Chapitre 16 : Mur de glace

« Les Maraudeurs pensent que j'ai un mur de glace en moi... ils n'ont pas tort. Mais pourquoi veulent-ils le faire tomber ? Qu'espèrent-ils trouver ? Ils auront beau creuser, ils ne trouveront rien d'autres que les morsures du froid et une inquiétante obscurité »
 
Chapitre 16 : Mur de glace

 
 

|26 décembre 1976 – Poudlard – Terrain de Quidditch – 16h |

 
-         On a gagné ! On a gagné !
 
L'équipe des Gryffondor chantait notre victoire face aux Poufsouffle sous les applaudissements des supporters. On s'était pris par les épaules, tous en rond, pour sauter en tournant et en criant notre joie. Sirius lançait des vannes sur nos adversaires vaincus, James avait des compliments plein la bouche... Ayant déjà battu les Serpentard, nous étions en finale du premier tournoi de préparation. Cette victoire venait s'ajouter aux cadeaux des Gryffondor pour Noël. Beaucoup d'élèves qui étaient rentrés chez eux pour les vacances étaient revenus pour assister au match. Et nous ne les avions pas déçus. On avait vraiment offert un beau match malgré les conditions météorologiques assez difficiles. Le froid mordant et la faible chute de neige nous avaient vraiment demandé de gros efforts.

On finit par se rendre aux vestiaires, quittant le terrain le sourire aux lèvres et le poing levé. Je posai mon balai et m'assis sur le banc, ayant besoin d'un petit moment pour faire retomber l'adrénaline. Je m'étais éclatée !
 
-         Bravo à tout le monde ! félicita James. Vous avez fait du très bon boulot. Lily et Prue, continuez à former un si beau duo en attaque, vous faites du gardien adverse une vraie passoire ! Remus et Sirius, vous avez envoyé deux  joueurs à l'infirmerie et éloigné les cognards de nos joueurs ! Excellent ! Jonathan, tu as fait de très beaux arrêts ! Et toi Cindy, continue à faire des figures sur ton balai, tu feintes de mieux en mieux , c'est bluffant !
 
Je devais admettre que l'on venait sans doute de faire notre meilleur match depuis le début de l'année. Nos heures d'entraînements payaient. Notre technique de jeu avait frôlé la perfection pour notre niveau. On s'était montré soudés, très synchro, en confiance, sans aucun problème avec les combinaisons... c'était très agréable de jouer dans ces conditions. Et quand on joue en confiance... c'est toujours synonyme de réussite.

-         Prochain entraînement dès demain ! Vous avez tous progressé, alors ce n'est pas le moment de lâcher. Je vous tiendrai au courant pour l'horaire, il faut que j'aille voir McGonagall pour la réservation des terrains.
 
La réplique de James nous décocha un sourire à tous. Bon sang qu'il y tenait à ses entraînements ! Nous n'avions jamais le temps de nous remettre d'un match qu'il fallait  à nouveau tout donner lors de ses séances. J'adressai un clin d'½il à Sirius en repensant à la farce que nous avions prévu pour notre capitaine. Demain, le vif d'or serait introuvable... ce qui allait beaucoup énerver James... qui allait forcément le chercher partout comme un fou... pour finalement retrouver le précieux objet dans les affaires de ... Lily. Qui elle bien sûr, n'aura aucune idée comment ce foutu vif aura atterri là. Loin de nous l'idée de mettre la pagaille dans la relation encore fragile entre James et Lily, mais nous avions remarqué qu'ils étaient encore plus mignons quand ils se prenaient le bec pour un rien.
 
Bref, on se défit les protections dans la bonne humeur avant de rejoindre l'école, sans cesser de reparler du match, encore en proie à l'excitation de la victoire. Enfin ça, c'était jusqu'à ce que la voix d'Albus Dumbledore retentisse dans toute l'école.
 
-         Chers élèves, veuillez vous rendre dans vos salles communes respectives, ordonna la voix calme mais ferme du directeur. Toute effraction à cet ordre vaudra une exclusion définitive.
 
Tout le monde cessa de discuter, un peu perplexe, ne sachant trop quoi penser. La troupe d'élèves continua donc de marcher en direction de l'école, en se posant des questions sur ce qui pouvait bien se passer. Un tel ordre était très inhabituel. Tout comme le ton employé par le directeur. Moi par contre, je compris de suite : le corps de Wayne avait enfin été découvert.
J'attendais ce moment avec une certaine impatience depuis mon meurtre. Je pensais que le corps serait retrouvé déjà la veille.
 
-         On va voir ce qui se passe ? proposa Sirius une fois arrivés dans le hall de l'école.
-         Hors de question ! gronda Remus. Tu as entendu ce qu'il a dit : si on nous chope en dehors de nos dortoirs, adieu Poudlard ! Ça ne vaut pas le coup de prendre le risque.
-          On a la cape ! défendit James.
 
Les garçons tournèrent la tête vers moi, attendant du soutien chacun dans leur position.

-      Faites comme vous voulez. Moi, je vais prendre une douche, lançai-je en reprenant mon chemin vers le septième étage.
-          Je vais avec eux, s'empressa de dire Peter.
-          Bon... y'a plus que nous deux vieux frère, fit Sirius en haussant les épaules.
 
James et Sirius s'éloignèrent, sans doute pour trouver un coin tranquille avant de disparaître sous la cape. Cela me décocha un sourire. Je n'en attendais pas moins de la part des deux frères. Leur pêche aux informations me permettrait d'en savoir plus sur la découverte du corps, sans prendre le moindre risque.
 
|Salle commune des Gryffondor – 18h|
 
J'avais pris un bon bain, savourant les bienfaits de l'eau chaude sur les muscles. C'était très reposant après un match. J'y étais restée quarante minutes au moins, avant de me décider à sortir pour m'habiller. 
 
-            Des nouvelles de James et Sirius ? demandai-je à Lily, allongée sur son lit.
-          Non, répondit-elle un peu tendue. J'espère qu'ils ne se sont pas fait avoir ces imbéciles.
-      C'est sûr que ce serait vraiment regrettable que James soit exclu... dis-je innocemment avec un clin d'½il à l'adresse de Cindy.
 
Cette dernière me sourit, tandis que Lily se redressait de son oreiller pour me lancer un regard courroucé.
 
-            Tu insinues quoi Prudence Hunt ? demanda-t-elle avec colère.
 
Oula, elle avait dit mon identité complète, ce n'était pas bon. Je ne pus m'empêcher de rire devant son air.
 
-            Moi ? m'offusquai-je. Rien du tout... je ne fais que constater.
 
Cindy rit à son tour. C'est vrai que c'était marrant de voir la belle rousse s'énerver. Elle refusait catégoriquement d'admettre qu'elle aimait James, alors que ça crevait les yeux. Elle allait dire quelque chose, mais je la devançai.
 
-          Bon, je rejoins Remus et Peter dans la salle commune.
-          C'est ça, fuis ! nargua Cindy.
 
Je pouffai en quittant le dortoir. Comme je m'en doutais, les garçons étaient là, en train de discuter dans le canapé en face de la cheminée. Ils avaient l'air de parler sérieusement. Comme tout le monde dans la salle d'ailleurs. Ils devaient tous se demander ce qu'il se passait. Je me dirigeai vers les deux Maraudeurs, qui cessèrent de discuter en me voyant arriver.
 
-          Vous avez l'air bien sérieux, lançai-je en m'asseyant.
-          On essaie de deviner ce qu'il se passe, répondit Remus avec assurance.
 
Je fronçai les sourcils en remarquant que Peter était un peu gêné.
 
-          Et...?
-         Je ne sais pas, mais c'est grave, répondit Remus. Pour qu'on nous envoie dans nos dortoirs en fin journée avec obligation d'obéir à cet ordre sous peine d'exclusion... c'est louche tout ça.
-         Espérons que James et Sirius parviendront à nous rapporter des infos sans se faire choper, dis-je.
 
J'entendis le portrait pivoter. Je me retournai mais ne vis personne entrer.
 
