Chapitre 25 : Electron libre

« Ne pas montrer l'attachement qu'on a pour quelqu'un ne veut pas dire qu'il nous laisse indifférent... ni qu'on n'est pas prêt à tout pour lui. »
 
Chapitre 25 : Electron libre
 
 De gauche à droite : Diego, Remus, Prue, Voldemort, Jack.
 
| 15 juin 1977 – Forêt de Dean – 23h |
 
Voilà quinze jours que je m'éclipsais une heure tous les soirs pour faire passer des petites épreuves à Calvin. Il était assez bon, j'étais persuadée qu'il gagnerait très vite en expérience. Il était très attentifs à mes leçons et se donnait à fond dans chaque exercice proposé. Il était animé par une détermination qui me faisait plaisir. Ce serait un bon élément.
Maintenant que la phase de préparation était terminée, il était temps pour moi de l'intégrer officiellement au restant de la meute.
 
-         Mes chers frères, lançai-je. Ce soir, j'ai l'honneur de vous présenter un nouveau membre.... Calvin !
 
Il y eut des applaudissements enjoués en guise d'accueil.
 
-         Je compte sur chacun de vous pour aider notre jeune « louveteau » à s'intégrer pleinement à notre meute.
 
Je me tournai vers lui, faisant disparaître le haut de sa tenue pour qu'il reste torse nu. J'ôtai mon gant gauche et posai fermement ma main sur son épaule droite.
 
-         En entrant dans le clan, tu acceptes d'obéir à mon code, de m'être loyal, d'honorer ton statut et d'être solidaire aux autres membres. En échange, je m'engage à te rémunérer, à te respecter, à assurer ta protection, et à te former pour qu'un jour tu deviennes un assassin de mon rang. Toute infraction au code que je t'ai transmis fera de toi une cible. Tu es libre de quitter la meute quand bon te semble, mais jamais de la trahir.
 
Lorsque j'enlevai ma main, la marque de mon clan s'était dessinée sur sa peau : la même tête de loup tribale cerclée de flammes que je portais au ventre.
 
-         Tu es des nôtres.
 
Un large sourire étira ses lèvres, et je vis la fierté briller dans ses yeux lorsqu'il regarda son épaule. Je remis mon gant et fis réapparaître le haut de sa tenue.
 
-         C'est la dernière fois que l'on voit ton visage Calvin, dis-je en lui tendant son masque. A partir de maintenant, tu te fonds dans la meute, tu es un membre comme les autres.
 
 
 
| Poudlard – Salle commune – 0h10 |
 
S'il y a bien une « personne » que je me suis mise à dos dans cette école, c'est la Grosse Dame. Je souris en l'entendant encore râler bien que son portrait se soit refermé derrière moi. Bon c'est vrai que je la réveillais souvent un peu tard le soir...
 
-         Où étais-tu ?
 
Je sursautai, ne m'attendant pas à croiser quelqu'un à cette heure-ci. Remus se leva du fauteuil, apparaissant dans mon champ de vision. La lumière avait beau être faible, elle était suffisante pour que je discerne à la fois l'inquiétude et le reproche sur son visage. Je déglutis, tout en gardant mon calme habituel malgré une légère accélération cardiaque.
 
-         En vadrouille, répondis-je simplement.
-         Comme trop souvent...
-         Tu m'espionnes ? demandai-je toujours aussi calmement.
 
Il se rapprocha de moi en soupirant.
 
-         Prue... c'est toi qui m'oblige à te surveiller... tu t'absentes énormément de l'école, sans prévenir.
-         Je n'ai pas de compte à rendre Remus, rappelai-je doucement.
-         Si. Tu es une élève. Tu es dans une école. Il y a un règlement à respecter. Alors c'est vrai que je suis très mal placé pour te faire la morale étant donné que je l'ai plus d'une fois transgressé avec les Maraudeurs. Seulement nous c'est juste pour des farces, des trucs sans importance. Toi tu quittes carrément le château, seule. Imagine les conséquences s'il t'arrivait quelque chose alors que tu es censée être dans ton dortoir ?
-         Il ne m'arrivera rien Remus. Je rentrerai toujours comme si je ne m'étais jamais absentée.
 
Il soupira, détournant le regard avec une pointe d'agacement. Je comprenais qu'en tant que préfet, je le mettais dans une situation délicate. Son respect pour Dumbledore devrait l'obliger à me dénoncer, mais son amitié pour moi l'en empêchait. Il se retrouvait entre deux eaux.
 
-           Qu'est-ce que tu fais tant que ça pour avoir besoin de partir si souvent ?
-           Pourquoi tu t'y intéresses ? détournai-je.
-         Pourquoi tu fais toujours des mystères ?! renvoya Remus. On a beau passer nos journées ensemble depuis le début de l'année, j'ai toujours l'impression d'avoir une inconnue en face de moi !
 
Ce fut à mon tour de soupirer. Remus avait raison, mais je n'avais pas le choix. Il ne pouvait pas en être autrement entre nous. Je ne pouvais rien partager de ma vie avec lui. J'appartenais à un autre monde.
 
-         Il faut que tu l'acceptes, soufflai-je.
-         De ne jamais te connaître vraiment ?
-         J'ai mes secrets Remus. Je ne peux pas tout partager avec vous. Ça ne veut pas dire que vous ne comptez pas pour moi, ou que je n'ai pas confiance... mais je suis comme ça.
 
