Chapitre 10 : Le Boucher de Londres

" Cette deuxième vie me permet de prendre plus de recul sur la première. Je commence à considérer cette mission comme une opportunité, et non une contrainte. L'opportunité d'une nouvelle expérience, qui ne m'empêche pas de partir à la chasse quand je le souhaite. C'est d'ailleurs ce qui va se produire sous peu, car un autre prédateur se trouve actuellement sur mon territoire... devenant ainsi ma proie.
Au fait... Joyeux Halloween "
 
 
Chapitre 10 : Le Boucher de Londres

 
 
|26 octobre 1976 – Poudlard – Grande Salle – 11h|

Chapitre 10 : Le Boucher de Londres







Malgré les nouvelles sombres, je ne pus empêcher un sourire de se dessiner sur mes lèvres. Le Boucher de Londres était un tueur en série, follement intelligent, capable de commettre des meurtres d'une rare cruauté, tout en se permettant de jouer avec flics en les baladant sur de fausses pistes. Un tueur qui n'a jamais été inquiété en conservant toujours une longueur d'avance sur ses poursuivants. Un tueur qui a capté mon attention depuis quatre ans à chaque fois qu'il se manifeste. J'aurais voulu aller lire l'interview de Limsey, mais je fus interrompue par un Sirius trop curieux qui s'était amusé à poser sa tête sur mon épaule pour regarder le journal en même temps que moi. Je n'aimais pas sa façon de franchir mes limites sans prévenir. De quel droit se permettait-il de se comporter ainsi ?
 
-          Tu veux avoir les nouvelles du jour ? demandai-je en essayant de rester calme.
-          Je jette un coup d'½il aux gros titres.
 
Je lui donnai le journal pour qu'il puisse lire ailleurs que sur moi.
 
-        Mais c'est pas la Gazette du sorcier ça ?! s'exclama Sirius.
-        Non. C'est The Times.
-        Tu lis les journaux moldus ? s'étonna Remus.
-        Celui-là oui. Comme ça je sais ce qui se passe chez les moldus, et chez les sorciers.
 
Les Maraudeurs affichèrent une mine surprise. Je devais être la seule à m'intéresser à ce qui se passait dans le quotidien des moldus. J'étais également la seule à être une tueuse... agissant en plus des deux côtés.
En effet, que ça soit en tant que tueuse à gages ou pour mon propre compte, j'intervenais aussi bien côté sorcier que moldu. Et comme tout bon tueur, je suivais de très près les actualités. Aussi bien les informations publiques grâce aux médias... que confidentielles. Je ne me gênais pas pour récupérer des informations directement au poste de police par l'intermédiaire de mes sources. La presse ne contient jamais que les grandes lignes de ce qu'il faut vraiment savoir. Il fallait toujours être au courant ce qu'il se passait dans les milieux criminel et politique.
Je me servis un plein verre de jus de citrouille, regrettant que la semaine recommence déjà le lendemain. Je m'étais renseignée sur ce tueur notoire dès que j'avais eu connaissance de son existence. C'est-à-dire il y a quatre ans. Quatre ans que j'avais mis en place un dispositif pour récolter un maximum d'informations sur lui. Je savais qu'avec ce genre de tueur, je n'aurais droit qu'à un essai. Alors je préférais prendre mon temps, m'appliquant à préparer le terrain. Jusqu'à maintenant, j'étais trop jeune, trop inexpérimentée. Alors j'étais restée dans l'ombre pour me renseigner en secret. Mais cette année, je savais que le Boucher accomplissait son dernier rituel.
 
|16h10|
 
J'avais enfin réussi à échapper aux Maraudeurs pour me balader tranquillement en solitaire. Il ne s'agissait pas d'un besoin d'isolement parce que les Maraudeurs me tapaient sur le système cette fois. Non c'était juste une envie de promenade. J'aimais parcourir le château, sans vraiment savoir où j'allais. Je croisai beaucoup d'élèves qui restaient en groupe dans les couloirs. La température extérieure n'invitait pas vraiment à sortir. C'est pourquoi je le fis.
Le froid me saisit quelques secondes avant que le feu en moi ne se réveille. Je mis les mains dans les poches, traversant le parc d'une démarche tranquille, laissant mes pensées errer. Je pensais à ma mission, à des projets plus personnels, à mon frère de c½ur qui me manquait, à ce serial killer que je voulais traquer... Je secouai la tête pour le sortir de mon esprit. Il ne fallait pas que je pense à lui de suite. La semaine allait reprendre, ce n'était pas le moment de nourrir des envies de chasse. Il fallait que je patiente encore un peu. Cette traque ne devait pas être gâchée par le rythme scolaire, je voulais faire ça dans les règles de l'art.
J'allai m'asseoir contre le tronc d'un grand Saule Pleureur situé à côté du lac, profitant de ses branches retombantes pour être à l'abri, aussi bien de la faible brise que des regards. Je restai un long moment là, à admirer la forêt au loin, le reflet du soleil dans le lac tout proche de moi, l'école... Je regardais sans vraiment observer. Il n'y avait rien qui puisse me déranger. J'appuyai ma tête contre l'arbre et fermai les yeux, me laissant bercer par les quelques oiseaux qui chantaient joyeusement. C'est dans ces moments-là que j'étais complètement détendue. Je ne pensais plus à rien. C'était reposant.

Ma tranquillité fut néanmoins de courte durée car j'entendis des pas se rapprocher. J'ouvris les yeux pour voir de qui il s'agissait, pariant sur l'arrivée des Maraudeurs. A la place, c'est une bande de Serpentard qui venait dans ma direction. Je les observai sagement, les regardant ricaner entre eux tout en continuant à se diriger vers moi d'une démarche assurée. Trois mecs, deux filles.
 
