Chapitre 5 : La forêt interdite

 
« Une nuit se déroulant dans une forêt est toujours synonyme de chasse, surtout lorsque la lune est pleine, et qu'il s'agit de la forêt interdite. C'est normal au vu du nombre de prédateurs et de proies qui abritent ces lieux.
Mais lorsque ces prédateurs se prennent pour cible entre eux, la chasse tourne bien vite au combat. »
 
Chapitre 5 : La forêt interdite

 
| 4 septembre 1976 – Poudlard – Grande Salle – 7h42 |
 
Voilà deux  jours que ma mission avait réellement commencé. Ça se passait plutôt bien pour l'instant, j'étais en bons termes avec les Maraudeurs, j'appréciais l'enseignement qui était dispensé et la manière de travailler. Ça changeait mes habitudes, ce n'était rien de le dire, et ce n'était toujours pas facile à accepter, mais je m'adaptais plutôt bien. Pour me consoler des innombrables heures de liberté que j'aurais pu avoir sans cette mission, je me disais que j'étais en train de préparer le terrain le plus important à mon père, et que de toute façon, je ne manquerai pas les contrats où je serai sélectionnée. J'essayais de me focaliser sur le bon côté de cette mission, car j'allais devoir vivre sur deux tableaux pendant plusieurs années. Alors ce n'était pas le moment de commencer à s'impatienter...
 
Malgré ma vision positive des choses et mes nombreux efforts pour supporter les Maraudeurs et autres Gryffondor, j'étais en revanche toujours la même louve solitaire, aussi bien dans la Grande Salle, que dans notre salle commune, que pendant les cours... Je savais qu'il faudrait faire des efforts de ce côté-là, mais je ne voulais pas tout chambouler d'un coup. Ce nouveau jeu de rôle était déjà suffisamment difficile pour moi, alors je devais faire attention à ne rien brusquer si je voulais garder une couverture parfaite. De toute façon, les Maraudeurs venaient souvent à moi. Je crois qu'ils m'appréciaient malgré mon penchant pour la solitude et le silence. J'avais d'ailleurs souvent du mal à comprendre pourquoi ils voulaient tant m'intégrer. Nous étions tellement opposés. Ils adoraient être en bande et discuter pendant des heures. Ils portaient leur nom à merveille en se faisant remarquer par des blagues de toute sorte ciblant les Serpentard. Alors que moi, je m'écartais du groupe à la moindre occasion. Et lorsque j'étais avec eux, on ne peut pas vraiment dire que j'avais la langue bien pendue. A moins de trouver un réel intérêt à prendre part aux discussions pour en apprendre davantage sur eux, je me contentais d'observer.

Pour l'heure, il n'était pas question d'analyse. J'étais dans la Grande Salle, assise à la table des Gryffondor, prenant tranquillement mon petit-déjeuner en solitaire. C'était le rare moment de la journée où je pouvais me détendre un petit peu. Mais les meilleures choses ont une fin, je me préparai à rejouer la comédie en voyant les Maraudeurs arriver. C'était un jeu assez difficile et stressant. J'avais un mal fou à ne pas être moi-même. Mentir sans arrêt en paraissant sincère. Essayer de paraître moins froide et sèche. Ne pas réagir aux nombreuses insultes visant la famille Black. Ce n'était vraiment pas facile. Par définition, les pulsions sont toujours difficilement contrôlables. Et si j'avais la réputation de la tueuse la plus calme, certaines choses me rendaient... impulsive. Le manque de respect était en tête de liste. Autant dire qu'avec Sirius et James, je faisais un travail exceptionnel sur mes nerfs. C'est comme si je n'arrivais pas à entrer dans la peau du personnage que je devais devenir. Mais bon, pour l'instant ça n'avait pas d'incidence, et je progressais vite. Il fallait juste que je reste sourde à leurs vannes visant les Serpertard, Sang-Purs, et autres honorables familles...
 
J'adressai un bref signe de tête aux Maraudeurs qui se mirent naturellement autour de moi. Mais je n'y prêtais pas grande attention, le regard attiré vers les hauteurs de la Grande Salle en entendant des hululements. Des centaines de hiboux commencèrent à s'engouffrer par les fenêtres, et j'eus la surprise de voir celui de mon père, tout noir, se distinguer parmi les autres. Il se posa devant moi et me tendit la patte. Cachant ma surprise, je détachai la lettre. Normalement, c'est le mien qui se déplaçait pour m'apporter les journaux que je suivais avec la plus grande attention. Je l'aperçus lui aussi, mais j'étais trop impatiente de lire la lettre de mon père pour attendre que mon messager arrive à ma table.
 
 
Chapitre 5 : La forêt interdite

 
 
-         C'est cool que la directrice envoie des lettres comme ça ! lança James qui avait lu en même temps que moi, ce qui m'énerva.
-         Oui ! Elle est très gentille ! répondis-je en souriant faussement malgré l'envie de l'envoyer sur les roses.
 