Il secoua la tête, désespéré de s'adresser à un mur, et tourna les talons vers son dortoir. Mon c½ur dérailla en sentant son énervement. Je le rattrapai et me plaçai devant lui.
 
-         Ne m'en veux pas Remus.
-         Si. Je t'en veux de maintenir cette barrière entre nous qui ne demande qu'à exploser. Je t'en veux de nous laisser en dehors de ta vie alors qu'on t'a laissé entrer dans la nôtre. J'accepte que tu aies ta part de mystères Prue. Ton penchant solitaire, ton besoin de liberté... mais j'ai toujours l'impression que c'est en sens unique entre nous. Tu es capable de donner beaucoup d'affection, d'apporter une présence précieuse... tu me l'as prouvé depuis la mort de ma mère... mais toi tu refuses tout ça. Tu refuses d'ouvrir ne serait-ce qu'un tout petit peu ta carapace.
 
Remus tenta de me contourner, mais je le retins, l'entourant d'un bras pour l'arrêter à ma hauteur.
 
-         Je suis bloquée à l'intérieur Remus... je suis moi-même incapable d'en sortir, soufflai-je.
 
Il tourna la tête vers moi, et j'eus un faible sourire en voyant une lueur à la fois triste et surprise dans ses yeux. Je posai mon front contre son épaule, cherchant mes mots.
 
-         Tu n'as pas idée à quel point votre présence me fait du bien, avouai-je. Je suis navrée de ne pas le montrer, mais je peux t'assurer que notre relation n'est pas à sens unique.
 
J'ignore pourquoi j'avais ressenti le besoin de le rassurer à ce sujet... j'étais juste contente de l'avoir fait. Je me détachai de lui et croisai une dernière fois son regard, avant de me diriger vers mon dortoir.
 
 
| 16 juin 1977 – Poudlard – Grande Salle – 11h |
 
Je prenais le petit déjeuner avec les Maraudeurs. Nous avions profité de ce samedi pour faire la grasse matinée. Je repensai à ma courte discussion que j'avais eue avec Remus à mon retour. Je soupirai, regrettant de ne pas pouvoir le laisser me connaître comme il souhaiterait. Mais franchement, je doute qu'il apprécierait découvrir ce que je cache « dans ma carapace ». Aujourd'hui il disait vouloir me connaître, mais s'il savait vraiment qui j'étais, il voudrait certainement m'oublier.
Je levai les yeux en entendant les premiers cris de hiboux, à la recherche de ma chouette, me portant les habituels journaux sorciers et moldus. Elle se posa en agitant une dernière fois ses ailes avec élégance. Je fus surprise de voir un hibou marron atterrir devant moi, me regardant avec insistance en me tendant la patte.
 
-         Ça existe les erreurs de destinataire ? plaisantai-je en direction des Maraudeurs.
 
James secoua négativement la tête en souriant.
 
-         Non.
 
J'entrepris donc de détacher l'enveloppe de la patte du volatile inconnu, impatiente de savoir de qui il s'agissait. Mon c½ur rata plusieurs battements sous la surprise en lisant le nom de l'expéditeur. Je restai interdite plusieurs secondes, incapable de détourner les yeux de son nom. J'étais en proie à un mélange d'émotions absolument déroutant.
 
~ flash back ~
 
Je sortis de la douche, la serviette autour du corps. J'étais un peu fatiguée de mon entraînement. Jack ne m'avait pas épargné aujourd'hui, les exercices avaient été assez intenses. Ça faisait du bien, mais il me restait encore tant de choses à faire avant de pouvoir aller me reposer. Je m'habillai en vitesse en entendant frapper à ma porte.
 
-              J'arrive !
-              C'est moi, Asesino.
 
Mon c½ur rata un battement, m'arrachant un sourire malgré moi. Je ne remis pas mon masque. Comme avec mon père, ce n'était pas nécessaire avec lui. Je lui ouvris la porte et le laissai entrer. Il ôta son masque noir tigré de gris à son tour, me laissant voir sa bouille de brun pimenté aux yeux bleus.
 
-              Et bien, je te manque déjà ? taquinai-je.
-              Il faut que je te parle, dit-il avec sérieux. 
 
Je fronçai les sourcils. J'avais rarement vu un air grave sur son visage. Que se passait-il ?
 
-             Dis-moi.
-             Je vais partir.
 
Je déglutis à l'entente de ces simples mots. Comment ça " partir " ?
 
-            Explique-toi, demandai-je.
-            Je dois retourner en Italie... je suis prêt maintenant à revenir sur les traces de mon passé. Il est temps pour moi de savoir.
 
Je savais que ce jour viendrait. A l'époque, je n'avais réussi à calmer ses ardeurs qu'en lui disant qu'il était encore trop jeune, et bien trop inexpérimenté pour faire face à son passé. Aujourd'hui, je ne pouvais plus le retenir.
 
-              Je comprends... Tu pars longtemps ?
-           J'en sais rien. Je ne sais pas combien de temps ça me prendra. Plus de six mois, c'est sûr... peut-être un an. Je ne sais pas.
 