-          Alors Hunt, toujours pas d'amis ? me lança l'un des Serpentard en passant à travers le rideau de branches du Saule.
-            Et toi, toujours pas de cerveau ? renvoyai-je automatiquement.
-      Ouh, mais c'est qu'elle sait répondre la lionne ! Une réplique digne des Maraudeurs. Dis, ils ne te donnent pas des cours particuliers de crétinerie j'espère ?

Je n'étais pas disposée à prendre la défense des Maraudeurs, mais encore moins à leur laisser le dernier mot. C'était une question de fierté.





-          Non, ils préfèrent me raconter vos réactions de gamins quand ils vous font des blagues. Des pleurs, des cris, de la panique... c'est très amusant. Je crois qu'ils vous en réservent une prochainement... dis-je sur un ton aussi provoquant que lui.
 
Le Serpentard laissa tomber son masque arrogant pour le remplacer par la haine. Je vis ses acolytes se rapprocher eux aussi, n'ayant sans doute pas apprécié l'allusion aux farces dont ils étaient constamment victimes.
 
-          Moi ce que je vais trouver amusant, c'est la tête que tu auras quand j'en aurai fini avec toi, cracha le Serpentard.
 
J'éclatai de rire en entendant la menace dans sa voix. Un rire assez froid digne de mon père. Je sentis instantanément une douce décharge commencer à me chatouiller les nerfs. Ce petit merdeux pensait-il réellement pouvoir me faire quoi que ce soit ?
 
-          Ça te fait rire ? lança un autre Serpentard.
-          Que ton ami pense pouvoir me donner une leçon... ? Ça me fait marrer !
 
Je savais qu'en disant ça j'avais envenimé les choses de manière irréversible. Je le vis à l'expression rageuse imprégnée sur le visage de mon interlocuteur. Tout bon Serpentard ayant reçu une éducation de Sang-Purs ne se laisse pas provoquer. Encore moins par une fille. Je savais que ça allait mal tourner. Et je n'avais aucunement l'intention d'éviter ce dérapage. S'il voulait s'engager dans un bras de fer, je tenais à le remporter.
 
-       Méfie-toi Hunt... la dernière fois que tu t'en es pris à l'un des nôtres, on était devant une salle de classe... il y avait du monde, le prof n'allait plus tarder à arriver... Là tu es toute seule.
 
Mon sourire ne m'avait pas quitté pendant sa "menace".
 
-     C'est vrai que ça change tout... dis-je en le provoquant du regard. Cette fois personne ne m'arrêtera.
 
Je remarquai un instant de surprise de la part des Serpentard. Ma voix était beaucoup plus froide et menaçante. Mon masque calme se brisait pour laisser place à la colère et au défi.
 
-         Parce que tu penses réellement pouvoir faire face à nous cinq ? continua toujours le même imbécile avec étonnement.
-          Je pense pouvoir faire face à votre maison entière, dis-je en me levant.
 
Je me rapprochai de lui d'une démarche féline, mettant toute la provocation et la dangerosité dont j'étais capable dans mon regard. Cette petite racaille de bac à sable osait me défier... la réaction la plus normale que j'ai dans ces cas-là consiste à donner une bonne raclée. J'allais lui faire comprendre que c'était moi la dominante dans l'histoire, et lui le petit chien qui allait très vite s'incliner et apprendre à la fermer.
 
-      C'est vrai quoi... une centaine de crétins contre une seule louve... je suis en surnombre non ?raillai-je.
 
Il voulut me gifler, mais j'arrêtai son geste en lui retournant le bras. Je le saisis à la gorge et rapprochai mon visage du sien, sentant lentement le désir de le massacrer monter en moi. C'était plus fort que moi. Je ne supportais pas ce genre de comportement. Il avait osé me manquer de respect... osé lever la main sur moi. La rage me piquait dans tout le corps. J'avais cette espèce de trop plein d'énergie qui ne demandait qu'à exploser. Je lus la crainte dans le regard du Serpentard lorsque l'air commença à lui manquer. Il était lentement en train de comprendre que contrairement aux Maraudeurs, mes menaces n'étaient pas farceuses... mais dangereuses. Avec moi, il ne risquait pas une mauvaise blague... c'est la souffrance qui l'attendait s'il allait trop loin.
 
-        Lâche-le ! ordonna un de ses camarades, la voix tendue.

Je jetai un oeil dans leur direction. Ils s'étaient comme figés devant la scène que j'offrais, sous l'effet de la surprise. L'une des filles avait les yeux horrifiés.

« Tout doux Tracker... ce n'est qu'un merdeux... tout doux... il ne sait pas qui tu es... il ne pouvait pas deviner les conséquences de son offense... »
Mais les Serpentard ne me poussaient à me calmer. L'un d'eux commis l'erreur de venir au secours de son ami. Je lâchai prise sur ma proie, qui tomba au sol, suffoquant. Mon nouvel adversaire serra ses poings, déterminé à se battre. Cela me fit sourire. Dès qu'il fut à portée, je lui fis une prise et l'envoyai au sol sans ménagement. Je me retournai vers le troisième garçon, qui n'avait pas bronché, trop étonné. Je lus dans ses yeux de l'hésitation, et voyant qu'il ne bougeait pas, je le laissai tranquille. Les filles avaient perdu leur air pimbêche pour m'observer avec une certaine crainte. Ils avaient compris qu'ils étaient tombés sur plus fort qu'eux.
 