-         Ce sont eux, murmura Remus. Venez.
 
On monta dans le dortoir des garçons en toute hâte. Peter alla frapper au passage dans le mur qui menait au dortoir des filles pour leur signaler le retour de nos audacieux informateurs. Sirius et James enlevèrent la cape et se mirent au centre de la pièce. Lily et Cindy arrivèrent à leur tour.
 
-         Alors ? pressa le lycanthrope.
-         C'est grave les amis ! commença James sur un ton sérieux.
-         Il y a eu un mort ! continua Sirius l'air grave.
-         Quoi ?! cria Peter, s'attendant à les voir rigoler d'une mauvaise blague.
-         Un Serpentard du nom de Wayne, ajouta Sirius.
 
C'est en voyant l'air sérieux de Sirius que tout le monde comprit qu'il ne s'agissait pas d'une plaisanterie. Cela jeta un froid, qui imposa le silence dans le dortoir pendant plusieurs secondes.
 
-         Comment... ? demandai-je en feintant l'étonnement pour briser le silence.
-      Il a été retrouvé dans la forêt interdite...enfin, ce qu'il restait de lui. D'après les policiers, sa mort remonte au 24 au soir... Il a été dévoré par les animaux.
 
Les yeux de Peter s'arrondirent. Il mit la main devant sa bouche et se précipita aux toilettes.
 
-         Les policiers sont sur place ? demanda Cindy.
-        Oui. Dumbledore les a de suite prévenus. C'est Hagrid qui a découvert le corps pendant le match de Quidditch.
-     Mais qu'est-ce qu'il foutait dans la forêt tout seul cet imbécile de Wayne ? demandai-je.
-      C'est un mystère... En plus, la neige n'a pas arrêté de tomber... il n'y a plus aucune empreinte, me répondit James.
-         Qu'est-ce qui va se passer ?
-       Aucune idée... Il faut déterminer si les circonstances de l'accident... c'est quand même bizarre que ce Wayne se soit rendu dans la forêt le soir de Noël...
 
Ils étaient horrifiés par la nouvelle. Moi, je faisais semblant de l'être, mais en réalité, j'étais plutôt satisfaite. Pour le moment, les informations étaient bonnes.
 
-         Hagrid doit être sous le choc... soufflai-je.
 
Ce bon Rubeus Hagrid, le garde chasse demi-géant au c½ur tendre... j'aurais préféré que ça ne soit pas lui qui découvre ma victime.
 
-        Oui, confirma sombrement Sirius. Il avait besoin de certaines choses dans la forêt et il a vu une main à moitié mangée dépassant de la neige... le pauvre.
-         Ça a dû être horrible... dis-je en essayant de ne pas repenser à mon pétage de plombs à l'origine du massacre.
-          Ouais... surtout qu'il ne reste presque rien de son corps. Les flics l'ont identifié seulement grâce à la dentition.
 
Une fois de plus, j'avais commis le meurtre parfait. La neige avait effacé mes traces, et les prédateurs de la forêt avaient terminé ce que j'avais commencé. Je n'avais utilisé aucune magie... donc pas de piste révélant la présence d'une autre personne. Je souhaitais un bon courage aux  flics pour résoudre cette enquête. Déterminer pourquoi Wayne s'est rendu dans la forêt et comment a-t-il été attaqué allait leur donner du fil à retordre. Comme toujours quand ils enquêtaient sur mes meurtres d'ailleurs.
 
 
| Grande Salle – 20h |
 
-         Ce soir, l'école est en deuil.
 
Le silence régnait dans la salle depuis que Dumbledore s'était levé. Il parlait d'une voix lente et monotone, empreinte d'une réelle tristesse. Il ne faisait pas semblant d'être affecté. C'est comme s'il s'agissait d'un grand-père qui venait de perdre un membre de cette grande famille qu'était Poudlard.
 
-         Nous avons découvert le corps sans vie d'un de vos camarades... Peter Wayne. Il a trouvé la mort le 24 au soir alors que nous autres faisions la fête ici même.
 
Il y eut des murmures dans la salle. Je regardai vers les Serpentard : les filles pleuraient en silence, les garçons gardaient la tête haute, mâchoire serrée et regard dur. C'était ça que j'aimais chez eux... ils encaissaient et restaient forts. Ils avaient beau souffrir à l'intérieur, la seule chose visible à l'extérieur de leur carapace était la promesse d'une vengeance certaine s'il s'avérait que ce n'était pas un accident. Malgré mes quelques différends avec certains membres de leur maison, j'aurais préféré ne pas avoir à passer à l'acte. Mais Wayne ne m'avait pas laissé le choix.
 
-         Nous ne savons pas comment ça s'est passé... tout laisse à croire qu'il s'agit d'un accident. Les blessures sont celles des animaux vivants dans la forêt. C'est pourquoi... je tiens à vous rappeler la dangerosité de ce lieu. Elle n'est pas interdite pour rien. En particulier la nuit. Alors, je vous supplie de ne pas enfreindre le règlement. S'il existe, ce n'est pas pour vous embêter, c'est pour votre sécurité. Peter Wayne avait certainement voulu profiter de la nuit de Noël pour s'accorder une promenade... mais les prédateurs qui règnent la nuit ne font pas la distinction entre un jour de fête et un autre. Je vous en supplie... ne leur donnez jamais l'occasion de devenir leur proie. Votre sécurité n'est pas assurée dans la forêt.
 
Après ce petit rappel à l'ordre concernant l'importance du règlement, Dumbledore  continua son discours en rendant hommage à Wayne. Je n'étais pas certaine qu'il mérite toutes les bonnes paroles du directeur, mais bon... il fallait bien émouvoir les proches de la victime.


|27 décembre 1976 – Poudlard – Parc – 17h10 |
 
 J'étais assise contre le Saule près du lac, regardant pensivement le parc enneigé. Par la température glaciale infligée par les chutes de neige répétées, autant dire que personne ne s'aventurait dehors, préférant la chaleur des cheminées. Surtout après l'annonce de la mort de Wayne. Mais moi j'étais bien. Le feu en moi suffisait à me protéger du froid mordant. Tout était calme. Je regardais avec un sourire les flocons tomber lentement. La forêt était à peine visible à travers ce voile de neige. McGonagall avait préféré reporter l'entraînement prévu par James après ce qui était arrivé à Wayne. Quelques policiers étaient toujours sur place, pour continuer leur enquête et interroger les amis de ma victime.
 
-         Tu n'as pas froid ?
 
Je me retournai et souris en voyant Remus, emmitouflé dans un manteau, le visage à moitié caché par une écharpe.
 
-         Non, répondis-je.
 
Il s'assit à côté de moi, fermant momentanément les yeux en sentant la neige fondre sous ses fesses. Son air un peu pincé me décocha un sourire.
 
-         Et bien je ne sais pas comment tu fais, dit-il.
 
Je fis apparaître un feu juste devant nous, répandant une chaleur intense qui fit fondre la neige à cinq mètres à la ronde.
 
-         T'es un ange, dit-il dans un souffle.
 
Cela me fit sourire malgré moi. Oui, j'étais un ange. L'ange des assassins. Le démon du crime. Remus tendit ses mains gantées vers les flammes, se détendant peu à peu. Cette scène me parut vaguement familière, mais je n'eus pas l'occasion de chercher très longtemps, trop captivée par le reflet des flammes dans ses yeux. Ce même reflet que j'avais admiré la nuit de Noël, lorsqu'il m'avait offert le collier. Je poussai un soupir en laissant le fil de mes pensées se perdre dans de récents souvenirs.
 
* Flash Back *
| 25 décembre 1976 - Londres |
 
Pour la première fois depuis le début de l'année, je n'étais pas avec les Maraudeurs. Ils étaient tous les quatre rentrés chez eux pour la journée. Sauf Sirius bien sûr, qui était chez James. Remus m'avait proposé de venir avec lui pour ne pas rester seule, mais j'avais refusé. Je ne voulais pas m'incruster dans une fête de famille. D'autant plus que j'avais d'autres projets. Comme profiter des sublimes décors qui habillaient les rues de la capitale par exemple.
 