Je sentis une douloureuse décharge me parcourir la poitrine. Diego allait partir... pendant un temps indéterminé. Mon Diego. Je fermai momentanément les yeux. J'aurais tellement voulu le retenir encore...
 
-             Je te souhaite de trouver ce que tu cherches... soufflai-je.
 
J'entendis Diego se rapprocher, et je rouvris les yeux lorsqu'il me prit son visage entre ses mains avec douceur.
 
-           Ça va aller ?
-           Oui, mentis-je.
 
Non ça n'irait pas. Je ne saurais pas où il est, ni comment il va. Je ne serai pas là pour veiller sur lui, pas là pour le protéger. Diego dut deviner mes pensées, car il eut un faible sourire.
 
-           Je m'en sortirai.
-           Je n'en aurai aucune certitude.
-           Alors viens avec moi.
 
L'idée n'était pas pour me déplaire. Je n'aimais pas savoir Diego si loin, à la recherche de la difficile et dangereuse vérité. Et puis je pourrai l'aider, le soutenir dans sa quête. Nous avions toujours tout fait ensemble, alors pourquoi pas ça ? Je repensai à mon père, et au rôle que je devais assurer ici, en Angleterre. La réponse était évidente : parce que je devais porter le masque de Tracker.
 
-           Tu sais bien que je ne peux pas, rappelai-je.
 
Il posa son front contre le mien, et je déraillai à nouveau en sentant dans ce simple geste à quel point ça serait difficile pour lui aussi. Nous n'avions jamais été séparés très longtemps. Mais aujourd'hui il le fallait. Nous devions l'accepter.
 
-             Alors à bientôt, dit-il dans un souffle en s'éloignant.
 
On se lança un dernier regard, empli de tout ce que nous ne pouvions pas nous dire. Il me saisit doucement le poignet droit et déposa un baiser sur le tatouage représentant le lien infini. Notre lien. Je me mordis la lèvre inférieure mais ne laissai rien paraître lorsqu'il se redressa. Il remit son masque et se dirigea vers la porte.
 
-             Sois prudent... murmurai-je pendant qu'il sortait.
 
La porte se referma doucement, dans un bruit qui sembla résonner dans tout mon corps, comme un claquement qui faisait vibrer chacun de mes nerfs. Je déglutis une dernière fois pour chasser cette boule qui me nouait la gorge et remis mon masque. J'avais du travail.
 
~ retour au présent ~
 
-         Qui est ce Diego Paolini ? me demanda Sirius avec curiosité.
 
Il me fallut plusieurs secondes avant de parvenir à revenir à la réalité.
 
-         Ce que représente James pour toi... répondis-je dans un souffle. En plus fort.
 
Mon partenaire de survie. Mon compagnon d'armes. Mon frère de c½ur. Le seul homme sur cette Terre en lequel j'avais une confiance sans limite. Celui pour lequel je n'avais aucun secret. Ça faisait un an qu'il était parti. Il avait quitté le manoir de mon père pour retourner dans son pays natal, en Italie. Il avait eu besoin de partir à la recherche de la vérité sur son passé. Nous n'avions pas trop gardé contact pendant cette période. Il m'avait manqué, je dois l'admettre. Terriblement manqué même. Bien plus que je n'oserai jamais me l'avouer.
 
J'ouvris l'enveloppe en prenant le soin de ne pas l'abimer et sortis lentement le parchemin qui se trouvait à l'intérieur. Je n'avais jamais vu l'écriture de Diego auparavant, et ça me fit sourire de pouvoir encore découvrir quelque chose d'aussi banal chez lui alors que je le connaissais par c½ur.
 
Chapitre 25 : Electron libre

 
Je souris en finissant la lettre, porteuse d'excellentes nouvelles. Diego allait revenir, sain et sauf, sachant la vérité sur son passé. Je savais à quel point il devait se sentir apaisé. J'avais tellement hâte qu'il me raconte son voyage... moi aussi j'étais très impatiente de le revoir.
 
-         Il était à l'orphelinat avec toi ? demanda Remus en voyant que j'avais fini de lire.
 
Je levai les yeux sur lui, sentant mon c½ur se serrer légèrement. Au camp ? Oui, Diego y était.
 
-         Oui... répondis-je.
 
Diego fait partie de ma vie depuis tellement longtemps que j'avais l'impression d'avoir toujours vécu à ses côtés.
 
-         Je suis contente qu'il revienne.
 
Je repliai soigneusement la lettre et la remis dans son enveloppe. Les Maraudeurs reprirent leur conversation, mais à vrai dire, j'aurais été incapable de savoir de quoi ils parlaient. Mon esprit avait quitté Poudlard. J'en voulais presque à Diego de m'avoir prévenu si tôt de son retour. Les quinze prochains jours allaient être insoutenables.
 
| 23 juin 1977 – Poudlard – Parc – 18h |
 
La semaine des examens de fin d'année venait de s'achever. Je ne me souciais guère des résultats, pariant déjà sur d'excellentes notes. Je m'étais baladée dans toutes les matières. Les Maraudeurs aussi étaient sereins. Nous nous étions installés sous notre habituel saule, près du lac, savourant la douce chaleur de ce début d'été. Poudlard était vraiment magnifique et agréable à vivre en toute saison.
 
-         Dernière semaine avant la fin de l'année, soupira Peter.
 