-          Pour votre information messieurs, dis-je aux deux Serpentard au sol, sachez que ceci n'était qu'un simple avertissement. J'espère que ça vous suffira... parce que je serai beaucoup plus percutante si vous venez encore une seule fois à me manquer de respect.
-           Je te ferai payer Hunt ! cracha le premier Serpentard.
-          Ah oui ? Et comment ? Tu vas ramener un max de tes petits copains parce que tu n'es pas capable de te battre tout seul...? Vas-y. Fais-le. Je leur ferai mordre la poussière à eux aussi.
 
Je tournai les talons et pris bien soin de fusiller du regard les trois Serpentard toujours debout, montrant clairement que je ne plaisantais pas. Ces imbéciles pouvaient me ramener leur maison entière, ça ne changerait pas l'issue des duels.
« Crétins ! Avec votre comportement de gamins je vais finir par encourager les Maraudeurs à vous remettre en place ! Vous faites honte à vos familles et vous déshonorez mon ancêtre ! »
Je portai mon doigt sur le tatouage du basilic que je portais à la poitrine.
« Ne compte pas sur les imbéciles envoyés dans ta maison pour te représenter... ils ont peut-être tes couleurs, ton symbole, et croient en tes valeurs... ils ne savent pas te rendre hommage en prenant exemple sur ta grandeur. Aucun serpent n'est respectable ici. »
Je me dirigeai d'un pas rageur vers l'école, les insultes fusant dans mon esprit à l'égard des Serpentard. Il y avait un sérieux manque dans leur éducation. Ils étaient loin d'avoir l'attitude respectable inspirée par la ligne de conduite de mon ancêtre. Ces petits princes n'étaient que des gamins pourris par leurs parents qui n'avaient aucun sens de l'honneur. Il n'y avait aucune grandeur en eux. Ils ne savaient ni se tenir, ni inspirer le respect, encore moins se battre. Ils provoquaient inutilement pour créer des disputes stériles. Ils n'étaient rien. Ils ne servaient à rien. Peut-être que ce n'était pas le cas de tous... mais j'avais déjà croisé trop d'abrutis !
 
-          Prue attends !
 
Je sortis brusquement de mes pensées. Je me retournai et retrouvai mon calme en voyant Remus arriver au pas de course.
 
-           Ça va ? demanda-t-il.
-          C'est à toi qui faut le demander, t'es rouge comme Trelawney quand elle fait ses prédictions.
-          Tu m'as fait courir !
-          Ah ?
-        Oui, dit-il essoufflé. Je te cherchais. Et puis j'ai vu de loin que tu étais entourée par plusieurs personnes et que ça dégénérait... alors j'ai couru.
-          Que c'est mignon... plaisantai-je. Mais aurais-tu oublié que je sais me battre ?
-          Hmm. Pas faux. Je t'ai vu en mettre deux à terre. Qu'est-ce qui s'est passé ?
-         Des Serpentard qui s'ennuyaient et qui n'ont rien trouvé de mieux pour s'occuper que de venir me provoquer. Je les ai remis à leur place.
 
Il secoua la tête avec un sourire.
 
-           Je suis content que tu t'en sois bien sortie... mais s'il te plait, évite de te battre. Ça pourrait bien te valoir un petit tête à tête avec Dumbledore et quelques heures de colle le week-end à force.
-        C'est noté.
 
Ce serait en effet très dommageable à mes petits projets. Il vaudrait mieux que j'évite de me retrouver dans le bureau de Dumbledore. Mon père avait été clair à son sujet, je ne devais pas lui donner l'occasion de s'intéresser à moi. Remus m'invita à entrer à l'intérieur du château, ce que je fis.
 
-          Au fait, pourquoi tu me cherchais ? demandai-je en me rappelant du début de la conversation.
-       Ça faisait deux heures que tu étais partie, et je ne te voyais pas revenir. Je me suis dit « ça y est, elle s'est perdue ».
 
Je souris, amusée par son attitude.
 
-          Je retrouve toujours mon chemin.
-          Vraiment ?
-          Vraiment.
-          Permets-moi d'en douter, nargua Remus.
 
Je haussai les sourcils. Pourquoi il se mettait à me provoquer ouvertement ? Il savait que j'avais pour habitude de relever tout défi... et de les remporter bien sûr.
 
-          Essaie de me suivre, dit-il en détalant.
 
Je n'étais pas trop course-poursuite quand il ne s'agissait pas de proie. Mais comme Remus insinuait qu'il pouvait me semer et me perdre, il était bien normal que j'entre dans son jeu pour lui prouver le contraire. Ah... qu'est-ce qu'on ne fait pas par orgueil ?
 
Je me mis donc à lui courir après, sans le perdre de vue. De longues minutes s'écoulèrent, et Remus fut sans doute surpris par mon endurance, car chaque fois qu'il se retournait, j'étais toujours aussi près de lui. Je gardais une petite distance qui me permettait de ne pas être surprise par ses changements brusques de direction. Pourtant, je finis par tomber sur un couloir désert, arrêtant ma course. Remus n'était plus là. Le couloir était trop long pour qu'il ait pu en changer avant que j'arrive. Je n'avais que quelques secondes de retard sur lui, ce n'était pas suffisant pour me semer. J'observai donc très attentivement ce qui m'entourait, persuadée qu'il y avait un de ces passages que seuls les Maraudeurs connaissaient par c½ur. J'avançai lentement, regardant tableaux et armures avec attention, à la recherche du moindre indice. Je m'arrêtai devant une vitrine dont je remarquai une posture différente des autres. Je passai ma main sur le côté, à la recherche d'un quelconque défaut, et souris en sentant une pierre un peu plus avancée que les autres. J'appuyai et me reculai pour laisser le mécanisme faire glisser l'armure sur le côté, libérant un passage. Je m'y engouffrai sans hésiter.
 