Cela faisait bien une heure que je me promenais, jetant de rapides coups d'½il aux vitrines, sans vraiment regarder. Toutes les boutiques étaient fermées en ce jour férié, mais les devantures étaient toujours éclairées pour exposer les plus beaux articles. C'est alors que mon regard fut attiré par la vitrine d'une bijouterie. Parmi les bijoux masculins se trouvait un collier, composé de rectangles en céramique noire, chacun traversé par une fine ligne d'or blanc. Immédiatement, presque sans le vouloir, je l'imaginai autour du cou de Remus, dévoilé par l'ouverture du col d'une chemise blanche. La même qu'il portait le soir de noël pour la soirée organisée par le directeur. Il lui irait vraiment bien. Je secouai vivement la tête pour reprendre mes esprits. Non mais n'importe quoi ! Je n'allais quand même pas offrir ce collier à Remus ! Je n'avais jamais fait de cadeau à qui que ce soit de toute ma vie ! Alors ce n'est pas avec l'une de mes cibles que j'allais commencer !
 
Je pouffai de cette idée stupide et repris ma route. Je m'arrêtai pourtant un peu plus loin et revins sur mes pas. Je regardai à nouveau le collier. Il était vraiment beau. L'harmonie entre le blanc et le noir était parfaite. Et puis après tout, Remus m'avait fait un cadeau, ce serait incorrect de ne rien lui offrir en retour.
 
* Retour au présent *
 
Je sortis de mes pensées et tournai la tête vers Remus. Je souris en voyant son profil un peu rêveur. Il dut se sentir fixé car il reporta son attention sur moi avec un faible sourire. 
« Prue, si tu lui offres ce satané collier, tu mets un coup de lame à ton honneur en tant que descendante de Serpentard...
Mais si je ne le fais pas, je me montre mal élevée...
Depuis quand tu en as quelque chose à cirer ?
Et bien en tant que descendante de Serpentard, je suis bien éduquée...
...Tu as l'art et la manière de tourner les choses comme elles t'arrangent...»
Et voilà, ça recommençait ! L'éternel débat mental : je le fais, oui ou non ? J'avais l'impression de ne pas être seule dans ma tête dans ces moments-là. Comme si d'un côté je voulais me lancer... et d'un autre, je me rappelais qui j'étais vraiment... et à quel point un tel geste de ma part serait vraiment stupide. Tellement incohérent. Insensé. Je me mordis la lèvre inférieure. Je pensais pourtant avoir pris une position ferme la veille en retournant chercher ce collier.
 
* Flash Back *
 
| 26 décembre 1976 - Londres - Bijouterie Garrard - 10h |
 
J'avais encore du mal à croire que j'étais de nouveau plantée devant la vitrine de cette bijouterie, à regarder le même collier. J'avais fait le choix de revenir, et pourtant, je me sentais toujours aussi hésitante. 
« Prue, retourne à Poudlard, tu n'as rien à faire ici »
Oh putain c'est pas vrai... ça n'arrêtait pas de fuser dans tous les sens dans ma tête depuis la veille. Il fallait vraiment que je me décide pour de bon. Je mis mes mains gantées dans les poches de mon manteau, soupirant une énième fois.
 
-         Vous voulez voir de plus près ?
 
Je sursautai légèrement en me tournant. Le bijoutier avait passé la tête par la porte d'entrée et me souriait.
 
-         Je vois que ça fait un moment que vous regardez les mêmes bijoux...
-         Euh... oui, merci, dis-je en me dirigeant vers lui.
 
Il me laissa entrer et referma la porte derrière lui.
 
-         Lequel désirez-vous voir ?
-         Le collier en céramique noire et or blanc...
-         Difficile de ne pas craquer devant celui-là, pas vrai ? dit-il en se retournant.
 
Je le regardai lorsqu'il ouvrit la vitrine par l'arrière pour récupérer le bijou qui me donnait tant de mal. Le bijoutier revint vers moi, me présentant le collier, brillant sous la lumière.
 
-         Sobre et élégant... lança le bijoutier.
 
Magnifique et parfait.
 
-        ... un cadeau qui suscitera à coup sûr le plaisir de votre petit ami.
 
Je détournai vivement les yeux du bijou pour les braquer sur le bijoutier.
 
-         Hein ? Non, c'est pour un... ami, rectifiai-je.
 
L'homme ne cacha pas sa surprise.
 
-        Et bien dans ce cas, ce sera un beau témoignage de votre attachement et de la valeur que vous accordez à votre amitié.
 
Je préférais cette version, même si elle ne me mettait pas davantage à l'aise. Je baissai à nouveau les yeux sur le collier.
« Tu as entendu le pro... on pense de suite à un petit ami, pas à un simple ami. Et puis sérieusement... tu n'es même pas véritablement amie avec ! Aller, arrête tes conneries, sors d'ici ! »
 
-          Je vais le prendre, soufflai-je.
 
Oui, j'allais sortir de cette boutique. Mais pas sans ce bijou.
«Tu vas le regretter.
Je regrette rarement mes actes. »
 
-         Je suppose que je vous fais un papier cadeau ?
-         Oui, s'il vous plait.
 
« Comme si Remus ne se rapprochait pas déjà assez, il faut que tu lui donnes le feu vert pour continuer ! »
Je ne lui donnais pas le feu vert... je lui rendais juste la pareille. Il m'avait fait un très joli cadeau, je ne pouvais pas rien lui donner en retour.
« Lui rendre la pareille avec un collier qui vaut peut-être dix fois plus que le sien ? »
Comment le savoir ? J'ignorais combien il avait payé celui qu'il m'avait offert. Et puis il ne s'agissait pas de prix. Si je m'étais arrêtée devant cette vitrine, c'est parce que ce collier m'avait de suite attirée.
Je regardai pensivement le bijoutier déposer le collier dans un écrin noir avant de l'emballer. Au moment de choisir une étiquette pour coller le ruban frisé, il eut un instant d'arrêt.
 
-        Quel mot dois-je mettre ?
-        Plaisir d'offrir, ça ira, répondis-je.
 
« Non mais je rêve... Prudence Jedusor ? C'est bien toi qui vient de parler ? " Plaisir d'offrir " ? C'est une blague non ? »
Le bijoutier apposa donc l'étiquette demandée.
 
-         Et voilà pour vous !
-         Merci.
 
Je sortis une liasse de livre sterling et comptai les billets jusqu'à atteindre le montant du collier. Je tendis le paiement au bijoutier. 
 
-         Il me semble que vous avez mis un billet de trop, dit-il.
-         Non non, c'est pour m'avoir décidée à le prendre, assurai-je avec un sourire.
-         Merci beaucoup ! Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année.
 
Je récupérai le précieux paquet et sortis enfin de cette boutique.
« Tu viens officiellement de te ridiculiser »
Je m'en remettrai, il paraît que ça ne tue pas.
 
* Retour au présent *
 
« Il n'est pas encore trop tard pour stopper le délire Prudence...
Il ne serait pas trop tôt pour que tu la fermes enfin.»
 
-         Au fait... dis-je en cherchant dans la poche de ma cape. Joyeux Noël... avec un peu de retard.
 
Je lui tendis le paquet soigneusement emballé, ce qui suscita beaucoup d'étonnement de la part de Remus.
 
-         Euh... merci, dit-il un peu confus. Mais il ne fallait pas que tu te sentes obligée...
 
« Tu vois ! Il n'attendait rien !
C'est de la politesse.»
 
-         Ça me fait plaisir. Je suis sûre que tu le porteras bien.
 
Tout comme moi quelques jours plus tôt, il prit soin à ne pas abimer l'emballage en le défaisant. Il découvrit un coffret tout en longueur et finesse qu'il ouvrit sur le fameux collier.
 
-         Woaw, il est magnifique !
 