Je baissai les yeux. Dernière semaine avec eux avant une séparation de deux mois. Dernière semaine sans mon masque. C'était fou à reconnaître, mais ils allaient me manquer. Une onde me parcourut, et je me levai, laissant les Maraudeurs à leurs projets de retrouvailles pendant les vacances. Je me dirigeai vers le lac, regardant l'horizon éclatant. Je soupirai, le c½ur un peu lourd.
 
-         Prue, tout va bien ?
 
J'eus un sourire triste en me tournant vers Remus.
 
-         Oui oui, ça va. Juste un peu nostalgique.
-         Sentiment qui balaye la plupart des élèves en fin d'année, taquina le lycanthrope.
-         Vous allez me manquer, avouai-je.
-         On se verra pendant les vacances.
-         J'en doute.
-         Pourquoi ?
-         ... Je ne vais pas être très disponible cet été. J'ai pas mal de choses à régler... et avec le retour de Diego, je pense qu'on va passer beaucoup de temps ensemble. Il a été absent pendant un an, tu comprends...
 
Remus ne répondit rien, baissant les yeux sur le lac nous reflétant. Je me mordis la lèvre inférieure. Je savais qu'il était déçu, mais je ne pouvais pas lui promettre de le voir. Je savais très bien que je ne pourrai pas. Tracker allait pleinement reprendre du service. J'en avais les tripes serrées de voir à quel point ça semblait affecter Remus. Je m'en voulus presque de m'être montrée aussi directe. Je manquais toujours autant de tact pour ce genre de chose.
 
-             Remus... je... je te promets de venir te voir si je peux.
-         Ne t'en fais pas, on se voit toute l'année, je comprends... c'est juste que je me suis habitué à ta présence quotidienne.
 
Mon coeur sautilla à ses paroles, me faisant sourire malgré moi. Je me rapprochai de lui et l'entourai, déposant un baiser dans son cou.
 
-         Pour moi aussi ça va être dur... avouai-je.
 
C'était vrai. Il allait me manquer. Je m'en voulais de lui annoncer mon absence pendant deux mois alors que j'avais été si proche pour l'aider dans son épreuve difficile. Je me sentis un peu coupable d'ailleurs. Absorbée par mes projets, j'avais complètement zappé le fait que Remus aurait sans doute encore besoin de soutien. Je soupirai en me calant dans son cou. Bon sang que ses bras allaient me manquer. Son odeur, sa douceur... son regard. Tout. Tout en lui allait me manquer.
Une douleur me saisit à la tête, et je fermai les yeux, laissant mon père entrer dans mon esprit à contrecoeur. J'aurais bien voulu profiter de ce moment avec Remus, sans être dérangée. Comme à chaque fois, une discussion par la pensée démarra.
 
-         Bien le bonjour ma fille.
-         Bonjour Père.
-         Quelles sont les nouvelles ?
-        Toujours les mêmes. Je suis bien ancrée dans le cercle des Maraudeurs. Je vais même leur manquer pendant deux mois.
-        Hum... peut-être que tu pourras entretenir les liens pendant ces vacances, mais je sais combien tu vas être occupée. Et j'ai également du travail pour toi.
-         Ne vous en faites pas, j'ai commencé à les prévenir que je risquais de ne pas être disponible.
-         Parfait. Ça va te permettre de souffler pendant les vacances en laissant un peu ton rôle de côté. L'année a dû être difficile pour toi.
-         Oui, mais je m'y suis habituée. Ça va maintenant.
-         A quel point tu as pris de l'importance pour les Maraudeurs ?
 
Je souris malgré moi, amusée d'avoir cette discussion alors que j'étais dans les bras de Remus... alors que mes cibles avaient elles aussi pris de l'importance pour moi.
 
-          A un point où ça devient difficile de nous séparer. Je fais partie de leur quotidien.
-         Excellent ! Je suis content de toi. J'ai hâte que tu me fasses une nouveau rapport sur tes cibles.
-          Vous l'aurez pour mon retour au manoir.
-          Bien. Je vais te laisser, j'ai réunion avec Orion.
-          Passez-lui le bonjour de ma part. A la semaine prochaine Père.
 
La connexion se rompit, et je serrai un peu plus Remus contre moi. Que je sois maudite pour de telles pensées, mais rien n'aurait pu me détacher de lui tellement je me sentais bien.
 
 
| 25 juin 1977 – Poudlard – Salle commune – 2h40 |
 
Je me réveillai en sursaut en ressentant une brûlure au ventre. Je soulevai le haut de mon pyjama pour voir mon tatouage. Il avait viré au rouge. Mon c½ur accéléra, je bondis hors du lit et m'habillai en un coup de baguette, sortant précipitamment. Il y avait un problème.
 
| Forêt de Dean – 2h55 |
 
Je me matérialisai au point de rendez-vous où j'avais l'habitude de retrouver les hommes de mon clan. Il n'y avait que deux personnes présentes.
 
-          Qu'est-ce qui se passe ?
-         On était sur une petite mission d'entraînement pour Calvin, histoire de lui faire la main sur une traque nocturne...
 
Les battements de mon c½ur accélérèrent davantage.
 
-         Il s'est fait prendre alors qu'il était en train d'approcher sa cible.
-         Les flics ?
-         Pire... Alvin Dantem.
 