Vraiment aucun respect ces Maraudeurs. De quel droit se permettait-il de lire une lettre privée par-dessus mon épaule ? Je trouvai le moyen de me calmer en décodant le message de mon père. Il avait reçu un nouveau contrat et m'avait choisi pour l'exécuter. Je n'allais donc pas tarder à avoir une nouvelle cible à éliminer.
« Hum... Il me tarde d'y être... ça me défoulera »
 
-         Elle a beaucoup d'estime pour toi, me dit Remus doucement. Elle a l'air proche de toi.
 
Je baissai les yeux sur le parchemin et passai lentement le pouce sur l'écriture fine et penchée de mon père. Ce message n'était qu'une illusion pour ne pas éveiller les soupçons de ceux qui pourraient la lire en même temps que moi. Comme l'avait fait James. Père anticipait tout. J'avais de qui tenir.
 
-         Elle en a l'air... soufflai-je.
 
L'estime, je savais que je l'avais. J'avais prouvé que j'étais une survivante et une combattante exceptionnelle avant de devenir l'une des meilleures tueuses de l'ombre. Mais la proximité... ça jamais. Parce qu'il n'était pas que mon père, je n'étais pas seulement sa fille... Il était Lord Voldemort, j'étais Tracker.
 
-         Bon aller, au boulot, lança Remus après avoir jeté un coup d'½il à sa montre.
 
On se rendit à notre premier cours de Botanique. Sur les deux heures, on en passa bien une à aller d'une serre à l'autre, s'arrêtant devant chaque plante pour laisser la prof nous les présenter. C'était un peu ennuyeux. La deuxième heure fut un peu plus mouvementée, car à force de titiller une plante carnivore, Sirius se fit engloutir. Et bien sûr, quand Sirius Black  fait une connerie, James Potter le suit. En voulant aider son frère de c½ur, il se retrouva lui aussi gobé par la plante. Paniquée, la prof nous demanda à tous de reculer pendant qu'elle sortait sa baguette pour tenter de calmer l'énorme végétal. Un vrai sketch.
 
-         Je lui avais dit d'arrêter de la chatouiller, soupira Remus.
-         Tu n'es pas inquiet de voir tes deux amis là-dedans ? m'étonnai-je.
 
Remus éclata de rire. En fait, à part la prof, personne ne semblait affolé par la situation. Comme si c'était normal de finir dans la plante qu'on était en train d'étudier.
 
-         Oh mais c'est le grand amour entre ces trois-là... les retrouvailles sont toujours aussi touchantes.
-         Ah ce n'est pas la première fois...
-         Non. Ça arrive à chaque premier cours de Botanique. Sirius est incorrigible.
 
La petite histoire me décocha un sourire. Il faut quand même être taré pour chercher à se faire bouffer par la même plante chaque année. C'est le genre de rituel qui pourrait bien venir à bout du c½ur de la prof. Deux minutes plus tard, les deux Maraudeurs étaient recrachés sans douceur du végétal, couverts de bave. Absolument charmant.
 
-         Je vous jure que l'année prochaine je vous laisse vous débrouiller, soupira Chourave.
-         Vous dites ça chaque année ! rigola Sirius.
 
Il tapa dans la main de James et revint vers nous.
 
-         Et puis il fallait bien que Prue ait vu au moins une fois le spectacle, ajouta Sirius en s'arrêtant devant moi.
 
Je souris en jetant un ½il à sa ceinture.
 
-         Je crois même que je vais avoir droit à une double représentation... répondis-je. Tu as laissé tomber ta baguette andouille.
 
Sirius porta vivement sa main à l'étui de sa baguette. Il se mordit la lèvre inférieure en s'apercevant qu'elle n'y était plus, et adressa un regard entendu à James.
 
-         Que ça ne vous traverse pas l'esprit jeunes gens !! s'écria Chourave.
 
Mais les deux Maraudeurs avaient déjà tourné les talons et couraient vers la plante, prête à prendre sa revanche. La classe entière éclata de rire en les voyant plonger à l'intérieur du végétal la tête la première.
 
-         De vraies machines à connerie... soupira Remus.
 
Je tournai la tête vers lui et observai quelques secondes son profil. Il regardait avec amusement et un calme imperturbable la plante qui bougeait dans tout les sens. Il dut se sentir observé car il reporta son attention sur moi. Je ne pus m'empêcher de sourire.
 
-         Je crois bien qu'ils commencent à me déteindre dessus, dis-je en sortant la baguette de Sirius de ma poche.
 
Remus regarda alternativement la plante et ma main avec surprise avant de partir en fou rire.
 
-         Entre la raclée que tu lui as mise le premier jour et maintenant ça, il va finir par penser que tu as une dent contre lui !
 