Je souris en voyant son regard surpris et émerveillé. J'avais eu raison d'agir ainsi. Mon instinct m'assurait que j'avais fait le bon choix. Et quand l'instinct de la louve guide, la raison n'a plus qu'à se taire. Je me mis à genoux à côté de lui et enlevai son écharpe, intensifiant davantage le feu derrière moi pour qu'il n'attrape pas mal. Remus ne me quitta pas des yeux pendant que j'ouvrais un peu son manteau pour pouvoir lui mettre le collier. Je souris devant le résultat. Je ne m'étais pas trompée, il lui allait très bien.
 
-         Merci beaucoup, me dit-il.
 
Il se pencha vers moi pour me prendre dans ses bras, me déposant un long baiser sur la joue au passage. Son élan me dérouta un peu, mais je consentis à le prendre dans mes bras aussi. On resta quelques secondes comme ça. Je finis par me détacher un peu de lui et me relevai, l'invitant à me suivre à l'intérieur du château pour retrouver les autres Maraudeurs. Mais lorsqu'on arriva dans la salle commune, je sentis que mon père essayait d'entrer en contact. Je prévins les Maraudeurs que j'allais prendre un bain pour me réchauffer et montai rapidement dans mon dortoir. A cette heure-ci, j'étais seule, et c'était parfait. Je me mis sur le rebord de la fenêtre, comme d'habitude, et laissai entrer mon père dans ma tête pour échanger quelques pensées.
 
~  Point de vue de Remus  ~
 
Je regardai pensivement Prue monter dans son dortoir avant d'aller m'asseoir dans mon habituel fauteuil, avec mes frères de coeur. J'étais encore bercé par le moment que nous avions partagé sous le Saule. Je caressai doucement la céramique du collier, un peu rêveur.
 
-          Hé c'est nouveau ça ?! lança Sirius. Un cadeau de tes parents ?
 
Je souris à mon ami, qui ne ratait jamais rien.
 
-          Non...Tu ne devineras jamais qui me l'a offert... dis-je.
-          Dis-nous ! pressa James.
-          Prue.
-          Prue ?!! répétèrent les garçons.
-          Notre Prue ?! s'étonna Sirius. Prudence Hunt ?!
-          Elle-même, dis-je avec un sourire.
 
Mes trois frères de c½ur eurent un instant d'arrêt. Je ris devant leur air si étonné. J'avoue avoir ressenti la même chose en la voyant sortir le cadeau de sa poche. C'était tellement inattendu de sa part. Le plaisir n'en était que plus intense.
 
-        Là franchement frangin tu n'as plus aucun doute à avoir, lança James. C'est pas un cadeau anodin qu'elle t'a fait ! Il est magnifique ! Il doit être de grande valeur en plus !
-        Comme quoi, elle n'est peut-être pas expressive, mais pas insensible, envoyai-je avec un clin d'½il à Sirius.
-        Ne vas pas trop vite quand même dans ton avancée avec elle, j'ai pas envie de perdre mon pari ! taquina Sirius en me mettant une tape à l'épaule.



| 31 décembre 1976 - Poudlard - Dortoir des filles |

~ Point de vue de Prue ~
 
J'étais devant la fenêtre, une fois de plus. J'entendais la musique qui s'élevait de la salle commune, si forte que les murs en vibraient. Je distinguais des rires aussi, quelques cris de fêtards. La salle commune était bondée, raison pour laquelle j'avais voulu m'isoler un peu de tout ce brouhaha.

-        Prue ?

Je tournai la tête vers le mur de droite. La voix venait de l'autre côté. Celle de Remus.

-         Oui ?
-         Je peux entrer ?
-         Oui bien sûr.

Un passage se dessina dans la tapisserie, par lequel entra Remus.

-         Ça va ? dit-il en approchant.
-         Oui. J'avais juste besoin de me mettre au calme quelques minutes.

Il sourit.

-        Vielles habitudes ? demanda-t-il.
-        Oui... difficile d'en changer.
-        Je comprends. Tu veux que je te laisse ?
-        Non c'est bon, tu peux rester.

Remus sourit de plus belle. J'entendis les cloches sonner minuit.
 
-         Bonne année, me dit Remus.
-         Merci... bonne année à toi aussi. Que tes v½ux se réalisent.
-         Je n'en ai qu'un.
-         Ah oui ? Lequel ?
 
Je n'aurais peut-être pas dû poser la question. Remus ne répondit pas de suite, son regard se baissant sur mes lèvres. Il pencha légèrement la tête, posant sa main sur ma joue avec tendresse. Remus parcourut lentement la distance qui nous séparait, et j'étais incapable de le repousser. Au moment où nos lèvres auraient dû se toucher, je sursautai en entendant une sonnerie aiguë. Je me réveillai dans le dortoir faiblement éclairé par les rayons qui filtraient à travers les rideaux. Un rêve... ce n'était qu'un rêve. A bout de souffle et choquée d'avoir eu de telles pensées pendant mon sommeil, je me laissai retomber sur l'oreiller. Lily éteignit son réveil de mauvaise humeur, ayant certainement oublié de le couper la veille.
 
| Salle Commune des Gryffondor – 23h50|
 
La nuit était belle. Je regardai le parc enneigé faiblement éclairé par le croissant de lune. J'avais choisi de m'écarter un peu des Maraudeurs et des autres Gryffondor. Ils s'amusaient tous comme des fous depuis des heures, à boire, danser, chanter... j'avais autant de mal à supporter toute cette agitation qu'à prendre part à leurs délires. J'avais bien essayé de rester un peu avec eux, mais l'ambiance n'était pas à mon goût. Les Gryffondor au grand complet avaient décidé d'organiser leur propre réveillon. Les Maraudeurs avaient insisté pour que je sois là, mais je n'étais pas très fêtarde. Je ne savais pas m'amuser. La musique forte me dérangeait, je ne voulais pas boire pour conserver mes esprits et leurs jeux stupides ne m'intéressaient pas... alors autant dire que j'avais du mal à trouver un intérêt à la soirée. Je m'ennuyais légèrement depuis deux heures. Sirius et James me faisaient parfois sourire par leur bêtise. Je devais reconnaître que ces deux-là formaient un duo de choc, surtout quand il s'agissait de faire les clowns. Remus quant à lui était plus calme, même s'il prenait part à certains jeux. Il était plus posé. J'étais restée avec lui et Peter au début. On avait discuté de tout et de rien jusqu'à ce que je me rende compte que j'étais bien avec eux. Bizarre n'est-ce pas ? De fuir l'agréable.
 
-         Hé ! Prue ! Ma belle !
 
Je me retournai à temps pour réceptionner Sirius dans mes bras. Je dus le soutenir pour qu'il reste debout.
 
-         Sirius... soupirai-je. Tu ne crois pas que tu as assez bu de Whisky ?
-         Si, t'as raison ... je vais passer à la Vodka.
 
Je souris, un peu exaspérée. Je levai les yeux vers Remus en quête de soutien, mais il se contenta de m'observer de loin. Il devait être habitué que ce genre de soirée se déroule ainsi.
 
-         Tu veux pas boire ? demanda Sirius, la langue pâteuse.
-         Non merci.
-         Aller, rien qu'un p'tit verre !
-         Non Sirius. Je ne bois pas.
-        Rah tu vas bien avec Remus tiens ! Toujours à rester raisonnable ! Faut se lâcher dans la vie. On a qu'une jeunesse !
 
Il commençait un peu à m'énerver, je n'aimais pas cette attitude. Il arrivait tout juste à se tenir ce crétin. Comment pouvait-on en arriver là ? Je pris une grande inspiration, ma mission me rappelant à la patience. Je pouvais envoyer bouler beaucoup de personnes, mais pas les Maraudeurs. Même si une fois de plus, leur comportement allait à l'encontre de ce qu'autorisait mon éducation. J'étais persuadée que ça ne se passait pas comme ça chez les Serpentard. L'abus d'alcool était mal vu par la famille. Comme tout ce qui amenait à la perte de contrôle ou à la faiblesse. Il fallait toujours rester digne de son rang.
Sirius enfouit sa tête dans mon cou, et je serrai les dents. Je n'aimais pas sa manière de se coller à moi sans même me demander si ça me gênait ou pas.
 
