Chapitre 6 : Dévoilés

 
« Il arrive parfois de blesser involontairement une personne... parce qu'on ne la connaît pas suffisamment pour anticiper ses réactions.
Lorsqu'on dévoile une personne... on s'expose au risque d'être dévoilé à son tour »
 
 
Chapitre 6 : Dévoilés

 
 | 19 septembre 1976 – Cours de Divination – 9h |

Depuis la rentrée, je devais avouer que j'aimais vraiment les cours. Fark était un très bon professeur, c'est vrai, mais ici, chaque enseignant maîtrisait  sa spécialité à la perfection. J'étais soulagée de me rendre compte que je n'avais aucun retard sur les autres. Au contraire. Comme l'avait deviné mon père, je faisais déjà partie des premiers de la classe. Je me démarquais dans la pratique, où j'étais très douée. Comme dans tout ce que j'entreprenais, j'aimais faire les choses bien, raison pour laquelle je lisais beaucoup le soir pour me mettre à niveau dans la théorie.
Les professeurs avaient été agréablement surpris de mes performances. En particulier Maxwell, le prof de Défense Contre les Forces du Mal. Il m'adorait. Il ne cessait de me provoquer gentiment. Son dernier coup, c'était de m'avoir cherché la petite bête au premier test de l'année pour ne pas me mettre vingt. L'enfoiré. Il estimait qu'il y avait toujours quelque chose à améliorer, que la perfection était inaccessible. Je lui prouverai le contraire. Je veillerai la prochaine fois à bien faire attention à ne pas lui laisser la possibilité de m'enlever un point. C'était vraiment amusant qu'un prof censé apprendre aux élèves à identifier et combattre les Forces du Mal ait autant d'estime... pour moi. Preuve une fois encore que mon jeu de rôle était parfait. Personne ne voyait la redoutable tueuse qui était en moi.

Même pas cette soi-disant... « prof » de Divination. Bon sang ce que cette femme m'exaspérait. L'unique cours où je n'étais pas attentive, c'était le sien. Je trouvais cette matière inutile, abstraite, farfelue. La prof essayait de nous apprendre à « interpréter les signes du destin ». Comme si le destin se manifestait à la demande !
C'était absurde. J'étais persuadée que ces « signes » n'existaient que dans la tête de cette tarée de Trelawney. Je n'étais pas la seule à penser ça d'ailleurs : la majorité de la classe ne lisait rien dans les feuilles de thé, ne voyait dans la boule de cristal que son reflet déformé, ne sentait que la chaleur des flammes, le chatouillis provoqué par le long doigt de la prof sur les lignes de la main, ne voyait rien d'autre qu'une immensité d'étincelles blanches dans le ciel noir, et trouvait parfaitement ridicule les interprétations des cartes tirées au hasard. La prof avait bien tenté d'ouvrir le « troisième ½il » de chacun d'entre nous de bien des façons depuis la rentrée, mais si elle voyait l'avenir si bien qu'elle le prétendait, elle aurait su que c'était perdu d'avance. Personne ne croyait en ses prédictions fumeuses qu'elle annonçait sur un ton grave en ouvrant ses grands yeux affolés derrières ses grosses lunettes rondes. Ça ressemblait plutôt à une parodie tragique, où ses annonces de mort nous faisaient tous rire.  Surtout quand c'était sur moi que ça tombait. Elle disait toujours que je serai confrontée à un grand choix très difficile, que mon c½ur se déchirerait entre deux mondes et que j'allais perdre gros dans d'innombrables épreuves avant de croiser la mort. Ça me faisait tellement marrer. Je méprisais cette femme qui ne débitait que des bêtises à longueur de journée sans savoir de quoi elle parlait. Si elle était vraiment voyante, elle saurait que je n'ai pas de choix à faire, ma vie est déjà tracée. Mon c½ur ne se déchirera pas entre deux mondes, car je n'appartenais qu'à celui dans lequel j'avais évolué jusqu'à me ranger parmi les Maîtres. Je ne vivrai jamais de plus grandes et innombrables épreuves que celles déjà endurées. Mon passé ne se résumait qu'à ça : épreuves. Auxquelles j'avais survécu. Et enfin, la mort est une amie que je croise souvent et qui ne me fait jamais rien. Je l'avais déjouée tant de fois que je m'étais souvent demandée si mourir ou non ne dépendait pas de mon unique volonté.

Les Maraudeurs explosaient de rire à chaque prédiction qu'elle faisait, et leurs remarques provoquaient souvent des disputes. Ils profitaient de la moindre occasion pour railler notre professeur. Pour ma part, je me contentais de l'observer avec mépris, gardant mon sourire provocateur en coin qui ne voulait dire qu'une chose : « si seulement tu pouvais réellement voir... ». Trelawney prenait mon comportement comme une insulte. Elle se vexait que l'on soit tous aussi aveugles, et terrifiée que l'on reste sourds à ses mises en garde. Nous, on se marrait de la voir paniquer.

