Chapitre 43 : La douce étreinte de la Mort

« Je ne saurais dire combien de fois j'ai senti l'étreinte de la Mort... mais cette fois, elle ne semble pas vouloir me relâcher. Cette fois, je n'ai pas suffisamment de force pour m'accrocher à la vie... qui m'échappe. Pourtant, alors que tout me condamne, je sens que je ne suis pas seule... »
 
Chapitre 43 : La douce étreinte de la Mort
| 6 février 1978 – Poudlard – Bureau directorial  – 14h20 |
 
~ Point de vue général ~

 
Lyall Lupin entra dans le bureau directorial lorsque la voix de Dumbledore l'autorisa à entrer.

-         Lyall ? Quelle surprise ! s'étonna Dumbledore. Que me vaut le plaisir de ta visite ?
-         Une bien triste nouvelle, Albus. Tragique même.
 
Dumbledore perdit bien vite son sourire.

-         Que se passe-t-il ?
-        Prudence Hunt a été agressée en fin de matinée, dans une rue de Londres. Elle a été prise en charge à Sainte Mangouste, mais les médicomages... sont assez pessimistes.
-         Prudence... souffla Dumbledore d'une voix blanche.
 
Que faisait l'une de ses élèves en dehors de Poudlard ?! Aucune sortie n'avait été organisée ! Le directeur s'assit lentement dans son fauteuil, ne parvenant à y croire. Comment une telle chose avait-elle pu se produire ?!
 
-         J'ignorais qu'elle avait quitté le château... avoua le directeur.
-         Alors elle n'avait pas d'autorisation pour sortir ?
-         Non.
-         Ok. Je vais prévenir les Maraudeurs...
 
Les deux hommes se regardèrent tristement, n'osant imaginer la blessure qui allait se creuser dans le c½ur des garçons. Prue avait pris une place si importante dans leur vie...
 

| Salle commune des Gryffondor |

Tout au long du trajet, Lyall n'avait pu réfréner les souvenirs de sa scolarité ici, à Poudlard. Mais lorsque le portrait de la Grosse Dame le laissa entrer dans la salle commune des rouge et or, il revint à la dure réalité. Remus et Sirius s'affrontaient aux échecs, attentivement observés par James et Peter qui sirotaient du jus de citrouille. Remus se détourna de la partie à l'approche de son père. Il afficha une mine étonnée. Il était content de voir son père bien sûr, mais sa visite surprise l'inquiétait. Lyall n'était pas du genre à venir à Poudlard à l'improviste.
 
-         Papa ! lança Remus en se levant. Comment ça va ?
-         Bonjour fiston. Il faut que je vous parle... à tous les quatre.
 
Les Maraudeurs comprirent à l'air de Lyall que quelque chose de grave était arrivé. Et de tous, c'est bien Remus qui était le plus angoissé. Il sentait la crainte et la tristesse émaner du corps de son père. Ils montèrent dans le dortoir des garçons silencieusement. Une fois seuls, Lyall se tourna vers son fils en essayant de mesurer ses propos :
 
-         Prue était à Londres ce matin... tu le savais ?
 
Remus déglutit, sentant son coeur accélérer furieusement. Sa pire crainte s'était réalisée... son père était là pour Prue. Alors inutile de couvrir sa sortie non autorisée...

-         O-Oui... elle a dit qu'elle avait des courses à faire, répondit Remus, essayant de ne pas imaginer le pire.
 
Des courses à faire ? Lyall aurait voulu avoir plus de détails à ce sujet, car il se demandait ce qui avait bien pu pousser une élève à tromper la sécurité de Poudlard.
 
-         Papa, il lui est arrivé quelque chose ?
-         Elle a été agressée.
-         Quoi ?! Mais comment ?!
-         A l'arme blanche. Elle est à Sainte Mangouste.
 
Remus dut faire un effort considérable pour ne pas se laisser tomber. Il avait l'impression que ses forces le quittaient peu à peu. Il sentit son c½ur s'alourdir de chagrin... et de culpabilité. Il n'aurait jamais dû la laisser partir ! Ce ne serait jamais arrivé si seulement il avait été plus ferme avec elle !
 
-         Comment va-t-elle ? demanda Sirius après plusieurs secondes de silence.
-         Les médicomages sont toujours en train de s'occuper d'elle.
 
Lyall préféra limiter les dégâts en restant évasif de ce côté-là, pour ne pas tout annoncer d'un coup. Il soupira devant l'air de son fils. Il avait la tête baissée, le regard un peu vide. Lyall le prit dans ses bras avec douceur.
 
-         Qui lui a fait ça ? demanda Remus.
-      L'enquête est en cours. Seulement, nous n'avons pas de témoin, ni l'arme qui a été utilisée... j'espère que Prue pourra nous en apprendre davantage.
-         Il faut que j'aille la voir.
-         Je vous accompagne.

 
| Sainte Mangouste – Chambre 759 – 16h |

~  Point de vue de Remus ~

Nous avions dû attendre une bonne heure avant que Prue regagne sa chambre. Une heure pendant laquelle mes craintes n'avaient fait que s'accentuer. Pourquoi était-ce si long ? Lorsque je vis un médicomage sortir enfin, je l'interceptai pour prendre des nouvelles.
 
-         Alors ? 
 
Le médicomage soupira.
 
-         Nous essayons toujours de la ramener dans un état stable. Je suis désolé, mais vous ne pourrez pas la voir aujourd'hui. Elle reçoit des soins intensifs.
 
Mon c½ur accéléra. Pourquoi était-ce si compliqué de la soigner ? Les coups de couteau étaient peut-être graves dans le monde moldu, mais dans celui de la magie, ce n'était l'affaire que de quelques pommades et sortilèges !
 
-         Qu'est-ce qui lui arrive ? Il y a eu des complications ? demandai-je sans parvenir à contenir ma panique.
-         La lame était empoisonnée... le temps qu'elle soit amenée ici a suffi au poison pour commencer à se répandre.
-         Il doit exister un antidote, non ?
-         ...Tous ceux que nous avons essayé sont restés sans effet. Nous avons contacté des experts dans le domaine pour essayer d'en trouver un. Excusez-moi, je dois aller voir où ils en sont.
 
J'étais incapable d'en entendre davantage de toute façon. Je me sentais vidé. Paralysé. Je tournai la tête vers la porte où se trouvait Prue et une équipe médicale... elle était de l'autre côté, luttant contre un poison pour lequel il n'existait aucun remède. En clair... elle était entre la vie et la mort.

