Chapitre 30 : Un lien infini

" Je considère Diego comme mon frère depuis que je le connais... mais nous ne le sommes pas réellement. Notre lien est infini, mais pas par le sang. Et ça fait une énorme différence... parce que j'ai l'impression que notre relation est en train de changer. "

Chapitre 30 : Un lien infini


 
| 17 août 1977 – Planque de Tracker – 19h25 |
 
Je m'appuyai sur le dossier de mon fauteuil, me frottant les yeux en soupirant. J'étais fatiguée. Ma nuit avait encore été agitée, et la journée sans répit. Diego et moi nous étions exilés dans ma planque afin de pouvoir préparer l'assassinat du Premier Ministre Français sans être dérangés. Heureusement que je participais à cette mission, car Diego avait commis quelques erreurs dans sa préméditation qui auraient pu lui coûter cher.

 

Depuis 6h du matin, nous revoyions ensemble tous les éléments qu'Orion et Cygnus avaient récupérés. J'avais dû intégrer rapidement les nombreuses informations, touchant aussi bien au déroulement de la soirée qu'à la sécurité, afin de préparer au mieux cette mission. Le plan de la résidence me donnait mal à la tête à force de le regarder dans tous les sens. Il ne me serait pas utile normalement, mais comme il fallait toujours prévoir des plans alternatifs, je ne laissais rien au hasard. Rien ni personne ne devait représenter une surprise pour le jour J. Il fallait que je sois au courant de tout à l'avance. Cette fois, je ne comptais laisser aucune place à l'improvisation. Diego n'avait pas suffisamment d'expérience pour se le permettre. Il nous faudra suivre le plan élaboré à la lettre, sans commettre le moindre écart.

 

Si tout se passait comme nous l'avions prévu, la cible ne devrait pas être très compliquée à tuer. En fait, l'assassinat en lui-même était simple. La seule variable qui nous échappait, c'était ce qui se passerait une fois le Premier Ministre Français retrouvé mort. Je ne pouvais que deviner les réactions de la part des agents de sécurité... je n'avais en revanche aucune certitude. Il pouvait très bien exister un dispositif qui piège tout le monde dans l'enceinte de la Résidence. Orion et Cygnus avaient mené une enquête approfondie, mais cela ne voulait pas dire qu'ils étaient au courant de tout. Cela me rendait nerveuse. Demain, ce n'est pas seulement ma liberté qui allait être mise en jeu. Il y avait aussi celle de Diego. Je n'avais pas le droit de faillir. Diego avait besoin de moi, et il fallait que je me montre confiante pour le rassurer. Il avait suffisamment de pression sur les épaules.
 
-           Prêt pour un nouveau duo ? demandai-je pour sortir Diego de ses pensées.
 
Il releva les yeux vers moi avec un faible sourire à mon allusion. Demain serait notre premier duo en tant que tueurs à gages, mais nous en avions fait beaucoup d'autres par le passé, dans d'autres circonstances.
 
-           Toujours, comme dirait quelqu'un que je connais bien, me répondit-il avec un clin d'oeil.
 
Oui. Tout se passerait bien. Il ne pouvait pas en être autrement. Nous n'avions encore jamais échoué tous les deux.
 
 
| 18 août 1977 – Manoir Voldemort – Appartements d'Asesino – 17h55 |
 
Diego était nerveux. On n'assassine pas un homme politique aussi important tous les jours. La cible était de taille, et l'erreur interdite. Mon père n'envisageait pas l'échec. Jamais. Encore moins de notre part.

 


De mon côté, j'avais moi aussi mal dormi. Mon sommeil était toujours aussi ponctué de rêves, et lorsque je me réveillai, je pensai à cette mission que nous ne devions pas rater. Je m'étais même prise à préparer mentalement un plan de fuite en cas d'échec. Pas une simple fuite de la Résidence. Non, une fuite tout court. Changement d'identité, de physique, de pays... pour échapper à toute la sécurité nationale. Autant dire que j'étais loin d'être abritée par mon assurance habituelle. Aujourd'hui, j'étais presque aussi nerveuse que Diego.

 


Il ne nous restait plus beaucoup de temps avant le début de la mission. Je souris malgré moi en voyant mon frère de c½ur devant le miroir en train de nouer sa cravate. Il arrêta son geste en croisant mes yeux au travers du reflet. Ma robe de soirée prévue pour la mission m'avait enveloppée dans un voile de fumée. Il se retourna, un peu surpris, agrandissant un peu plus mon sourire.
 
-         Ne bave pas sur ta belle chemise, me moquai-je gentiment.
 
Diego reprit de suite contenance, et l'assurance revint dans son regard. Il termina de nouer sa cravate et se rapprocha de moi.
 
-         C'est de ta faute, dit-il en passant la main sur sa chemise comme s'il s'était tâché. La robe te va trop bien.
 
Je crois bien que Diego ne m'avait jamais vu en robe. Ce n'est pas une tenue très habituelle pour un assassinat, mais cette fois faisait exception. Politiques, militaires, économistes, philosophes, journalistes... voilà ce qui composerait notre entourage. Alors pour se fondre dans la masse, la tenue de tueuse sportive et mystérieuse resterait sagement sur ma statue dans ma planque. La robe de soirée rouge suivant mes courbes était un peu plus adaptée aux circonstances. Nous ne comptions pas nous cacher. Au contraire.
 
-         Suis-je à la hauteur de ma partenaire ? demanda Diego avec un sourire.
 
Je l'observai attentivement, à la recherche du moindre défaut qui pourrait gâcher l'image parfaite qu'il offrait. Je lui arrangeai le col de sa chemise, profitant de l'occasion pour baisser les yeux devant son regard intense. Diego savait user de son charme.
 
-         Largement, assurai-je.
 
Et ce depuis longtemps. Diego était quasiment mon égal. Je relevai les yeux malgré moi, attirée par le bleu envoûtant des siens. Un malaise me saisit en me sentant déstabilisée. Diego était comme mon frère. Mon frère de c½ur et rien d'autre. Je ne devais pas laisser mes pensées dérailler. Et puis il y avait Remus aussi... lui qui était si affectueux avec moi... si fascinant. Je ne pouvais pas trahir la relation de jeu que j'avais avec lui. Je me donnai une claque intérieure, serrant la mâchoire à cette folle idée. Bon sang, mais qu'est-ce qu'il me prenait de penser une chose pareille ?! Remus n'était pas une barrière entre Diego et moi. Il ne le sera jamais ! Il pourrait pourtant... mais c'était bien au-delà de ce qui m'était autorisé. Je ne pouvais pas. Il fallait vraiment que je me le sorte de la tête. Que je reprenne mes esprits. Mon père avait raison sur un point : les sentiments étaient le meilleur moyen de s'écarter du chemin de la raison.

 

Le regard Diego glissa sur mes lèvres l'espace d'une seconde, et je profitai que l'horloge sonne 18h pour m'éloigner de lui.
 
-         C'est bientôt l'heure, allons-y, annonçai-je avec maladresse.
 
 
| Une minute avant... |
 
~ Point de vue général ~
 
Lord Voldemort sortit de ses appartements, laissant Nagini à l'intérieur. Sa fille et Asesino ne devraient plus tarder à partir, il souhaitait s'assurer qu'ils étaient prêts, même s'il n'en doutait pas. Prue avait sûrement rendu le plan parfait, comme toujours.