De tous les élèves, je crois bien que c'est Remus qui avait un « avenir » aussi sombre que le mien. D'après cette barge, il allait tomber éperdument amoureux d'une femme fatale qui ferait aussi bien son bonheur que son malheur, qui serait source de désir et à la fois de souffrance. Depuis, Sirius et James ne cessaient de le chahuter avec ça, en inventant des histoires les plus farfelues les unes que les autres pour essayer de coller avec les paroles de Trelawney. Remus le prenait avec le sourire, toujours aussi imperturbable. Tout comme moi, ce ne sont pas les prédictions d'une fausse voyante qui allaient troubler sa sérénité. En fait, il n'y avait que deux façons de sortir de ce cours : écroulés de rire ou terrifiés. Car oui, ils existaient des imbéciles qui croyaient les paroles de la prof. Ils étaient cinq ou six à paniquer autant qu'elle et à croire au destin. Inutile de préciser que les Maraudeurs prenaient un malin plaisir à profiter de cette peur pour lancer des prédictions inventées sur l'avenir de ces quelques malheureux pigeons, provoquant l'éclat de rire général des autres.
« Si tous les voyants sont comme cette tarée de prof, je commence à me poser des questions sur la fiabilité de la prophétie au sujet des Maraudeurs... pour l'instant, je ne vois pas en eux les futurs Aurors capables de déstabiliser les projets de mon père. Je ne vois qu'une bande soudée de gamins »
Je croisai le regard de Remus.
« Et un putain de loup-garou qui a le don de me frustrer »
 
 

| 21 septembre 1976 – Poudlard – Parc – 10h |

 
-         Je suis désolée Miss Hunt, mais sans autorisation d'un responsable légal pour vous faire sortir de l'enceinte de l'école, je ne peux pas vous laisser nous suivre, m'annonça McGonagall sur un ton catégorique.
-         Mais professeur, je n'ai pas de parents ! Comment voulez-vous que j'obtienne une autorisation ?!
-         Le directeur ou la directrice de votre orphelinat devra vous en délivrer une !
 
« Oh non c'est pas vrai ! Père doit m'attendre ! Il faut que je sorte bon sang ! Comment déjouer la sécurité de l'école en si peu de temps... ? Argh, je ne m'attendais pas à ça ! »
 
McGonagall s'éloigna de moi et rejoignit les élèves, prêts à partir. Je rageai intérieurement en essayant de trouver une solution. Je ne pouvais pas me permettre de rater le rendez-vous. Il fallait que je trouve une faille. En même temps, ça aurait été beaucoup plus simple si Père avait pensé à me donner une autorisation avec sa dernière lettre. Pour avoir été à Poudlard avant moi, il devait savoir que ça me faciliterait grandement la tâche.
« Putain, je fais comment moi maintenant pour trouver une faille en moins de vingt minutes ? »
 
-         Hé, pssst !
 
Je tournai ma tête vers l'origine du bruit mais ne vis personne. Je me détournai en soufflant.
 
-         Par ici !
 
Je m'arrêtai nette. Je pensais que le bruit que j'avais entendu était le vent... mais là le doute n'était plus permis. Je me retournai vers l'origine de la voix mais ne vis toujours rien. Par précaution, je sortis ma baguette et me rapprochai. Derrière un buisson assez volumineux, une branche craqua. Je fronçai les sourcils, plus en alerte.
Tout d'un coup, James et Sirius apparurent, me faisant sursauter.
 
-         Co...comment avez-vous fait ça ?
-         Cape d'invisibilité ! lança fièrement James.
-         Baisse-toi et suis-nous, dit Sirius en jetant la cape sur nous.
 
Je n'eus pas le temps d'essayer de comprendre que les deux garçons m'entraînaient à l'intérieur de l'école. Tous trois invisibles, on parcourut différents couloirs. Ce n'était pas très pratique d'avancer ensemble à cause de notre grande taille. Les Maraudeurs avaient l'air de bien connaître l'école. Ils n'arrêtaient pas de prendre des passages secrets et des raccourcis. J'étais complètement perdue. Ils avaient réussi à tromper mon sens de l'orientation, c'est pour dire ! On finit par arriver dans une boutique, et je reconnus une rue de Pré-au-Lard par la fenêtre.
 
-        Wouah ! Alors ça c'est de l'efficacité, dis-je avec franchise pour une fois. Comment connaissez-vous tous ces passages ?
-         On a notre petit secret, répondit James énigmatique.
-         Tu le découvriras en temps et heure, assura Sirius.
 
« Intéressant... mais maintenant que je suis dehors, je n'ai plus besoin d'eux »
 
-         J'ai hâte. Mais en attendant, vous m'excusez, il faut vraiment que j'y aille.
-         Oh, déjà ? Remus et Peter ne sont pas encore arrivés.
-        Je vous rejoins juste après. J'ai juste une petite course à faire, j'en n'ai pas pour très longtemps.
-         Promis ?
 
Je le regardai, un peu incrédule.
« Ma présence est-elle si importante ? »
 
-         Euh, oui.
-         Rejoins-nous aux Trois Balais quand t'es dispo.
-         Ok !
 
Je m'éloignai sans plus attendre. L'envie de revoir mon père était assez forte. J'allais avoir du boulot. J'étais impatiente de savoir de quoi il s'agissait. Contrairement à Poudlard, je connaissais Pré-au-Lard comme ma poche. Je me dépêchai de trouver un endroit tranquille et isolé, pour que je puisse laisser un voile de fumée noire se poser sur mon visage, formant mon masque, tandis que mes gants en cuir apparaissaient sur mes mains. Je rejetai ma profonde capuche sur la tête, devenant ainsi impossible à identifier. Je transplanai sans plus attendre, pour me matérialiser sur l'Allée des Embrumes, que je me hâtai de remonter.
 
-         Le Maître t'attend à l'étage, murmura une voix à mon oreille par derrière.
 
