort au vue des témoignages qui venaient appuyer des preuves irréfutables. Elle allait être exécutée d'ici une semaine bien qu'elle clame son innocence. Pour une fois qu'elle disait vrai...
Mon contrat ainsi honoré, je venais de recevoir ma récompense. Quelques dizaines de milliers de gallions pour un double meurtre qui ne m'avait demandé quasiment aucun effort. Oui, le métier de tueuse à gages est très bien payé. Il suffit d'avoir un esprit suffisamment ouvert à l'imagination criminelle pour préméditer les meurtres en quelques heures. Quand je ne m'amusais pas à improviser...
 
Enfin bref, il ne fallait pas se réjouir toute la journée. Comme convenu avec mon père, lorsque c'est lui qui me trouvait un contrat, je devais lui ramener la moitié du paiement. Il s'en servait pour mener à bien ses projets. Les hommes ont beau être motivés par la cause, il faut quand même balancer quelques sacs de gallions sous leur nez pour s'assurer de leur implication personnelle. Les équipements aussi devaient être payés. Donc comme tout cela coutait cher, on peut dire que mon père s'arrangeait toujours pour que je ne sois jamais au chômage. Je ne travaillais quasiment que pour lui, même si je me permettais quelques extras. Ah ce que j'aimais mon métier. Jamais un ennui. Toujours en pleine action. Et douée comme j'étais, autant dire que j'avais un grand avenir devant moi. J'étais en pleine ascension depuis un an, et je ne comptais pas m'arrêter. Bientôt, moi aussi je serai un maître-assassin. Le grade suprême des tueurs professionnels. Comme Jack.
 
J'arrivai devant la porte des appartements de mon père. Je tapai trois coups à la porte. J'attendis son autorisation avant d'entrer. En voyant qu'il n'était pas seul, je n'ôtai pas mon masque. Oui c'est l'une des particularités des tueurs à gages. Il faut toujours être méconnaissable. Nous ne serions pas des tueurs de l'ombre sinon. Quatre personnes dans ce monde connaissaient mon vrai visage. J'eus un pincement dans les entrailles en songeant que ma mission de long terme allait sérieusement allonger la liste.
 
-          Bien le bonjour Tracker, salua mon père.
-         Bonjour, répondis-je en jetant un ½il à la seconde personne présente. Je viens vous apporter le paiement de ma dernière mission.
-          Merci, pose-le sur mon bureau. Encore bravo pour ta réussite.
 
Je lui adressai un signe de tête et laissai la valise sur le bureau de mon père.
 
-        Je te présente Arctus, un nouvel allié, reprit mon père. Arctus, voici Tracker. Je pense que vous en avez déjà entendu parler.
-          Difficile d'ignorer votre nom, répondit ledit Arctus en serrant ma main gantée.

 

Je me contentai d'abaisser légèrement la tête pour le saluer.

-        Chacune de mes rencontres avec vos alliés me rassure, reprit-il à l'adresse de mon père. Vous êtes vraiment entouré d'excellents éléments.
-          C'est un critère indispensable pour faire partie des nôtres...
-          Avez-vous besoin de moi pour autre chose ? demandai-je à mon père.
-          Pas spécialement. Mais si tu t'ennuies, va voir la famille Enor...
 
Je n'eus pas besoin d'en demander plus pour comprendre de quoi il s'agissait. Je tournai les talons et sortis, retournant dans mes appartements pour aller chercher quelques équipements.
 

| . . . |

 
Voilà trente minutes que j'avais retrouvé la famille Enor. Je les observais, perchée tout en haut d'un arbre suffisamment feuillu pour me cacher. Un petit garçon jouait dans le jardin avec sa mère. Le père, lui, profitait du week-end pour se reposer dans sa chambre. Ma cible : cette adorable maman qui faisait mumuse avec son petit.