 


Il arriva devant la porte des appartements de sa fille et frappa trois coups secs, sans obtenir de réponse. Il alla donc vers la porte voisine de seulement quelques mètres, où se trouvaient les appartements d'Asesino. Il n'eut pas besoin de toquer, car il se rendit compte que la porte n'était pas fermée. Satisfait de ne pas avoir manqué le départ de ses deux tueurs, le Lord poussa la porte mais arrêta son geste devant une vision surprenante : Prue et Diego se tenaient l'un en face de l'autre, un peu trop près à son goût. Sa fille arrangeait le col de son partenaire, et le regard qu'ils s'échangeaient en disait long sur leurs pensées respectives. Il y avait une attirance évidente entre eux. Le trouble qui les abritait à cet instant ne trompait pas.

 

Sentant une onde lui parcourir les nerfs, le Lord préféra refermer la porte et s'éloigner, faisant comme si de rien n'était. Ils étaient sur le point de partir en mission, ce n'était pas le moment de les perturber. L'heure des explications viendra plus tard. 
Le Lord n'eut pas le temps de changer de couloir qu'un bruit de porte claquant résonna dans tout le couloir. Prue et Diego sortaient, recouverts de leur tenue de soirée. Le Lord attendit patiemment qu'ils viennent à lui.
 
-         Prêts ? demanda le Lord.
-         Toujours, assura Prue.
 
Le Lord sourit à la réponse, assez prévisible. Le duo criminel n'avait pas besoin de porter de masque, car ils avaient tous deux modifié les traits de leur visage, devenant ainsi méconnaissables.
 
-     Dans ce cas, on se retrouve tout à l'heure pour fêter votre réussite. Je vous attendrai dans mon bureau, quelle que soit l'heure de votre retour.
-         A tout à l'heure, se contenta de répondre Prue.
 
Voldemort les regarda se diriger vers les escaliers, avec un mélange d'émotions. Mais il chassa bien vite ses pensées et retourna auprès de sa fidèle partenaire, Nagini.

 
| Résidence Ministérielle – 19h |
 
~ Point de vue de Prue ~
 
 
Après avoir passé une partie de la journée au Ministère de la Magie, à faire des discours, des belles photos entouré de politiques et diverses négociations, l'ensemble du gouvernement britannique et les invités politiques français devaient se retrouver à la Résidence Ministérielle, pour passer du bon temps. Un apéritif était prévu, ainsi qu'un excellent dîner-spectacle afin que tout le monde puisse se divertir, tantôt grâce à des comiques, tantôt sur la piste de danse. La sécurité était à la hauteur de l'invité... les dispositifs ne manquaient pas, et la plupart des policiers et Aurors étaient là, réquisitionnés pour renforcer une véritable armée de gardes du corps. L'intrusion était impossible. Aucune chance de pénétrer cette résidence devenue une forteresse encore plus imprenable que d'habitude. Raison pour laquelle, le meilleur moyen d'entrer était de passer par la porte, comme tout le monde.

 

En effet, Diego et moi n'avions eu aucune difficulté pour entrer, passant au beau milieu d'une foule armée de gardes prêts à dégainer leur baguette à la moindre suspicion. Nous n'avions pas eu à nous dissimuler. Au contraire, nous étions bien visibles. Grâce au travail des Black. Quelques contacts, une invitation pour deux authentique et une toilette classe, c'était tout ce qu'il nous fallait pour déjouer la sécurité en lui adressant un magnifique sourire au passage. C'est tellement plus facile d'entrer sur invitation... d'où l'importance d'avoir un réseau de contacts bien placés. Un réseau en or. C'est incontournable pour bien évoluer dans le milieu criminel. Ce soir en était la preuve. 
 

 


J'étais en train d'observer tranquillement la salle, m'attardant sur quelques personnes pour fouiller dans ma mémoire et mettre des noms sur leur visage. Ma cible n'était pas encore en visuel. Connaissant le programme de la soirée, je savais que je n'avais pas besoin de quitter cette salle. La cible viendra à nous toute seule, inutile de se faire remarquer en la pistant. S'il y a bien une chose que nous avions vite compris pendant la phase de préméditation, c'est qu'il nous serait inenvisageable d'isoler notre cible. Nous devrons agir ici-même.

 


Je souris en voyant Diego revenir avec deux coupes de champagne. Il jouait son rôle de gentleman avec un malin plaisir... et un charme incroyable. Il avait vraiment changé en un an. Le garçon que j'avais connu avait laissé place à un homme. Un vrai. Il était vraiment beau dans son costume, et j'appréciais qu'il n'ait pas touché à ses yeux pour le déguisement de la soirée. Il avait un regard pénétrant agréable à soutenir. Beaucoup de femmes parlaient dans son dos sans le lâcher des yeux, ce qui m'amusait. Moi aussi j'étais soumise au regard appréciateur des hommes. Surtout le sien. La situation était assez ironique en fait. Chacun attirait l'attention des gens autour de nous mais n'avait d'yeux que pour l'autre. Ironique mais douloureusement gênant.
 
-         Merci, dis-je à Diego en prenant la coupe.

Il sourit en buvant une gorgée, sans me lâcher des yeux. Je savourai la descente pétillante du liquide en soutenant son regard. Toute nervosité s'était dissipée. Malgré l'enjeu et les risques non négligeables, je me sentais détendue. J'avais retrouvé ma confiance en oubliant tout le reste. Le terrain de chasse captait toute mon attention. Je ne me faisais plus autant de souci que pendant la phase de préméditation. Mon habituelle assurance avait pris le contrôle sur mes nerfs. Me mettre dans la peau de la tueuse avait toujours le don de me hisser au-dessus des incertitudes. Ce n'était pas le cas de mon partenaire, qui faillit s'étouffer avec le champagne en voyant notre proie entrer dans l'immense pièce. Je vidai lentement ma coupe, les yeux rivés sur la cible qui discutait gaiement avec Fudge. Je laissai mon verre sur un plateau volant passant devant moi avant de me tourner vers Diego. Lui aussi ne lâchait pas sa proie. Je posai ma main sur la sienne et lui adressai un sourire rassurant.
 
-         Ça va bien se passer, dis-je d'un ton serein.
 
Il acquiesça. Diego n'était pas habitué à ce genre de mission. Certainement pas en pleine lumière. Il était plutôt doué pour les missions "coups de poing". Ce soir pourtant, il ne pourrait pas faire usage de ses talents de duelliste ou d'intervention délicate. Ce soir, la discrétion serait notre seule chance de mener à bien cette mission. Pas de duel, pas de meurtre imprévu. Seule la cible devait mourir.
 

 


Un air de slow s'éleva, balayant toute ombre d'inquiétude sur le visage de Diego. Il tendit sa main vers moi, accompagné de son regard le plus charmeur. Après deux secondes à le fixer avec surprise, je glissai ma main dans la sienne, me laissant mener sur la piste. Pour le coup, c'est moi qui n'étais plus à l'aise. Ce n'était pas le plan, à quoi jouait-il ? Diego posa une main sur ma taille, me guidant de l'autre. Il me rapprocha de son corps, à tel point que je pouvais sentir son parfum et la chaleur qui s'émanait de lui. Je n'avais encore jamais été aussi proche de son visage et j'avoue que ça avait le don de me perturber. Tout ce qu'il ne fallait pas lors d'une mission. J'étais censée rester concentrée uniquement sur la cible... mais là mes pensées étaient largement détournées.
 
-         Laisse-toi guider, souffla Diego amusé.
 