Je reconnus la voix d'Abraxas Malefoy. Sans lui répondre, j'entrai dans le bar le plus proche. Le barman eut un instant d'arrêt en me voyant mais ne me dit rien. Il baissa la tête et se remit au travail. Je jetai un coup d'½il aux autres personnes présentes dans le bar. Beaucoup s'étaient arrêtées de parler et me regardaient passer en silence.
« Pas besoin de vous faire dans le froc les gars, je ne viens pas pour vous... sinon vous ne m'auriez pas vu arriver »
Sans m'attarder davantage, je passai à côté du comptoir pour accéder à l'escalier. Je montai rapidement les marches, et marchai dans le couloir jusqu'à la porte n°7. Père ne pouvait être que dans celle-là. Je frappai trois coups avant d'entrer. N'étant pas dans un lieu suffisamment sécurisé, je n'ôtai pas mon masque bien que je sois seule avec mon père.

-         Père, saluai-je d'un signe de tête en entrant.
-         ... Tu es en avance. Les autres élèves ne sont pas encore arrivés.
-         Oui, je sais. J'ai dû sortir à l'insu de McGonagall... Il faut une autorisation pour quitter l'enceinte.
-         J'étais trop occupé ces derniers temps pour me souvenir de ce détail.
-        « J'avais remarqué » Aucune importance. J'ai réussi à sortir, c'est le principal.
-         Comment as-tu fait pour percer la sécurité ?
-         Les Maraudeurs.
-         ... ?
-         Ils ont une cape d'invisibilité et ils connaissent l'école comme leur poche.
-         Hum... très intéressant. Il faudra que tu en apprennes plus à ce sujet.
-        J'y compte bien. Vous parliez d'un contrat dans la lettre envoyée il y a environ deux semaines...
-         Oui. Il concerne un sorcier du nom de Harrisson Burtley.
-         Où puis-je le trouver ?
 
Père me montra une enveloppe posée sur la table.
« Le briefing... comme d'habitude, toutes les informations disponibles au sujet de ma victime s'y trouvent »
 
-         Autre chose Père ?
-         En ce qui concerne les contrats ? Pas pour l'instant. Et toi alors... où en es-tu dans ta mission ? As-tu la confiance des... « Maraudeurs » ?
-         Eh bien, c'est encore un peu tôt pour dire ça. Disons qu'on s'entend plutôt bien. Je leur parle souvent, et je crois qu'ils m'apprécient. Je suis en bonne voie.
-         C'est bien. Pas trop dur la comédie ?
-         Si ! Vivement que cette mission s'achève pour que je fasse un grand « nettoyage », ça en a besoin !
 
Un sourire mauvais étira ses lèvres en même temps qu'une lueur cruelle faisait pétiller ses yeux froids.
 
-         Ce jour viendra. Mais il va falloir t'armer de patience. Ça va être très long.
-         Ça ne va pas être facile surtout.
-         Tu y arriveras... Il le faut.
-         Comptez sur moi.
-         Je te fais confiance. Va les retrouver à présent.
-         Bien.
 
 
| Pré-au-Lard – Les Trois Balais – 12h11 |

 
-         Ah, Prue ! On t'attendait !
-         Salut les garçons.
-         Ça va ? demanda James.
-         Et bien oui, répondis-je un peu surprise de sa question.
-         Je t'offre un verre ? proposa Sirius.
-         Avec plaisir. « Et c'est reparti... »
-         Tu veux quoi ?
-         Peu importe. Un truc fruité et rafraîchissant.
-         Je sais exactement ce qu'il te faut...
 
Sirius s'éloigna de la table pour aller prendre commande directement au comptoir. James et Peter le suivirent. Je trouvai ça bizarre d'ailleurs. Ils n'avaient pas besoin d'être trois pour demander un verre non ?
« Aucune importance ... concentre-toi sur le dernier Maraudeur encore présent »
 
-         Tu ne bois pas ? demandai-je à Remus.
-         ...Non. C'est déjà fait. Ça fait un petit moment qu'on est là.
-         Ah. Ok.
 
Je tentai de trouver un sujet de conversation pour briser le silence pesant qui s'était installé, mais peine perdue. Avec lui, mes talents d'actrice s'essoufflaient un peu. Il me ramenait au passé, et j'avais du mal à tenir en place en sa présence. Je ne pouvais m'empêcher d'être plus tendue avec lui. Et sa sale manie à toujours m'observer de son regard envoûtant avec son calme imperturbable... était tout simplement insupportable.
 
-         Je ne t'ai pas souvent vu accompagnée depuis la rentrée...Tu t'es fait des amies un peu ? m'interrogea Remus au bout de plusieurs secondes.
-      « Comment te dire que j'en ai strictement rien à foutre des autres...? » Pas beaucoup.
 
Il planta son regard dans le mien, et je le soutins avec peine. Je voyais trop le loup-garou qui était en lui. C'était pire depuis ma dernière excursion nocturne où nous nous étions retrouvés pour un nouveau combat. Pourtant il ne lui ressemblait pas. Le loup-garou était redoutable, agressif, puissant, avec un regard pénétrant... alors que Remus était tout le contraire. Il portait la gentillesse sur lui, la douceur, le calme... mais ses yeux.... argh, ils étaient de la même couleur. La même intensité. La même façon de lire en vous avec une facilité déconcertante.
 