-         Sirius... tu devrais retourner avec James, dis-je calmement malgré mes poils qui se hérissaient.
-         Quoi j'peux pas faire un câlin à une amie ? s'étonna Sirius avec une voix de gosse.
 
J'ignore pourquoi cette question m'enfonça une pointe dans le c½ur.
 
-         ...Si...
 
Il resserra davantage son étreinte, mais je ne parvins pas à y répondre. Je trouvais dangereux que mes proies m'affectionnent autant. Ce n'était pas l'objectif. Je devais gagner leur confiance... pas entrer dans leur c½ur. Au bout d'un moment, Sirius se détacha un peu en titubant et je dus le tenir par les épaules pour le stabiliser.
 
-         J'voudrais que tu- que tu sââches... que t'as beau être froide comme la glace, t'es une fille qu'j'apprécie beaucoup, dit-il en essayant de reprendre son sérieux. Et en tout bon Baraudeur - euh Maraudeur que j'suis...
 
Il pointa du doigt ma poitrine, cherchant ses mots. La scène aurait pu me faire rire si seulement il se taisait.
 
-         ... j'trouverai le moyen de faire naît' une flamme. C'est l'une d'mes bonnes résôlutions pour- pour cette nouvelle année.
 
Je serrai les dents. Décidément, entre lui et Remus, j'allais devoir être très vigilante. Ils semblaient tous décidés à m'emmerder avec ça. Il fallait vraiment qu'ils arrêtent de s'intéresser de si près à mon cas.
 
-       Tu sais quel est le problème des bonnes résolutions ? demandai-je calmement en essayant de ne pas être trop froide.
-         Me demande pas d'réfléchir là, c'trop dur, dit-il en rigolant.
-         Ce sont des promesses qu'on ne tient pas, répondis-je un peu raide.
 
Je lui passai à côté et montai dans le dortoir. Il fallait que je m'isole. Je me mis à la fenêtre et regardai au dehors pendant un long moment, essayant de mettre de l'ordre dans mon esprit. Je ne supportais plus d'être ici. Je ne supportais plus leur présence. Si au début ma mission m'apportait quelque chose de nouveau, aujourd'hui j'estimais que j'en avais assez vu. Je savais que gagner leur confiance était capital pour le bon déroulement de la mission. Je savais que mon père comptait sur ma réussite. Mais je ne voulais plus continuer. J'avais fait le plus dur en entrant dans leur cercle. Mais je craignais d'y rester enfermée. Les Maraudeurs se rapprochaient trop. Ils cherchaient trop à me connaître. J'avais le sentiment que j'allais bientôt perdre le contrôle de la situation si je restais avec eux. J'étais déjà en train de le perdre sur moi-même. Je me voyais changer au fil des jours. Pire, je me sentais moi aussi me rapprocher d'eux. Pour de vrai. Rester ici était en train de transformer la louve sanguinaire en chien de salon. Je n'étais pas faite pour ce genre de travail.

Père avait eu tort de penser que j'étais à la hauteur. J'étais une tueuse. Une excellente tueuse. J'aurais dû en rester à ça. Pas me lancer dans une mission à long terme consistant à me mettre une muselière. Surtout que j'avais la terrible impression de ne rien faire. Tout se faisait naturellement. Ils me considéraient comme leur amie. Ils me faisaient confiance. Ils m'appréciaient. Et il faudrait que je continue comme ça pendant des années avant de servir mon père. Deux ans minimum avant que ma relation avec les Maraudeurs soit vraiment utile. Ça me semblait impossible à tenir. Pas parce que je me sentais échouer, mais au contraire parce que je réussissais trop bien. Je passais tellement de bons moments que je n'avais pas besoin de me forcer pour les vivre avec le sourire.

En fait, c'était ça le problème. Alors que le but de ma mission consistait à me rapprocher d'eux, je me forçais à garder mes distances ! C'est ça que je ne pouvais plus supporter. Comment était-il possible que j'apprécie pour de vrai mes cibles ? Prédateur et proie ne peuvent s'affectionner. Pourtant, c'est ce qui arrivait. J'étais en train de me perdre à mon propre jeu. J'avais beau en avoir conscience, j'avais la terrible impression que c'était déjà irréversible. Pourquoi étais-je si dur ?
 
-          Prue ?
 
Je tournai la tête vers le mur donnant sur le dortoir des garçons. C'était la voix de Remus.
 
-         Oui ?
-         Je peux entrer ?
 
La scène me rappela étrangement mon rêve. Je me mordis la lèvre inférieure en fermant les yeux l'espace de quelques secondes.
 
-         J'arrive.
 
Je me dirigeai vers le passage qui se dessinait. Remus apparut, et je sentis mon coeur dérailler. Ce que j'avais imaginé cette nuit ne devait pas se concrétiser.
 
-         Minuit va bientôt sonner, rappela Remus.
-         Je viens. J'avais juste besoin de m'isoler un peu...
 
On échangea un regard pendant quelques secondes qui furent intenses. Je ne comprenais pas pourquoi il me déclenchait ce malaise.

- Tout va bien ? demanda-t-il.
- Oui oui, assurai-je.

Je suivis Remus en dehors du dortoir pour rejoindre tout le monde. Minuit sonna, et les Gryffondor se sautèrent dans les bras à tour de rôle. Je ne fis pas exception. Nombreux élèves que je ne connaissais même pas personnellement me firent la bise, me souhaitant les meilleurs v½ux pour la nouvelle année. 1977. Je souris malgré moi. Avec deux 7, l'année à venir ne pouvait que bien se passer. J'accueillis James dans mes bras, suivi de Sirius, Lily, Cindy... même Peter me serra chaleureusement. Je sursautai en sentant deux mains se poser sur mes épaules. Je me retournai et souris en voyant qu'il s'agissait de Remus.
 
-          Bonne année, me dit-il simplement en me prenant dans ses bras avec douceur. Meilleurs v½ux maraudesques.
 
Je souris faiblement en posant doucement mes mains dans son dos pour le garder contre moi. Je fermai les yeux en m'imprégnant de son odeur. Voilà encore une preuve flagrante que j'étais en train de changer : j'étais bien contre lui. Moi qui n'entretenais aucune relation affective, qui gardais toujours mes distances avec les gens... j'étais bien dans les bras de ma proie.
 
-          Bonne année à toi aussi Remus... tous mes v½ux de santé et de réussite.
 
J'eus un pincement au c½ur en sentant le collier que je lui avais offert contre mon cou. Je m'étais déjà perdue à mon propre jeu. Je ne lui avais pas fait ce cadeau pour le bien de ma mission. Ce n'était qu'un prétexte. Je l'avais fait avec sincérité. C'est ça que je redoutais. Je repensai à l'attitude que j'avais avec lui depuis le début. Je le repoussais et l'esquivais quand je le sentais trop proche... mais je revenais vers lui en le provoquant s'il s'éloignait trop. Je ne comprenais pas pourquoi j'avais cette attitude. Je ne me reconnaissais pas dans ces moments-là.
« Je suis une tueuse... je ne suis ici que pour les berner plus tard... lorsque le bon moment sera venu »

Depuis Noël, je devais mener une lutte intérieure... C'était comme si mon masque tombait en sa présence. Je perdais le contrôle. Il découvrait des brèches dans ma forteresse. Des brèches que je m'empressais de combler à chaque fois. Ça me rendait furieuse. Un loup-garou parvenait me déstabiliser. Il était le seul... Pourquoi étais-je incapable de le tenir loin de moi ? Pourquoi étais-je incapable en ce moment-même de me défaire de lui ?
L'effet qu'il avait sur moi me faisait rager, mais d'un autre côté, il me procurait du bien. Le fait de lire la tendresse dans son regard, l'assurance dans son sourire... il était tellement affectueux. Ça me déstabilisait qu'un homme se comporte ainsi avec moi. Comme ça me déstabilisait que je me comporte si bien avec lui. Trop bien. Bien plus que ma mission m'obligeait à le faire. Mais en même temps... comment résister à tant de gentillesse ? Comment ne pas répondre à ses provocations ? Ne pas me perdre dans la contemplation de son visage ? Ne pas me plonger dans son regard qui n'incitait qu'à -
« Stop ! Je dérive encore. Ça suffit. »

 Je me dégageai doucement de lui, évitant tout contact visuel. Je dérivais. Alors, ma bonne résolution pour la nouvelle année, c'était de rester dans le droit chemin.
 
|11 janvier 1977 – Poudlard – Bureau directorial – 10h|
 
Dumbledore m'avait convoquée à 8h ce matin pour me faire passer certains tests. Si au début j'avais un peu redouté de me retrouver seule avec lui dans son bureau, je m'étais vite détendue en constatant qu'il se contentait de me faire enchaîner quelques exercices. Comme m'avait prévenu mon père il y a quelques mois, le directeur voulait juste s'assurer que j'étais prête pour les examens de l'année prochaine, bien que je n'aie pas passé les BUSE.
 