Je souris, essayant de me détendre en regardant autour de nous. Nombreux couples avaient rejoint la piste, pas de raison de s'affoler, notre cible n'allait pas s'envoler. En faisant plus attention à la musique, je compris pourquoi Diego avait réagi : il s'agissait de « vivo por lei », une très belle chanson italienne. Quelque part, ça me touchait qu'il nous rapproche sur ces paroles. D'un autre côté... je me sentais bizarre. Notre comportement l'un envers l'autre déraillait de plus en plus depuis son retour d'Italie. Les sentiments que nous avions pris soin d'enfouir pendant toutes ces années étaient en train de surgir.
 
-         Tu devrais te mettre en robe plus souvent, fit remarquer Diego.
-         C'est vrai que c'est très pratique pour chasser... ironisai-je.
-         Il n'y a pas que la chasse dans la vie.
 
Mon regard s'accrocha à nouveau au sien. Il n'avait pas perdu son sérieux.
 
-         N'oublie pas qui nous sommes... rappelai-je à voix basse.
-         De redoutables prédateurs... et alors ?
-         Alors c'est un travail à plein temps. Une vie à part entière.
-       Une vie que nous ne sommes pas obligés de vouer à rendre des services aux autres. On peut aussi avoir la notre.
-         De quoi tu parles ?
-       Construire une vie Prudence. Agir pour toi, et non sur la demande des autres. Avoir une maison à toi, un homme à toi, voyager, faire ce qu'il te plait... Tu ne vas quand même pas vouer ta vie à ton père. Le jour où ta mission de long terme se termine, tu feras quoi de tes journées entre deux contrats ?
 
Je me détachai un peu de lui, fronçant les sourcils.
 
-        Pourquoi tu me parles de tout ça maintenant ?
-        Je veux que tu l'entendes... cette mission peut se passer en douceur comme elle peut tourner au drame.
-        Ça n'arrivera pas. Tu es avec moi, tout se passera bien.
-        Ça ne te coûte rien de m'écouter.
 
Je soupirai discrètement. C'est précisément le genre de conversation que je n'avais pas envie d'avoir sur le lieu d'un futur meurtre... surtout avec celui que j'avais toujours considéré comme mon frère de c½ur.
 
-       Depuis le début tu penses que tu ne peux pas... mener une vie normale en dehors des missions. Je voudrais que tu prennes conscience que c'est faux. Tu peux faire les deux.
-        Ça s'appelle mener une double vie. Mentir constamment. Je n'ai pas envie de ça.
-       Tu n'auras pas besoin de mentir si la personne avec laquelle tu vis est comme toi. Tu le sais très bien. Un tueur ne peut vivre qu'avec un autre.
 
Mon c½ur rata un battement, et je détournai mes yeux de ceux de Diego. Je l'avais toujours considéré comme un frère. Un partenaire indispensable à ma survie. Malgré nos provocations, même si je devais admettre qu'il éveillait un certain désir en moi... jamais l'un de nous n'avait osé franchir la barrière qui s'était naturellement posée entre nous. Etait-il réellement en train d'essayer de le faire ?
 
-         Nous avons renoncé à nos sentiments en choisissant cette vie, rappelai-je.
-        Nous restons des humains. J'ai longtemps hésité sur le type de sentiment que je te portais... 
-         ... Tu as trouvé la réponse ? ne pus-je m'empêcher de demander.
 
Il parcourut les quelques centimètres qui nous séparaient pour déposer tendrement ses lèvres sur les miennes, me propulsant une décharge dans tout le corps.
 
-         Je ne peux renier ce que je ressens pour toi... murmura-t-il en décollant ses lèvres. Et je sais que toi aussi tu hésites à dépasser l'amour fraternel. Ce n'est pas un an d'éloignement qui a dissipé ce doute. Ose me dire le contraire.
-         ... Je ne crois pas que tu choisisses le meilleur moment pour parler de ça, répondis-je dans un souffle, le c½ur prêt à me lâcher.
 
Une lueur de triomphe passa dans ses yeux.
 
-         Donc tu l'admets ?
 
Je resserrai notre étreinte, fermai momentanément les yeux, et posai ma tête contre la sienne. Un instant, c'est comme si la salle disparaissait... comme si les discussions autour de nous se taisaient... comme si la mission n'avait plus d'importance. Les paroles de Diego me déroutaient... c'est vrai qu'il m'était arrivé de le contempler avec un regard trop intense pour être fraternel... mais jamais... jamais je n'avais envisagé de dépasser cette frontière. J'avais toujours résisté à la tentation qu'il m'inspirait.
 
-       Nous sommes partenaires depuis si longtemps, soufflai-je. Toujours à se défendre, à se sacrifier, à se battre, à tuer... l'un pour l'autre... j'ai conscience que je ne serais jamais sortie vivante de l'enfer sans toi... je sais que tu es indispensable à ma vie...
-         Ne dis pas « mais »... murmura Diego en me déposant un baiser dans le cou. Pas maintenant...
 
La musique se fit plus douce, les notes plus lentes, signe que la danse allait bientôt se terminer. Je déglutis difficilement, essayant de reprendre le contrôle sur mes émotions.
 
-         Tu as raison... ce n'est pas le moment, assurai-je en rouvrant les yeux.
 
Je me dégageai à peine de lui pour aller chercher ses lèvres. J'étais troublée de sentir à la fois sa tendresse et ses craintes dans ce doux échange. Il me fit reculer d'un pas, et mon dos rencontra un obstacle, interrompant notre baiser. Je me retournai, surprise de me retrouver nez à nez avec notre cible. C'était exactement le genre de situation dans lequel je ne voulais en aucun cas me retrouver !
 
-         Veuillez nous excuser, dis-je confuse.
-         Ce n'est rien, assura le Premier Ministre Français avec un sourire. Ça fait plaisir de voir un si beau et jeune couple... profitez-en les tourtereaux.
 
Mon coeur bondissait furieusement. Heureusement que notre cible était plutôt joviale... Je jetai un rapide coup d'oeil vers Fudge, ainsi qu'aux gardes de la sécurité. Notre léger accrochage ne semblait pas avoir éveillé leur suspicion. Sans plus tarder, on se détourna de notre cible. Je mis mon bras au crochet de celui de Diego et soupirai profondément.
 
-         Ils me rappellent ma fille et son petit ami... entendis-je dans notre dos. J'ai tellement hâte de voir où leur histoire mènera.

Ma main se crispa légèrement. Diego passa son bras dans mon dos pour me rapprocher de lui et me guider vers la sortie, alors que les battements de mon c½ur s'accéléraient encore. Je lui lançai un regard réprobateur. Je pensais pourtant avoir été claire en donnant les consignes : pas d'improvisation. Même si Diego avait bien joué parce que sur le coup personne ne s'apercevrait que c'était lui à l'origine de la mort de notre cible, notre petite bousculade ressurgirait forcément dans la mémoire des gardes.
 
-          Impasse dans tous les cas, me dit Diego comme s'il avait lu mes pensées.
-          Mais avant d'en arriver là, il va falloir sortir.
 
Bien sûr que les policiers ne pourront pas remonter notre piste même en cas de doutes à notre sujet, étant donné que nos identités étaient bidons. Mais avant de parler enquête, ce serait pas mal de quitter les lieux. Si nous ne parvenions pas à sortir à temps, la sécurité nous empêcherait de sortir. Cette simple pensée suffit à faire réapparaître ma boule de stress dans le ventre. Je trouvais l'air de plus en plus étouffant.
 