 


Je sentis deux mains se poser doucement sur mes épaules, pour me guider vers les chaises adossées au mur du couloir. Je me laissai tomber lourdement sur l'une d'elles, essayant de digérer les nouvelles qui ne pouvaient pas être plus affolantes. Je me pris le visage entre les mains, tremblant légèrement, le corps tendu à bloc.  Je me sentais tellement coupable. Chaque fois que Prue avait quitté l'école, je craignais que quelque chose arrive, mais je n'avais jamais osé lui faire réellement obstacle. J'aurais dû. Quitte à me disputer avec elle... car aujourd'hui, mon manque d'aplomb avait permis une grave agression de se réaliser... et j'allais peut-être la perdre. Après ma mère... mon père... elle aussi engageait un combat contre la mort. Pourquoi fallait-il qu'on essaie de m'enlever ce qui faisait mon bonheur ? Les personnes que j'aimais étaient-elles toutes condamnées à croiser la Mort ?
Les larmes me piquèrent les yeux, je serrai la mâchoire pour essayer de les contenir. Je sentis des bras m'encercler doucement.
 
-         Elle va s'en sortir Remus. Crois-moi, elle va s'en sortir... elle est forte, essaya de me rassurer Sirius.
 
Je fermai les yeux avec douleur. Malheureusement, ce n'était pas une question de force.
 
 

| 8 février 1978 |

 
Deux jours. Deux jours que Prue était constamment sous surveillance médicale. Deux jours que j'avais l'impression de ne plus vivre. Mon père était avec moi pour m'apporter son soutien pendant cette dure épreuve, tout comme les Maraudeurs. Dumbledore était passé fréquemment pour prendre des nouvelles, et n'avait à aucun moment essayé de nous ramener à l'école, sachant que c'était inutile. Nous étions au bord de la crise de nerfs à cause de l'attente, interminable, insupportable... chaque fois qu'un médicomage sortait pour être remplacé, il avait le visage fermé. L'état de Prue ne s'améliorait pas... au contraire. Le poison accentuait la paralysie de Prue, et l'antidote n'était toujours pas au point. Je sentais mon espoir faiblir à chacune des explications des médicomages. Elle avait passé son anniversaire sur un lit d'hôpital, dans le coma, et je craignais que ce soit son dernier.
 
-     Ça va aller fiston, me répéta mon père pour la énième fois après une nouvelle discussion pessimiste avec une infirmière.
-         Qu'est-ce que t'en sais hein ?! m'emportai-je en m'éloignant de lui.
 
Comment pouvait-il m'assurer avec autant de détermination qu'elle allait survivre alors que son état empirait ? Rien ne pouvait stopper les dégâts qu'était en train de provoquer ce putain de poison ! Le temps faisait atrocement défaut... même s'ils arrivaient à la sauver à temps, dans quel état serait-elle ? Et si elle restait à l'état végétatif ?
 
-          Calme-moi Remus, me dit-il doucement.
-        Me calmer ?! Comment veux-tu que je me calme ?! Je l'aime putain... je l'aime. Et elle meurt un peu plus à chaque heure qui passe !
 
Mon père me prit dans ses bras, les larmes aux  yeux. J'en pouvais plus de vivre ça. C'était atroce de ne pouvoir rien faire d'autre qu'attendre... subir... en espérant qu'un miracle se produise.

 
~ Point de vue de Prue ~
 
| Jour, heure et lieu indéterminé |

 
La douleur me frappait par vague régulière, me ramenant dans un état de semi-conscience. Je n'arrivais pas à ouvrir les yeux... ni à sentir mon corps. Seulement mon coeur. Mon coeur qui battait d'étrange manière... qui résonnait dans ma tête... J'entendais faiblement du bruit autour de moi. Je sentais qu'il se passait quelque chose d'anormal. Je ne savais pas où j'étais... ni ce qui m'arrivait pour que je sois dans un état aussi... dans quel état j'étais d'ailleurs ? J'avais l'impression de ne plus exister... j'étais incapable de penser quoi que ce soit... C'est là que je me rendis compte que je n'entendais plus aussi bien les battements de mon coeur. Ils étaient beaucoup plus faibles... plus espacés... mais je ne voulais pas qu'ils s'arrêtent. J'essayais de me concentrer, de sortir de cet immense trou noir... mais les bras de la mort m'étouffaient, comme si elle m'en voulait de lui résister autant. Comme si elle ne comprenait pas pourquoi cette fois je n'avais pas envie de jouer avec elle alors qu'autrefois je faisais tout pour recevoir son étreinte.
« Accroche-toi, Prue, c'est pas terminé ! »
Jeff... mon bon fantôme... mon éternel soutien. Toujours là pour m'apporter des paroles d'encouragement. Cette fois, j'étais bien incapable de penser quelque chose pour lui répondre. Peut-être était-il venu le temps de nous retrouver après toutes ces années ? 

« Ils ont besoin de toi Prue... pense à ceux qui t'aiment et qui n'attendent que de te retrouver. Tu n'as pas le droit de laisser tomber ! Pas après tout ce que tu as fait... pas avant que la partie soit terminée ! Bats-toi ! Défends ta vie ! »
 
Mais sa voix n'était déjà plus qu'un murmure dans ma tête... et mon coeur... s'était essoufflé.
 

~ Point de vue de Remus ~

 
Epuisé, j'avais fini par m'endormir dans les bras de mon père. Je revivais les moments les plus mémorables que j'avais eus avec Prue depuis qu'on se connaissait. Notre rencontre, notre amitié, nos câlins, nos plus beaux échanges, le soir de mon anniversaire, nos baisers, nos provocations, son soutien pendant que j'allais mal... tous nos moments les plus forts passaient sous forme de flashs, réguliers au début, puis de plus en plus rapides... comme si ma mémoire voulait faire le résumé le plus complet... comme si mon esprit voulait que je me souvienne d'un maximum de choses... puis le noir total. Plus rien. Rien d'autre qu'un faible son aigu et continu qui me sortit de mon sommeil. J'ouvris les yeux, l'esprit confus. Je tournai brusquement la tête en voyant des personnes supplémentaires arriver en trombe dans la chambre de Prue. Je me redressai d'un bond et me ruai dans la chambre. Mais je m'arrêtai net,  mon regard se fixant sur le trait continu de l'électrocardiogramme... un trait qui signifiait que c'était fini. Que le c½ur de Prue avait lâché. Je tombai à genoux, ne sentant plus mes jambes. Mon père m'entoura par derrière, mais j'étais incapable de me relever... de me détourner des médicomages qui essayaient de ramener Prue à la vie. Je sentis une douleur violente dans la poitrine, une main me serrer la gorge, une flamme me brûler les yeux... j'étais vidé... j'avais l'impression de mourir. Je voulais partir avec elle. Je voulais que tout s'arrête. D'ailleurs... mon v½u fut exaucé, car le silence s'imposa et tout devint noir autour de moi.
 