Je déglutis péniblement. Alvin... le fils aîné de Cesarius Dantem. Le parrain que j'avais tué. Je fermai les yeux. Calvin portait ma marque depuis tout juste dix jours... et voilà qu'il se retrouvait déjà aux mains d'un de mes ennemis pour une histoire de vengeance. Et moi qui croyais que les Dantem n'oseraient pas riposter...
 
-         J'implore ton pardon Tracker... nous n'avons pas réussi à le protéger.
 
Je mis ma main sur son épaule pour le rassurer.
 
-       Vous n'y êtes pour rien. C'est moi qui ai provoqué la famille Dantem en abattant Cesarius sur contrat de sang.
-         On rassemble la meute ?
-         Non. Je refuse de tous vous mettre en péril parce que je n'ai pas assuré mes arrières. Rentrez chez vous. Merci de m'avoir prévenue, je m'occupe du reste.
-         Que vas-tu vas faire ?
-         Ce que je sais faire de mieux.
 
Je me détournai d'eux, sentant mes tripes se tordre de manière très désagréable. Cette nuit, j'allai me jeter au c½ur d'une meute de loups affamés ne voulant rien d'autre que ma peau. Je sentis une main m'attraper le bras.
 
-         Laisse-nous venir avec toi.
-         Non. Rentrez chez vous.
-         Mais Tracker –
-         C'est un ordre, coupai-je.
 
Ils me prirent dans leurs bras, m'arrachant un sourire. J'étais touchée par leur attachement.
 
-         Reviens-nous en vie... supplia l'un de mes deux partenaires.
 
Je lui mis une tape amicale dans le dos et me détachai un peu.
 
-           Tu en doutes ? provoquai-je.
-           Ils doivent être une armée à t'attendre, dit sombrement l'autre « loup ».
-      La Mort à elle seule sera toujours en surnombre, rassurai-je. Demain je vous raconterai comment un chef réagit lorsqu'on s'en prend à sa meute.
 
Je tournai les talons et m'éloignai, disparaissant dans la nuit. Contrairement à l'assurance que j'essayais d'afficher pour ne pas inquiéter mes hommes, je savais que ce soir les risques étaient plus élevés que jamais. Mais je n'avais pas le droit d'avoir peur, ou de douter. L'un de mes hommes était prisonnier, il fallait que j'aille le récupérer, quel qu'en soit le prix à payer. J'avais fait le serment de les protéger.
 
| Domaine des Dantem |
 
Je me matérialisai devant le haut portail de fer noir servant de frontière entre le territoire des Dantem et le reste du monde. Je n'eus pas besoin de me rappeler comment passer la sécurité, car comme je m'en doutais, j'étais attendue. Le portail était complètement ouvert, et je m'engageai sur le chemin sans plus attendre. J'entendis la ferraille grincer en refermant le portail dans mon dos alors que je continuais d'avancer sur l'allée. Je ne me retournai pas, continuant tout droit avec calme. J'avais un peu l'impression d'avoir le cerveau au ralenti. Pourtant la marche à suivre était très claire.
 
J'entrai dans le manoir familial sans prendre la peine de frapper. Des hommes m'attendaient de l'autre côté de la porte, se tenant de chaque côté des escaliers, comme pour me guider jusqu'à Alvin. Je connaissais déjà la destination. Je passai donc au milieu de ces chiens armés qui me regardaient avec un sourire arrogant. J'observai attentivement leur visage, leur carrure, leur position... tout en continuant mon chemin comme si de rien n'était. Je montai les escaliers jusqu'au dernier étage et pris le couloir qui me menait aux appartements du défunt parrain.

J'entrai dans la pièce, et m'arrêtai un mètre à l'intérieur. La porte se referma derrière moi. J'entendis le verrou basculer. Alvin n'était bien évidemment pas seul. Il y avait une bonne dizaine de ses hommes présents, prêts à le défendre, ainsi que ses deux frères. Calvin était bâillonné à une chaise au centre de la pièce. Mon regard s'attarda un instant sur le lit au fond, où j'avais éliminé Cesarius, avant de me reporter à nouveau sur mon louveteau. Il semblait avoir subi une légère torture. Cette simple vision suffit à attiser davantage ma haine. Une pulsion meurtrière faillit me faire perdre mon calme. Ils avaient osé le toucher. Ils allaient le regretter.
 
-         Tracker, salua Alvin avec une joie sauvage.
 
Calvin releva la tête brusquement dans ma direction, les yeux affolés de me voir. Le foulard sur sa bouche transforma son cri en gémissement étouffé.
« Ne crains rien Calvin... je viens en connaissance des risques... »
 
-         Je dois reconnaître que ton attachement pour tes hommes est vraiment admirable... venir te livrer pour sauver la vie d'un seul d'entre eux...
 
Il applaudit, me regardant avec mépris.
 
-         C'est beau, finit-il.
-         Relâche-le. Cette affaire de vengeance ne le concerne pas. C'est moi qui ai tué Cesarius. C'est avec ma vie que tu dois jouer, pas la sienne. Il n'y est pour rien.
-         Ton sacrifice sera vain. J'éliminerai tous ceux qui sont reliés à toi. Ton clan... ton patron... tous.
 