« Non non, juste la mâchoire entière »
 

 
| 10 septembre 1976 – Forêt Interdite – 22h12 |

 
Malgré toutes les légendes effrayantes que j'avais entendu sur cette forêt, je n'avais pas pu résister plus longtemps à l'appel. Quelques jours supplémentaires s'étaient écoulés, pas trop désagréables ma foi. Le point positif, c'est que les Maraudeurs avaient pris pour habitude de venir vers moi. Je ne crois pas me tromper en affirmant que je me rapprochais d'eux. Seulement, j'avais besoin de m'isoler de temps en temps. De renouer avec un peu de liberté. Et il m'avait semblé être une évidence de venir ici, dans cet endroit décrit comme le plus angoissant et dangereux de l'école : la forêt interdite. J'avais eu envie de la parcourir pour prendre mes marques depuis des jours. Enfin j'avais l'occasion de venir. J'ai toujours aimé l'ambiance particulière des forêts. C'est un formidable lieu d'évasion. Les animaux qui y habitent me fascinent. Surtout les prédateurs bien sûr. Raison pour laquelle j'avais choisi une nuit de pleine lune pour sortir. Une nuit où le danger était redoublé. Même si j'aimais ça, je n'avais pas la folie de rester sous ma forme humaine. Métamorphosée en une louve noire de grande taille, je découvrais ce territoire sans crainte.

Cela devait faire une demi-heure que je me baladais lorsque j'aperçus une bande de centaures, que je m'amusai à observer quelques minutes avant de changer de direction, attirée par une odeur discrète mais enivrante. Jamais encore je n'avais senti un parfum aussi envoutant. Curieuse d'en connaître l'origine, je suivis la piste. Cela me prit beaucoup de temps, mais ça en valait la peine. Mes recherches me conduisirent à un espace où les arbres étaient moins nombreux, remplacés par des rochers. Un petit ruisseau faisait son chemin sur des galets dans un bruit calme et apaisant. Magnifiques sous la pleine lune, des licornes formaient un petit groupe. Elles semblaient détendues. J'avais l'impression d'être dans un autre monde. Ici, la forêt avait perdu toute sa dangerosité. Je ne sentais plus la menace planer constamment. Il n'y avait plus cette pression exercée par les forces obscures de ces lieux. Non, il n'y avait que ces créatures de rêve qui répandaient un sentiment de paix autour d'elles. Tout semblait en harmonie. Je m'allongeai, tapie dans l'ombre, et restai là, à regarder ces merveilleuses bêtes. Je fus attendrie par une petite licorne qui hésitait à poser son sabot à la surface de l'eau. Elle détalait à la moindre éclaboussure avant de revenir lentement, recommençant à scruter avec attention le liquide en mouvement. Je restai longuement là, à observer silencieusement, laissant mon esprit vagabonder.

Un craquement me sortit de ma contemplation. Je me redressai et me retournai, fouillant l'obscurité du regard, analysant la moindre odeur qui me parvenait. Je m'éloignai de cet endroit magique pour retourner dans les ténèbres de la forêt, sur mes gardes. Je cherchais à retrouver l'origine de la menace que j'avais senti si proche, mais je finis par perdre sa trace. Un hurlement suffit à me faire oublier ma traque. Un loup était dans les parages. J'eus envie de lui répondre pour le localiser et aller vers lui, mais je pris l'odeur d'un cerf dans une douce brise. Une proie que l'autre loup avait dû sentir aussi. Ne voulant pas déranger l'autre prédateur pendant sa chasse, je m'éloignai, poursuivant ainsi ma balade nocturne en solitaire.

Je fus interrompue un peu plus loin par une Acromentule de ma taille. Je m'arrêtai nette, fixant ses yeux. Au bout de quelques secondes, elle se mit à faire claquer ses crochets en se rapprochant de moi. Je retroussai les babines en guise de réponse, hérissai chaque poil de mon corps et sortis les griffes. Je grognai tout en me mettant à tourner autour d'elle. Ce devait être une jeune, car il me suffit de feinter une attaque en bondissant devant elle pour la faire détaler. Je m'amusai à la courser, surprise par la vitesse à laquelle elle allait. Je pris un réel plaisir à traverser la forêt à toute allure, bifurquant de nombreuses fois pour barrer la route à ma fausse proie avant de la laisser repartir. Lorsque je commençai à voir d'autres Acromentules, pendues au-dessus des arbres ou sortant à peine de fourrés, je cessai mon jeu, laissant ma cible disparaître dans les ténèbres. Je poussai un hurlement à la lune et quittai ce territoire bien protégé. Il m'était inutile de m'aventurer plus longtemps sur ce terrain, me battre contre des Acromentules ne m'apporterait rien. J'allais devoir trouver une autre proie à chasser.