-         Bon ok... Pas du tout même, avouai-je. En fait, toi et les autres Maraudeurs êtes les seuls à me tenir compagnie.
 
Remus eut un faible sourire.
« Absolument impossible de lui mentir... »
 
-         C'est bien ce qu'il me semblait.
-         Disons que... ce n'est pas facile. Les groupes sont déjà formés et puis...
-         Hum... ?
-         J'ai grandi dans la solitude donc...
 
Je marquai un instant d'arrêt. Il fallait que j'arrive à tourner mes explications de sorte à ne pas mentir, sans pour autant dire l'entière vérité.
 
-         J'aime ça en fait. J'aime être indépendante, au calme, seule... ça me fait plaisir quand des personnes comme vous viennent me parler, mais le reste du temps... je suis bien dans ma bulle.
-         Un point commun...
 
Je fronçai les sourcils.
« Tu fais partie du groupe d'élèves le plus soudé de l'école, et tu dis ça ? »
 
-         Pourquoi tu dis ça ? Tu as l'air proche de tes amis... je ne t'ai pas souvent vu t'isoler.
 
Je le vis rougir d'un coup. Il était gêné. Chose tellement rare. Je sentis que j'avais intérêt à approfondir. J'étais sûre que d'une certaine façon, il faisait allusion à sa condition.
 
-         Aller... dis-moi.
-         Je ... ne peux pas.

 

Allez savoir pourquoi ça m'énerva.

-         ...Tu ne Peux  pas, ou tu ne Veux  pas ? demandai-je avec une certaine froideur.
-         ...
-         T'as pas confiance en moi ? enfonçai-je en le plantant du regard.
-         On ne se connait pas vraiment, rappela Remus.
-         Donc tu admets avoir un secret.
-         Toi aussi.
-         Je connais le tien, rétorquai-je en masquant ma surprise.
-         Je te demande pardon ?!
 
« Et voilà comment on inverse les rôles... Bon sang, mais que pense-t-il que je cache ?! »
 
-         T'as très bien compris, dis-je calmement.
-         Vas-y, je t'écoute.
 
J'hésitai à lui balancer dans la figure, mais je ne pouvais plus reculer. Et puis, c'était l'occasion de tester si j'avais raison au sujet de son ressenti concernant sa lycanthropie.
 
-         Tu es un... Lycanthrope, dis-je à voix basse.
 
Il sursauta. Son visage devint blême en quelques secondes. Pour la première fois, son calme s'était envolé.
« Enfin je parviens à te déstabiliser Remus Lupin... »
 Il ouvrit la bouche pour parler, mais n'en eut pas le temps.
 
-      Et voilà un San Francisco pour toi ma belle, lança Sirius en posant le cocktail devant moi.
-         Merci, dis-je sans quitter des yeux Remus.
-         Mais de rien.
 
Ils s'installèrent tous les trois et burent tranquillement. Je continuai de défier Remus en jouant dans ses yeux. J'arrivais enfin à soutenir l'intensité de son regard. Il avait retrouvé son visage calme, mais j'arrivais à deviner les questions qui devaient fuser dans sa tête à cet instant. Il s'aperçut que je le provoquais.
 
-         Comment tu sais ? demanda-t-il calmement.
-         Comment je sais quoi ? répondis-je innocemment.
-         Pour...ma...hem, ma condition.
-         Attends, elle sait ?! s'affola James.
 
L'info imposa le silence pendant quelques secondes. Toute l'attention s'était braquée sur moi, mais je n'y attachais aucune importance. La seule chose qui m'intéressait, c'était de remporter cette première confrontation avec Remus.
 
-       Oui. Je ne sais pas comment, mais oui, répondit Remus qui soutenait toujours mon examen, comme s'il espérait obtenir des réponses dans mes yeux.
-         T'es devin ou quoi ? demanda Sirius surpris.
-         Pas besoin de l'être, répondis-je sans me détourner de Remus. Il suffit de regarder. Les cicatrices sur ton visage sont les griffes du coup de patte phénoménal que tu as pris en pleine tête, bien trop grandes pour celles d'un simple chien ou d'un loup. Et puis tu es toujours calme, posé, très observateur, raisonnable...c'est le caractère du loup. Il a beau se réveiller qu'une fois par mois, il est en toi.
 
Je bus une gorgée du cocktail, laissant le mélange fruité descendre doucement. Sirius avait fait un bon choix, j'aimais beaucoup le mélange de Vodka Flamme avec l'orange, la banane... et... Je fronçai les sourcils en remarquant un changement d'attitude de la part de Remus. Son visage avait perdu quelques couleurs, et il baissa la tête. Je savais qu'il était un loup-garou dès que je l'avais vu dans le train le premier jour, mais pour ne pas me griller, je devais faire comme si j'avais deviné au bout d'un moment à force de le fréquenter. Je remarquai toutefois que les autres aussi semblaient gênés.
Avais-je dis quelque chose qu'il ne fallait pas ? Pourquoi ce malaise tout d'un coup ?
 
-         J'ai toujours su que le monstre en moi était visible... murmura-t-il sombrement en baissant les yeux.
 
« ...Hein ?! »
Je reposai sagement mon verre sur la table.
 
-         De quoi tu parles ? demandai-je un peu surprise par ses paroles.
-         Tu l'as dit toi-même. Il est en moi en permanence. Tu le vois.
-         Et ?
-         Et quoi, ça ne suffit pas ?!
-         Attends, tu l'as mal pris quand j'ai dit que tu avais un loup en toi ?
 