Là est le principal point sensible de mon travail : mes cibles. L'acceptation d'un contrat condamne à mort une personne. Mais ça va bien au-delà. C'est aussi accepter de déchirer une famille sans préparation, d'écourter une vie soudainement, brisant les rêves d'une personne, ses projets... accepter un contrat, c'est accepter de détruire une vie entière, et tout ceux qui y ont joué un rôle. Odieux n'est-ce pas ? Tuer pour de l'argent... mais là est ma particularité la plus étonnante, et la plus incroyable : je ne m'en prends jamais aux innocents.
On a beau m'attribuer les surnoms les plus noirs et redoutables, le « fantôme de la Mort » ne hante pas les âmes pures. Je ne fais pas couler n'importe quel sang. Question de conscience. Donc si j'étais en train de guetter une famille apparemment heureuse et sans histoire, c'est que j'avais une raison d'être là.
En effet, la mère, cette femme douce et aimante, n'était autre qu'une Sang-de-Bourbe. C'est comme ça qu'on appelle les voleurs de magie. En clair, ce sont des personnes qui s'accaparent les dons de sorciers pour en bénéficier eux-mêmes. Ces personnes représentent la plus grave insulte au monde de la sorcellerie. Ces gens, qui n'auraient jamais dû jouir de pouvoirs exceptionnels, sont allés démunir un sorcier. Ils osent dire être des nôtres. Ils osent essayer de se fondre dans la masse. De s'intégrer à un monde qu'ils n'auraient jamais dû connaître...
C'est pour ça que j'étais là. Pour rétablir l'ordre. Pour remettre les choses à leur place. Je ne pourrai jamais restituer les pouvoirs qui ont été volés à je ne sais quel sorcier. Mais je pouvais empêcher cette fausse sorcière de continuer à vivre dans ce monde qui n'était pas le sien. Mettre un terme à cette vie qu'elle a volée à un autre. Son mari savait-il que la soi-disant sorcière qu'il a épousée n'était rien d'autre qu'une misérable voleuse ?
Peu importe, le fait est qu'aujourd'hui, sa femme allait mourir. Je ne toucherai pas au mari, qui était un vrai sorcier. Je lui laissais le bénéfice du doute. S'il n'était pas au courant, je ne pouvais pas lui en vouloir. Je ne toucherai pas non plus à ce petit garçon, tout bâtard qu'il est, car il n'y était pour rien si sa mère était une voleuse. Il n'avait pas choisi de naître.
Elle par contre, rien ne l'excusait. Elle, elle devait disparaître.
L'honneur de la sorcellerie devait être racheté. Je n'appartiens pas aux  gens dits « tolérants » qui acceptent les Sang-de-Bourbe. Pour moi, intégrer des voleurs revient à relâcher un criminel. C'est injuste pour les victimes. C'est une insulte à la société. Une insulte impardonnable qui avait le don de me mettre hors de moi. Je ne supportais pas que ces gens puissent vivre impunément après ce qu'ils avaient fait. Ma haine était si grande à leur égard qu'il m'était souvent bien difficile de rester calme en leur présence. Je ne supportais pas qu'ils respirent. Moi qui suis toujours d'un naturel assez calme lors de mes meurtres, j'avoue qu'avec les Sang-de-Bourbe, contenir toute la rage que je ressentais envers eux relevait d'un grand contrôle sur mes nerfs. Mes pulsions étaient beaucoup plus dures à retenir. Personne ne se doutait que la célèbre Tracker, réputée pour sa patience, était sur le point de perdre le contrôle chaque fois que ma route croisait celle d'un Sang-de-Bourbe. Personne ne se doutait qu'à cet instant, c'était une lutte intérieure pour ne pas sortir de ma cachette et tuer ma cible, sans commettre le meurtre  parfait.
Mais encore une fois, j'avais un atout non négligeable : j'avais appris à me raisonner. Même quand je me sentais déraper. Il y avait toujours une petite voix pour apaiser cette folie meurtrière qui s'emparait de moi. Il y avait toujours cet instinct fort qui m'assurait le sang désiré. Je savais que ma proie ne m'échapperait pas. Personne ne le peut. Mais il est parfois dur de se contrôler lorsque l'envie devient aussi pressente.
 