J'étais sur le point d'exploser. Ce moins que rien osait menacer les miens... je dus me concentrer pour garder mon calme. Ce n'était pas encore le moment de dégoupiller. Pourtant, la louve en moi ne demandait qu'à lui sauter à la gorge.
 
-         Qui te parle de sacrifice ? repris-je d'une voix glaciale. Tu crois sincèrement que je suis venue pour mourir ?
-         Si ce n'est pas le cas, tu verras ton protégé mourir sous tes yeux.
 
Les hommes d'Alvin sortirent leur baguette et la pointèrent sur moi, comme pour me dissuader de tenter quoi que ce soit. Cela me fit sourire. Ils n'imaginaient même pas l'ampleur de leur erreur. Ils pensaient sérieusement qu'un assassin de ma trempe allait se laisser faire ?
 
-         Tu penses peut-être pouvoir me faire chanter...?
- Tu n'es pas en mesure de négocier. Tu croyais que ton nom suffirait à nous faire trembler ? Qu'il n'y aurait pas de représailles ?
- Je te croyais plus intelligent que ton père... j'ai eu tort. Tu ne sembles pas avoir conscience que tu es sur le point d'activer une bombe. Si tu oses tuer l'un de mes hommes... je massacre toute ta famille... tous les crétins ici présents qui osent pointer leur baguette sur moi... ainsi que tous tes autres chiens qui attendent patiemment en dehors de cette pièce. S'il meurt Alvin, tu signes l'arrêt de mort de toute ta mafia de merde. Je ferai couler un bain de sang jusqu'à la dernière goutte.
-         Je serais bien curieux de voir comment tu comptes te venger si tu meurs ce soir...
 
J'éclatai de rire. Un rire bien glacial et méprisant, hérité de mon père. Sa naïveté était effrayante. Il ne se doutait pas dans quelle merde il s'était mis en osant me défier. Il avait posé le pied sur une mine, et la moindre erreur serait mortelle.
 
-         Et moi je suis curieuse de voir comment tu comptes me tuer.
-         Très bien. Tuez-la !
 
Les sorts fusèrent dans ma direction, mais je les renvoyai à leur expéditeur d'une simple pensée, sans même bouger. Ils s'écroulèrent sous les yeux effarés des trois frères Dantem, désormais sans protection.
 
Je me rapprochai des frères d'une démarche féline. Ils sortirent leur baguette mais je les désarmai. Je sortis la mienne et leur lançai un sort à chacun pour les forcer à se mettre à genoux, tous trois bien en ligne.
 
-         Ecoutez bien comment les choses vont se passer. Je vais m'en aller avec mon collègue, sans faire de victimes supplémentaires. Je vous épargne pour ce soir. Mais si vous voulez vraiment qu'on se fasse la guerre... on la fera... et vous perdrez. Sachez que cette option implique la mort de tous les membres rattachés de près ou de loin à votre mafia. Je serai impitoyable et ne laisserai aucun survivant. Je trouve le prix un peu élevé, pas vous ?
-         Tu ne sortiras pas vivante de ce manoir. Les autres ont pour ordre de te tuer si jamais tu franchis le seuil de cette porte, cracha Alvin.
-         Quels autres ? demanda une voix dans mon dos.
 
Je fis volte-face sous l'effet de la surprise, regardant la porte s'ouvrir sur mon père. Il entra dans la pièce, accompagné de deux Mangemorts, ainsi que de trois autres personnes habillées comme moi. Je reconnus le masque de Jack parmi eux.
 
-         Vous avez croisé des gens vous ? demanda mon père à sa troupe.
-         Hmm, maintenant que vous le dites, oui, il me semble bien avoir vu des cadavres recouvrant le sol jusqu'ici, répondit une autre voix que j'identifiai comme celle d'Orion.
 
Je souris sous mon masque. Mon père me lança un clin d'½il en me regardant, et je lui adressai un signe de tête. Je me tournai à nouveau vers les trois frères.
 
-         Comme tu peux le voir... je n'aurai aucun mal à sortir de ce manoir, provoquai-je.
 
Les frères Dantem se décomposèrent sur place. Ils avaient perdu tous leurs hommes en moins d'une heure.
 
-         Donc, je suppose que nous avons trouvé un accord ? repris-je face à leur silence. Vous stoppez votre ridicule tentative de vengeance, et vous gardez la vie sauve. Pas de guerre.
-         T'es pas drôle Tracker, moi qui voulais m'amuser.
 
Ça, pas besoin de la voix pour savoir que Bellatrix se cachait sous le masque du Mangemort qui venait de parler.
 
-         Il faut bien qu'il reste des survivants pour prévenir les autres parrains de la mafia de bien garder leurs chiens en laisse, fis-je remarquer.
 
Je me dirigeai vers Calvin et sortis mon couteau, tranchant les liens qui le retenaient prisonnier. Il m'adressa un regard empli de reconnaissance.
 
-          Merci Tracker... merci d'être venue me chercher.
-         Je t'ai fait une promesse quand tu es devenu membre du clan. Je ferai tout pour la tenir.
 
Je me concentrai sur son masque et le déplaçai jusqu'à moi pour le rendre à son propriétaire avec un clin d'½il. Je lançai un sort aux trois frères pour les libérer.
 
-         N'oubliez pas. C'était le dernier avertissement avant l'extermination de votre « famille », rappelai-je.
 