Je me mis à trottiner tranquillement, pas du tout motivée pour aller dormir. La forêt était vraiment trop fascinante, abritée par des végétaux et des créatures d'une grande diversité. Un régal pour les sens. Et puis... cet adorable petit lapin qui se croit en sécurité ne pouvait pas rentrer dans son terrier sans avoir fait ma connaissance. Je ralentis l'allure pour m'en approcher discrètement. Je ne le lâchais pas des yeux, le regardant manger de l'herbe tranquillement. Je m'immobilisai quelques secondes avant de bondir en avant. Ma cible détala trop tard. Je déséquilibrai ma proie d'un petit coup dans les pattes arrières. Je n'avais pas sortie les griffes pour ne pas le blesser. Je l'attrapai à la nuque dans ma gueule sans trop serrer la mâchoire, amusée de ne plus le sentir bouger. Il faisait le mort ce petit malin. Je fis quelques mètres avec, comme si je portais un trophée. Puis, je le reposai à terre et repris ma route, choisissant parmi la multitude de pistes la prochaine proie que je traquerai. J'adorais tout autant la chasse animale lorsque je me détendais que la chasse humaine qui constituait mon travail. Mais contrairement à mes contrats criminels qui se soldaient inévitablement par la mort de la cible, je laissais toujours repartir les animaux que j'attrapais. Je ne tuais jamais par plaisir.
 
Des empreintes de cerf au sol captèrent mon attention, et je les suivis, trouvant bizarre de voir à côté des traces de chien et... de loup-garou ? Vu la taille, oui, ça ne pouvait être que ça. Un loup-garou de taille adulte. Je rapprochai ma truffe de l'empreinte, m'enivrant de l'odeur du prédateur. Je suivis la piste le restant de la nuit, interloquée de voir les trois différentes empreintes toujours ensemble. C'est comme s'ils s'étaient suivis sur une longue distance.
Je finis par apercevoir le trio improbable à une dizaine de mètres devant moi. Le loup-garou était de dos, devant un cerf qui jouait avec un chien. Je voulus me rapprocher, n'en croyant pas mes yeux, mais je sentis une autre odeur. Agressive. Oui c'est ça... il y avait une menace toute proche.
Déroutée par l'étrange scène, mais attirée par l'odeur du danger, je me détournai du trio pour suivre cette nouvelle piste. Je n'eus pas besoin de chercher bien longtemps avant de voir un centaure, prenant appui sur un arbre pour viser en direction du petit groupe avec son arc. En suivant sa visée, je me rendis compte que ce n'était pas le cerf qu'il prenait pour cible, mais le loup-garou. Un loup-garou gris que je reconnus bien vite sous cet angle. La colère s'empara de moi en une seconde. Je bondis en avant sous l'impulsion de la rage et mordis le bras armé du centaure, lui arrachant un cri de douleur. Le centaure cabra et m'expulsa un peu plus loin. Je roulai plusieurs fois, emportée par l'élan, avant de me relever aussi sec, crocs dehors et muscles bandés, prête à renouveler mon attaque. Il était hors de question que je le laisse repartir impunément après avoir tenté de tuer le loup-garou. Le centaure ne se dégonfla pas devant toute la rage que j'affichais et me fit face. Lorsqu'il leva le bras pour prendre une autre flèche dans son dos, je bondis et cherchai à l'attraper à la gorge. Je me sentis cognée et retombai au sol, légèrement sonnée. Je vis les sabots avant du centaure en l'air au-dessus de ma tête, mais au moment où il allait les laisser retomber, une énorme masse grise lui bondit dessus, le plaquant brutalement au sol. Le loup-garou était intervenu juste à temps et s'occupait personnellement de prendre sa revanche.
Je me relevai, sentant la menace encore plus présente qu'auparavant. Je ne les voyais pas, mais je me doutais que d'autres centaures nous encerclaient. Je me mis à japper pour prévenir le loup-garou, mais il restait sourd à mes appels. Il voulait tuer sa proie. Je savais qu'il ne bougerait pas avant d'avoir eu satisfaction. Mais on n'avait plus le temps. Je lui sautai dessus pour capter son attention. Au moment où le loup-garou s'affaissait légèrement sous mon poids, j'entendis un sifflement avant de sentir une vive douleur à la patte avant droite. Je baissai les yeux sur ma patte ensanglantée. Mon geste venait probablement de sauver la vie au loup-garou, sans quoi la flèche l'aurait atteint. La rage prenant le dessus, j'oubliai de dissuader le loup-garou, le laissant s'occuper de sa cible, et me jetai sur un centaure qui venait en aide à son camarade. Puisqu'ils voulaient tous la guerre, autant la faire.
 