Je suivis le long tunnel à peine éclairé par quelques torches, ne doutant pas que je retrouverai Remus à l'autre bout. J'arrivai dans un cul de sac, n'ayant rien d'autre autour du moi que des murs en pierre. Je poussai celui du fond, et à nouveau, un bruit sourd signala le déclenchement d'un mécanisme. Le tunnel débouchait en fait sur un couloir, et j'eus la surprise de constater que j'avais gravi quelques étages sans m'en rendre compte. Remus était accoudé à un balcon, me tournant le dos. Je sortis du passage et le laissai se refermer, approchant lentement pour ne pas me faire repérer.
 
-          Tu as été rapide pour trouver le passage, lança Remus.
 
Grillée.
 
-          Je savais que tu n'avais pas pu quitter le couloir, dis-je en me rapprochant de lui.
 
Je m'accoudai moi aussi au balcon, juste à côté de lui, regardant la verdure s'étendre à perte de vue de ce côté de l'école.
 
-      C'est l'un de mes passages préférés. Tu atteins une extrémité du château en quelques minutes, avoua Remus.
-          C'est vrai que c'est pratique. Merci de me l'avoir fait découvrir.
 
Il se passa quelques secondes dans le silence.
 
-          Tu t'es habituée à cette nouvelle vie ? demanda Remus.
 
La question me fit sourire. Elle était tellement bien choisie. C'était bien une nouvelle vie qui avait commencé pour moi en septembre.
 
-          Oui, répondis-je. C'est plutôt agréable ici.
-          C'est sûr que ça doit beaucoup te changer.
-          Tu n'as pas idée.
 
Il m'encouragea à développer d'un simple regard... toujours aussi déstabilisant au passage.
 
-          Plus de solitude, des cours en classe, des gens sympas... d'autres un peu plus cons...
 
Il sourit à mon allusion aux Serpentard de tout à l'heure.
 
-     J'ai l'impression de découvrir une autre facette du monde. Une facette dont j'ignorais tout. C'est assez déroutant au début. Surtout à mon âge.
-          Quoi ton âge ? rigola Remus.
-          Il y a des choses que j'aurais dû connaître plus tôt. Le fait d'être restée dans ma solitude et de n'être jamais sortie du monde que j'ai toujours connu m'a rendue ignorante de beaucoup de choses.
-          Je vois. C'est vraiment bien que tu sois venue à Poudlard.
-          Oui. Je ne le regrette pas.
 
Ce n'était pas un mensonge. Au-delà de ma mission et de l'enseignement, j'apprenais à vivre en plein jour, comme une personne normale. Je découvrais ce qu'était la vie en dehors du crime. Même si je ne comptais absolument pas changer, je trouvais important de savoir ce qui existait à côté du milieu criminel. C'était juste bizarre que ça soit mes propres cibles qui me servent de professeurs malgré elles. Je n'avais pas du tout envisagé cet aspect de la mission au moment de l'accepter.
 
-          Tu m'étonnes. Ça doit te faire du bien de sortir de l'orphelinat.
-          ...Oui, c'est sûr.
-          Ça fait longtemps que tu y es ?
-          Oui. Je suis devenue orpheline à cinq ans, lorsque j'ai perdu ma mère. Elle était ma seule famille.
-          Tu n'as jamais voulu retrouver ton père ?
-          Au début si. Mais j'ai compris que mon père a choisi un chemin où personne ne peut le suivre. Au début ça a été dur, mais j'ai... fini par l'accepter. Donc j'ai continué à vivre sans.
 
Je n'avais jamais retrouvé mon père. Mon vrai père je parle. Celui qui jouait avec moi, celui qui était amoureux de ma mère, celui dont la voix me berçait le soir avant de m'endormir... Tom Jedusor est mort il y a longtemps. A une date si éloignée que je ne m'en souvenais pas. Il ne me restait de lui que des flashs, rares et flous, qui me prouvaient qu'un jour j'avais eu un vrai père. Des fragments de souvenirs impossibles à recoller. J'avais bien tenté de retrouver ce père dont j'avais tant de fois rêvé le retour. En vain. Nous nous considérions effectivement comme père et fille, mais jamais on ne se comportait en tant que tel. Il était juste mon patron, et moi sa plus fidèle alliée. Notre lien était puissant mais se passait d'affection. Il n'y avait rien d'autre entre nous. En fait, j'avais tellement cherché à retrouver un semblant de lien paternel que j'avais fini par le trouver en mon Maître, Jack, celui que je considérais comme le "roi" des assassins. Il n'était pas simplement mon mentor criminel. C'est avec lui que j'avais passé le plus de temps. C'est lui qui m'avait appris à vivre. A calmer la bête incontrôlable que j'étais à l'époque. C'est à lui que je pouvais me confier si j'en avais besoin, même si ce n'était encore jamais arrivé. Je savais qu'il serait toujours là pour moi, même si ça ne concernait pas de contrat. Alors que mon père... nous ne nous voyions que lorsqu'il s'agissait de travail. Sinon, il n'y avait pas d'intérêt.
 
-          Tu n'as jamais été prise dans une famille d'accueil ?
-          Non. J'estime que c'est à moi de choisir ma famille puisque j'ai perdu la mienne.
 
Il sourit à ma réponse.
 
-       Je sais qu'on ne se connait pas encore très bien... mais je suis persuadé que bientôt, tu feras partie de la notre, dit Remus. Au-delà des blagues, les Maraudeurs que nous sommes représentent une profonde amitié, et une famille. Nous sommes comme des frères. Et je suis sûr que si tu le souhaites, tu pourras en faire partie.
 