J'entraînai Calvin en dehors de la pièce, en le soutenant pour l'aider à avancer.
 
-         Ne gâchez pas votre chance, entendis-je de la voix de mon père. Je ne me serais pas montré aussi clément à sa place.
 
J'eus un sourire et continuai ma route à travers le couloir, jetant un coup d'½il à tous ceux qui s'étaient tenus droit et fiers pendant que je passais au milieu d'eux quelques minutes avant... et qui étaient maintenant allongés sur le sol.... inertes. Mes ennemis ne pouvaient pas faire le poids.
 
-         Tu sais, je crois que le plus terrible pendant que j'étais prisonnier... c'était d'avoir la certitude que tu viendrais, m'avoua Calvin.
-         Personne n'a le droit de s'en prendre à mes hommes. Je pensais que ma réputation était suffisamment dissuasive... mais certaines personnes ont encore la folie de me prendre à la légère. Je pense que cette nuit apportera la preuve à ceux qui osaient encore douter de moi... que personne ne peut m'atteindre à moins d'en payer de sa vie.
-         Qui sont les gens qui sont venus ?
-         L'homme que tu as vu sans masque est un puissant allié. Il a amené deux de ses hommes avec lui. Quant aux trois autres, je pense que tu as reconnu des assassins en eux. Il y a les deux qui t'accompagnaient sur ta mission... le dernier, c'est mon mentor.
-         Tu as un mentor ?!
-         Tu croyais que j'étais devenue un Maître assassin du jour au lendemain ?
taquinai-je.
-         ... Qu'aurais-tu fait s'ils n'étaient pas arrivés à temps ?
 
Je ricanai.
 
-         J'aurais laissé le choix aux hommes d'Alvin de me laisser passer et de vivre... ou de mourir en essayant de me faire obstacle. Ca se serait terminé de la même manière puisqu'ils ne m'auraient pas pris au sérieux, pensant qu'ils étaient trop nombreux pour moi.
 
Calvin garda le silence plusieurs secondes.
 
-          N'y a-t-il vraiment aucun moyen de venir à bout de toi ? demanda-t-il impressionné.
-         La Mort est invincible, lança mon père en lui mettant une tape à l'épaule, lui arrachant un gémissement.
 
Je marquai un instant d'arrêt, regardant vers mon père.
 
-         Ça dépend laquelle, rectifiai-je.
 
Je ne doutais pas un seul instant que je venais d'embrouiller Calvin. Mais mon père avait très bien compris mon allusion, car il sourit en me passant devant. Les Mangemorts nous rattrapèrent eux aussi, contents de leur petite promenade nocturne.
 
-         Hé Tracker, invite-nous à la fête la prochaine fois, ça nous évitera de nous imposer, railla Orion.
 
Je pouffai et continuai à soutenir Calvin jusqu'à la sortie du domaine des Dantem. 
 
-         Ne vous avais-je pas ordonné de rentrer chez vous ? lançai-je à l'adresse de mes deux hommes.
-         Désolé Tracker, mais ton code est très clair : chaque membre de la meute est solidaire des autres.
 
Je ricanai, amusée de m'être faite avoir à mon propre code.
 
-         Toi par contre, tu as oublié de respecter mes règles, ajouta Jack d'un ton réprobateur.
-         Je n'ai pas oublié, répondis-je calmement. C'était mon choix.
-         C'était la première et dernière fois que tu transgresses le code qui nous lie toi et moi. Ton statut de chef ne change rien au fait que je sois ton mentor, et que c'est donc à moi de te venir en aide dans ce genre de situation.
 
Je grommelai, pas très contente de me faire remettre en place devant mes propres hommes. Je pinçai Calvin en l'entendant rire discrètement sous son masque. On finit par atteindre le portail, et on transplana tous chacun de notre côté. J'amenai Calvin à proximité d'un hôpital pour qu'il aille se faire soigner.
 
 
| Manoir Voldemort – Appartements privés du Lord – 4h10 |
 
Mon père se tenait devant la fenêtre. Il savait que je passerais le voir. Il se retourna vers moi en m'entendant fermer la porte. J'ôtai mon masque, soutenant le regard de mon père à l'autre bout de la pièce. Notre échange visuel dura plusieurs secondes avant qu'il se décide à avancer vers moi, sans me lâcher des yeux.
 
-         Pourquoi ne m'as-tu rien dit ? demanda-t-il la voix chargée de reproches.

Tout comme Jack, mon père n'avait pas apprécié ma petite excursion solitaire.

-         C'est l'un des mes hommes qui était prisonnier... c'était à moi d'y aller.
-         C'est parce que je t'ai demandé de tuer Cesarius Dantem que ses fils s'en sont pris à toi.
-         Quelle importance ? Je n'avais pas besoin d'aide de toute façon. Je serais ressortie indemne même sans votre intervention. Vous m'avez facilité la tâche, mais vous ne m'avez pas sauvé la mise.
-         C'est par principe Prue ! Cette affaire nous concernait tous les deux, tu aurais dû me prévenir pour qu'on la règle ensemble.
-        C'est bien ce qu'il s'est passé au final.
-         Parce que l'un des tes hommes a prévenu Jack, qui est lui-même venu me le dire ! J'ai été le dernier prévenu !
 