| 9 février 1978 – Sainte Mangouste – 9h |

~ Point de vue général ~

 
Malgré les apparences, Prudence n'était pas morte. Elle avait survécu aux nombreux arrêts cardiaques qui s'étaient enchaînés depuis la veille. Les médicomages ne comprenaient rien à ce qui se passait. La quantité de poison présente dans son organisme aurait déjà dû la tuer. Et pourtant... son c½ur propulsait toujours autant d'énergie, semblant ne jamais vouloir s'arrêter complètement. Les médicomages se sentaient dépassés par la situation, n'ayant jamais eu un tel cas auparavant. Ils n'avaient qu'une seule certitude : Prue avait beau résister, le poison continuait son chemin, paralysant toujours plus son organisme... son c½ur mettait plus de temps à redémarrer après chaque arrêt. Elle ne pourrait pas tenir le rythme très longtemps.
Quant à Remus, il n'avait plus à vivre l'insupportable attente accompagnée de la peur au quotidien de perdre celle qu'il aimait plus que tout au monde... là où il était, il ne pouvait rien ressentir. Le choc émotionnel lui avait fait perdre connaissance, et à la demande de son père, les médicomages lui avaient administré des somnifères.
Malheureusement pour lui, ce répit fut de courte durée, car les médicomages ne pouvaient pas l'endormir indéfiniment. L'état de Prue étant toujours aussi compliqué, ils ne pouvaient plus attendre qu'elle se réveille pour ramener Remus. Il se réveilla donc le 12 février au matin, ne comprenant pas ce qui lui était arrivé. Ses souvenirs étaient confus, mais il avait une chose bien en tête : la mort de Prue. Et ce souvenir lui arracha des larmes brûlantes.
 
-         Sèche tes larmes frangin... Prue continue à défendre son titre d'imbattable.
 
Remus était tellement sous le coup de l'émotion qu'il n'avait pas senti la présence de ses amis Maraudeurs. Il regarda vers Sirius avec incompréhension. Qu'avait-il dit ? Prue n'était pas morte ?   

 


Remus se leva d'un bond et sortit de la chambre malgré les protestations de ses frères de c½ur. Il fut arrêté par son père, qui l'accueillit d'une étreinte. Il lui expliqua comment Prue enchaînait les arrêts cardiaques... sans jamais en mourir. C'est comme s'il y avait une force en elle qui la maintenait en vie, même lorsque son âme semblait s'évader. Elle en était à son sixième arrêt cardiaque, et à chaque fois... son c½ur redémarrait, même quand les médicomages cessaient de la ranimer, croyant qu'elle était morte. Elle revenait d'elle-même. Ils n'arrivaient pas à expliquer ce qui se passait. C'était surnaturel. Un vrai miracle...

 
| 13 février 1978 – Chambre 759 – 9h30 |

 
Remus n'avait pu s'empêcher d'entrer dans la chambre de Prue, malgré les recommandations des infirmières. Aussi, il fut surpris de voir qu'une autre personne était au chevet de Prue. Un inconnu aux yeux de Remus, qui le transperça du regard.
 
-         Bonjour, salua Remus à voix basse.
-         Vous êtes ? demanda l'autre sans détour.
-         Remus Lupin. Et vous ?
 
Remus sentit une incroyable froideur s'émaner de l'homme.
 
-         Un ami, répondit-il.
-         Je vois... je vais vous laisser.
-         Pas la peine, je dois y aller.
 
L'homme brun se leva, et Remus eut du mal à soutenir son regard glacé lorsqu'ils se croisèrent. Réprimant un frisson en sentant l'agressivité naturelle qui se dégageait de cet étrange personnage, Remus s'assit auprès de Prue et lui déposa un long baiser sur le front, caressant sa main en même temps. Lorsqu'il entendit la porte se refermer, Remus sa cala contre sa joue. Qui était cet homme mystérieux ? Prue avait un ami peu fréquentable. Mais peu importe. Tout ce qu'il voulait, c'est qu'elle rouvre les yeux. Ses mystères n'avaient pas d'importance pour l'instant.
 
-         Reviens mon ange... Je t'aime...
 
 

| Manoir Voldemort |

 
Le Lord claqua la porte de ses appartements derrière lui, bouillonnant de rage. L'apparence qu'il avait prise pour se rendre à l'hôpital s'évanouit en deux secondes, calmant Nagini qui s'était redressée de toute sa taille, prête à frapper. Voldemort agrippa le dossier de son fauteuil et le serra avec force, essayant de contenir la colère qui l'abritait. Sa fille était quasi morte... et il ne pouvait rien faire ! Il n'arrivait pas à la ramener, comme il l'avait déjà fait. Le sort de sa fille ne reposait pas entre ses mains cette fois... et ça le rendait fou de rage ! Il ne pouvait rien faire d'autre qu'attendre... espérant pour qu'elle arrive à s'en sortir seule. Et ça, même pour Voldemort, ne pas pouvoir venir en aide à sa fille... était insupportable.

 

Nagini s'enroula lentement autour de lui, et frotta plusieurs fois sa tête contre la joue de son Maître, dans une caresse froide. Des pulsions meurtrières le saisirent lorsqu'il revit ce moins que rien de Lupin s'asseoir auprès de sa fille. Il l'avait embrassée sur le front avec une tendresse déconcertante... comme un intime... avec amour. Le Lord serra davantage le fauteuil. Prue avait bien rempli sa mission... elle avait réussi à gagner le c½ur de ses cibles... mais au fond de lui, si le Lord était si enragé, c'est parce qu'il sentait que c'était réciproque. Mais ça... c'était inenvisageable. Remus Lupin était une cible. Un loup-garou. Un être misérable qui n'avait aucun droit de toucher SA fille. Ce misérable pouvait s'estimer heureux qu'il y ait tant de personnes attendant dans le couloir... car le simple fait qu'il embrasse le front de Prue était une raison suffisante pour le tuer. Quant à elle, Prudence, ce prodige du crime, cette héritière de deux légendes... avait plus qu'intérêt à rester digne de son rang.
 

| Manoir Voldemort – Appartements de Jack |

 
Jack ne cessait d'échanger avec la Renarde par l'intermédiaire du parchemin pour essayer de comprendre ce qui avait pu se passer. L'Agence était en état d'alerte car Tracker avait disparu après sa mission. Jack, qui connaissait les raisons de la « disparition », faisait tout ce qu'il pouvait pour diriger la chasse à l'homme... sans trahir l'identité de Tracker.  Mais à dire vrai, il ne savait pas vraiment où commencer les recherches.