J'étais presque touchée qu'il me propose une place parmi les siens parce que je venais de lui dire que je n'avais pas de famille. Ce jeune homme me faisait souvent sourire par sa gentillesse et ses attentions. Comme ses amis d'ailleurs. Il fallait bien que je leur reconnaisse ça. Ils étaient exaspérants, bornés et irrespectueux... mais gentils...vraiment gentils.
Je soupirai en pensant à ma mission. Père sera content que j'arrive à me faire accepter comme un nouveau membre de la famille Maraudeurs... C'était une belle avancée.
 
-          C'est très gentil de ta part, Remus, dis-je à voix basse. Merci.
 
Il me sourit sans me lâcher des yeux, et je fus à nouveau perturbée par la douceur sur son visage. Je n'étais pas habituée à ça venant d'un homme.
 
-          Viens, allons retrouver les autres, me dit Remus.
 
J'acquiesçai et le suivis à travers les couloirs, un peu perdue dans mes pensées. Il fallait que j'évite de m'aventurer sur ce genre de discussion avec ma future cible. Ce n'était pas raisonnable de jouer ainsi avec mes deux vies. S'il ne pouvait pas deviner la vérité qui se cachait derrière mes propos, il pouvait néanmoins sentir la nostalgie qui m'avait envahie en parlant de famille, car je le vis tourner la tête vers moi, hésitant à m'adresser la parole. Je continuai de fixer un point devant moi, ne voulant pas justifier ce mélange de haine et de chagrin qui venait de me submerger, sans que je puisse la contrôler. La famille était un sujet très délicat... car il n'était que douleur et regret à mes yeux.
 
| Dortoir des filles de Gryffondor - 21h20|
 
J'étais assise sur le large rebord de la fenêtre comme j'aimais si souvent le faire. J'avais une belle vue sur le parc avec la forêt au loin. Je réfléchissais. Mes sources m'avaient fait un nouveau rapport sur le Boucher de Londres, m'apportant la dernière pièce manquante pour cerner le profil. Je savais désormais comment m'y prendre. J'avais enfin mis en lumière le chemin à suivre qui me mènerait à ma cible. Ma chasse secrète allait bientôt se terminer... il était temps de passer à la traque active. Quelques jours supplémentaires suffiront à refermer le piège sur ma victime.




Chapitre 10 : Le Boucher de Londres





 
|31 octobre 1976 – Allées des Embrumes – 22h|
 
Le 31 octobre était un soir que j'appréciais particulièrement. Le soir d'Halloween. Une fête absolument géniale qui permettait aux moldus de se prendre pour êtres bizarres, aux sorciers de se balader librement dans les quartiers moldus sans paraître étrange... et aux tueurs de ma trempe de circuler sans avoir besoin de se cacher. Recouverte de ma tenue habituelle d'un noir parfait, capuche assez profonde rejetée sur la tête et masque sur le visage, je me déplaçais comme une ombre parmi une foule déguisée. Beaucoup pensait que j'incarnais la Mort, et ils n'avaient pas tort. Sauf que contrairement à toute cette effrayante foule déguisée le temps d'une soirée, moi, j'étais le « Fantôme de la Mort » toute l'année.
 
Cela faisait cinq jours que le retour du Boucher de Londres faisait la une des journaux moldus. Cinq jours, cinq victimes. Encore une fois, il avait réussi à mener les flics par le bout du nez. Les médias annonçaient déjà que rien ne pourrait arrêter ce fou insaisissable. Un vrai serial killer. Ma prochaine cible. Rien de tel qu'un prédateur pour en chasser un autre. Les flics pataugeaient depuis des années avec lui. Moi aussi il m'aura fallu du temps... mais j'avais enfin réussi à cerner le personnage. Et il ne me faudra que quelques heures de plus pour le retrouver... et le tuer.
 
| . . . |
 
Accroupie au sommet d'un toit, je regardais avec la plus grande attention un vampire déguisé qui attendait de l'autre côté de la rue. Il saluait pas mal de gens, s'amusait à faire peur à d'autres en bondissant sur leur passage... bref il semblait s'amuser. Aussi, lorsqu'il repéra un groupe de jeunes filles déguisées en fées passer devant lui, il les prit en filature, et je fis bien attention à ne pas le perdre de vue. Me déplacer sur les toits était une technique courante qui me permettait de ne jamais perdre de vue ma cible dans la foule. Et ce soir plus que tous les autres, tout le monde était dehors, alors j'avais intérêt à rester en hauteur pour garder ma cible en visuel.
 
Je me mis à courir sur les toits en voyant qu'il n'y aurait bientôt plus de maison pour me permettre de continuer dans la direction empruntée par les filles. Je dus faire un petit détour qui me coûta un sprint, quelques sauts d'un bâtiment à l'autre, et de l'escalade. Une fois en position, je cherchai à nouveau dans la foule. Je localisai le vampire en quelques secondes, toujours à cinq mètres derrière les « fées ». Lorsqu'elles arrivèrent dans une ruelle moins fréquentée, je redoublai de vigilance, surveillant les alentours, car je savais que le moment fatidique allait arriver. Je souris en voyant le vampire continuer sa route, ne pouvant rester à hauteur des filles qui s'étaient arrêtées pour ne pas se faire remarquer. Mon piège allait se refermer dans peu de temps. Je le suivis dans la rue voisine, où j'eus la surprise de remarquer une autre personne, pliée en deux contre le mur, rejetant l'apéro qui avait dû mal passer. Je plissai les yeux pour essayer de discerner le déguisement. Un zombie. Le vampire s'approcha à pas de loup de sa proie. Je m'accroupis, sortant une seringue de sédatif, prête à agir. Le vampire s'apprêtait à bondir sur sa proie lorsqu'un autre individu fit soudainement son apparition. La lune fit briller la large lame du hachoir tenu dans sa main, me décochant un sourire cruel. Je sautai dans le vide, atterrissant sur ma proie en la plaquant au sol. Je lui plantai la seringue et touchai mon pendentif pour disparaître, laissant tout le loisir au vampire de faire sa farce de mauvais goût au zombie malade.
 