-         Les ASPIC ne seront qu'une formalité pour toi avec le niveau que tu as, me dit-il une fois qu'on eut fini.
-         Merci. Je peux  y aller ?
-         Avant, j'aimerais te poser une question.
-         Allez-y.
-         Le nom Halliwell te dit quelque chose ?
 
Je haussai les sourcils. Absolument rien, pourquoi cette question ? Un piège ?
 
-         Rien du tout, avouai-je. Pourquoi, je devrais le connaître ?
 
Dumbledore eut une sorte de sourire... attendri ?!
 
-            Cette famille a marqué l'Histoire... Chaque descendant était très célèbre.
-         Ah. Pardonnez mon ignorance. J'avoue avoir été un peu coupée du monde dans ma jeunesse.
-        Ce qui est normal puisque tu étais dans un orphelinat. Cette année doit beaucoup te changer.
-             Vous n'avez pas idée.
-             A ce point ?
 
Je le regardai quelques secondes.
 
-           Oui. J'ai l'impression de me réveiller d'un long sommeil.
-         Et bien je suis content que Poudlard t'apporte plus que des leçons de magie. Cela dit, les professeurs sont très contents de toi. Ton nom circule beaucoup en salle des professeurs. Tu as fait un excellent semestre. J'espère que le prochain sera identique.
-              Il le sera, assurai-je.
-         En fait, la seule chose qu'on pourrait te reprocher, c'est ta discrétion. Mon collègue de Défense Contre les Forces du Mal affirme que tu as toujours les bonnes réponses, mais s'il ne t'interroge pas, tu n'interviens pas.
-             C'est dans ma nature.
-           Essaie de faire un effort sur l'oral, et tu seras parfaite, me dit-il avec un sourire.
-            C'est noté.
-            Alors tu peux  y aller. Je te souhaite une bonne journée.
-            De même.
 
Je sortis du bureau, soulagée que l'entretien se soit bien passé. J'étais intriguée qu'il m'ait demandé mes connaissances sur le nom Halliwell. Pourquoi ce nom ? Que représentait-il ? Au-delà de sa célébrité, pourquoi me l'avait-il sorti tout d'un coup ?

Incapable de résister à la curiosité qui me piquait, je me rendis à la bibliothèque pour trouver des réponses. J'empruntai un livre d'Histoire de la Magie et l'emportai en haut de la tour de Gryffondor pour lire tranquillement. Je parcourus rapidement les histoires raccrochées aux noms les plus célèbres de l'Histoire de la Sorcellerie, et je finis par tomber sur « Halliwell ».
En lisant un peu, j'appris que ce nom était célèbre depuis des siècles pour la puissance magique qui était présente dans cette illustre famille. Mon c½ur rata un battement en lisant un passage.
 
« Les membres de la famille Halliwell ont une puissance telle qu'ils n'ont pas forcément besoin de baguette et de formules pour produire de la magie, souvent contrôlée par la pensée. Chaque héritier maîtrise une forme de magie de cette manière. Jacob, le premier descendant, était réputé pour ses talents de télépathe, qui se révélaient efficaces dans la médecine pour résoudre les maladies mentales. Son fils, Gregory, volait comme un oiseau, sans aucun accessoire. Nombreuses ont été les générations de cette famille qui nous ont fait rêver par leur maîtrise de l'art magique. Télékinésistes, « passe partout »... La dernière héritière à avoir fait des merveilles était Rosalie Halliwell, célèbre pour ses talents de guérisseuse par une incroyable maîtrise du feu. »
 
Je sautai quelques lignes, impressionnée de voir l'étendue de leurs pouvoirs. Ça me rappelait étrangement mes propres capacités magiques. Je n'avais pas besoin de baguette ou de formule pour me servir de l'Expelliarmus, ce qui me valait le titre de télékinésiste. Et je maîtrisais l'Incendio aussi.
 
« Le nom de cette illustre famille s'est éteint la nuit du 7 février 1965, lorsque les dernières descendantes ont été victimes d'une violente attaque. Bien que leurs corps n'aient jamais été retrouvés, les policiers ont conclu à leur mort dix ans plus tard, le 7 février 1975. Cette affaire jamais résolue fut le tragique point final à des siècles d'Histoire ».
 
-         Le 7 février 1965... soufflai-je. Le même soir...
 
Je levai mes yeux du livre pour regarder l'horizon au loin. Qu'est-ce que ça voulait dire ? J'avais deux points en communs non négligeables avec cette famille. Y avait-il un lien entre les deux attaques ? Ou était-ce une simple coïncidence ?

Je posai le livre en fermant les yeux. J'avais tenté d'oublier. J'avais toujours été frustrée de ne pas avoir tué les assaillants moi-même. Mais si les deux attaques avaient un lien... ça voulait dire qu'une partie de mes ennemis était toujours en vie, les autres ayant été assassinés par mon père lorsqu'il était venu me chercher. J'allais devoir traquer ceux de l'attaque des Halliwell et les tuer eux aussi. Si les assaillants appartenaient au même clan, je me devais de le décimer au complet. J'eus un sourire cruel. Depuis trois ans, je traquais le chef du clan qui nous avait attaqué ma mère et moi parce que je savais qu'il n'était pas parmi les agresseurs. Il semblerait que ma liste de cibles s'allonge s'il a continué à faire vivre la partie survivante du clan. Je sortis ma baguette et fis apparaître un Patronus en forme de loup qui sauta de la tour pour disparaître.
 
| Lieux  indéterminés  |

~ Point de vue général
 
Le jeune homme était à son bureau en train de ranger ses papiers. Il releva la tête en voyant une soudaine clarté dans la pièce. Un loup constitué de lumière blanche sauta sur le bureau et ouvrit la gueule.
 
-         Retrouvez-moi les assassins de la famille Halliwell. Je pense qu'ils portent comme symbole un tatouage au bras : une tête de mort transpercée d'un poignard et d'un serpent. Suivez cette piste. Préviens les autres et traquez-les. Une fois localisés, prévenez-moi mais ne les tuez pas. Leur vie m'appartient.
 
Le jeune homme eut un sourire et appuya sur son épaule, où une tête de loup tribale trônait. Le tatouage vira au rouge. Une nouvelle traque serait bientôt lancée. 
 
|Poudlard – Tour de Gryffondor – 11h|
~ Point de vue de Prue ~
 
-         Prue ?
 
Je relevai la tête et vis Remus. Il avait un regard assez incertain posé sur moi.
 
-         Ça va ? demanda-t-il.
-         Oui, assurai-je.
-         Je peux m'asseoir ?
-         Oui bien sûr.
 