 

Il ferma les yeux, essayant de trouver une explication en se remémorant les évènements du 6 février. Prue, en mission pour l'Agence, s'était rendue dans la Résidence Ministérielle pour sauver la peau de Fudge. Elle y avait tué sa cible, Roxanne Jones. Les gardes l'avaient découverte dans le bureau de Fudge, se lançant dans une course-poursuite sur les toits de la ville. La zone anti-transplanage étant assez étendue ce jour-là par mesure de sécurité, Prue n'avait pas pu quitter les lieux immédiatement. Pour échapper à ses assaillants, elle avait abandonné son apparence criminelle. Sa brève apparition devant les journalistes en était la preuve. Alors qu'elle s'éloignait de la foule, elle avait été agressée dans une ruelle déserte. Elle n'avait pas eu le temps de se battre, ce qui laissait supposer une attaque surprise. Et comme le coup de couteau avait été donné dans le ventre, ça voulait dire que  Prue s'était retournée au moment de l'agression. L'arme n'ayant pas été retrouvée, cela voulait dire que l'assaillant était reparti avec, après l'avoir retiré du corps de Prue, aggravant l'hémorragie.

 

Première incohérence : quel tueur partirait avant d'avoir achevé sa cible ? Prue n'avait pas perdu connaissance, car elle avait eu le temps de lancer un appel de détresse. Aurait-elle réussi à faire fuir son agresseur ?
Deuxième incohérence : puisque Prue n'était pas sous l'apparence de Tracker... qui pourrait bien lui en vouloir au point de la tuer ? A Poudlard, elle avait eu quelques altercations avec des Serpentard... mais ce n'était pas un mobile suffisant pour un crime. Elle avait également fait une apparition dans le journal pour avoir sauvé une femme de son ivrogne de mari à Pré-au-Lard, ainsi que le lieutenant Moser au Ministère. Etait-ce un proche d'un de ces deux hommes qui se vengeait ? Après tout, ils avaient tous deux finis à Azkaban... c'était la seule piste plausible. Jack n'avait qu'une certitude : l'agresseur ne pouvait pas être lié au passé de Prue... puisque « Hunt » n'est pas son vrai nom.

 


Qui était donc cette étrange personne ? A quel moment Prue s'était-elle fait un ennemi sous sa fausse identité ? Ou alors... quelqu'un savait pour elle ? Quelqu'un connaissait sa véritable identité ? Comment serait-ce possible ?!
Jack soupira. Il allait être très difficile de mener l'enquête.
 
 

| 15 février 1978 – Sainte Mangouste – Chambre 759 – 16h42 |

~ Point de vue de Remus ~

Prue ne faisant état d'aucune amélioration, j'avais fini par devoir rentrer à Poudlard, sur ordre de Dumbledore. Cependant, je venais lui rendre visite dès que j'avais cinq minutes, passant mes soirées et nuits à ses côtés. Les journées étaient incroyablement longues, vides... dénuées de sens. Je ne pensais qu'à elle. J'étais sans arrêt sur les nerfs, au bord de l'explosion. Je voulais croire au miracle. Elle avait survécu jusque là alors que tout le monde la croyait perdue, moi le premier. Ça m'avait fait un tel choc... comme si tout mon corps avait reçu une décharge mortelle. C'était bien la preuve que je ne pouvais pas envisager de vivre sans elle. J'avais peur constamment. En cours, j'avais peur qu'on vienne m'annoncer qu'elle était morte. En y allant, j'avais peur d'ouvrir la porte et de la découvrir sur son lit de mort. Quand j'étais auprès d'elle, j'avais peur  que l'électrocardiogramme trace un trait continu. J'avais craint cette machine dès le départ, mais depuis que j'avais entendu son insupportable son continu... elle était devenue ma hantise. Quitter la chambre était le plus dur ; j'avais toujours peur que ça soit pour la dernière fois. J'étais tout simplement terrorisé à l'idée de la perdre. Le simple fait d'imaginer la vie sans elle me donnait envie de mourir à ses côtés. J'avais pourtant bien vécu avant son arrivée... mais elle avait chamboulé ma vie et était devenue indispensable. J'avais besoin d'elle. C'était pas plus compliqué que ça. Elle avait enfermé mon c½ur dans le sien.

 
| Jour, heure et lieu indéterminés |
 
~ Point de vue de Prue ~

 
C'est comme si mon esprit revenait lentement dans mon corps après un long voyage dans un autre monde. Je sentais ma poitrine se soulever régulièrement. Ce simple mouvement, si banal et léger, m'enflammait de douleur. Mes paupières étaient si lourdes que les soulever me semblait impossible. Paralysée. Mon corps refusait de répondre. Mon cerveau était au ralenti, sans aucune autorité sur mes membres, qui n'obéissaient plus. La volonté de savoir ce qui se passait était plus forte que tout. Je dus faire un effort considérable pour ouvrir lentement les yeux.

 

La pièce était assez obscure, seule une toute petite veilleuse semblait allumée, hors de mon champ de vision. J'essayai de bouger mais à nouveau, mon corps resta immobile. Je me rendis compte que je portais un masque à oxygène. Je refermai les yeux, essayant de rassembler mes souvenirs. Les évènements du 6 février me revinrent en tête et je me souvins du poison se répandant peu à peu dans mon corps. Mes yeux se refermèrent, trop lourds, mais je fis l'effort de les rouvrir. Il ne fallait pas que je décroche.

 

Je vis une silhouette se rapprocher du lit. J'essayai de voir qui c'était, mais ma vue était trop faible pour que je discerne quoi que ce soit. Je me sentais partir, et pourtant, je me forçais à rester, car la personne avait un comportement étrange. La louve encore présente en moi était sur ses gardes. J'étais persuadée que cette personne n'était pas autorisée à être là. Etait-ce un autre tueur venu finir le travail de ce mystérieux assassin ? La personne se pencha, et je compris que je n'avais plus rien à craindre. Personne ne pouvait finir le travail. J'étais déjà morte... car le visage penché sur moi, malgré le voile qui se baissait lentement sur mon regard, j'eus le temps de le reconnaître. Je souris faiblement, et elle retira mon masque avec douceur.
 