Ce fut le cas lorsque je vis ma cible disparaître de mon champ de vision en accompagnant son petit à l'intérieur. Perdre la proie de vue n'est jamais appréciable pour le chasseur. Raison pour laquelle je descendis de mon perchoir en quelques secondes. Je longeai la grande haie, de l'autre côté du jardin, pour ne pas me faire remarquer. Bon sang que j'avais hâte de pouvoir me servir de ma baguette. Même si j'avais toujours réussi à me débrouiller sans à cause de cette foutue Trace, j'avoue que ça me faciliterait la tâche de l'avoir sur moi. A la place, je ne pouvais user que des sorts que je maîtrisais par la pensée, ce qui me demandait beaucoup d'anticipation pour préparer potions et objets ensorcelés avant de partir en chasse.
Une fois à hauteur de la maison, je m'accroupis, à l'affût. Comment entrer dans une maison, tuer et ressortir sans se faire remarquer, quand on sait pertinemment que la cible ne sera probablement jamais seule ?
Je me redressai et passai à travers la haie. Je me dirigeai vers un flan de la maison, à la recherche d'une ouverture. Je souris en poussant la fenêtre de la salle de bain, déverrouillée. Il est vrai qu'avec des tueurs de mon niveau, il y a peu de chance qu'un obstacle soit suffisamment puissant pour nous empêcher d'entrer lorsqu'on a décidé de passer. Mais quand même... les gens ne sont pas assez prudents. Parce qu'ils sont chez eux ils se croient en sécurité. Je ne vois pas pourquoi. Au contraire. C'est pire. Les gens sont bien plus faciles à isoler chez eux. A l'extérieur, l'environnement est plus vaste, les témoins plus nombreux, les activités de la cible moins prévisibles ; alors qu'au domicile, ces problèmes sont plus facilement gérables. Par contre, le petit souci, c'est lorsqu'on souhaite faire disparaître une personne. Quand je dis disparaître, c'est que je tue la cible bien sûr, mais je laisse planer le doute sur sa mort aux yeux du monde. C'est comme ça que j'agissais en général avec les Sang-de-Bourbe. Je les faisais disparaître. Ou je maquillais le meurtre en accident. Il ne fallait pas que les policiers comprennent que les Sang-de-Bourbe étaient pris pour cible à cause de leurs origines. Pas avant que mon père concrétise ses projets en tout cas. Et c'est dans ce type d'assassinat qu'il faut réfléchir beaucoup plus.
Ma cible était chez elle, avec sa famille, et je doutais qu'elle ait envie de sortir. La faire disparaître serait un mauvais choix. Comment faire gober que cette femme ait décidé de partir d'une minute à l'autre, sur un coup de tête ? Ça marche qu'avec les dépressifs et les cas sociaux ce genre d'histoire. Non là, il fallait agir différemment. L'accident me semblait être l'issue parfaite. Mais comment le provoquer ?
 
J'entrai dans la maison, ne sachant toujours pas comment agir. Très peu de tueurs étaient capables d'improviser le meurtre parfait. Moi je dois reconnaître que ça me semblait toujours simple. Evident même. Je n'avais qu'à suivre le chemin au fur et à mesure et prendre les bonnes décisions, au bon moment. Je ne pratiquais pas tout le temps ainsi, loin de là. Disons que parfois, le temps manque trop pour préméditer.
Ou l'envie de tuer est trop irrésistible. C'était le cas aujourd'hui. Raison pour laquelle j'avançais lentement dans un couloir donnant sur des portes multiples, sans savoir réellement où j'allais. Je me contentais de visiter, essayant de trouver l'occasion parfaite de tuer. Tout était si calme. C'est bizarre, quelques minutes avant seulement la mère et le fils faisaient un boucan pas possible en jouant dehors. Peut-être faisaient-ils silence à cause du père qui se reposait ?
Je poussai doucement la porte de la cuisine pour ne pas la faire grincer. Personne. J'entendis des pas au-dessus de moi. Apparemment, j'étais seule au rez-de-chaussée.
Il fallait que je trouve le moyen de faire descendre la femme. Seulement la femme. Mon regard fut attiré au-dehors. Le vent s'était légèrement levé. Je tournai sur moi-même, cherchant une quelconque arme. Ce n'est pas ce qui manque dans une cuisine... mais je ne voulais pas une arme habituelle... Il fallait que je provoque la mort. Simplement que je la provoque. Mais comment ?