-         Monsieur le Ministre ?!
 
Je ne pus m'empêcher de me retourner. L'atmosphère s'était tendue d'un seul coup. Je vis notre cible porter sa main à la tête. Il semblait un peu sonné. Plusieurs personnes s'étaient arrêtées dans leur danse, regardant toutes dans la même direction.
 
-       Je crois que j'ai un peu trop abusé de ce délicieux champagne Cornélius, s'excusa le ministre français. Je vais prendre l'air un peu, il fait chaud ici.
 
Je serrai la mâchoire et repris ma route avec Diego, essayant de ne pas penser à tous les projets de notre cible... qui allaient se briser d'une minute à l'autre. A la famille sur le point de se déchirer... à toute une nation qui allait être en deuil. Je chassai ces images et suivis Diego hors de la salle. Nous aussi nous devions sortir. Et vite. Les gardes nous adressèrent un signe de tête en nous ouvrant la double porte. Je pris Diego par la taille en leur adressant un sourire faux. Nous n'avions pas besoin de rester plus longtemps pour savoir si notre cible vivait ses dernières minutes. Diego avait réussi. Il avait profité que l'on se rapproche pour laisser sa main traîner, alors que sa cible était derrière moi. Une main à laquelle une chevalière s'ouvrait sur une toute petite aiguille imbibée d'un poison mortel. Un grand classique. Mais terriblement efficace, surtout dans ce genre de circonstances. Le plus dur était de s'approcher suffisamment pour injecter le poison. La danse nous avait grandement facilité la tâche...
 
On parcourut plusieurs couloirs, d'une démarche tranquille bien que je sente la tension qui jouait avec les nerfs de Diego. Tout était une question de timing. Je savais que nous n'avions que quelques minutes avant que les autorités comprennent que la mort du ministre français n'avait aucun rapport avec le champagne ou un quelconque problème de santé. Lorsqu'ils verront qu'il a été assassiné, la sécurité bouclera toutes les issues, empêchant quiconque de sortir. Et il fallait impérativement que nous soyons dehors à ce moment-là.
La pression augmenta un peu plus lorsqu'on arriva dans le hall d'entrée. Toujours en contrôlant parfaitement notre démarche pour ne pas avoir l'air trop pressé ou tendu, on passa devant les deux gardes plantés de chaque côté de la porte d'entrée en leur adressant un sourire.
 
-          Vous ne restez pas pour le dîner ? demanda l'un d'eux.
-     Nous ne venions que pour l'apéritif... nous sommes attendus, répondis-je naturellement.
-         Excellente soirée.
-         Merci.
 
Je pris une grande inspiration une fois dehors. Un peu plus loin, je me retournai vers la Résidence et levai les yeux vers le balcon où notre cible s'était exilée pour prendre l'air. Je le vis tituber, avant de s'écrouler dans les bras de Fudge. Je sentis une sorte de lame me tailler dans le c½ur. Nous avions réussi, mais je n'en éprouvais aucune satisfaction personnelle. J'étais juste contente que Diego et moi soyons ressortis indemnes.
« Reposez en paix... »
Je tournai la tête vers Diego et lui souris tristement, l'entraînant dans plusieurs ruelles vers un bar que je connaissais bien. Diego avait droit à un petit tête à tête pour le récompenser d'avoir parfaitement accompli sa mission, même si je n'avais pas le c½ur à faire la fête. Ca nous ferait du bien à tous les deux de nous changer les idées.
 
Le bar que j'avais choisi était peu fréquenté. Je savais que nous pourrions discuter tranquillement, sans craindre d'être écoutés par des oreilles indiscrètes. Je félicitai Diego pour sa discrétion, et l'on fut amener à parler de mes méthodes. Je lui vantai le mérite d'être un assassin de l'ombre. Un tueur professionnel. Diego, intéressé, me posa beaucoup de questions. Il voulait en savoir plus sur ma façon de préméditer, de me renseigner, d'agir...  et c'était une excellente chose qu'il soit curieux. J'aimerais tellement qu'il devienne un tueur à mon image...

 


On discuta longuement, comme nous ne l'avions jamais fait. Je lui racontais quelques unes de mes expériences, car s'il connaissait tous mes exploits, il en ignorait les détails. Il buvait mes paroles... et les verres. Moi aussi d'ailleurs, car je finis par perdre le compte sur le nombre qu'on descendit. Au bout d'un moment, je parvins à oublier le remord d'avoir contribué à la mort d'un innocent. A oublier mes regrets pour Remus... pour Diego... Mon esprit était trop embrumé pour me tourmenter avec ça.
 
| Deux heures plus tard – Manoir Voldemort – Extérieur|
 
Je me matérialisai avec Diego sur l'allée de graviers, tant bien que mal. J'éclatai de rire en le voyant perdre l'équilibre et manquer de s'affaler. Nous avions bien fêté notre succès ! J'étais complètement euphorique. Un peu bourrée aussi... Diego ne valait pas mieux que moi sur ce coup-là. Je crois bien que c'était la première fois que je le voyais se lâcher autant. C'était tellement inhabituel de notre part de partager ce genre de moment. Nous qui nous en tenions toujours à nos rôles respectifs. Ça faisait du bien de dépasser un peu nos limites. Diego voulut venir vers moi mais trébucha et tomba, m'emportant dans sa chute. On quitta l'allée de graviers à cause de l'élan et on roula sur plusieurs mètres dans la pente douce avant de s'arrêter. Cela nous fit bien rire. Diego n'arrivait pas à retrouver son calme, riant dans mon cou. J'étais pliée moi aussi, prise d'un fou rire incontrôlable.
 
-         On craint ! m'exclamai-je au bout d'un moment.
 
Diego se redressa un peu, essayant de stopper son fou rire. Il avait enfin retrouvé les traits de son vrai visage. Nos déguisements avaient cessé de faire effets, nous rendant notre identité.
 
-         Pardon ma belle, j'ai perdu l'équilibre.
-         J'ai vu ça.
-         Bon sang si on nous voyait dans cet état...
 
J'éclatai de rire en imaginant la scène : un groupe de Mangemorts, avec mon père à leur tête, nous découvrant complètement ronds et tenant tout juste debout. Le fantôme de la Mort aurait fière allure !
Diego retrouva enfin le calme en plongeant son regard dans le mien. Moi aussi j'arrêtai de rire, bien que je garde le sourire aux lèvres. Diego se pencha sur moi et m'embrassa avec douceur. Cette fois, l'alcool m'avait perchée trop haut pour me rappeler la frontière que j'étais censée respecter avec lui. Nous voulions tous les deux la même chose après tout. Je posai ma main sur sa joue, lui caressant le dos de l'autre main. Je savourais sa tendresse, si rare chez lui. Je finis par rouvrir les yeux, et je vis la lune par-dessus l'épaule de Diego. Même si elle n'était pas pleine, sa vue suffit à me faire penser à Remus. J'eus une triste pensée à son égard. Remus. Moi qui le repoussais depuis tant de temps alors qu'il méritait d'être à la place de Diego... Lui qui était si attaché... ça me faisait presque de la peine de ne pas pouvoir lui offrir ce genre de moment.
« Je ne renonce pas à toi pour autant mon loulou... »

 


J'ignore pourquoi je venais de penser ça. Ça n'avait pas de sens. Et pourtant, c'est ce que je ressentais. L'envie... un jour... d'essayer. De dépasser cette limite que je croyais infranchissable... Après tout, Diego et moi étions en train de prouver qu'il n'y avait jamais de réelle frontière. Le baiser que nous échangions était empreint de la force de notre attachement l'un pour l'autre. Et pourtant, je pensais jusqu'à ce soir que nous ne pourrions jamais nous aventurer sur un chemin plus étroit.
Je rompis notre baiser, et frottai doucement mon nez contre le sien. Je me perdis quelques instants dans la contemplation de ses yeux. Il y avait une lueur émue dans son regard, me faisant un peu réfléchir malgré l'emprise de l'alcool.
 