Je le laissai se mettre à mes côtés et reportai mon attention sur le paysage au loin. On resta plusieurs minutes comme ça, silencieux. J'étais perturbée par les nouvelles. J'essayais de comprendre pourquoi les Halliwell avaient été tuées elles aussi. Était-ce à cause de leur puissance magique ? C'est très plausible... mais dans ce cas, cela voulait dire que les hommes étaient venus pour moi à l'époque... seulement pour moi. Ça se tenait. C'est moi que le couteau visait après tout... c'est moi qui aurait dû mourir si seulement je ne l'avais pas dévié sur ma propre mère. Je sentis mon c½ur se gonfler davantage de culpabilité. Ça aurait été mieux que je meure ce soir-là... pour tout le monde.
 
-         Qu'est-ce que c'est ? demanda Remus en désignant le livre.
 
Je sursautai presque au son de sa voix. Je clignai plusieurs fois des yeux, essayant de me raccrocher à la réalité.
 
-         Un livre que j'ai emprunté à la bibliothèque.
-         Ça parle de quoi ?
-         ... De la famille Halliwell, entre autres.
 
Je tournai la tête vers lui. Nous étions incroyablement proches, et pourtant ça ne me gêna pas.
 
-         J'ai entendu parler de cette famille... je crois que mon père a bossé sur l'enquête à l'époque. Pourquoi tu t'y intéresses ?
 
Je lui montrai le paragraphe que j'avais lu un peu plus tôt. Il me regarda avec incompréhension lorsqu'il eut fini de lire. Comment pouvait-il comprendre pour l'attaque alors qu'il ne savait même pas que j'avais une maîtrise magique très particulière ?
 
-         Dumbledore m'en a parlé. Je voulais juste me renseigner davantage.
 
Je n'étais pas prête à lui avouer ce qui faisait ma puissance... encore moins ce qui constituait ma plus grande faiblesse. Il sourit et regarda à nouveau au loin.
 
-         Sirius avait partiellement raison.
-         A quel sujet ?
-         Il y a un vrai mur de glace en toi.
 
Il tourna la tête vers moi, et j'affrontai son regard bienveillant.
 
-         Mais je n'aurai pas l'audace d'essayer de « faire naître une flamme ». C'est inutile...
 
C'était inespéré qu'il lâche l'affaire aussi facilement.
 
-         ...Je sais que ta carapace renferme déjà un vrai c½ur de flammes.
 
Je baissai les yeux, souriant malgré moi.
 
-         Je ne comprends pas qu'en sachant cela tu tentes toujours de te rapprocher, soufflai-je.
 
Je vis à son regard qu'il ne comprenait pas ma réaction.
 
-         De feu ou de glace... tu finiras par te brûler.
 
Une lueur traversa ses yeux avant qu'il m'adresse un sourire confiant.
 
-         Je prends le risque.
 
Je pris presque peur en voyant autant d'assurance dans son regard.
 
 
Chapitre 16 : Mur de glace
 
Et voilà pour ce nouveau chapitre ? Alors alors ? Qu'en pensez-vous ?
 
Vous l'aurez sans doute remarqué ... j'ai choisi de faire apparaître le nom " Halliwell " dans ma fiction. Ce n'est pas un hasard, mais bien une référence à la série " Charmed ", qui m'a poussée à écrire des scénarios d'épisodes que j'inventais. Cela a constitué mes premiers pas dans l'écriture, et c'est pourquoi je rends hommage à ma première source d'inspiration...

Tags : L'histoire d'un assassin - Partie 1 : L'amour d'un Assassin - tome 1

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Comments :

  • aliseevila

    28/11/2015

    Enfin de compte, j'ai lu tout le chapitre. Des que j'ai commencé à lire, je n'ai pas pu m'arrêter. J'ai apprécié ce chapitre, notamment le passage sur les Halliwell. On est face au passé de Prue.
    à bientôt pour la suite.

  • aliseevila

    28/11/2015

    Coucou, j'ai lu jusqu'à la fin de la partie du point de vue de Rémus qui parle du collier à ses amis. J'ai beaucoup aimé ce que j'ai lu. Je préfère te laissé un commentaire sur ce que j'ai lu car après je vais oublié, même s'il manque d'inspiration. Désolée.

  • fichp-lifealwaysrestart

    24/08/2015

    Ça me palit une fiction où il y a un grand nombre de clans, et où on ne sait pas lequel choisir. En mêlant Prue aux Halliwell, ça créé un troisième camp que j'ai hâte de connaître plus en profondeur !

  • aliseevila

    07/07/2014

    La famille Halliwell liée à Prue. Cette idée me plaît;

  • hostfresh-HarryPotter

    23/06/2014

    Connais pas Charmed mais je ferai mes petites recherches. ..... sinon, bah j'adore quoi. Comme TOUJOURS. ...

  • aSupernaturalLife

    15/04/2014

    Oublie ma question, je viens de commencer le chapitre 17 et de voir l'image du tatouage que tu as mis... c'est pas du tout la marque xD On va dire que mon cerveau est en veille pendant les vacances ><

  • aSupernaturalLife

    15/04/2014

    Mais dis moi, si je ne me trompe pas, Prue parle "d'une tête de mort transpercée d'un poignard et d'un serpent", ce n'est pas la marque des ténèbres ? *excuse si ma question est idiote, ça fait un bail que j'ai pas lu ou vu les HP u.u*

  • harry-potter-8-fic

    01/04/2014

    Comme toujours un excellent chapitre

  • assassin-maraudeurs

    24/03/2014

    Hp-Prophetie-95 wrote: "Coucou, je passe re enfin lire et j'ai décidé de vraiment me re m'être a lire ta fiction et rattrapé tous les chapitre, après es que je vais y arrivé aucune idée, mais je vais essayé! XD

    J'aime beaucoup ce chapitre ! Il est comme tout le temps super bien écrit! :) J'aime bien la blague que prévois de faire Prue et Sirius a Lily! D'ailleurs, j'ai l'impression qu'il y a une tension qui se crée entre Lily et Prue surtout avec l'histoire dans la chambre au début du chapitre.

    J'ai l'impression que le comportement de Prue a beaucoup changée, après c'est peut-être parce que je n'ais pas lue ta fiction de puis longtemps, mais j'ai l'impression qu'elle a de pensé moins noire. Et son comportement avec ces cibles (les maraudeur ) a vraiment changée tu parle même de confiance qu'il y a entre eux dans le début du chapitre. Serte c'est une confiance pour joué au quiditche, mais ça peu changé et être plus ! :)

    Sinon après la découverte du cors, Sirius et James revient et il disent '' D'après les policiers, sa mort remonte au 24 au soir... '', je crois que policier et un terme moldu (enfin je suis pas sur), mais dans se cas la on ne devrais pas dire Aurore ?

    J'ai remarqué une petite erreur de rien du tous et que de plus en plus de gens fon. Je sais pas pour quoi, mais je me doit de le dire, c'est comme un tique. Même si je pense que tu le sais le réveille de Lily ne peu pas marché, car les objet électronique ne marche pas a Poudlard. En plus il a gâcher un super rêve XD ! Je sais pas tu pourrais inventer un truc du gore baguette qui siffle, ça pourrait faire un bon réveille :) ou tu peu laissé ça c'est pas très grave, car après tous beaucoup de monde fon ça ! C'est juste que comme je suis chiante j'aime bien faire la remarque XD (des que je voix ça je la fait toute le temps) .

    Quelque chose ma bien fait rire dans ton chapitre et je suis sur a 99 sur 100 que tu la fait exprès quand Prue dit ça '' Ce sont des promesses qu'on ne tient pas '' sur les bonne résolution et que après tu écrit ça '' Et ma bonne résolution pour la nouvelle année, c'était de rester dans le droit chemin. '' .ça veux tous dire ! XD

    Halliwell ? Comme dans Charmed ? J'ais pleins de question dans ma tête et une surtout que je pense que Prue aurait dus se pausé, es que Dembledore est au courant ? C'est quand même lui qui lui a posé la question, es qu'il c'est pour les pouvoir de Prue ? Prue se pose 2 question '' Y avait-il un lien entre les deux attaques ? Ou était-ce une simple coïncidence ? '' Moi je me demande en plus deux ça si c'étais deux attaque ? Et si ça ne serais pas une seul ? Je sais ça serais un peu vue qu'elle ne s'appelle pas Halliwell, qu'elle n'a pas de s½ur et que ça mère ne porte pas le même nom. Mais je sais pas le fait que les deux attaque on eu lieu le même jours, je n'ais pas vraiment de raison de pensé ça, mais je pense que c'est qu'une seul attaque (je suis peut-être pas claire :) ).