Je regardai l'heure. 16h. Puis mes yeux se rivèrent sur la gazinière à côté de moi, me décochant un sourire. Facile. J'ouvris le gaz machinalement. Juste un peu. Pas assez pour que ça sente avant l'arrivée de ma cible. Je finis de détériorer le tuyau aussi, qui commençait déjà à être très légèrement fissuré. Après quoi je sortis, m'éloignant juste suffisamment pour surveiller la suite des évènements. Il fallait que je m'assure que le mari et l'enfant ne soient pas blessés. C'est une règle d'or. Un véritable tueur professionnel ne tue que sa cible. Sinon tout le monde peut le faire.
 
Comme je m'y attendais, la femme finit par redescendre vingt minutes après. Elle entra dans mon champ de vision par la fenêtre, et je m'assurai qu'elle était bien seule. Elle prit une casserole, resta quelques secondes devant levier, le temps de la remplir... elle la posa sur le gaz. Je sentis mon corps se tendre sous le courant électrique qui me traversait, dans la délicieuse attente du moment fatidique. Le suspens fut de courte durée. La femme ouvrit un peu plus le gaz et appuya sur l'allumeur, provoquant une explosion instantanée. Le souffle balaya la pièce, explosa les vitres, et l'appel d'air nourrit davantage les flammes. A cette vitesse, la maison n'en avait pas pour longtemps avant d'être engloutie par ce brasier.  L'explosion avait dû réveiller le père. Je restai encore quelques minutes pour m'assurer que le garçon et le père ne resteraient pas piégés. Je les vis s'échapper par la fenêtre et s'éloigner. L'homme sortit sa baguette pour projeter des vagues d'eau sur les flammes qui avaient atteint la taille des murs, et je ne fis rien pour l'en empêcher. La mère n'avait pas pu survivre à l'explosion.
J'avais atteint mon objectif. Et les deux innocents avaient survécu. Je pouvais quitter cet endroit.
 

 
| 23 aout 1976 – Manoir Voldemort – Appartements du Lord |

 
-          J'ai lu les journaux ce matin... bien joué pour la Sang-de-Bourbe... les flics n'y ont vu que du feu.
 
Je souris à mon père qui me montrait la Gazette sur son bureau. Comme d'habitude, les policiers étaient largués.
 
-          Vous vouliez me voir à quel sujet ? demandai-je.
-          Bellatrix a besoin de ton aide.
-          Où est-elle ?
-          A ton avis ?
 
Je ricanai. Question stupide. Bella ne pouvait être qu'aux cachots. C'était presque sa résidence secondaire tellement elle y passait du temps. Je m'y rendis donc sans plus tarder. Elle eut un sourire cruel en me voyant arriver. C'était la seule personne en laquelle voir une lueur d'excitation presque jouissive dans son regard posé sur moi me déplaisait. C'était une admiration mal placée. Même si de ce côté-là, ce n'était rien comparé à ce qu'elle ressentait pour mon père. Elle lui vouait un culte effrayant. Je sortis de mes pensées en la voyant se pencher sur son prisonnier et lui tourner la tête dans ma direction.
 
-          Regarde la Mort en face...
 
Je souris derrière mon masque en voyant la peur se dessiner sur le visage du prisonnier. Il est vrai qu'avec ma tenue entièrement noire qui ne laissait paraître aucune parcelle de mon corps et ma capuche profonde qui empêchait de voir mon masque, il était facile de m'associer à l'incarnation de la Mort. En fait, les rares personnes qui me voyaient de suffisamment prêt ne pouvaient discerner qu'un voile de fumée noire sur ma peau, rendant mon visage indistinct. Cette vision obscure et incertaine était l'assurance d'une fin toute proche.
J'entrai dans la cellule, prenant le temps de laisser couler des secondes que je savais pénibles pour le prisonnier.
 
-          J'ai appris que tu avais besoin de moi, lançai-je à Bellatrix en entrant dans la cellule.
-          J'ai tiré tout ce que je pouvais de lui...
-          Tu n'as tout de même pas besoin de mon aide pour le tuer ? narguai-je.
-          Lui non. Mais sa famille oui.
 
Je marquai un instant d'arrêt, retrouvant tout mon sérieux. Bella savait que je n'acceptais pas ce genre de travail, alors pourquoi me solliciter ?
 