Il se contenta de me regarder tristement, et je me rendis compte que j'avais pincé une corde sensible sans le vouloir. La lueur de tristesse qui traversa ses yeux me fit oublier de me montrer provocante. En voulant m'aventurer sur son terrain pour commencer à le découvrir, je l'avais blessé. Mais... pourquoi ? Pourquoi cette réaction ? Où était le mal ?
 
-         ...C'était un compliment, ajoutai-je, avec sincérité pour une fois.
-         D'avoir une bête assoiffée de sang en moi ?! s'emporta vivement Remus.
 
C'est à ce moment-là que je me rendis compte à quel point Remus ne vivait pas en harmonie avec sa nature animale. A quel point il détestait le loup qui était réfugié en lui. Il devait appartenir à cette catégorie de lycanthrope qui se juge « malade ». C'était tellement stupide de penser ça.
 
-         Tu n'es pas assoiffé de sang. Sinon il y aurait déjà eu des victimes à Poudlard.
 
Il baissa les yeux. Il fallait que je rattrape le coup. Je devais lui redonner le sourire. C'est pas cette tournure-là que j'avais envisagé en lançant le sujet.
 
-      Le loup est mon animal préféré... repris-je. Je ne pensais pas te blesser en t'y assimilant.

Il ne semblait pas convaincu par mes paroles. Je cherchai un peu de soutien dans le regard des trois autres garçons qui se contentèrent d'observer leur ami sans broncher.
« Fait chier, pour une fois que je pensais faire un compliment...! C'est bien mieux quand je me tais ! Putain comment je vais rattraper ça maintenant ?! Savoir trouver les mots ne figure pas dans la liste de mes compétences ! »
 
-         Regarde-moi Remus.
 
Il leva les yeux et je lui souris en essayant d'effacer ma froideur habituelle.
 
-         Le loup que je vois en toi n'est pas cruel... il est juste puissant, protecteur, d'une grande sagesse...
 
« fascinant et d'une beauté sauvage à couper le souffle... »

-          C'est à ces traits de caractère que je pensais...

Remus ne répondit rien, mais je remarquai que j'avais réussi à adoucir la douleur que je lui avais provoquée.
 
-         Tu pourrais... euh... commença-t-il.
-         Garder le secret ?
-         Ouais.
 
Je lui souris.
 
-         Bien sûr. Avec moi, les secrets sont toujours bien gardés.
 
Je lui fis un clin d'½il. Il me répondit d'un sourire plus détendu.
« Le clin d'½il n'était peut-être pas nécessaire... »
Néanmoins, je fus soulagée de voir à nouveau l'habituelle lueur qui faisait pétiller ses yeux. La tristesse ne lui allait pas au teint.
 
-         Tu n'as pas peur ? me demanda-t-il au bout de plusieurs secondes.
 
Je haussai un sourcil interrogateur. Je n'arrivais pas à comprendre d'où venait cette crainte de lui-même.
 
-         Je devrais ?
-         Je suis dangereux.
 
Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire face à l'ironie de la situation, réaction qui surprit beaucoup Remus et décocha un sourire aux trois autres garçons.
« Lui dangereux ? Bon sang, que suis-je alors ?! »
 
-         Toi dangereux ? Pourquoi ? Parce que tu te transformes en loup géant une fois par mois et que tu fais une partie de chasse avec d'autres prédateurs de ton espèce le temps d'une nuit... ? C'est ça que tu appelles dangereux ?!
 
Remus resta sans voix l'espace d'un instant, se contentant de me fixer avec toujours autant d'étonnement.
 
-         Je pourrais tuer un homme si je le croisais, finit-il par dire.
-         Oh mais je n'en doute pas... seulement comme tu n'es pas cruel comme celui qui t'a transformé, je suis persuadée que tu prends tes précautions pour rester dans la forêt, parmi tes compagnons d'un soir, loin des humains. Je sais que tu fais tout pour éviter l'accident. T'es un type bien Remus, cesse d'en douter. Détache-toi de cette putain d'image de monstre qui ne te va absolument pas.
 
Il jeta un coup d'½il à ses amis. Je remarquai un sourire complice entre les quatre garçons. Cette fois, j'avais réussi à me rattraper.
« S'il y a une chose à retenir de cette conversation, c'est que la condition de Remus est un sujet extrêmement sensible... il ne supporte pas sa nature animale et pense être une bête dangereuse dont il faut se tenir éloigner. A prendre avec des pincettes à l'avenir »
 
-         Ce sont eux mes compagnons d'un soir, dit Remus en désignant ses amis.
 
Je haussai les sourcils, feintant la surprise. J'avais déjà deviné depuis la dernière pleine lune, mais je ne pouvais rien en laisser paraître.
 
-         Sous notre forme animale bien sûr, ajouta Sirius. Je nous présente : Lunard, dit-il en désignant Remus. Queudver.
 
Peter me fit un signe de tête.
 
-         Cornedrue, dit-il en montrant James, et je suis Patmol.
 