    J'ai vue que Peter rentre plus dans l'histoire et c'est bien, je fait la remarque car je te l'avais reproché un moment.

    Et voila, tu peu reprendre ton souffle c'est fini ! Je crois que c'est le plus long commentaire pour une fiction que j'ai jamais écris XD. Je suis plutôt fiers de moi ! J'avoues que je l'ai écris en plusieurs partit sinon j'aurais oublier des chose c'est sur. Il se peu que je me soi trompé dans certaine chose, car je t'avoue il y des moment je me souvient plus de sertains moment de ta fic (gore je me souvient plus si Dumbledore est au courant pour les pouvoir de Preu ). J'essayerais de lire la suite demain, car la j'ai cours demain et j'ai sacrifier des minute de mon dodo pour te faire un jolie petit commentaire :) .
    Bisous et bonne nuit si tu ne dore pas déjà ! :)





    "

    Arf ! Je viens de me rendre compte que j'avais eu un problème à l'affichage de ton commentaire, j'en ai vu que la moitié ! Mes excuses, du coup je finis de te répondre ^^

    Bonne remarque concernant les objets électroniques... j'avais complètement zappé... bon après, on peut imaginer que c'est un réveil " magique " parce que je parle du réveil plusieurs fois, et honnêtement je me souviens pas de tous les passages -___- mais merci pour la remarque en tout cas !

    Et tu as tout à fait raison concernant les résolutions, j'ai fait un petit clin d'oeil au lecteur pour donner un aperçu de l'année à venir... que tu as été la seule à remarquer (ou du moins à me dire).

  • assassin-maraudeurs

    24/03/2014

    Hp-Prophetie-95 wrote: "Coucou, je passe re enfin lire et j'ai décidé de vraiment me re m'être a lire ta fiction et rattrapé tous les chapitre, après es que je vais y arrivé aucune idée, mais je vais essayé! XD

    J'aime beaucoup ce chapitre ! Il est comme tout le temps super bien écrit! :) J'aime bien la blague que prévois de faire Prue et Sirius a Lily! D'ailleurs, j'ai l'impression qu'il y a une tension qui se crée entre Lily et Prue surtout avec l'histoire dans la chambre au début du chapitre.

    J'ai l'impression que le comportement de Prue a beaucoup changée, après c'est peut-être parce que je n'ais pas lue ta fiction de puis longtemps, mais j'ai l'impression qu'elle a de pensé moins noire. Et son comportement avec ces cibles (les maraudeur ) a vraiment changée tu parle même de confiance qu'il y a entre eux dans le début du chapitre. Serte c'est une confiance pour joué au quiditche, mais ça peu changé et être plus ! :)

    Sinon après la découverte du cors, Sirius et James revient et il disent '' D'après les policiers, sa mort remonte au 24 au soir... '', je crois que policier et un terme moldu (enfin je suis pas sur), mais dans se cas la on ne devrais pas dire Aurore ?

    J'ai remarqué une petite erreur de rien du tous et que de plus en plus de gens fon. Je sais pas pour quoi, mais je me doit de le dire, c'est comme un tique. Même si je pense que tu le sais le réveille de Lily ne peu pas marché, car les objet électronique ne marche pas a Poudlard. En plus il a gâcher un super rêve XD ! Je sais pas tu pourrais inventer un truc du gore baguette qui siffle, ça pourrait faire un bon réveille :) ou tu peu laissé ça c'est pas très grave, car après tous beaucoup de monde fon ça ! C'est juste que comme je suis chiante j'aime bien faire la remarque XD (des que je voix ça je la fait toute le temps) .

    Quelque chose ma bien fait rire dans ton chapitre et je suis sur a 99 sur 100 que tu la fait exprès quand Prue dit ça '' Ce sont des promesses qu'on ne tient pas '' sur les bonne résolution et que après tu écrit ça '' Et ma bonne résolution pour la nouvelle année, c'était de rester dans le droit chemin. '' .ça veux tous dire ! XD

    Halliwell ? Comme dans Charmed ? J'ais pleins de question dans ma tête et une surtout que je pense que Prue aurait dus se pausé, es que Dembledore est au courant ? C'est quand même lui qui lui a posé la question, es qu'il c'est pour les pouvoir de Prue ? Prue se pose 2 question '' Y avait-il un lien entre les deux attaques ? Ou était-ce une simple coïncidence ? '' Moi je me demande en plus deux ça si c'étais deux attaque ? Et si ça ne serais pas une seul ? Je sais ça serais un peu vue qu'elle ne s'appelle pas Halliwell, qu'elle n'a pas de s½ur et que ça mère ne porte pas le même nom. Mais je sais pas le fait que les deux attaque on eu lieu le même jours, je n'ais pas vraiment de raison de pensé ça, mais je pense que c'est qu'une seul attaque (je suis peut-être pas claire :) ).

    J'ai vue que Peter rentre plus dans l'histoire et c'est bien, je fait la remarque car je te l'avais reproché un moment.

    Et voila, tu peu reprendre ton souffle c'est fini ! Je crois que c'est le plus long commentaire pour une fiction que j'ai jamais écris XD. Je suis plutôt fiers de moi ! J'avoues que je l'ai écris en plusieurs partit sinon j'aurais oublier des chose c'est sur. Il se peu que je me soi trompé dans certaine chose, car je t'avoue il y des moment je me souvient plus de sertains moment de ta fic (gore je me souvient plus si Dumbledore est au courant pour les pouvoir de Preu ). J'essayerais de lire la suite demain, car la j'ai cours demain et j'ai sacrifier des minute de mon dodo pour te faire un jolie petit commentaire :) .
    Bisous et bonne nuit si tu ne dore pas déjà ! :)





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    Hey ! Et woaw en effet, quel commentaire ! ça fait plaisir de te revoir (enfin te relire) =)
    Alors ta mémoire est bonne, le comportement de Prue a vraiment changé =) Elle est beaucoup plus ouverte, et considère de moins en moins la mission comme un travail forcé.

    Pour les Aurors... et bien je me posais la question au début, du coup j'ai cherché la définition et à chaque je trouve qu'un Auror est un chasseur de mage " noir ". Sauf que je pars du principe que tous les criminels ne recourent pas forcément à la magie noire... donc j'ai inventé pour l'histoire la Brigade Criminelle Magique, et j'emploie donc le terme " policier ". Du coup, flics et Aurors sont deux métiers distincts dans ma fic ^^

    Oui, Halliwell comme dans Charmed. Je l'explique à la fin du chapitre, c'est une référence au personnage qui a inspiré mes premiers écrits =)
    Dumbledore a des doutes sur Prue depuis le début. Il en a eu encore plus dans le chapitre 5 (après la première nuit de pleine lune où il y a eu combat avec les centaures), mais surtout depuis le chapitre 12 (Prue perd le contrôle sur le feu dans l'infirmerie alors qu'elle est en proie à des hallucinations). Donc oui, depuis, Dumbledore sait qu'elle a une maîtrise spéciale sur le feu.

    Ensuite, tu te poses la bonne question. En tant que lecteur, la question que tu te poses de suite, c'est " n'y aurait-il pas eu UNE attaque au lieu de deux. ". Seulement mets-toi à la place de Prue. Pour elle, le nom de sa mère était Blade. Et elle est fille unique. Donc elle ne peut pas envisager qu'il y ait eu une seule attaque (ça n'empêche pas le lecteur d'avoir son opinion sur le sujet xD).

    Merci en tout cas d'avoir pris le temps d'écrire un commentaire aussi constructif ! Bon courage pour la semaine, et à bientôt pour la suite =)
    Bisous !

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