-          Sa famille... ? répétai-je.
-         Ce minable n'a pas su tenir sa chienne de femme et ses merdeux de gosses. Quand le Maître leur a proposé gentiment de se joindre à nous, le mari à accepter... et a essayé de nous trahir après. Lâche comme il est, il a cherché à fuir. Les gosses ont pensé qu'envoyer une lettre d'injures pour justifier les agissements de leur père nous dissuaderait de les pourchasser... Amusant non ?
 
Je serrai les dents. Grossière erreur. L'honneur de mon père devait être racheté. Et la seule monnaie acceptée dans ces cas-là... c'est le sang. Je regardai le prisonnier apeuré. Pourquoi avoir joué avec le feu quand on sait pertinemment qu'on va se brûler ? Pensait-il sérieusement être capable d'échapper à mon père ?
 
-          Qui sont-ils ? demandai-je à voix basse.
-          Les Amilton. Ils ont quitté leur domicile par précaution, mais ça ne devrait pas te poser problème...
-      Je vais les chercher... ne le tue pas avant mon retour, dis-je en désignant le prisonnier.
 
Celui-ci avait beau être bâillonné, il se débattait de toutes ses forces en gémissant dans son foulard. Apparemment, il devait suffisamment avoir entendu parler de moi pour savoir que je ne reviendrai pas sans sa famille. Je partis donc la recherche des fuyards, et même s'il ne me fallut qu'une heure pour les localiser et trouver un moyen de les piéger, j'attendis encore un peu, histoire que le père souffre de cette insupportable attente avant de lui infliger le coup de grâce. Cruel je sais. Je ne l'étais pas d'habitude... sauf quand c'est personnel. Là je libère vraiment la bête, sans la moindre retenue. Il s'agissait de l'honneur de mon père... de respect... de trahison... Je n'avais pas la moindre raison de calmer ma colère. Les Amilton devaient payer pour leur faute.

 
| . . . |
 

-      Personne n'est à l'abri avec toi...  se réjouit Bella en me voyant revenir accompagnée des trois cibles.
 
Je ne répondis pas et me contentai de faire entrer la famille dans la cellule. Le mari se débattait avec frénésie, faisant rire Bella. Un rire cruel et un peu fou qui avait le don de donner la chair de poule à n'importe qui. Il laissait supposer le degré de démence qui abritait ma collègue, et même moi ça m'impressionnait de constater à quel point il était élevé.
 
-            A genoux, ordonnai-je à mes trois proies.
-         Va te faire foutre. On n'a pas d'ordre à recevoir de ta part ! cracha l'un des deux ados.
 
Ah... la crise d'adolescence. Le désir obsessionnel de faire l'inverse de ce qui est demandé et de toujours ouvrir grand la gueule quand il ne le faut pas. Par chance, j'avais échappé à cette période plus que détestable, même si j'avais le même âge que ma proie. Je lui mis un coup de genou derrière le sien, le forçant à plier. Il tenta bien de se relever, mais je le frappai si fort au visage qu'il tomba sur le côté, sous les cris de sa stupide mère.
 
-          Si vous êtes réunis ici... soufflai-je. C'est bien à cause de votre manque de respect.
-          T'es qui au juste ? demanda le frère sur un ton de défi.
-          Taisez-vous, implora la mère, toute tremblante.
-        Mais non voyons, laissez-les s'exprimer... dis-je calmement. Vous ne ressortirez pas vivants d'ici de toute façon, alors je leur laisse le plaisir de déballer leur sac. Pour répondre à ta question petit, je suis celle que l'on surnomme le fantôme de la Mort... et je te prie de croire que ce n'est pas une exagération...
 
Le ton calme et assuré de ma voix les fit blêmir. Mourir. Ils allaient tous mourir. Ici et maintenant. Je n'osais imaginer ce que pouvaient ressentir les deux parents à cet instant. Et je devinais aisément la peur des deux ados malgré leur air rebelle. Difficile de vouloir continuer à jouer avec le feu quand on sait que la prochaine brûlure sera mortelle. Inévitable.
J'ôtai le foulard de la bouche du père, pour qu'il puisse prononcer ses dernières paroles.
 
-          Je vous accorde le privilège de pouvoir tous vous dire adieux...
 