Je m'élançai vers ma cible et bondis en avant, mais me sentis percutée en plein vol. J'atterris plus loin et vis un grand chien noir me faire face. Il n'affichait pas un air agressif, il se contentait de me barrer la route. Ce que je ne tolérais pas. Je me relevai et lui sautai dessus sans prévenir, l'envoyant au sol. Je repartis à l'assaut du centaure, me jetant sur lui comme une furie. Et ce n'est pas la douleur à la patte qui m'empêcha de la lui coller au visage, griffes dehors. Il tenta bien de me tenir la gueule fermée dans ses puissantes mains, mais je me dégageai et enfonçai mes crocs pour transpercer son bras. Le goût du sang dans ma gueule m'insuffla un désir de meurtre incontrôlable. Mais au moment où je m'apprêtais à me concentrer sur la gorge de ma cible, je sentis quelque chose de dur m'entourer avant de me faire planer plus loin. Je tombai lourdement au sol avant de rouler plusieurs fois. Je me redressai de suite, et fus stupéfaite de voir un grand cerf se tenir droit devant ma proie. Je compris alors d'où venait cet étrange et improbable trio. Remus n'était pas seul lors de ses nuits de pleine lune. Il les passait avec deux de ses amis. Le chien et le cerf.
« Ça ne change rien... Lunard est en train de se battre et les autres centaures ne sont pas déterminés à lâcher prise...  »

Affichant mon apparence la plus menaçante, je m'élançai vers le cerf qui baissa sa tête pour me barrer la route de ses immenses bois. Mais je l'esquivai en quelques bonds avant d'atterrir sur le dos du centaure. J'enfonçai mes griffes pour ne pas me faire expulser et saisis ma cible à la nuque. Une lueur rougeoyante illumina brièvement la forêt. Les combats cessèrent immédiatement. Même le loup-garou s'était immobilisé. Seul le centaure sur lequel j'étais continuait à ruer comme un dingue, et je finis par lâcher prise en bondissant sur le côté pour prendre du recul. Je me retournai pour voir ce qui avait bien pu calmer mes adversaires et restai scotchée.
Un grand phénix battait lentement des ailes, à une cinquantaine de centimètres du sol. Il se posa en douceur et l'instant d'après, c'est Dumbledore qui se tenait debout à sa place. Je sursautai, sentant mes entrailles se nouer malgré moi. Que faisait-il ici ? Aucune idée. La seule chose qui me venait en tête, c'est que je n'avais pas intérêt à rester. Le comportement d'un loup normal à cet instant, c'était de partir. Je détalai donc sans demander mon reste, ne voulant pas éveiller de soupçon. Je ne m'éloignai pas trop pour autant, revenant sur mes pas par des buissons pour observer la scène. Un centaure s'était rapproché du directeur.
 
-         Je vous avais pourtant prévenu que chaque nuit de pleine lune, ces quatre animaux traînaient ensemble, commença Dumbledore d'une voix chargée de reproche.
 
« Quatre ? J'en ai compté que trois... »
 
-         Ils ont franchi les limites de notre territoire ! défendit le centaure qui avait été à l'origine des combats.
-         Dois-je vous rappeler que ce ne sont que des élèves ? Ce loup-garou ne représente aucun danger si vous ne l'attaquez pas. Ils ne faisaient que passer.
-         Peu importe, ils –
-         Ça suffit, stoppa un autre centaure. Dumbledore a raison. Tu n'aurais jamais dû t'en prendre à eux. Tu as failli provoquer un drame avec ton orgueil. Que ces marques restent sur toi longtemps pour te rappeler que tu n'es pas le roi de ces lieux. Va te soigner maintenant.
 
En effet, le loup-garou et moi-même avions laissé nos empreintes sur le centaure. Comme sur trois autres. Nous avions bien résisté malgré le surnombre des centaures. Je ne pus m'empêcher de chercher le loup-garou du regard. Mais l'étrange trio avait disparu. Ils avaient profité de l'apparition de Dumbledore comme diversion pour prendre la fuite.
 
-         Je vous prie de l'excuser Dumbledore. Il est jeune, reprit le centaure.
-         Hum. Je dirai à mes élèves d'éviter cette zone à l'avenir.
-       Je vous en suis reconnaissant. Mes hommes craignent pour les petits centaures qui vadrouillent dans le coin. Le loup-garou sait se montrer agressif quand il est approché. Tout comme la louve noire. A eux deux ils peuvent faire beaucoup de blessés. Voyez les blessures qu'ils ont réussi à infliger... deux d'entre nous seraient morts sans votre intervention.
-         Je maintiens ce que j'ai dit. Le loup-garou n'attaque que pour se défendre. Face à la menace, vous ne pouvez lui reprocher d'avoir défendu sa vie. Quant à la louve, elle ne fait pas partie de la bande que je vous ai signalée. J'ignore qui elle est. Quoi qu'il en soit, j'espère ne plus avoir à me déplacer.
-         Comptez sur moi.
 