Je les regardai à tour de rôle avec un sourire. Je comprenais mieux leurs surnoms désormais, et la complicité qui les unissait. Ils devaient beaucoup tenir à Remus pour faire ça. Ils étaient peut-être méprisables par leur trahison au rang du sang, mais s'il y a bien une chose qu'il fallait leur reconnaître, c'était la puissance de leur amitié. Ce n'était pas une banalité pour eux. C'était une valeur. Depuis que je les connaissais, j'avais remarqué que c'était bien plus qu'une bande de copains. C'était une famille. Ils s'aimaient comme des frères. D'une force incroyable. Ils étaient tous les quatre unis. Mes pensées revinrent quelques années en arrière auprès de ceux que j'avais connus.
« Nous serions sans doute comme eux si la mort ne nous avait pas séparé »
Je poussai un soupir en me levant pour aller aux toilettes, ayant besoin de me retrouver seule quelques minutes.


 
~ Point de vue général ~
 

-         Où tu vas ? demanda Sirius.
-         Là où tu ne pourras jamais aller à ma place, répondit Prue en s'éloignant.
 
Les trois garçons la suivirent du regard, encore sous la surprise. Prue les avait scotché ces dernières minutes. En fait, plus ils la découvraient, et plus elle était étonnante.
 
-         Sacrée fille, soupira Sirius.
-         Sacrée louve, rectifia Remus avec un sourire.
-         Hein ?
-        Malgré mes cicatrices visibles, personne encore n'a réussi à deviner ce que je suis. Même vous il vous a fallu des années avant de comprendre.
-         Tu insinues quoi ? demanda Sirius.
-         Tu as dit qu'une louve noire était intervenue lors de la dernière pleine lune et qu'elle s'était battue à mes côtés...
-         Exact.
-         Tu m'as aussi dit qu'elle s'était blessée à une patte.
-         Et ?
-      Et comme par hasard Prue porte un poignet de force à un bras depuis cette fameuse nuit.
-         Tu penses qu'elle cache une blessure ?!
-        C'est certain. A la limite elle le porterait le week-end avec une tenue sportive, ça pourrait le faire... mais elle l'a aussi en semaine... alors que la robe est par-dessus.
-         ... Bizarre en effet... tu l'observes bien en détail dis-moi, remarqua Sirius avec un sourire.
-         Je suis sûr d'avoir raison, reprit Remus en l'ignorant. Si tu te souviens bien, Lily nous a dit qu'elle avait été étonnée de voir Prue dormir le lendemain jusqu'en début d'après-midi alors qu'elle est toujours la première à se lever...
 
Les Maraudeurs s'observèrent en silence, surpris. Prue semblait encore plus mystérieuse qu'elle le laissait paraître.
 
-         Mais elle nous suivait ou quoi ? Comment ça se fait qu'elle soit sortie en pleine nuit dans la forêt ? s'étonna James. Une nuit de pleine lune en plus !
-         C'est justement ce que je veux découvrir. Jusqu'à maintenant j'avais des doutes sur l'identité de la louve... je soupçonnais Prue mais je n'avais pas de moyen de le prouver. Là j'en suis persuadé. C'était elle. Et si elle nous a suivi jusqu'au Saule, elle nous a vu ressortir sous notre forme humaine. C'est comme ça qu'elle a découvert ma lycanthropie. Ça ne peut être que moi le loup-garou du groupe. Silence maintenant.
 
Remus leva les yeux sur Prue qui revenait. Elle lui adressa un sourire, et il sentit son c½ur bondir furieusement. Elle avait le don de lui provoquer un délicieux courant électrique. Elle était vraiment belle. Avec un caractère pimenté. Une vraie louve.
Une louve qui s'était interposée juste à temps pour empêcher le centaure de l'atteindre. Même si d'un certain point de vue, une flèche avait déjà traversé le c½ur de Remus depuis leur rencontre dans le Poudlard Express.
Elle le fascinait depuis le début. Il prenait un malin plaisir à l'observer à la moindre occasion. Son physique envoûtant... son caractère... son orgueil qui la poussait à relever les défis de Maxwell... la subtilité avec laquelle elle gardait Sirius à distance respectable... son masque un peu froid qui se fendait chaque fois qu'elle souriait... et maintenant son opinion sur les loups-garous. Elle n'avait pas peur de lui. Non en fait, Prue ne semblait avoir peur de rien. Lorsqu'il la regardait, il avait toujours l'impression de voir une jeune femme fatale, inaccessible, qui suit son chemin sans le moindre écart, capable de faire face à n'importe quelle situation. Remus eut un sourire en coin en la voyant jeter un rapide coup d'½il au restant du bar. S'il adorait observer les gens, Remus se rendit compte qu'il n'était pas le seul à jouer à ça. Prue aussi savait rester dans le silence en simple spectatrice pour analyser tout ce qui se passait autour d'elle. Remus ne pouvait être surpris de découvrir que la louve noire était en fait Prue. Cette nature sauvage lui allait trop bien. Et une louve suffisamment orgueilleuse pour faire front à des centaures, ça lui correspondait tout à fait.
En fait, ce qui tracassait Remus, c'était le pourquoi. Pourquoi les avoir suivis ? Pourquoi avoir risqué sa vie pour un loup-garou ? C'était incompréhensible pour Remus. Pour lui qui se juge en monstre. Il ne comprenait pas comment était-il possible qu'aujourd'hui, une fille qu'il apprend tout juste à connaître, lui avoue qu'elle n'a pas peur. Cette façon qu'elle avait eu de parler de lui, de sa nature animale... cela lui avait procuré un sentiment d'apaisement. Jamais encore il n'avait ressenti ça. Sa famille et ses amis l'acceptaient tel qu'il était, mais Prue, c'était bien plus que ça. Elle n'acceptait pas simplement sa condition, elle l'appréciait. Et c'était trop beau pour être vrai.
 