Les nerfs de l'homme craquèrent littéralement. Il se mit à hurler un flot d'excuses, essayant d'obtenir ma clémence. J'avais envie de le frapper pour une telle attitude. C'était de sa faute si on en était arrivé là et seulement la sienne !
 
-          Il est inutile de me supplier, dis-je froidement en posant ma main gantée contre sa bouche, ne supportant plus ses cris. Voilà ce qu'il en coûte de défier le Lord. Je te laisse une dernière chance de t'adresser à ta famille. Mais n'essaie pas d'implorer ma grâce... le Lord n'acceptera tes excuses que lorsque votre sang aura fini de couler.
 
Je vis dans ses yeux larmoyants un désespoir et un chagrin infinis. De la culpabilité aussi. Oui, il s'en voulait de s'être attiré les foudres du Lord. Il s'en voulait d'avoir provoqué lui-même notre rencontre. Et malgré la colère impulsive que j'avais pu ressentir en apprenant qu'il avait trahi mon père... moi aussi je regrettais que toute la famille soit impliquée. J'aurais préféré qu'il soit le seul à payer le prix. J'aurais aimé laisser repartir le restant de la famille. Mais je savais que le Lord ne pouvait se contenter de sa seule vie. Il voulait tous leurs cadavres, et je ne pouvais rien contre sa volonté.
 
-          Je suis désolé mes amours, souffla l'homme lorsque je retirai ma main en m'éloignant. Pardon... Je vous aime.
 
Sa femme pleurait tellement qu'elle était incapable de lui répondre. Les ados se débattaient avec fureur, criant tout ce qu'ils pouvaient. Je les comprenais. C'était terrifiant d'avoir le temps de voir la Mort arriver. C'était une sensation qui irradiait le corps, n'épargnait rien aucun nerf et rendait la respiration difficile. Alors, jugeant qu'ils avaient assez attendus, je sortis mon couteau et me plaçai devant la femme.
 
-          S'il vous plait non... implora ma cible. Je m'excuse... mes fils aussi... ne nous tuez pas... nous ferons tout ce que vous voudrez...
 
Je fermai les yeux pour ne plus voir les siens pendant quelques secondes. Je pris une profonde inspiration et serrai un peu plus le manche de mon couteau, avant que je me décide à poursuivre ce qui devait être fait. Je lui plantai la lame dans le c½ur d'un geste brusque et précis, me baissant pour la retenir afin de l'accompagner lentement au sol, sous les cris du restant de la famille. Ne supportant plus leurs hurlements qui m'irradiaient le corps, je me redressai et sortis deux lames fines qui fusèrent sur les deux ados pour les tuer en même temps. Après quoi, j'allai détacher le père, me plaçant derrière lui. Il tomba à genoux près des corps de sa famille, brisé. Il avait cessé de crier et de se débattre. Il était complètement vidé désormais. La cellule était souillée du sang des trois victimes. Du sang de sa famille. Il était incapable de se détacher des cadavres devant son regard.
 
-          Tu aurais dû savoir que le Seigneur des Ténèbres ne se laisse ni trahir, ni insulter. Par personne. Tu aurais dû laisser ta famille en dehors de tes affaires. Toi seul aurais péri de ma lame.
 
Je l'attrapai à la tête pour le tenir droit pendant que ma lame glissait sur sa gorge. Il hoqueta quelques fois alors que le sang s'écoulait, avant de s'affaisser lourdement, mettant un terme à ce terrible règlement de compte.
 
-          Putain Tracker tu aurais pu me laisser ce plaisir, grommela Bella.
 
Je serrai les dents en me redressant, le poing serré. Je savais qu'elle avait savouré chacune des mises à mort... et qu'elle appréciait observer la scène de crime dans les moindres détails, regrettant de ne pas être à l'origine de ces meurtres.

-          Fallait te manifester plus tôt, dis-je sèchement. Débarrasse-toi des corps.
 
Elle m'adressa un signe de tête et commença à lancer des sorts aux corps des victimes pour les transporter. Je laissai Bella partir. Elle allait amener mes victimes au «cimetière». Un endroit au fond du jardin où étaient enterrées de nombreuses autres personnes. Pas de tombe, rien. Juste une immensité de fleurs qui cachait les histoires sanglantes qui s'étaient déroulées dans ce manoir.
Je finis par me détourner du bain de sang de la cellule, chassant les visages de mes victimes de mon esprit. Il était temps pour moi de  remonter dans mes appartements. Il fallait que je nettoie ma lame... et prépare ma prochaine mission.
 