-         Viens. Mon père doit nous attendre, finis-je par dire.
 
Un tourbillon de fumée noire nous enveloppa pour remettre nos tenues et nos masques d'assassins. On se releva avec peine, et on essaya de marcher droit jusqu'aux appartements de mon père. Nous ne pouvions pas nous présenter comme deux ivrognes incapables de tenir debout. C'était indigne de notre statut. Pourtant, le chemin me parut long jusqu'au manoir... et les marches trop nombreuses pour monter au dernier étage.
 
-         Alors ? demanda mon père quand nous fûmes enfin arrivés.
-         La cible est morte, assura Diego avec fierté.
-         Dans la discrétion absolue, ajoutai-je. Même moi je n'ai rien vu venir.
 
Mon père afficha une mine agréablement surprise.
 
-         Je suis fier de vous, dit-il. Votre réussite va impulser notre ascension.
 
J'entendis la porte s'ouvrir, me faisant retourner par réflexe. Je sentis ma tête me tourner et je faillis perdre l'équilibre. Je fermai momentanément les yeux pour me reprendre. Pas de mouvement brusque.
Je souris toute seule en pensant que j'avais failli me casser la gueule devant mon père. La situation devrait me refroidir et me ramener à la raison, car en étant devant le Lord, je devais me tenir... surtout en ayant l'apparence de Tracker. Mais j'avoue qu'il m'était absolument impossible de garder mon sérieux, parce que c'est justement cette situation que je trouvais ironique. Eux qui avaient tant d'estime pour moi, qui me croyaient implacable et parfaite, étaient loin de se douter que j'avais enfreint par deux fois le code de conduite de tout bon Sang-Pur rien qu'en une soirée. Je pensai aux Maraudeurs. Non en fait, j'avais manqué à leur code beaucoup plus de fois cette année. Quasiment tous les jours pour être objective.
 
-         Tracker ! scanda Orion, bras ouverts.
 
Il semblait très content de nous voir. Je le laissai s'avancer vers moi pour ne pas trahir mon état, et je le réceptionnai dans mes bras, occasion parfaite de m'accrocher un peu à lui, pour ne pas perdre à nouveau l'équilibre.
 
-         La nouvelle commence à se répandre ! se réjouit Orion. Le ministre français a trouvé la mort dans d'étranges circonstances. Enfin ça, c'est la version officielle ! Les flics ont découvert une trace de piqure dans le dos de la victime. Ils sont sur la piste de l'empoisonnement.
-            C'est effectivement comme ça que je l'ai tué, confirma Diego.
-           Ils ont bouclé la résidence et interrogent tout le monde. Ça va leur prendre toute la nuit et probablement la journée de demain.
-         Parfait. Ils sont largués, comme d'habitude, dis-je.
-         Vous êtes sûrs de ne pas pouvoir être identifiés ?
-         Absolument certains, assurai-je. Nous avons pris nos précautions.
-         Alors il n'y a rien à craindre ?
-         Vous m'offensez de poser la question.
 
Il sourit en prenant un air entendu.
 
-         Oui... l'échec n'est jamais envisageable n'est-ce pas ?
-         Jamais.
 
Bien que l'ambiance soit bonne, je n'attendais qu'une chose : l'autorisation de quitter cette pièce. Je sentais l'alcool continuer son travail dans mon esprit qui s'embrumait de plus en plus. Ca devenait irréel autour de moi tellement j'étais troublée.
 
-     Comment se fait-il que vous ayez été si longs à revenir ? demanda Orion.
-      Il fallait bien qu'on boive un verre à notre réussite, répondit maladroitement Diego.
-     Et vous ne nous avez pas attendu ?! s'offensa Orion. Maître ! Nous devons fêter ça !
-      Tu as raison Orion. Nos deux missionnaires ont droit à la détente après une telle soirée.
 
Il me semblait entendre mon corps hurler « NOOOOOON !!!! ». Je jetai un coup d'½il vers Diego, et même si je ne voyais pas son visage, je devinai qu'il se retenait d'éclater de rire. Avec tout ce qu'on s'était déjà mis, un verre de plus risquait de nous faire perdre le contrôle pour de bon.
 
-         Nous ne restons pas longtemps, prévins-je. J'avoue que ces deux derniers jours ont été épuisants.
-         Rien qu'un, assura mon père en nous servant.
-         A notre victoire future ! lança Orion en portant un toast.
-         A notre éternelle grandeur, poursuivit mon Père sans me lâcher des yeux.
-         A notre premier duo criminel, me dit Diego avec un sourire.
 
Je souris en le regardant. Je levai mon verre à mon tour.
 
-         A la double lame de la Mort, terminai-je.
 
| . . . |
 
Je ne sais pas combien de temps il s'écoula avant que mon père et Orion se décident enfin à nous accorder un peu de repos. Contrairement à ce que mon père avait dit, il nous servit plusieurs verres, et nous, incapables de refuser pour ne pas éveiller de soupçons, étions encore plus amochés qu'à notre arrivée. Je fus soulagée lorsque Orion se leva enfin pour se retirer. Je suivis le mouvement, et Diego en fit de même. C'était l'occasion parfaite d'en finir.
 
-       Tracker ? J'aimerais te parler un instant, arrêta mon père.
 
Diego et Orion sortirent après avoir salué une dernière fois mon père. J'essayai de garder l'esprit clair pour faire face à mon père. Il fallait que je garde un minimum de lucidité. Pourtant, la seule pensée qui me traversa, c'est que je risquais d'oublier ce qu'il allait me dire.
 
-       Belle victoire, dit le Lord.
-       Oui. Diego est un élément prometteur en tant que tueur de l'ombre.
-       J'avoue avoir été surpris que tu te proposes pour cette mission...
-       Diego ne s'en serait pas aussi bien sorti sans mon aide.
-       Un risque inenvisageable, n'est-ce pas ?

La quantité d'alcool absorbée ne fut pas suffisante pour endormir mon instinct. Mon père voulait me parler de Diego, ce n'était pas le moment de commettre un faux pas.
 
-        Je tiens beaucoup à lui, avouai-je.
-        A quel point ?
 
J'observai mon père en silence. Je ne comprenais pas pourquoi il s'intéressait à ça tout d'un coup. Pourtant, il lui semblait très important d'obtenir une réponse.
 
-         Indéfinissable, soufflai-je. Pourquoi me parlez-vous de lui ?
-       ... Parce que je vous ai vu évoluer à votre retour du camp... et je savais qu'un jour vous finiriez par franchir les limites.
 
Mon c½ur tressaillit, et je dus retenir un mouvement en arrière.
 
-         Je ne vois pas de quoi vous parlez.
-        Ne fais pas l'innocente... je vous ai vu tout à l'heure avant de partir en mission... vous étiez très proches.
-         Il ne s'est rien passé.
-         Mais ça arrivera.
-         En quoi ça vous concerne ? détournai-je.
-         Tu es ma fille.
-         Et ?
-         Et tu sais très bien qu'il te faut mon accord...
 