 
| Poudlard – Dortoir des filles de Gryffondor – 21h36 |

~  Point de vue de Prue ~

Une fois rentrés de Pré-au-Lard, les Maraudeurs avaient passé l'après-midi de ce samedi à me faire revisiter  Poudlard dans sa totalité. Je ne retenais pas encore tout bien comme il faut. Je dois avouer que les nombreux passages secrets me perdaient un peu. Ils m'avaient également fait découvrir une salle au septième étage : la Salle sur Demande. Comme son nom l'indique, il suffit de demander une salle particulière pour qu'elle apparaisse. Elle pourrait se révéler très utile pour la suite.
Je crois que si notre discussion à Pré-au-Lard avait d'abord jeté un froid, au bout du compte, ça m'avait un peu rapproché d'eux. Remus semblait plus détendu aussi. Je n'avais pas trop mal géré la situation finalement.
Saluant les Maraudeurs, je montai dans le dortoir alors que bon nombre d'élèves profitaient du week-end pour veiller dans la salle commune, entre amis. A vrai dire, je voulais profiter de me retrouver seule dans le dortoir pour réfléchir. Je souris en faisant le bilan de la journée. J'avais encore appris des choses intéressantes aujourd'hui au sujet de mes cibles. J'avais dévoilé leur nature animale. Je poussai un soupir en repensant à l'attitude de Remus. Dommage qu'il se blâme tant pour si peu. Mais bon, l'heure n'était plus à penser aux Maraudeurs. Il fallait que je me concentre sur le contrat confié par mon père.

L'enveloppe récupérée lors de mon rendez-vous avec lui était sagement posée sur mon lit. Je tournais en rond depuis une heure, réfléchissant à comment j'allais tuer ma cible. J'avais de nombreuses idées, comme toujours, mais je devais établir un plan pour commettre un meurtre parfait. Je repris l'enveloppe et me replongeai dans ma lecture pour bien m'en imprégner.
 
« Harrisson Burtley.
Âge : 48 ans.
Sexe : Masculin
Taille : 1m88
Poids : 112kg.
Cheveux : bruns à la coupe sévère.
Yeux : marrons.
Pas de photo disponible.
Cet ancien militaire est en parfaite santé, il représente donc un dangereux adversaire au combat. Ce colosse est tombé dans le trafic d'armes magiques en prenant sa retraite. Il est également actionnaire dans une entreprise internationale dans la fabrique d'avions militaires de la RAF. Prenant trop d'ampleur, son rival, qui est notre client, veut s'en débarrasser.
 
Bonjour Tracker. Votre prochaine cible se trouvera à bord d'un avion militaire pour l'inauguration du 703. Ce nouvel engin est à moitié financé par votre victime. Il lui sert à expédier ses armes  secrètement pour fournir les terroristes sorciers comme moldus du monde entier. Le trajet ne durera que trente minutes, et votre cible ne doit pas redescendre de cet avion en vie.
Un billet d'avion vous a été glissé dans cette enveloppe. Vous devez vous présenter à l'aéroport de Londres le 22 septembre, à 14h. Ce sera votre lieu de décollage et d'atterrissage, le trajet ne fait qu'effectuer une boucle. Vous n'aurez qu'à le montrer aux agents de sécurité et embarquer sans que le moindre soupçon ne pèse sur vous. Il y aura à peu près cent personnes, toutes moldues en dehors de votre cible, alors discrétion absolue !
 
Continuez à faire du bon boulot, Tracker... Une somme de 50 000 gallions vous sera remise à l'issue de ce contrat. Bonne chasse ».
 
J'avais déjà imaginé différents scénarios possibles pour le tuer. Je pourrais très bien faire sauter l'avion, mais un assassin digne de ce nom ne tue que sa cible. Je posai la main sur ma taille et sentis mon couteau dissimulé en dessous. Cette arme magique représentait beaucoup à mes yeux. Je ne m'en séparais jamais. Je ne comptais plus le nombre de vies qu'elle avait ôté... après celle de ma mère. Je secouai la tête, chassant ce souvenir. Je cachai soigneusement l'enveloppe dans le plafond et me couchai. J'avais la trame du scénario... il ne me restait plus qu'à improviser sur place pour m'ajuster aux évènements.
Je souhaitai à ma cible de profiter de sa dernière nuit. Demain, il ne redescendra pas des cieux.
 
~ Point de vue général ~
 
Les Maraudeurs avaient profité que Prue monte se coucher de bonne heure pour revenir sur les évènements de la journée.
 
-         Bon les gars, les paris sont ouverts... lança Sirius avec un large sourire.
-         A quel sujet ? s'intéressa James.
 
Sirius jeta un regard complice à chacun de ses frères de c½ur. Il avait attendu depuis l'après-midi pour relancer le sujet, la présence de Prue jusqu'à maintenant l'empêchant de le faire.
 
-         Combien de temps faudra-t-il avant que Prue et Remus sortent ensemble ? demanda-t-il innocemment.
 
Peter, James et Sirius éclatèrent de rire, tandis que Remus prit un air offusqué.
 
-         Non mais ça va pas ! s'indigna celui-ci.
-         Je rêve ou tu nous fais ton difficile ?! s'étonna Sirius.
-         Non, mais justement ! Prue est le genre inaccessible pour un mec comme moi !
-         Hé Lunard, t'as bien écouté quand elle a parlé cet aprèm ?
 