-         Maman... je te retrouve enfin...
 
Je sentis un doux contact sur ma main... ça me semblait irréel, mais immensément apaisant.
 
-         Je suis là ma chérie...
 
Le son de cette voix me provoqua une décharge, et ma vue s'éclaircit davantage. C'était si bon de l'entendre. C'était la première fois que je la revoyais depuis le soir du drame. Beaucoup de fantômes de mon passé avaient déjà refait surface dans mon esprit, celui de Jeff en tête de liste. Mais ma mère... ma chère mère, la première personne que j'avais perdue et dont je regrettais tellement la mort... jamais elle n'était revenue dans ma tête. Je n'avais jamais eu le plaisir de revoir une apparition d'elle. Aujourd'hui si. Aujourd'hui elle était là. Ou peut-être que c'est moi qui l'avais rejoint. C'était plus plausible.  J'aurais voulu reprendre le contrôle sur mon corps, la prendre dans mes bras, la serrer contre moi... mais c'était au-dessus de mes forces. En fait, je ne sentais plus rien. C'est comme si je n'avais plus de corps. Comme si j'étais partie pour de bon cette fois.
 
-         Ce n'est pas terminé. Tu entends ? Je veux que tu vives. Accroche-toi mon ange.
-         Tu m'as tellement manquée... soufflai-je.
-         Toi aussi ma chérie. Pardonne-moi... je n'ai pas réussi à te protéger.
-         C'est moi qui implore ton pardon... je t'ai tuée... je regrette tellement...
-          Tu n'as rien à te reprocher. 
-         Si... tu es morte par ma faute.
-         Chuuut ma chérie, je suis là, tout va bien. 
-         Promets-moi de ne plus me quitter...
 
Je vis une larme couler sur sa joue alors qu'elle souriait faiblement. Elle me caressa le front lentement, avec douceur. Je parvins à sentir son contact. Voir le visage de ma mère était d'un réconfort absolu.
 
-         Je te le promets. Je veillerai sur toi. Toujours.
-         ... Embrasse... Sandra... pour moi... ... dis-lui qu'un jour... on se retrouvera... toutes les trois...
 
Mais pas aujourd'hui... il était bien trop tôt pour savourer de telles retrouvailles. La vie valait la peine que je tente un nouveau renversement... je ne pouvais pas accepter de rejoindre ma mère, ma s½ur... et toutes les personnes que j'avais perdues. Pas encore. Jeff avait raison : la partie n'était pas terminée.
 
 

| . . . |

 
J'eus la sensation de revenir à moi... de vraiment revenir. J'ouvris les yeux avec difficulté, mais cette fois... je sentais que ce n'était pas un mirage malgré la lumière aveuglante. Je clignai plusieurs fois, lentement, essayant de m'habituer à la clarté du jour. Je tournai les yeux et reconnus, avec une certaine surprise, Jack. Il tenait ma main dans les siennes, près de ses lèvres. Il se redressa lentement, me fixant avec stupéfaction et un large sourire.
 
-         Quel soulagement de te voir réveillée... dit-il.
 
Sa voix résonna dans ma tête, comme si elle venait d'ailleurs. A moins que ça soit moi qui n'étais pas encore tout à fait d'ici...
 
-         D'après les médicomages, tu es tirée d'affaire... il n'y a plus aucune trace de poison dans ton organisme.
 
J'aurais voulu lui répondre, mais j'avais l'impression que mes cordes vocales étaient raides. J'étais encore trop faible pour aligner deux mots. J'avais mal partout... comme si quelqu'un s'amusait à me jeter des sortilèges de torture en cachette, en permanence. Je vis Jack du coin de l'½il quitter la chaise pour s'asseoir au bord du lit. Il prit mon visage dans ses mains et se baissa pour coller son front au mien.
 
-         Ça va aller, t'en fais pas. Tu as besoin de beaucoup de repos, mais tu seras bientôt remise. Je reste avec toi ma puce.
 
Ma gorge se noua d'émotion. Je fermai les yeux  pour savourer ce contact, si doux et paternel. Il déposa un baiser sur mon front et mit sa tête à côté de la mienne. J'aurais tellement voulu le serrer dans mes bras pour répondre à cette étreinte... mais j'étais encore trop faible pour ordonner à mon corps de faire quoi que ce soit.
Après plusieurs minutes, il se détacha un peu, et je mis toute la reconnaissance dont j'étais capable dans mon regard. Il sourit tendrement et un instant, je rêvai que ce soit lui mon père.
 

| . . . |

 
Jack  avait passé la journée à mes côtés. Il me parlait pour me maintenir éveillée, pour m'empêcher de replonger. Mais de temps en temps, même avec toute la volonté du monde, je ne pouvais m'empêcher de décrocher, retournant  dans les bras de l'inconscience avant que ce ne soit ceux de Jack qui m'en sortent. Sa présence m'était précieuse. Il me permettait de garder contact avec la réalité. Ça me faisait du bien d'entendre sa voix.
 
-         Je vais devoir y aller. Tu ne vas pas tarder à avoir de la visite. Je repasserai te voir.
 
Jack  me prit la main et l'embrassa. Il me fit un clin d'½il avant de s'en aller.

 


Un peu plus tard, comme il l'avait prédit, la porte de ma chambre s'ouvrit, laissant apparaître Remus. Il avait le visage décomposé par la fatigue et l'angoisse. Je pris alors conscience de la gravité de ce qui m'était arrivé, et à quel point cette fois je m'étais approchée de la Mort. Je n'osais imaginer dans quel état avait dû être les Maraudeurs, Jack et Diego en l'apprenant. Mon père aussi avait dû être un peu énervé que j'interrompe brusquement la mission...
Remus s'arrêta net en me regardant. Puis, sortant de sa léthargie, il se rua à mes côtés, le sourire aux lèvres. Cette vision suffit à m'apaiser.  
 
-         Prue...! dit-il doucement. Tu es enfin revenue...
 
Je lui répondis d'un regard tendre. J'étais contente de le revoir après ce qui me semblait être une éternité. Il se pencha pour m'embrasser sur la joue, et je fis l'effort de tourner un peu la tête pour rester contre son visage. Sirius entra discrètement dans la chambre, sans doute dans le dos d'une infirmière. Il s'approcha de moi et me prit la main.
 