Une onde de colère me traversa. Je ne supportais pas ce genre de parole. Ma vie m'appartenait, je n'avais pas de compte à rendre lorsque ça touchait à ma vie privée.
 
-           Je vous ferai signe, renvoyai-je un peu sèchement en tournant les talons.
-           Prue, retint mon père.
 
Je me retournai en soupirant. Je n'étais absolument pas disposée à me battre. Pas ce soir. L'alcool altérait mes réactions déjà explosives par nature. Le moment était très mal choisi pour une dispute.
 
-          Ce jour-là je ne m'opposerai pas. Diego correspond au profil que j'attends pour toi. Pour assurer la lignée de notre famille.
 
Je baissai les yeux, incapable de mettre des mots sur ce que je ressentais. J'étais partagée entre soulagement et malaise. Diego était mon équivalent masculin... il ne pouvait que plaire à mon père. Mais de là à envisager faire ma vie avec lui... j'avais déjà l'impression d'avoir fait un bond en échangeant quelques baisers, le reste me semblait trop loin pour être à ma portée. J'étais trop incertaine sur mes perspectives d'avenir.
 
-           Bonne nuit Père.
 
Je sortis, l'esprit focalisé sur cette discussion. Mon père venait de me donner le feu vert pour Diego... il acceptait qu'un autre homme entre dans ma vie... probablement le seul homme qu'il jugeait digne de me posséder. Le seul qu'il ne tuerait pas pour avoir osé me toucher. Je m'éloignai des appartements de mon père d'une démarche lente et incertaine. Je pensai à Remus. Lui par contre se ferait assassiner sur-le-champ. Je n'avais aucune chance de le faire accepter à mon père. Il était fils d'Auror... au sang jugé inférieur à cause de sa condition... il était une proie... alors que Diego incarnait un prédateur aussi redoutable que moi. Un sang-pur digne d'entrer dans la famille... et d'assurer une descendance en parfait accord avec les valeurs de nos ancêtres. Et pourtant, si aux yeux de la raison le choix était évident... mes sentiments étaient complètement partagés.

 

J'arrivai dans le couloir menant à mes appartements et souris faiblement en voyant que Diego m'attendait. Lui et moi, c'était une évidence dès le départ... mais la place accordée aux sentiments était si mal vue qu'il ne nous était jamais venu à l'esprit de " déraper ". Parce que c'est bien ce qui qualifiait toute relation dans le monde criminel : un écart, un dérapage, une erreur. Ce soir, pour la première fois, malgré mes incertitudes, j'avais envie de la commettre. Juste une fois. Juste pour essayer. Surtout en voyant la lueur magnifique qui brillait dans les yeux de Diego.
 
-          Prue, pour ce que je t'ai dit sur la piste de danse...
 
Je l'interrompis en enlevant son masque. Mes mains s'attardèrent sur son visage avec douceur, et Diego sourit en se rapprochant pour m'embrasser. Je me rendis compte à quel point j'aimais le contact de ses lèvres, son assurance, son ardeur... cette attitude de dominateur qu'il laissait retomber un peu en ma présence, sans la faire disparaître pour autant. Son côté protecteur aussi.
J'approfondis un peu notre échange, le c½ur battant à ses mains qui me caressaient le corps avec une lenteur qui me faisait perdre patience. J'entendis des pas se rapprocher dans un couloir voisin, et je me détachai de Diego, le regardant avec surprise. On ne pouvait pas se faire découvrir ainsi. On ne pouvait pas nous voir sans nos masques. Je tressaillis en voyant une ombre se projeter sur le mur un peu plus loin. J'ouvris la porte précipitamment et attirai Diego dans mes appartements, refermant derrière lui.

 


Je retins presque ma respiration lorsque la personne passa devant la porte. Une fois rassurée, je me tournai vers Diego en soupirant.
 
-         Manquait plus qu'on se fasse choper...
 
Ignorant ma remarque, il parcourut le petit mètre qui nous séparait pour joindre à nouveau ses lèvres aux miennes avec élan. Je me rendis compte à cet instant à quel point il avait espéré ce moment. Il me fit reculer jusqu'au mur, mais je me détachai, posant mon front contre le sien. Ma tenue de tueuse partit en fumée pour me rendre ma robe de soirée. Diego en fit de même. Mon désir était clair... mes sentiments pour lui aussi... mais pas la place que je lui réservais dans mon avenir. Et c'est ça qui me refroidissait. Que se passerait-il si je cédais ce soir... uniquement ce soir ... ? M'en tiendrait-il rigueur dans le cas où je ne donne pas suite ?

 

Le regard de Diego me dissuada de continuer à me poser des questions. Pour ce soir, je décidai de ne pas penser au futur... et de me contenter uniquement du moment présent. J'écoutais trop souvent ma raison, peut-être était-il temps de lâcher prise temporairement. Je n'arrivais pas à le repousser de toute façon. Je ne voulais pas qu'il quitte cette pièce.
Nos lèvres se joignirent à nouveau... pendant un temps que je n'aurais su déterminer. Nos caresses étaient à la fois tendres et pressantes. Il n'y avait plus aucune hésitation, aucun geste incertain. Juste le désir d'aller plus loin. Il fit glisser les bretelles de ma robe et la laissa s'échouer au sol pendant que je déboutonnais sa chemise. Je caressais doucement son torse, remontant sur ses épaules pour faire glisser sa chemise. Je sursautai lorsqu'il passa sa main sur mes hanches, zone sensible aux chatouilles, ce qui le fit sourire. Je défis sa ceinture, puis son pantalon, le laissant tomber au sol. On se débarrassa de nos chaussures sans jamais se détacher l'un de l'autre. Nous pouvions enfin nous découvrir totalement. Et je dois avouer... qu'il me faisait perdre les pédales. Ses baisers et ses caresses faisaient monter une chaleur exquise en moi. Une chaleur qui ne devait rien à l'alcool. Je sentis un souffle agréable sur mon corps. Intriguée, je rouvris les yeux pour revenir dans la réalité. J'étais... en feu. Au sens propre. Diego se détacha un peu, ne m'ayant jamais vu faire ça. Il sourit en voyant que les flammes bleues ne pouvaient pas le brûler. Une lueur émerveillée traversa son regard pendant qu'il caressait ma joue, admirant mon corps enflammé.
 
-         Et moi qui pensais que le « feu du désir » n'était qu'une image... plaisanta mon partenaire.
 
Je souris et repris le contrôle pour éteindre les flammes. Diego me prit dans ses bras pour me porter jusqu'au lit. Il me déposa avec douceur, reprenant ses caresses qui me faisaient frémir. Nos sous-vêtements allèrent rejoindre le restant de nos habits. Il était temps de s'abandonner l'un à l'autre. Complètement.

 | . . . |

 
J'émergeai lentement d'un sommeil profond. J'avais rarement aussi bien dormi en fait. En plus de la quantité d'alcool absorbée qui m'avait assurée plusieurs heures de tranquillité, Diego m'avait offert une nuit de rêve. J'étais à moitié sur lui, la main sur son torse musclé. Je me redressai un peu pour le regarder dormir. Je n'arrivais pas à mettre des mots sur ce que je ressentais. C'était fort, c'est clair. Ça avait toujours été fort entre nous, parce que nous étions fusionnels depuis le début. C'est juste qu'avant cette nuit, nous n'avions jamais osé franchir la barrière qui nous maintenait à distance respective. Je ne regrettais absolument pas de m'être aventurée au-delà. Mais je ne pouvais m'empêcher d'être incertaine.