Mon père s'approcha encore. Je voyais bien à ses yeux que sous sa colère ne se cachait que de l'inquiétude. Seulement il était trop fier pour le reconnaître. Il me prit le visage entre ses mains et posa son front contre le mien, sans me lâcher des yeux.
 
-         Arrête de jouer au loup solitaire avec moi Prue. Tu n'es pas obligée de tout affronter seule, même si je ne doute pas un seul instant que tu en es capable. J'accepte que tu aies ton clan, tes activités... mais quand ça nous concerne, on doit agir ensemble. J'ai la terrible impression que tu es un électron libre sinon... tu es si autonome que j'en viens souvent à me demander si tu ne vas pas finir par m'abandonner.
 
Je pris son cou entre mes mains avec douceur, soutenant son visage en mettant mes pouces sur ses joues.
 
-         Les enfants prennent tôt au tard leur indépendance Père, c'est inévitable... mais je serai toujours votre fille... je ne vous abandonnerai jamais.
 
Je savourai ce contact contre lui. C'était tellement rare qu'il me montre son affection... qu'il me fasse ressentir à quel point il tenait à moi. Même si je n'en doutais pas un seul instant, ce genre de moment faisait du bien. Pendant quelques instants, nous laissions enfin nos statuts respectifs de côté... pendant quelques instants, il était mon père, et moi sa fille. Des secondes précieuses où rien n'aurait pu me détacher de lui.

 
Chapitre 25 : Electron libre

 
 
Hello ! Je vous avoue que je me suis bien fait plaisir avec ce petit extra. Ce chapitre n'était absolument pas prévu au programme, mais je pense qu'il était nécessaire de faire ressortir encore une fois, l'état d'esprit de Prue, son lien avec ses hommes, mais aussi avec son père. 
Comme l'a suffisamment dit Prue, petite pause dans la mission avec les Maraudeurs le temps des vacances d'été. J'espère que cet éloignement ne vous gênera pas trop.
 
Mot de Tracker et aperçu du prochain chapitre bientôt disponibles :)
 
Bisous

Tags : L'histoire d'un assassin - Partie 1 : L'amour d'un Assassin - tome 1

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Comments :

  • Dum-Cha

    22/12/2016

    J'ai beaucoup aimé ce chapitres et dray nous fait peter un plomb..cette histoire n'en fini pas et pour notre plus grand plaisir se complexifie..

  • aliseevila

    25/09/2016

    J'ai beaucoup aimé ce chapitre. J'ai pris plaisir à le lire. Je n'ai aucune critique négative à faire, c'est toujours un délice de lire ton histoire. à bientôt.

  • LeMaitreDesLieux

    30/08/2015

    voldemort qui vient à la rescousse de sa fille et qui lui montre de l'affection ? j'adore ! dans ce chapitre, j'ai adoré ceci mais aussi le fait que Remus en ai marre de ces cachotteries, pourtant je me demande comment il compte la faire céder ^^

  • hostfresh-HarryPotter

    23/06/2014

    Lalala..... Dray..... Tu vas finir par nous faire peter un plomb. ....

  • Harry-Potter-generationx

    28/05/2014

    Une petite dispute entre nos protagonistes préférer ! Ça deviendrait ennuyant sinon ! ;)

    Enfin son frère de c½ur va apparaître ! Ça fait tellement longtemps qu'on en entends parler ! ^^
    Oulala ! Ne jamais au grand jamais toucher a un louveteau ! Surtout si sa maman est une tueuse a gage hyper douée !
    J'ai adore l'entrée de Voldemort et de ses fidèles, épique, surtout son petit coter sarcastique qui le change tellement du gars hyper sanguinaire des romans ! ;)
    Et la dernière partie de ton chapitre, j'en viendrais même a apprécier Voldemort ! Je m'inquiète la ! xD

    C'était un super chapitre ! Mais je lirais la suite demain :D

    Bisous

    Camille

  • assassin-maraudeurs

    20/05/2014

    Sasha---Pieterse wrote: " Coucou, excuse moi de te déranger, aurais-tu la gentillesse de voter EMILIE DE RAVIN sur les sondage s'il te plait ? :)♥
    > http://www.123votez.com/sondages/sondage-gratuit-64828_10353711.php
    > http://www.weetix.fr/z/QMtL2ea
    Merci et bonne soirée ♥
    "

    C'est fait. Bonne soirée

  • Sasha---Pieterse

    19/05/2014

    Coucou, excuse moi de te déranger, aurais-tu la gentillesse de voter EMILIE DE RAVIN sur les sondage s'il te plait ? :)♥
    > http://www.123votez.com/sondages/sondage-gratuit-64828_10353711.php
    > http://www.weetix.fr/z/QMtL2ea
    Merci et bonne soirée ♥

  • aSupernaturalLife

    17/04/2014

    Wahou, Hugh Jackman est Jack ! Je l'aime lui :P ♥

  • harry-potter-8-fic

    08/04/2014

    excellent chapitre encore une fois :)

  • MikaWolfeHP

    31/03/2014

    Wow!!!!!! C'est un magnifique chapitre!!!! J'adore vraiment! Et j'appréhemde le moment où les maraudeurs vont tout découvrir sur Prue / Tracker et celui où Voldemort va découvrir l'attachement réelle de Prue pour les maraudeurs ... !

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