-         Je n'ai pas beaucoup de temps, mais j'ai qu'un truc à te dire : on a besoin de toi, alors dis à ton organisme de se secouer un peu !
-         Monsieur Black ! J'avais dit UNE personne à la fois ! intervint l'infirmière en faisant irruption dans la chambre.
 
Sirius me déposa un baiser furtif sur la main et se leva pour quitter la chambre.
Ses paroles m'avaient à la fois amusée et touchée. Je reportai mon attention sur Remus, qui me caressait la joue avec douceur. Je ne pouvais que sourire, incapable de parler. Pourtant, j'aurais voulu lui dire des mots de réconfort... lui dire qu'il arrête de s'inquiéter, et que je serai bientôt sur pieds. Ça me faisait mal de le voir avec une si sale mine à cause de moi. Il se pencha et colla son front au mien. Je commis l'erreur de fermer les yeux  pour savourer ce contact, ce qui me renvoya dans l'inconscience.
 

 
| 28 février 1978 – Hôpital Sainte Mangouste – Chambre 759 |

 
J'étais encore très fatiguée, mais mon esprit était à nouveau clair. Je sentais qu'il y avait une nette amélioration. Je pouvais à nouveau bouger le haut du corps. Pas beaucoup certes, car je manquais de force, mais c'était déjà énorme.
La porte de ma chambre s'ouvrit sur Jack, me sortant de mon demi-sommeil. Mon c½ur fit des bonds de joie dans ma poitrine. Je ne sais pas si c'est le fait qu'il soit venu aussi souvent me voir ou quoi... mais sa présence me rassurait. Je me sentais plus apte à me battre avec mon mentor à mes côtés.
 
-         Comment va ma chasseuse préférée ? lança-t-il en souriant.
-         En manque de gibier... répondis-je tout bas.
 
Jack s'arrêta net, surpris que je lui réponde. Je lui adressai un faible sourire.
 
-         Woaw, tu vas mieux alors. Je tiens à te féliciter pour ta chasse. Tu as réussi à sauver une espèce protégée d'un dangereux  prédateur.
-         Sacrée vipère, maugréai-je en repensant à notre combat.
 
Comme à son habitude, il vint déposer ses lèvres sur mon front, et je sentis une douce chaleur se répandre en moi. Je me redressai faiblement et l'entourai d'un bras, me calant dans son cou chaud après y avoir déposé un baiser. Il resserra doucement l'étreinte, et je sentis l'émotion dans ses gestes. Je n'avais pas eu le temps d'avoir peur, mais je me doutais que lui, comme les autres, avait dû trouver le temps extrêmement long ces dernières semaines.  

 


Je sentis une présence et me dégageai un peu pour voir qui venait d'arriver. Mon c½ur rata un battement. C'était Remus. Jack se redressa sans le quitter des yeux. L'ambiance s'était tendue tout d'un coup. Mon mentor avait fait en sorte de ne jamais croiser personne.
 
-      Je te présente Remus, murmurai-je à Jack pour lui laisser le loisir de se présenter lui-même.
-         Enchanté, dit-il en tendant la main. Moi c'est Jack. Je suppose que tu es son petit ami ?
-         Exact, répondit Remus sans le lâcher du regard.
 
Ils se serrèrent la main, mais je sentis que Remus n'était pas dans son assiette. C'est sûr que ça devait lui faire bizarre de tomber sur un homme totalement inconnu, et dont je ne lui avais jamais parlé.
 
-        Je vais vous laisser en amoureux dans ce cas. Prue, je repasserai te voir demain.
 
Je suivis Jack du regard pendant qu'il sortait. Il partait trop tôt à mon goût, mais j'étais heureuse de revoir Remus.
 
-         Je suis content que tu puisses à nouveau parler... me dit Remus en s'approchant. Comment tu te sens ?
-        Epuisée. Mais ça va mieux.
-        Hum. Qui était ce Jack ?
-         Un ami... très proche.
 
Je me rendis compte que Remus était préoccupé.
 
-         Qu'est-ce qu'il y a ? demandai-je à voix basse.
-         Tu as beaucoup... d'amis... dont j'ignorais l'existence.
-         Qu'est-ce que tu veux dire ?
-         Aujourd'hui c'est lui... l'autre jour c'était un autre...
 
Je fronçai les sourcils. Un autre ? Diego ?
 
-         Un jeune ? demandai-je.
-         Non. A peu près le même âge que ce Jack.
 
Mon c½ur rata un battement. Mon père. Mon père était venu ! C'était...bizarre. J'avais vraiment du mal à le cerner. Il s'était déplacé. Il était venu me voir. Mais je ne pouvais m'empêcher de stresser un peu en imaginant la scène. Comment s'étaient-ils comportés tous les deux ... ?
 
-         Je vois... dis-je.
-         Il n'avait pas l'air très commode d'ailleurs...
 
J'eus un rire nerveux qui m'arracha une grimace, mon corps n'appréciant guère.
 
-         C'est qu'il va bien alors, plaisantai-je.
-         Pourquoi tu ne m'as jamais parlé d'eux ?
-         Je ne vois pas en quoi ça aurait pu t'intéresser...
 
Remus afficha une mine outrée, mais je posai ma main sur la sienne.
 
-         Aller viens, je peux enfin te serrer dans mes bras, dis-je pour changer de sujet.
 
Il se pencha vers moi, et je l'attirai pour aller à l'encontre de ses lèvres. Mais l'intensité de notre échange me souleva le c½ur. C'est comme si Remus avait craint de ne plus jamais pouvoir être auprès de moi. L'espace d'un instant, je ressentis toute sa peur, ses angoisses... et je mis un terme à notre baiser pour stopper ça. J'avais l'impression qu'il m'avait transféré ses émotions.
 
-         Tu ne peux  pas t'imaginer le soulagement de te voir enfin les yeux ouverts plus d'une minute, dit-il dans un souffle.  
-         Je m'en doute, répondis-je sur le même ton. Ça va aller maintenant, je me sens mieux.
-         Qu'est-ce qui s'est passé ?
 
La question que je redoutais le plus et à laquelle je m'attendais depuis que je pouvais aligner deux mots sans replonger.
 
-         Je n'ai rien vu venir Remus. J'étais dans une ruelle lorsque j'ai entendu du bruit derrière moi... je me suis retournée... et je me suis faite transpercer le ventre. Mon agresseur était masqué... impossible à reconnaître. J'ai essayé de riposter, du coup, il a transplané direct... et je suis restée dans la ruelle.
 
Remus soupira en me caressant le visage avec douceur. Moi j'essayais de reprendre mon souffle... j'étais visiblement encore trop fatiguée pour me lancer dans de longues explications.
 