 

L'évidence aurait voulu que je sois avec Diego... il était le seul homme à me connaître. Le seul avec lequel je pouvais partager ma vie, sans secret. C'est avec lui que je devrais construire quelque chose. Il avait raison... un tueur ne peut vivre qu'avec un autre. Et pourtant, il y avait un "mais". Un imprévu. Mon c½ur m'avait trahie. A cet instant, je ne pouvais pas m'empêcher de penser à Remus... de me sentir mal à l'idée de renoncer à lui. Je me rendais compte que Diego n'était pas le seul dans mon c½ur. Remus s'y était faufilé lui aussi, sans que je ne m'y attende. Même si je refusais de l'admettre parce que j'étais incapable de garder le contrôle sur les conséquences, je ne pouvais le nier. Et je savais qu'il me serait très difficile de me raisonner une année de plus encore. Le retour à Poudlard allait me confronter à nouveau à mes sentiments contradictoires. Là-bas, rien ni personne ne pourrait me ramener dans le " droit chemin ". Là-bas, je savais déjà que j'allais à nouveau avoir des gestes et des paroles insensés pour une personne comme moi... pour la fille du Lord doublée de la meilleure tueuse. Parce que là-bas, l'humaine allait reprendre le dessus sur la louve. Cette même louve qui n'aurait aucun mal à échanger à nouveau les rôles dès mes retours au manoir. Une louve depuis longtemps attirée par son partenaire de toujours... Diego.
 

 


Je soupirai devant ce bilan, forcée de reconnaître que l'autre tarée de Trelawney avait finalement eu raison : mon c½ur se déchirait entre deux hommes... deux mondes. Deux vies, qui méritaient chacune d'être vécue autant l'une que l'autre. Laquelle choisir ? D'ailleurs... devais-je choisir ?
D'un côté, j'avais un homme avec lequel je pouvais tout partager... mais avec qui je restais Tracker. Un homme accepté par mon père... dont la relation ne mènerait à aucun affrontement.
D'un autre, j'avais un homme qui parvenait à faire émerger l'humaine enfouie en moi... et qui à ce titre, me procurait un bien exceptionnel. Il était le seul à voir au-delà de ma carapace. A me comprendre sans même savoir qui j'étais... sans même connaître mon passé. Cependant, je ne pouvais pas lui confier mes secrets... et la moindre tentative avec lui ferait exploser une bombe entre mon père et moi.

 


Je chassai momentanément mes pensées en voyant Diego ouvrir les yeux et me sourire. Jamais je n'avais vu une telle lueur dans son regard. Il semblait tellement... heureux. C'était si rare chez lui. Il se releva un peu pour m'embrasser, et j'effaçai l'image de Remus de mon esprit, par respect pour Diego. On resta silencieux, l'un contre l'autre, et je me détendis. Pour l'heure, je n'avais qu'à profiter de l'instant présent. Je caressai doucement la tête de tigre tatouée sur le torse de mon partenaire. Je n'avais pas envie de bouger. J'étais bien là. Pourtant, les meilleurs moments ont toujours une fin. Quelqu'un frappa à ma porte au passage, sans s'arrêter, signalant une nouvelle réunion dans peu de temps. Sans doute pour évoquer notre réussite de la veille, ainsi que les répercussions que cela allait avoir. Je regardai Diego d'un air désolé.
 
-         Le devoir nous appelle... soufflai-je.
-         Oui.
 
Je l'embrassai tendrement et quittai le lit pour filer sous la douche. Je ne fus pas surprise de voir Diego me rejoindre quelques minutes plus tard. On savoura encore ce petit moment d'intimité, car on savait qu'une fois nos masques remis, il nous faudrait reprendre de la distance.
Une fois sortis de la salle de bains, je laissai ma tenue de tueuse m'envelopper.
 
-         Prue, cette nuit... commença Diego.
 
Je l'interrompis en l'embrassant.
 
-         C'était génial, soufflai-je. Mais... je ne suis pas prête à aller plus loin.
 
Il eut un faible sourire, comme s'il s'y attendait. Il déposa ses lèvres sur les miennes une dernière fois, et je sentis que pour lui, cette nuit avait été tout sauf une simple aventure. Il voulait plus. Mais je n'étais pas prête. Pas encore.
Ni avec lui, ni avec personne.
 

Chapitre 30 : Un lien infini
 
 
Surpriiiise ! Vous aviez toutes vus que Diego était amoureux de Prue... mais l'inverse était aussi suggéré.
J'attends votre avis avec impatience... je me doute que le " dérapage " du duo criminel vous a fait réagir.
Le mot de Tracker et l'aperçu du prochain chapitre arriveront en fin de journée ou demain. Je peux déjà vous dire que le week-end prochain, Prue retournera à Poudlard, retrouvant ainsi nos chers Maraudeurs.
 
Par ailleurs, je vous préviens que je participe au concours organisé par indexFiction. Je vous tiendrai au courant du déroulement =)

Sur ce, je vous fais de gros bisous et vous souhaite Joyeuses Pâques !

Tags : L'histoire d'un assassin - Partie 1 : L'amour d'un Assassin - tome 1

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Comments :

  • Dum-Cha

    22/12/2016

    ? Tout se complique entre Diego, Remus, Prue..

  • LeMaitreDesLieux

    30/09/2015

    Aaaaaaaaaaaaaaaaah ! Tu vas me rendre folle avec ton histoire ! Tu compliques tout mais d'un côté j'aime. Un triangle amoureux, d'autant plus avec Diego ... Décidément, je suis accro à ton histoire ! :D

  • fichp-lifealwaysrestart

    02/09/2015

    Ohoh... Un triangle amoureux... Je m'y attendais c'est vrai, mais je ne pensais que Prue craquerait si tôt. J'ai été légèrement embrouillèe par ce meurtre, je n'ai pas tout de suite compris pourquoi Prue et Diego sortaient de ka soirèe. Mais bon, tout s'est éclairci après donc tout va bien. Sinon j'ai adoré le moment avec Orion et Voldemort dans les appartements de ce dernier, voir Prue bourrée et morte de rire m'a bien fait sourire. Je suis assez perplexe face à ce chapitre, j'ai hâte de voir la suite ! Je viens la lire dès que possible !

  • hostfresh-HarryPotter

    24/06/2014

    Oulà, choix dur...

  • Nutsy7801

    11/06/2014

    D'où te vient l'inspiration ?