Remus soupira. Oh que oui il avait écouté. Il avait pris plaisir à se remémorer la conversation une bonne partie de l'après-midi.
 
-         Cette fille est littéralement sous ton charme !
-         Elle n'est pas sous le charme ! Elle est juste tolérante.
-         Tolérante ?! reprit James. Merde Remus, elle te brouille les sens ou quoi ?! Cette fille t'observe, t'analyse... et elle n'a pas arrêté de te complimenter tout à l'heure, et je ne crois pas me tromper en affirmant qu'elle adore ta nature animale...
 
Remus eut un rire nerveux. Ses amis disaient n'importe quoi, personne ne pouvait « adorer sa nature animale ». Comment pouvait-on apprécier qu'un humain perde sa conscience au profit d'un redoutable prédateur ?
 
-          Je sais ce que tu penses de toi, reprit James qui avait lu les pensées de ton ami. Mais tu as tord. Si nous n'avons pas été capables de t'en convaincre ces dernières années, je suis persuadé qu'elle y parviendra... avant la fin de l'année scolaire. Je parie donc sur... sept mois.
-          Cinq ! annonça Peter.
-          Vous êtes trop courts tous les deux, intervint Sirius. Prue est dans une carapace. Il ne faudra pas moins de dix mois pour l'en sortir. Vous avez tous vu comment elle est. 
 
Remus leva les yeux au ciel, exaspéré. Il n'avait pas besoin que ses amis commencent à se faire des films. Pourquoi ? Parce qu'il avait lui-même au fond du c½ur cet infime espoir.
 


Chapitre 6 : Dévoilés
 
 
Prue et Remus ont fait leur première confrontation, qui a permis à chacun de dévoiler l'autre sur certains points. Les autres Maraudeurs n'ont pas raté l'occasion d'apporter leur point de vue extérieur.
 
Et vous...? Vous qui avez eu un aperçu de ce qu'est Prue et qui commencez à la connaître... pensez-vous que c'est envisageable ? Vous pariez quoi ?  ;)



Tags : L'histoire d'un assassin - Partie 1 : L'amour d'un Assassin - tome 1

Leave a comment

We need to verify that you are not a robot generating spam.

See legal mentions

Don't forget that insults, racism, etc. are forbidden by Skyrock's 'General Terms of Use' and that you can be identified by your IP address (54.167.202.184) if someone makes a complaint.

Comments :

  • Dum-Cha

    21/12/2016

    Coucou, je suis envieuse de votre style et votre imagination ainsi que de votre capacité d'analyse de personnalité.. je suis incapable d'en faire autant ❤️

  • SawyerWinchestersDiary

    05/06/2016

    Ahah en effet c'est la même image que j'ai choisi. Même pas fait exprès x)

  • fichp-lifealwaysrestart

    24/08/2015

    Prue est tellement sûre d'elle, qu'en fait les personnes dont elle doit se méfier ne sont pas ses enmemis mais la part de lumière infime en elle dont parlait le Choixpeau. J'aime beaucoyp les passages où Prue élabore ses futurs crimes. Pour ce qui est de sa relation avec Remus, je suis heureuse de voir que pour une fois un personnage complexe à cheval entre deux monde soit plus attiré par lui que par Sirius, ça commence à devenir lassant dans certaines fictions...

  • x3-Hogwarts-x3

    24/02/2015

    Y a de l'amour dans l'air ;)
    Le passage aux Trois Balais m'a beaucoup plus ! Prue m'amuse en fait, tendrement bien sûr, elle toute mignonne à s'embrouiller un peu entre ses sentiments et son jeu de rôle, Remus lui fait un peu s'emmeler les pinceaux ! Sirius a raison, quand il parle de sa carapace, il va leur falloir du temps à tous les deux, mais en attendant ça provoque des situations mignonne et drôle ! ;)
    Mais ce chapitre marque aussi le retour de Tracker... Je suppose qu'elle va s'occuper de son contrat dans le prochain chapitre ? Je me demande comment ça va se passer.
    Sinon, il y a juste une chose qui m'a gêné, c'est qu'elle rejoigne l'Allée des Embrumes par Pré-au-Lard, puisque l'Allée des Embrumes se trouvent à Londres... Je ne crois pas qu'il y ait de passage, mais bon pourquoi pas, ce n'est pas gênant !
    Bref, encore un bon chapitre ! Bravo :)

  • auteur28

    01/07/2014

    j'ai adoré quand La prof de voyance à annoncé à Prue qu'elle va etre confrontée au dilème de choisir entre deux monde et qu'elle va croisé la mort! Mdr
    C'est un bon chapitre

  • hostfresh-HarryPotter

    23/06/2014

    Je parie.....un an !!! Dans un an (ou moins ;) je compte sur toi !) Prue et Remus sortiront ensemble !!!

  • aliseevila

    09/04/2014

    Juste une message pour te dire que c'était un très bon chapitre. Comme toujours.
    à bientôt pour la suite.

  • harry-potter-8-fic

    26/03/2014

    Encore un merveilleux chapitre que j'ai déguster :)
    Je lirai la suite demain.*

    Bisous

  • Love-Dramione-220987

    26/02/2014

    oui c'est clair <3

  • Love-Dramione-220987

    26/02/2014

    je dirais Sirius , il m'a l'air douer en pari

Report abuse