Quant à moi, je me retrouvai dans les vieux abattoirs de Londres, tenant toujours ma proie endormie contre moi. Je rangeai la seringue et ôtai le masque du Boucher. L'homme avait la quarantaine. J'observai quelques secondes son visage, sentant le désir de meurtre s'emparer doucement de tout mon être. La haine me submergea, et je décidai de passer à l'ultime étape de ma traque : la mise à mort. N'ayant recouru qu'à une faible dose de calmant, je n'eus pas besoin d'agiter longtemps ma fiole de potion sous son nez pour le réveiller. Je profitai qu'il soit encore sonné pour transpercer ses pieds avec des crochets de boucher. Un moyen efficace de complètement ramener ma proie dans la réalité. Le cri que ma victime poussa fut vraiment agréable à entendre. C'était une douce mélodie à mes oreilles. J'allai appuyer sur un bouton visant à tirer sur les chaines pour remonter son corps. Je voulais que sa tête soit à hauteur de la mienne. L'opération lui arracha un nouveau hurlement, qui ne me fit pas broncher. Je stoppai le mécanisme et retournai auprès de ma victime, me mettant bien en face de son visage à l'envers. Cela faisait tellement plaisir de voir la douleur imprégnée sur ses traits. Il méritait ce qui lui arrivait.
 
-          Bonsoir Gavin, dis-je platement.
 
Gavin Cole. C'était la véritable identité du Boucher de Londres.
 
-          Bon sang mais qui êtes-vous ?!!! cria ma proie.
-          Ton assassin.
-          Quoi ? Putain c'est quoi ce bordel, relâchez-moi !!
-          Je le ferai... quand tu seras mort.
 
Ma voix avait beau être dénuée de haine, elle ne laissait pas de place au doute. Le calme dont je faisais preuve n'était qu'une illusion. A l'intérieur, je bouillonnais de rage, d'impatience... je voulais sa mort. Et il le savait. Il savait qu'il ne s'en sortirait pas. Son regard ne trompait pas. Si la colère avait traversé ses yeux à son réveil, il s'était rendu compte que ce n'était rien à côté de la fureur qui m'abritait. Il voyait clairement en moi mon désir de le tuer.
 
-          Vous êtes flic ?
-          Non.
-          Une proche d'une de mes victimes ?
-          Non plus.
-          ALORS POURQUOI VOULEZ-VOUS ME TUER ?!
 
Ça m'amusait de voir la panique l'envahir petit à petit. J'adorais ce moment. La confrontation. L'instant précis où le tueur devient victime. Ma victime. Six ans qu'il jouait avec des vies comme avec un jouet... et voilà qu'il devenait enfin le mien.
 
-          Et toi Gavin... Pourquoi as-tu tué tous ces gens ? demandai-je à voix basse en posant ma lame sur sa gorge.
-            Alors c'est ça, vous êtes une sorte de justicier ?!!
-       Non. Je suis une tueuse Gavin. J'aime la traque et le sang. Comme toi. La  différence qu'il y a entre nous... c'est que je ne m'en prends pas aux innocents...
 
D'un geste sec, la lame glissa sur sa gorge, l'ouvrant complètement pour laisser s'écouler un flot de sang. Je le regardai se vider, savourant le courant électrique qui me parcourait chaque nerf. Le sang se répandit lentement autour de lui, me faisant reculer peu à peu pour ne pas laisser mes empreintes. Je me détournai du corps que lorsque ses tressautements cessèrent. Je m'emparai du hachoir dont il avait voulu se servir encore ce soir. Je regardai l'arme redoutablement tranchante, repensant au nombre de victimes qu'elle avait découpée, imaginant cette scène atroce qu'il avait pris plaisir à répéter trente-neuf fois... Sur l'impulsion, je lançai l'arme avec force dans la direction de ma victime. La lame tourna plusieurs fois horizontalement avant de trancher la tête de Gavin, suivant l'entaille que j'avais faite avec mon couteau. Je la regardai tomber au sol et rouler sur quelques centimètres avant de s'immobiliser. C'était presque jouissif de voir sa tête baignée dans son sang. Je fis revenir l'arme ensanglantée pour la laisser sur la table. Un dernier coup d'oeil circulaire à la pièce, et je quittai les lieux, satisfaite, sentant au fur et à mesure que je m'éloignais l'instinct de l'assassin rendormir.
* Et c'est ainsi que le Boucher termina dans un abattoir *



|1er novembre 1976 – Poudlard – Grand Salle – 12h05|
 
J'avais profité qu'on soit samedi pour faire la grasse matinée après avoir passé la nuit dehors. Mes nuits n'étaient jamais reposantes, même quand je les passais dans mon lit, et elles étaient bien souvent écourtées à cause de mes parties de chasse. Autant au manoir je pouvais me permettre ce genre d'extra, autant ici j'avais plutôt intérêt à faire concorder mes escapades avec le week-end... sous peine d'avoir un réveil difficile... Depuis que je m'étais réveillée, je ne pensais qu'à une chose : ma victime de la veille. C'est pourquoi, mon esprit s'éveilla très vite en entendant les hiboux entrer dans la salle. Je levai les yeux, cherchant le mien avec impatience. Je le vis enfin amorcer sa descente et entrepris de détacher le journal The Times dès qu'il se posa. Comme je m'y attendais, après avoir fait la une toute la semaine pour son grand retour, le Boucher de Londres était à nouveau sur la première page... mais pas pour la même raison.