-         J'espérais vraiment que ton témoignage nous apporterait une piste...
-          ... Les flics pataugent n'est-ce pas ?
 
Il soupira à nouveau. Moi, je n'étais pas étonnée. A vrai dire, il ne pouvait pas en être autrement. Mon agresseur était sorti de nulle part pour frapper, et j'avais fait disparaître l'arme. Moi-même, j'étais bien incapable de deviner qui avait bien pu faire ça. Prudence « Hunt » n'avait aucun ennemi... encore moins qui se permette de faire des leçons sur la mort. « La mort est parfois trompeuse... ». Bon sang, étais-je censée comprendre ce que ça signifiait ?
 
-        Il n'y a pas d'indice... expliqua Remus. Pas de témoin. Pas de trace de magie venant d'une autre baguette que la tienne.
-         L'agression quasi parfaite...
 
On resta silencieux quelques secondes, chacun plongé dans ses pensées. Je trouvais l'agression étrange en y repensant. Mon assaillant avait réussi à m'avoir par surprise... mais pourquoi avoir fait tant de bruit dans mon dos avant de frapper ? Et surtout... pourquoi viser cet endroit du ventre ? Aucun organe vital n'avait été touché. Même si la lame était empoisonnée, il valait mieux s'assurer d'infliger une blessure mortelle. Etait-ce par manque d'expérience ? Probablement... car son choix l'avait exposé. La preuve, je ne m'étais pas gênée pour répliquer à mon tour. Si nos positions m'avaient empêché d'atteindre le coeur, j'avais néanmoins transpercé le foie, et au vu de la puissance du poison, je pouvais même espérer que mon agresseur ait succombé à sa blessure. Je n'étais restée consciente que quelques minutes après le coup... mon assaillant avait donc eu lui aussi besoin d'aide.

 

Je souris. Voilà une piste intéressante... puisque j'avais réussi à l'empoisonner, je n'avais qu'à écumer les lieux médicaux, à la recherche d'un patient qui aurait eu besoin d'antidote en urgence. J'avais beau être encore faible pour partir en chasse, j'avais l'esprit clair pour la mener mentalement. Cette traque serait la mienne, pas question de divulguer trop de détails. Je me doutais que je n'allais pas tarder à recevoir la visite des flics. Mais je ne les aiderai pas dans leur enquête. Je m'en tiendrai à la version que je venais de donner à Remus. Quand je serai à nouveau sur pieds, je ferai en sorte que Tracker en personne s'occupe de prouver à cette mystérieuse personne que j'étais la mieux placée pour parler de la Mort. Et pour ça, personne ne devait savoir que j'avais réussi à blesser gravement mon agresseur.
 
-         Prue, quand tu m'as contacté avec le miroir... commença Remus, me sortant de mes pensées.
-         ... J'ai cru mourir dans cette ruelle Remus... je ne voulais pas partir avant de t'avoir vu une dernière fois.
-          Mais pourquoi tu ne m'as rien dit...?
-         Je ne voulais pas que tu me voies dans cet état... ça n'aurait rien changé de toutes façons... Il y avait des personnes à proximité qui pouvaient agir plus rapidement.
 
Il déglutit péniblement et me prit dans ses bras.
 
-         Je croyais t'avoir perdue...
-      On ne se débarrasse pas de moi aussi facilement, plaisantai-je en repensant au nombre de fois où j'avais échappé à la Mort.
 
Il se dégagea un peu pour m'embrasser, avec son éternelle douceur qui me faisait perdre les pédales. J'y répondis avec un peu plus d'ardeur, poussée par le désir toujours plus puissant qu'il m'inspirait. C'était bon de le retrouver.
 
-         Je t'aime...
 
Comme la première fois qu'il me l'avait dit, je sentis une douce décharge dans tout le corps, m'accélérant le c½ur. Ça le fit rire d'ailleurs : les traits de l'électrocardiogramme s'affolaient.
 
-         Ne me claque pas dans les doigts, dit-il.
-         Je suis sûre que le tien est pire, répliquai-je avec un sourire.
 
On resta l'un contre l'autre un bon moment, à savourer nos retrouvailles.
 
-         Quelles sont les nouvelles au château ? demandai-je.
-      Il y a eu quelques vagues bien sûr... Dumbledore a dû répondre à pas mal de questions concernant ta présence à Londres. Il est resté évasif pour ne pas porter du tord à la sécurité de Poudlard... mais les journalistes s'en sont donnés à c½ur joie dans les suppositions. Et puis, le même jour, il y a eu une intrusion à la Résidence Ministérielle, avec un meurtre... alors ça fuse un peu dans tous les sens en ce moment.
 
Je baissai les yeux. Cet aspect de mon agression m'avait un peu échappé. C'est vrai qu'en y réfléchissant bien... Dumbledore avait dû avoir de sacrés ennuis par ma faute.
 
-         Je suppose que je ne retournerais pas au château après une telle infraction au règlement... murmurai-je.
 
Remus ne répondit rien pendant plusieurs secondes.
 
-         Je pense que si tu t'expliques avec Dumbledore... il saura se montrer conciliant.
-         Il l'a déjà été trop de fois avec moi... enfin bon, on verra bien. Et sinon... à part ces « vagues » ?
-         Rien de particulier. Tu nous as énormément manqué...  Même les profs ne cessent de demander de tes nouvelles.
-         Ah bon ? m'étonnai-je.
-     Oui, tu as eu pas mal de visites. Dumbledore et McGo sont venus souvent. Et Maxwell aussi bien sûr.
-         Ils sont vraiment sympas, dis-je en souriant faiblement.
-         Oui. Nous on est venus tous les jours, mais comme la plupart du temps c'était en fin de journée, ça correspondait au moment où...
-         ...Où j'étais au fond de mon puits à chercher des grenouilles pour m'en faire un trampoline.
-         Hein ? Euh, ouais voilà.  
 
Je regardai ailleurs, prenant soudainement conscience de l'importance que j'avais prise pour plusieurs personnes. Les profs étaient venus, les Maraudeurs bien sûr, Jack, mon père... et Diego ? Mon cher frère de c½ur... où était-il ? Je craignais qu'il se soit lancé dans une traque à l'aveugle pour retrouver la personne qui m'avait fait ça. Cette pensée m'accéléra le c½ur. Et s'il lui était arrivé quelque chose ? Bon sang, j'avais besoin de savoir comment il allait...
 

| 29 février 1978 – 17h30 |

 
-         Prue !
-         Mes Maraudeurs !!! m'exclamai-je avec joie.
 