 
Chapitre 2 : Parties de chasse
 
Et voilà pour ce second chapitre, parsemé de cadavres. Trois parties de chasse très différentes ont été mises en scène... dans le but de vous présenter Tracker sous différents angles. Qu'en retirez-vous ? Quelles sont vos impressions ?
Tracker est détestable n'est-ce pas ? Et pourtant... le temps vous apprendra à l'apprécier. Si si, je vous assure ;)

Le prochain chapitre entrera dans le vif du sujet, puisque nous reprendrons le cours de la vie de Tracker au 1er septembre, jour de la rentrée... et de son arrivée à Poudlard.
 
 

Tags : L'histoire d'un assassin - Partie 1 : L'amour d'un Assassin - tome 1

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Comments :

  • Dum-Cha

    14/12/2016

    Ce Chapitre est digne d'un film d'action. Ce personnage de prudence est pour le moment horrible j'espère qu'elle deviendra meilleure vert la suite. J'adore cette fanfic.

  • Miss-Londubat

    12/07/2016

    Salut, je viens de commencer ta fan fiction et qu'est-ce qu'elle est fantastique! Je n'ai pas eue le courage de lire ce chapitre dès le début (tu m'as fait peur avec les avertissements!) du coup j'aimerai bien un résumé s'il te plaît :)
    Bye ;)

  • fichp-lifealwaysrestart

    23/08/2015

    Effectivement, Tracker est détestable... C'est de famille il faut croire... Je suis sûre qu'on apprendras à l'apprécier avec le temps. Elle est très douée pour échaffauder des plans, commettre des meutres parfaits ou prendee en chasse quelqu'un, effectivement. J'ai apprécier le fait d'entrevoir Bellatrix, et sa démence dans ce chapitre. J'ai hâte de voir comment va se passer la rentrée de Prue...
    Bonne soirée !!

  • x3-Hogwarts-x3

    01/02/2015

    Oui, détestable... Mais ce qui m'intéresse dans ton histoire c'est justement de voir ce que va devenir cette fille détestable ^^ j'ai hâte qu'elle arrive à Poudlard et de voir ses réactions quand elle sera confrontée à ses ennemis et à leurs opinions, et quand elle devra prétendre les partager ;)
    SInon, oui, bah, c'est très pénible je cois dire d'être constamment entourés de méchants psychopathes ! Mais bon, je savais à quoi m'attendre ;)
    Il suffit pour aujourd'hui, je viendrai lire la suite plus tard ;)
    Bonne continuation !

  • auteur28

    24/06/2014

    c'est trop bien! et si je me suis déjà attaché à Prue allias Tracker.

  • hostfresh-HarryPotter

    23/06/2014

    Quelle sans pitié cette Tracker !! ;) Bon que dire ? Hum Hum...les crimes sont vraiment parfaits, personne ne se doute de rien (a part nous et les méchants, bien sûr !) Tracker apprendra-t-elle à trahir son père ??? Je ne sais pas franchement pas. A plus !
    Lily.

  • assassin-maraudeurs

    17/06/2014

    ptinos wrote: "rien a dire tu as du talent
    "

    merci beaucoup =)

  • ptinos

    17/06/2014

    rien a dire tu as du talent

  • D-Dream-Alice-Watson-D

    07/05/2014

    Coucou!
    Tu serais partante pour participer à un mini concours, ça ne prend même pas 6 minutes!
    il suffit de répondre à la question "Quel est selon vous l'évenement le plus marquant de la bataille de poudlard et pourquoi?"
    Envoyez moi le texte en commentaire ou en message, et le gagnant verra son texte affiché avec le lien de son blog! :)
    j'espère que tu participeras, bonne journée!

  • aliseevila

    29/03/2014

    J'aime bien le fait que ton personnage ne s’en-prenne pas aux innocents. Cela la rend un peu plus humaine.
    Encore un très bon chapitre. J'ai eu peur en voyant la longueur, mais cela se lit très facilement. En arrivant à la fin, je voulais en lire plus.

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