 
Chapitre 10 : Le Boucher de Londres




-          Woaw... souffla Sirius. Le Boucher est mort !
 
Encore une fois, Sirius regardait les nouvelles avec moi. Depuis qu'il avait commencé à lire les journaux moldus en début de semaine, il avait lui aussi suivi cette affaire tous les jours. Et c'était très compréhensible... L'affaire du Boucher était très prenante... comme à chacun de ses cycles, le tueur avait réussi à répandre un souffle de panique, à la fois terrifiant et fascinant.
 
-          Qu'est-ce qu'ils disent ? s'intéressa James.
-       Beh apparemment quelqu'un s'est occupé de renverser la vapeur... il a été retrouvé mort dans un abattoir.
-          Un sacré retournement en effet...
 
Je ne pus m'empêcher d'avoir un sourire en coin en pensant à ce bilan. Triste fin pour un tueur que les médias ont présenté pendant si longtemps comme insaisissable et effroyable, non ?
Je me rendis compte que Remus me regardait. Il fronça légèrement les sourcils en voyant que j'affichais une mine assez réjouie.
 
-            Qu'est-ce qui te fait sourire ? demanda Remus.
-            ... C'est la fin que j'espérais pour ce tueur... depuis que j'ai entendu parler de lui. Je me suis toujours dit qu'il mériterait de finir comme ses victimes.
 
Je haussai les épaules en baissant les yeux sur le journal.
 
-        Alors je t'avoue que les nouvelles ne pouvaient pas être meilleures aujourd'hui...
-       C'est clair, renchérit Sirius. Ça soulage de savoir qu'il ne découpera plus personne. J'espère seulement que son assassin ne va pas prendre la relève. 
-        Ça ne risque pas, assurai-je. Ce n'est rien de plus qu'une bonne vengeance.
 
Vengeance. Le mot qui résumait à merveille cette affaire, et qui explique pourquoi j'avais pris en chasse ce serial killer. Le mot qui à lui seul me décrit. Cela peut paraître bizarre qu'une tueuse à gages traque une cible alors que personne ne lui a rien demandé... la tue alors qu'aucune rémunération ne sera versée. Telle était l'aspect de ma personnalité le moins connu de Tracker. La tueuse à gages n'était qu'une facette de l'assassin que j'étais. L'argent n'était pas mon mobile. Il ne l'a jamais été. Ma seule motivation était la vengeance. Que cela soit pour moi ou pour les autres. Que je sois payée ou non. La vengeance était la meilleure façon à mes yeux de rendre justice. Et c'était dans cet unique but que j'avais forgé le masque de Tracker. C'est par désir de vengeance que la tueuse en moi était née. Pour cette unique raison que j'étais devenue l'assassin perfectionniste qui dont le seul nom insufflait la crainte. Ce même désir qui ne me quittera probablement jamais.
 
Je pliai le journal et le mis dans mon sac, profitant du repas avec bonne humeur. J'eus une pensée envers ma récente victime, revoyant son visage à la fois enragé et apeuré dans mon esprit. Une vision jouissive. Lui,  tueur si craint par le peuple et admiré par les autres criminels... retrouvé mort comme ses victimes... devenue la proie d'un autre. Ma proie. Quel effet cela faisait de payer sans s'y être préparé ? De prendre un retour de flammes sans avoir vu le danger venir ? Sûrement bizarre.
Cette partie de chasse était pour moi terminée. Ma proie était morte. Les flics ne trouveront rien. Comme d'habitude. S'ils n'avaient jamais réussi à remonter la piste du Boucher, ils ne retrouveront pas davantage son assassin. L'affaire était pour moi classée.
 
-        Tu imagines vieux frère... pendant que nous on mettait la misère à tout le monde avec nos déguisements, deux tueurs faisaient la fête à leur manière, dit Sirius à James.
-           Ouais, ils sont fous ces moldus. Il n'empêche qu'on les a bien eu les Serpentard... Dommage que tu aies raté ça Prue, c'était génial ! C'est toujours exceptionnel la soirée d'Halloween ! Je crois bien que celle-là était la meilleure !

Je ne pus m'empêcher de sourire. Moi aussi j'avais passé ma meilleure soirée d'Halloween...

-         Je ferai en sorte d'être là l'année prochaine, promis-je. Comme ça c'est moi qui vous mettrai la misère.
 
Remus ricana.
 
-           Je crois que tu surestimes ta capacité à nous faire peur.
-         Que crois-tu Remus Lupin... moi aussi je peux me montrer effrayante... je n'ai qu'à libérer le monstre réfugié en moi, dis-je sur un ton faussement menaçant.
 
Les Maraudeurs éclatèrent de rire, et pour le coup moi aussi... mais pas pour la même raison.



Chapitre 10 : Le Boucher de Londres
 
 
Et voilà pour ce chapitre qui a la volonté de vous faire découvrir un peu plus Prue... et de mieux comprendre les motivations de Tracker. J'espère qu'il vous a plu.

N'oubliez pas de laisser vos impressions =) MikaWolfeHP m'a par exemple permis de revenir sur la fin du chapitre en me faisant une remarque pertinente. Donc n'hésitez vraiment pas à faire des remarques et poser des questions, ça me permet d'améliorer l'histoire  ;) 

Tags : L'histoire d'un assassin - Partie 1 : L'amour d'un Assassin - tome 1 - le mot de Tracker

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Comments :

  • Dum-Cha

    21/12/2016

    Coucou. Je trouve votre style digne d'un bon thriller. J'ai adoré voir prudence se défendre contre les Serpentard. On voit que son instinct peu ressurgir à tout moment.