  • assassin-maraudeurs

    24/04/2014

    xsmileyx93-rep-choixpeau wrote: "c'est le seul moment que j'ai trouvé pour lire x)

    Ne t'inquiète pas c'était très claire x) C'est juste que bon... Par rapport à Remus le Diego in love un peu niai sur les bord pour moi il va à la poubelle x) Vive lupin ! x) Bref^^ sérieusement ne t'en fait pas, ce ne sont pas des points faibles, juste un tournant de l'histoire qui me plait moins x)
    Pour le meurtre tu as raison l'empoisonnement est le plus adapté, ce n'est pas ça qui m'a déranger. C'est le fait que : ils papottent, ils papottent, ils flirtent, un peu beaucoup et pouf ! le ministre se cogne à eux, et pouf il est empoisonné. Je trouve que ça ne reflète pas vraiment la difficulté de la mission. Mais bon, je chipote^^

    Merci d'avoir prit autant de temps pour me répondre et pour l’objectivité, c'est normal.
    "

    Oui, je vois ce que tu veux dire, je suis en train de reprendre un peu le chapitre là ^^

    Pour la relation Prue / Diego, c'est un tournant obligatoire à l'histoire (sinon le dilemme n'est pas assez dur pour Prue, étant donné qu'il est de plus en plus évident qu'elle est incompatible avec son père). Je savais en l'écrivant que les lecteurs n'attendant que du Prue / Remus allaient être un peu refroidis... mais bon, j'insiste, pour Prue, cette nuit avec Diego ne change rien.... je pense que le prochain chapitre va d'ailleurs vite le prouver et rassurer un peu les pro-lupin =P

  • xsmileyx93-rep-choixpeau

    24/04/2014

    c'est le seul moment que j'ai trouvé pour lire x)

    Ne t'inquiète pas c'était très claire x) C'est juste que bon... Par rapport à Remus le Diego in love un peu niai sur les bord pour moi il va à la poubelle x) Vive lupin ! x) Bref^^ sérieusement ne t'en fait pas, ce ne sont pas des points faibles, juste un tournant de l'histoire qui me plait moins x)
    Pour le meurtre tu as raison l'empoisonnement est le plus adapté, ce n'est pas ça qui m'a déranger. C'est le fait que : ils papottent, ils papottent, ils flirtent, un peu beaucoup et pouf ! le ministre se cogne à eux, et pouf il est empoisonné. Je trouve que ça ne reflète pas vraiment la difficulté de la mission. Mais bon, je chipote^^

    Merci d'avoir prit autant de temps pour me répondre et pour l’objectivité, c'est normal.

  • assassin-maraudeurs

    24/04/2014

    xsmileyx93-rep-choixpeau wrote: "Coucou !
    Désolée du retard, j'ai du mal à trouver du temps pendant ces vacances^^
    Il est plutôt tard et j'ai un peu galèré à lire le chapitre sur mon portable. Je n'ai donc relevé que deux erreurs :
    - et Orion sortirent après avoir salué une dernièr (il manque le FOIS) e mon père
    - Je ne regrettais absolument (il manque le PAS) de m'être aventurée au-delà.

    Bon je suis pose que si je ne laisse pas d'avis sur le chapitre ça ne passera pas inaperçu alors autant le faire^^ je n'ai pas été fan de ce chapitre, il est vachement bien, je ne dis pas le contraire mais bon, pour moi, la mise à mort n'est pas assez spectaculaire, elle ne m'a pas éclaté. Un empoisonnement pourquoi pas mais je sais pas... Pour moi ce n'était pas assez une chasse, il y'avait trop l'amourette de présente. Justement, deuxiême chose qui m'a gèné, l'amourette. Ok la relation avec Diego rend le personnage de Traker encore plus complexe mais la je la trouve faible, trop. A par à la fin ou elle pense un peu à Remus sinon on ne le voit pas. On ne sens pas un combat intérieur et elle n'a pas l'aire de souffri du tout pour Remus alors qu'elle sait qu'il l'aime à la folie. Je la trouve méprisable. C'est un simple avis et je suis sur qu'il n'est pas partagé^^

    Désolée pour ce com' moins sympa que d'habitude, je suis sur que je m'éclaterais à nouveau en lisant le prochain chapitre !
    Bisou
    MD
    "

    Hello !
    Tout d'abord, merci de passer corriger un chap à une heure aussi avancée ^^

    Pour ce qui est du contenu, j'avoue que je ne m'attendais pas à des félicitations pour ce chapitre, j'attendais les lecteurs au tournant ^^
    Concernant la mise à mort du premier ministre français... c'est vrai que je ne me suis pas trop foulée, mais en même temps, le meurtre ne devait rien à voir de spectaculaire. Ca devait vraiment passer inaperçu, et j'avoue qu'en pleine foule (en intérieur en plus), l'empoisonnement me semblait le plus adapté aux circonstances.

    Ce qui m'inquiète par contre, c'est que l'objectif du chapitre était effectivement de mettre en avant la relation Diego / Prue, et vu ton avis, je me suis ratée, surtout si tu la trouves faible car j'étais censée faire comprendre l'inverse au lecteur : la relation Prue / Diego est fusionnelle, car tous deux sont amoureux depuis plusieurs années mais se retiennent à cause de la barrière "frère de coeur". Bon pour Prue, c'est vrai que le fait d'avoir rencontré Remus n'arrange rien, mais elle a vraiment des sentiments pour Diego. J'avais essayé de glisser des indices dans ce sens dans les précédents chapitres, mais apparemment c'est pas assez explicite... Donc va falloir que je reprenne ça sérieusement... =/

    Après, Prue est assez pragmatique, elle n'a pas à souffrir pour Remus. Elle ne sort pas avec lui, et de toute façon elle précise qu'elle ne renonce pas à lui, même si elle a eu une aventure avec Diego. De même, tous ses jeux de provocation avec Remus n'affaiblissent pas ses sentiments pour Diego. On est vraiment dans la situation "double-vie"... là encore, je pense qu'il va falloir que je me reprenne ^^

    En bref, merci d'avoir laissé ton avis et d'avoir soulevé les points faibles du chapitre =) comme j'ai un peu de temps avant le début des révisions, je pense pouvoir l'améliorer assez vite en tenant compte de tes remarques ! Donc vraiment merci d'être restée objective =)
    Bisous !

  • xsmileyx93-rep-choixpeau

    24/04/2014

    Coucou !
    Désolée du retard, j'ai du mal à trouver du temps pendant ces vacances^^
    Il est plutôt tard et j'ai un peu galèré à lire le chapitre sur mon portable. Je n'ai donc relevé que deux erreurs :
    - et Orion sortirent après avoir salué une dernièr (il manque le FOIS) e mon père
    - Je ne regrettais absolument (il manque le PAS) de m'être aventurée au-delà.

    Bon je suis pose que si je ne laisse pas d'avis sur le chapitre ça ne passera pas inaperçu alors autant le faire^^ je n'ai pas été fan de ce chapitre, il est vachement bien, je ne dis pas le contraire mais bon, pour moi, la mise à mort n'est pas assez spectaculaire, elle ne m'a pas éclaté. Un empoisonnement pourquoi pas mais je sais pas... Pour moi ce n'était pas assez une chasse, il y'avait trop l'amourette de présente. Justement, deuxiême chose qui m'a gèné, l'amourette. Ok la relation avec Diego rend le personnage de Traker encore plus complexe mais la je la trouve faible, trop. A par à la fin ou elle pense un peu à Remus sinon on ne le voit pas. On ne sens pas un combat intérieur et elle n'a pas l'aire de souffri du tout pour Remus alors qu'elle sait qu'il l'aime à la folie. Je la trouve méprisable. C'est un simple avis et je suis sur qu'il n'est pas partagé^^

    Désolée pour ce com' moins sympa que d'habitude, je suis sur que je m'éclaterais à nouveau en lisant le prochain chapitre !
    Bisou
    MD

  • harry-potter-8-fic

    21/04/2014

    Encore un magnifique chapitre.
    On voit vraiment qu'avec le temps elle se remet de plus en plus en question et j'adore ça.
    J'ai hâte de lire la suite.
    A très vite.
    Bisous

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