Dumbledore salua les centaures avant de tourner les talons, d'une démarche assez raide. Je m'éloignai à mon tour, estimant que ma balade dans la forêt avait assez duré. Je pris le chemin du retour, les pensées fixées sur les derniers évènements. Mon c½ur s'amusa à sautiller lorsque je repensai au loup-garou. Je n'avais pas eu le temps de bien le détailler, mais le peu que j'avais vu m'avait suffit. Il s'était bien développé. Il était encore plus redoutable que lors de notre dernière rencontre.
« Il semblerait que nous ne puissions nous croiser sans combattre ensemble... »
 
Je rentrai me reposer et n'émergeai qu'en début d'après-midi. Je ne vis pas les Maraudeurs avant le repas du soir, m'accordant une journée entière de détente. Aucune prise de tête. Aucune comédie. Pas besoin de faire semblant. Rien. Juste du bon temps. J'appelais ça une vraie pause. Je me rendais compte à quel point j'en avais besoin.
Je repensai néanmoins au matin en apercevant les Maraudeurs un peu plus loin. C'était la première fois qu'ils ne venaient pas vers moi. Ils devaient être perturbés par les évènements de la nuit. Je remarquai qu'ils n'étaient pas trop dans leur assiette tous les quatre. Ils restèrent entre eux, et je n'imposai pas ma présence. Une soirée tranquille, c'était presque inespéré. J'avais vraiment pu profiter de la journée pour souffler.
 

~ Point de vue général ~

 
Si Prue savourait pleinement sa journée de totale solitude et conservait toute sa bonne humeur, ce n'était pas le cas des Maraudeurs. Remus avait la tête dans le sac depuis son réveil. Il se souvenait brièvement s'être battu cette nuit, il avait donc demandé des explications à ses amis. Il avait senti une lame s'enfoncer dans sa poitrine en apprenant qu'il avait bien failli tuer un centaure. Sa peur la plus profonde s'était presque concrétisée : blesser quelqu'un lors d'une nuit de pleine lune.
Ses amis avaient bien tenté de le déculpabiliser en insistant bien sur le fait que ce n'est pas lui qui avait attaqué le premier, mais Remus ne trouvait pas l'argument valable. Sans l'intervention des autres centaures, et surtout de Dumbledore, la nuit aurait pu très mal se finir. Remus se sentait coupable de causer autant de problèmes à Dumbledore. Il savait qu'il n'avait pas le droit de sortir de la Cabane Hurlante, justement pour éviter ce genre de situation. Il s'en voulait d'avoir trahi son directeur, alors que celui-ci l'avait accueilli dans son école malgré sa condition. Malgré sa dangerosité. Il soupira et se leva, prévenant ses amis qu'il allait voir Dumbledore.

Il marcha le c½ur lourd jusqu'au bureau directorial. Il avait attendu de voir le directeur quitter la Grande Salle avant de se décider à aller s'excuser. Remus resta de longues secondes devant la porte avant de trouver le courage de l'affronter. Dumbledore l'autorisa à entrer presque de suite, ce qu'il fit.
 
-         Bonsoir professeur, salua Remus d'une voix basse.
-         Bonsoir Remus, répondit joyeusement le directeur.
 
Remus afficha une mine surprise devant l'air de Dumbledore. Il s'attendait au moins à un regard réprobateur, pas à un sourire. Pas après ce qu'il avait fait.
 
-         Qu'y a-t-il ? Tu as remarqué quelque chose de particulier lors de ta ronde ?
 
Remus mit un moment avant de comprendre que le directeur faisait allusion à son statut de préfet. Il trouvait la raison de sa visite tellement évidente...
 
-         Non. Je viens m'excuser. Pour hier soir. Pour tous les soirs de pleine lune en fait. Je...Je sais que vous me faisiez confiance et que je vous ai trahi en me comportant ainsi... alors que vous m'avez permis de venir à Poudlard dans les meilleures conditions –
-         Remus, coupa le directeur avec un faible sourire. Tu n'as pas à t'en vouloir pour ce qu'il s'est passé. Je sais depuis longtemps que tes amis t'offrent la possibilité de quitter la Cabane Hurlante afin que tu puisses te défouler autrement que sur toi-même.
 
Remus resta bouche bée, regardant le directeur comme si c'était la première fois. Alors il savait depuis le début et il n'avait jamais rien dit ?
 
-         C'est le genre d'attitude qui ne pourrait pas être admise officiellement... mais je reste persuadé que c'est la meilleure façon pour toi de vivre ta condition. Ton amitié avec Sirius, James et Peter, est d'une force incroyable. Je ne peux pas leur reprocher d'avoir voulu t'aider à traverser ce moment difficile. C'est pourquoi j'ai pris quelques précautions, notamment auprès des centaures, pour les prévenir qu'une bande d'animaux étrangement constituée de cerf, de loup-garou, de chien et de rat vadrouillait dans la forêt. Je leur avais bien dit de ne pas vous toucher. Le centaure qui a essayé de t'attaquer savait qu'il allait tirer sur un élève. Il a manqué aux consignes que j'avais données à son chef. Rien de tout cela ne serait arrivé s'il ne t'avait pas visé. Et d'ailleurs, ce n'est pas toi qui as attaqué le premier. C'est une louve noire non identifiée qui a commencé. Sans son intervention, je doute que tu aurais survécu. Les centaures sont d'excellents chasseurs, celui qui te visait ne t'aurait pas manqué. C'est surtout ce point qui me choque à vrai dire...
 