  • x3-Hogwarts-x3

    11/09/2015

    Je suis de retour !! Haha !
    Désolée d'avoir tant tardé...
    J'ai vraiment adoré ce chapitre ! Je pouvais pas m'empêcher de sourire bêtement quand Prue a remis en place les Serpentard ;) Et les passages avec Remus... toujours aussi bien <3 Et elle est vraiment flippante quand elle passe en mode Tracker...
    Enfin bref, encore une fois, j'aime bien tout ça ! Malheureusement, je ne vais pas pouvoir lire la suite rapidement... Je viendrai lire un chapitre de temps en temps, mais je vais avoir beaucoup de travail cette année et très peu de temps...
    Encore bravo en tout cas et à bientôt !

  • fichp-lifealwaysrestart

    24/08/2015

    J'ai encore beaucoup aimé ce chapitre, où on en voit plus sur les agissement de Prue. On voit qu'elle n'agit pas que pour l'argent, mais pour son sens de la justice, car si j'ai bien compris, elle a agit pour son propre compte cette fois en tuant le boucher. J'ai d'autant plus aimé que l'on parlait d'un meurtrier en série anglais avec un histoire et un mode d'agissement criminel, ce que j'aime particulièrement comme histoire.

    PS : Si jamais tu reçois deux commentaires de ma part, je m'en excuse, mais mon ordi a beugué, ce qui fait que je ne sais pas si j'ai posté le premier ou non.

  • fichp-lifealwaysrestart

    24/08/2015

    Effectivement on comprend mieux Tracker avec ce chapitre. Avant on pouvait penser qu'elle agissait par argent, mais d'après ce que j'ai compris, elle a agit pour son propre compte cette fois... J'adore les histoires de meurtriers en série anglaises, alors j'ai particulièrement apprécié ce chapitre !

  • hostfresh-HarryPotter

    23/06/2014

    Mais pourquoi elle se venge du boucher si on sait pas ce qu'il lui a fait ? C'est parce qu'il a tué des innocents ??

  • harry-potter-8-fic

    28/03/2014

    Très bon chapitre comme toujours.

  • aSupernaturalLife

    16/03/2014

    Prue me fait penser à Dexter, je ne sais pas si tu connais. C'est un tueur en série qui ne s'en prends qu'au criminel. Bref, elle me plait bien !
    La suite pour demain, bonne nuit :)

  • assassin-maraudeurs

    12/01/2014

    ApparencesFic wrote: "Merci d'avoir répondu :) oui, je reçois toujours les alertes comme quoi tu as répondu à mes commentaires. Désolée si je ne réponds pas à tes réponses, mais je les lis :) si tu préfères, je peux répondre à chaque. Sinon je vais continuer comme ça, à lire, commenter et lire tes réponses x)

    Arie
    "

    Non non t'inquiète, pas besoin de me répondre xD je voulais juste m'assurer que tu les recevais bien

  • ApparencesFic

    12/01/2014

    Merci d'avoir répondu :) oui, je reçois toujours les alertes comme quoi tu as répondu à mes commentaires. Désolée si je ne réponds pas à tes réponses, mais je les lis :) si tu préfères, je peux répondre à chaque. Sinon je vais continuer comme ça, à lire, commenter et lire tes réponses x)

    Arie

  • assassin-maraudeurs

    11/01/2014

    ApparencesFic wrote: "Bref, j'ai bien aimé ce chapitre, il est plus sombre.

    Peut-être que c'est très clair et que j'ai pas compris, mais est-ce que Prue a tué le Boucher (par vengeance je sais, mais) par vengeance pour les victimes et les familles des victimes, ou parce qu'il était considéré comme le tueur insaisissable? Ou encore parce qu'il a tué quelqu'un qu'elle connaissait? Même si elle lui a dit non, elle pourrait lui avoir menti… quoique, peut-être qu'elle l'aurait dit… en tout cas, ce n'est pas le plus plus important mais bon!

    Je suis certaine que
    "

    Coucou ! merci pour ton commentaire (et effectivement, tu as bien accroché, ton avis est dispaché en quatre com'z xD).

    Au sujet du meurtre du Boucher... comme toujours, difficile de savoir quelles sont les véritables intentions de Prue. C'est normal que tu aies des doutes, je ne l'ai pas dit clairement, parce que pour l'instant, j'aime bien que le lecteur se pose des questions sur le personnage =)
    Mais je vais quand même te répondre, Prue a pris en chasse le Boucher pour deux raisons que tu as cité : sa principale raison, c'est la vengeance pour les victimes (parce qu'elle n'aime pas ce genre de criminel qu'elle juge de monstre). Mais tu as raison, c'est également parce que ce tueur est dit insaisissable. Prue aime combler les failles judiciaires. Elle part du principe que seul un prédateur peut en chasser un autre. Elle a la volonté de se montrer meilleure que les flics, parce que ses méthodes sont plus efficaces. Et puis c'est également un défi pour elle. Elle aime se mesurer à des tueurs notoires.
    Quoi qu'il en soit, pour une raison comme pour l'autre, il faut garder à l'esprit qu'elle défend une justice extrémiste.
    Et pour répondre à ta question, non Prue ne connaissait réellement pas les victimes. Elle l'aurait dit lors de l'exécution sinon.

    Peut-être que tu as raison au sujet de Remus, mais en tout cas ça prendra du temps, car l'histoire est loin d'être finie ^^ il n'est pas prêt de découvrir le double-jeu de Prue, mais s'il aura peu à peu des soupçons.

    Bonne lecture pour la suite, bisous =)

    PS : je sais pas si tu continues à recevoir des alertes quand je réponds à tes commentaires... j'espère que tu reçois mes réponses xD

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