Remus resta silencieux quelques secondes. Il avait du mal à croire qu'il était bien dans la réalité. Il s'était imaginé une entrevue bien pire. Lui et ses amis avaient enfreint tellement de règles...
 
-         On en sait plus sur cette louve ?
-         Absolument pas. Les prédateurs qui rôdent dans cette forêt sont très nombreux. Les centaures disent ne jamais l'avoir aperçu auparavant, mais il est possible qu'elle soit là depuis des années. Le centaure s'est retrouvé sur son chemin, et elle a attaqué.
-         Sirius m'a dit qu'elle avait été blessée.
-         Rassure-toi. La flèche lui a simplement effleuré une patte. Elle s'en remettra très vite. Elle n'avait pas de problème pour courir lorsqu'elle s'est enfuie.
 
Remus se sentait plus léger d'avoir eu cette discussion avec Dumbledore. Le directeur ne lui en voulait pas. C'était inespéré.  Il avait encore du mal à y croire, mais il n'allait pas s'en plaindre.
 
-         Je resterai dans la Cabane à l'avenir... promit Remus.
-         Ce ne sera pas nécessaire Remus. Crois-moi. Tu es bien mieux dans la forêt. Quand j'ai planté l'arbre, j'ai fait en sorte que tu ne puisses pas en sortir parce que tu n'étais pas capable de te canaliser tout seul. Mais je sais qu'avec tes amis tu es maintenu dans la forêt, et en sécurité. Je ne peux pas espérer mieux pour toi.
 
Remus était touché par l'attitude du directeur. Il acceptait qu'une bête soit en liberté. A proximité de son école. Remus lui devait beaucoup, car les nuits passées enfermé dans la Cabane avaient été atroces au début. Il en portait encore des marques cuisantes.
 
-         Merci beaucoup professeur.
-         Mais de rien Remus. Au-delà de mon statut de directeur, mon devoir est aussi de veiller au bien être de mes élèves.
-         Je vous en serai éternellement reconnaissant.
 
Remus prit congé, laissant un Dumbledore pensif derrière lui. Il avait toujours eu beaucoup d'affection pour les Maraudeurs, malgré leur incorrigible manie à enfreindre les règles. Sirius était un garçon qui avait toujours touché le directeur par sa force de caractère face à sa famille... et Remus par son complexe avec sa lycanthropie. Il trouvait bien dommage qu'un garçon aussi gentil que lui se prenne pour un monstre. Il avait été plus d'une fois ému d'aller le voir le lendemain d'une nuit de pleine lune, allongé sur un lit de l'infirmerie, couvert des blessures qu'il s'était infligé lui-même. Alors non, Albus Dumbledore n'était absolument pas en colère de savoir que les autres Maraudeurs lui avait permis de libérer le loup-garou de sa cage. Au contraire.
Il était fier.
 
En fait, ce qui l'intriguait vraiment suite à cette nuit, c'était l'identité de cette fameuse louve qui était intervenue. Pourquoi avoir attaqué si le centaure ne l'avait pas vu ? Pourquoi se battre aux côtés d'un loup-garou ?
Il secoua la tête. Sirius lui avait rapporté qu'elle n'avait pas cherché à fuir lorsqu'il avait tenté de l'éloigner. Au contraire. Elle était retournée au combat. Ce n'était pas une attitude normale pour une louve sauvage. Son instinct aurait dû la pousser à fuir face à ce surnombre qui ne pouvait que l'emporter sur elle. Mais non, elle était restée. Elle était intervenue à deux reprises pour protéger le loup-garou. D'abord en empêchant le tir, et ensuite en prenant une flèche à sa place. La seule explication possible à une telle volonté de protéger le redoutable prédateur, c'est que la louve était tout simplement un Animagus. Un Animagus qui savait très bien que le loup-garou en question était un élève.
Le directeur avait donc fait sa petite enquête, pour essayer d'en découvrir un peu plus. En allant du côté des Gryffondor, la Grosse Dame lui avait appris qu'une élève était effectivement rentrée très tard dans la nuit. Probablement une sixième année selon elle, brune, aux yeux bleus et au physique attirant. Le directeur n'avait mis que deux secondes à identifier l'élève en question. Prudence Hunt. Il était quasiment persuadé que c'était elle. Il avait donc demandé au portrait si elle se souvenait avoir vu Prue sortir dans la matinée. La Grosse Dame avait répondu que Prue n'était sortie du territoire des Lions qu'en début d'après-midi. Coïncidence ? Le directeur n'y croyait pas. Les professeurs avaient remarqué Prue dès le premier jour à cause de ses talents magiques. Maxwell était littéralement captivé par cette jeune sorcière, fière et puissante, capable de relever tous les défis qu'il lui proposait. Si ses performances étaient plus discrètes dans les autres matières, elles étaient bien là. Prue était douée. Alors elle pouvait amplement être une Animagus. Les Maraudeurs avaient bien réussi. Et puis une louve pour nature animale... ça collait si bien avec sa personnalité.
 
-         Vous semblez perturbé, Dumbledore.
 
Le directeur se tourna vers le portrait de Phineas Nigellus, un des anciens directeurs du château.
 
-         Encore cette élève... ?
-         ...Oui.
-       Pourquoi ? Vous devriez être content d'accueillir un élément aussi doué non ? Tous les professeurs n'en disent que du bien... malgré son penchant solitaire et orgueilleux. Elle semble vouée à un grand avenir.
-         Justement... Prue est une élève... qui sort de l'ordinaire...
-         Oh... elle vous le rappelle... ?
 
« Elle me les rappelle » songea le directeur avec nostalgie.
 
-         Oui, reconnut Dumbledore. Mais Prue est encore d'un autre genre.

Chapitre 5 : La forêt interdite
Alors... Que pensez-vous de la nature animale de Prue, et de son comportement, d'abord avec ses proies, et ensuite lors des combats ? Cette nuit en pleine forêt vous a-t-elle plu ? Je l'espère en tout cas ! Tout comme je souhaite que Prue, son lien avec Lunard, et les dernières paroles de Dumbledore commencent à titiller votre curiosité.
La suite arrivera samedi prochain. Un petit aperçu sera posté dans le week-end.
A ceux qui débarquent dans l'histoire, je rappelle qu'une liste de prévenus est active en première page.
Sur ce, je vous souhaite de bonnes vacances !

Et au fait... vous avez dû remarquer le changement d'apparence du blog... qu'en pensez-vous ?

A bientôt, bisous !


Tags : L'histoire d'un assassin - Partie 1 : L'amour d'un Assassin - tome 1

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Comments :

  • Dum-Cha

    14/12/2016

    Haha Dumbledore ne se laisse pas prendre.

  • fichp-lifealwaysrestart

    23/08/2015

    Dumbledore a raison, l'apparence de louve colle parfaitement avec le caractêre de Prue. Son lien avec Remus m'intrigue, ainsi que les dernières paroles de Dumbledore, j'ai hâte d'en savoir plus sur le sujet ! ;) Sinon j'adore ton style d'écritire, très fluide, et également que tu mêles passages amusants et intriguants. J'affectionne particulièrement celui de la plante carnivore. Om retrouve bien James et Sirius ici ! L'agacement et l'inquiétude du professeur Chourave et la malice de Prue étaient très réalistes.

  • x3-Hogwarts-x3

    18/02/2015

    J'ai adoré ce chapitre !
    La partie de chasse dans la forêt était super intéressante, on en découvre toujours un peu plus sur Prue ^^ J'adore les loups, et son Animagus lui va si bien ;)
    Et j'ai vraiment été touchée qu'elle vole au secours de Remus comme ça, elle n'a même pas réfléchis, elle a réagis spontanément, et c'est super ! J'ai hâte de voir comment ça va évoluer tout ça ;) et la scène du combat était impressionnante !
    Sinon, Sirius et James me font bien rire x)
    Et j'ai beaucoup aimé la dernière partie. Se plonger un peu plus dans la tête des autres personnages en apporte encore plus à l'histoire ^^ et Dumbledore se doute bien de quelque chose...
    J'ai vraiment hâte de voir la suite, ton histoire est vraiment bien construite pour tenir ton lecteur en haleine ;)

  • auteur28

    01/07/2014

    c'est trop dément, j'ai juste envi de continuer à lire. Prue à un véritable instinct de chasseuse. on comprend mieux pourquoi elle est si bonne en tant que Tracker.

  • hostfresh-HarryPotter

    23/06/2014

    C'est pas possible ! Mais, Remus va remarquer la blessure de Prue non ?

  • aliseevila

    09/04/2014

    Un très bon chapitre. J'ai beaucoup aimé d'avoir le point de vue de Prue mais sous sa forme de louve. Une idée très originale.

  • harry-potter-8-fic

    25/03/2014

    Encore un magnifique chapitre.
    C'est étrange que Prue est protégé Remus alors que le but final est de le tuer.
    Je lirai la suite plus tard.

    Bisous

  • Love-Dramione-220987

    20/02/2014

    merciiiii, j'en suis sur !! <3

  • assassin-maraudeurs

    19/02/2014

    Love-Dramione-220987 wrote: "J'aime beaucouo ce chapitre , le fait que Prue défend remus en attaquant le centaure, ... La confiance que Dumbledore a en Remus et les doutes qu'il a envers Prue , c'est génial ! Super chapitre <3"

    Hey merci beaucoup ! =) Je te souhaite une bonne lecture pour la suite, en espérant qu'elle te plaise autant !

  • Love-Dramione-220987

    19/02/2014

    J'aime beaucouo ce chapitre , le fait que Prue défend remus en attaquant le centaure, ... La confiance que Dumbledore a en Remus et les doutes qu'il a envers Prue , c'est génial ! Super chapitre <3

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