James et Sirius sautèrent sur le lit, de chaque côté de mon corps et m'entourèrent avec force.
 
-         Ne me l'abîmez pas s'il vous plait, intervint Remus.
-     Mais c'est trop bon de la revoir enfin réveillée !! répliqua Sirius en mimant un shampooing sur ma tête qui me décoiffa.
 
Pfiou, moi qui venais de faire la sieste, là on peut dire que j'étais réveillée ! Les garçons me posèrent un baiser chacun sur la joue. Leur joie était contagieuse, je retrouvai immédiatement le sourire malgré ma fatigue. Peter s'approcha à son tour plus calmement pour se mettre à mes côtés. Les Maraudeurs passèrent toute la soirée avec moi, me faisant rire à en avoir mal au ventre. Je n'aurais jamais pensé le dire auparavant... mais c'était bon d'être en vie.
 
 

| 1er mars 1978 |

 
-         Hé Prue, regarde qui je t'amène !
 
J'ouvris les yeux et tournai la tête lentement, encore un peu endormie. J'avais beau passer mes journées à me reposer, j'étais toujours très fatiguée et pâle comme un cadavre.
 
-         Diego ! m'exclamai-je.
 
Je me redressai à son approche, mais il me retint en s'asseyant à côté de moi. Il m'adressa un franc sourire avant de me prendre dans ses bras. Je le serrai contre moi, heureuse de le revoir. J'avais fait tout un cinéma à Jack pour qu'il le retrouve.
 
-         Où étais-tu ? demandai-je.
-       Excuse-moi... je n'ai pas pu revenir après ton réveil. J'avais une petite mission à régler...
 
Je lui déposai un baiser dans le cou, prenant une profonde inspiration pour m'imprégner de son odeur.
 
-         Je repasse après Prue, prévint Jack en sortant.
-         Tu m'as fait une belle frayeur, avoua Diego. J'ai vraiment cru que c'était ta dernière manche cette fois...
-         Pardonne-moi... je ne comprends pas trop ce qu'il s'est passé.
-         Jack m'a dit que c'était après une partie de chasse.
-         Oui, mais je ne pense pas que ça ait un rapport.
 
Je lui expliquai en détails comment ça s'était passé. Diego était la seule personne à laquelle je pouvais confier ce qui s'était passé sans craindre que la situation ne m'échappe ensuite. Il en arriva bien sûr à se poser les mêmes questions que moi lorsque je terminai mon récit.
 
-         On retrouvera la saloperie qui t'a fait ça, assura Diego. En attendant, tâche de reprendre des forces.
 
Je lui adressai un sourire réconfortant.
 
-         J'ai vu pire, tu ne crois pas ?
-         Ouais... sauf que là ton c½ur a lâché pas mal de fois...
-         Ah bon ?
-         Six pour être précis. Tu as causé pas mal de soucis aux médicomages... ils n'ont pas trop compris comment tu t'en étais sortie.
-         Qu'est-ce que tu veux dire ?
-       Le poison te tuait lentement en te paralysant... ils ont employé des experts en la matière pour trouver un antidote. Ton état continuait à se dégrader, et puis le poison a fini par atteindre le coeur... tu as eu un premier arrêt cardiaque, puis un deuxième, et ainsi de suite. Même quand les doc' arrêtaient de te ranimer... tu revenais toute seule.
 
Je serrai la mâchoire et détournai les yeux vers la fenêtre. Je comprenais exactement ce qu'il s'était passé... pourquoi j'avais échappé à la mort. Tant que mon corps n'était pas totalement détruit... mon âme pouvait y retourner, même si la Mort tentait de me l'arracher.
 
-         Peu importe comment je m'en suite sortie... je suis en vie...
-         Oui, c'est tout ce qui compte. Mais c'est quand même étrange que tu aies réussi à éliminer le poison toute seule...
 
Hmm, là par contre, je n'avais pas d'explication. Comment mon corps avait-il pu lutter tout seul contre un poison aussi dangereux... ?
 
-         J'ai vu que tu comptais beaucoup pour « les Maraudeurs », reprit Diego. Tu joues le jeu à la perfection. J'ai hâte de voir leur tête quand ils sauront ce que tu leur réserves.
 
L'électrocardiogramme trahit les battements de mon coeur, soudain plus affolés. Diego me regardant avec incompréhension. Je ne voulais pas passer aux aveux maintenant, car j'étais encore fatiguée, mais je n'avais pas non plus envie de mentir. Diego était mon frère de coeur depuis toujours, je ne pouvais pas continuer à garder le secret plus longtemps. Plus maintenant que j'avais fait mon choix.
 
-         Je me suis impliquée plus que prévu...
 
Son visage se figea, laissant place à la stupéfaction en comprenant le sens de mes paroles.
 
-         Attends, ne me dis pas que tu tiens vraiment à eux ? demanda-t-il avec du dégoût dans la voix.
-         ...Si. Ils m'ont appris à ouvrir les yeux sur la réalité. Diego, les projets de mon père sont basés sur le mensonge. Rien de ce qu'il dit n'est réel !
-         Tu débloques...
-         C'est exactement ce que je pensais au début... mais je peux t'assurer que non. Avant je débloquais... quand j'étais pleinement au service de mon père. Cette mission m'a ouvert les yeux sur la vérité. Mon père avance dans l'erreur, tu comprends ça ?
-         Qu'est-ce que tu comptes faire... ?
-      Continuer comme si de rien n'était pour l'instant. Mais il va y avoir du changement. Très bientôt.
 
Il se redressa en soupirant.
 
-         J'espère seulement que tu sais ce que tu fais.
-         Fais-moi confiance, ok ?
-         ...Ok.
-         Pas un mot à quiconque.
-         Ça va de soi.
 
J'entendis frapper à la porte, me détournant de Diego. Mon c½ur s'affola lorsque je vis Remus entrer dans la chambre. Encore une personne que Remus ne connaissait pas... ça faisait beaucoup de rencontres en peu de temps. Je n'aimais pas du tout que mes « deux mondes » se croisent. Je remarquai de suite l'atmosphère se charger lorsque Remus et Diego s'observèrent.
 
-         Euh... Remus, je te présente Diego, lançai-je.
        Ah... ton fameux frère de c½ur, dit Remus sans le quitter des yeux.
-         Oui.
 
Remus s'approcha de l'autre côté du lit et avant que j'ai pu me défiler, il m'embrassa avec douceur. Je me détachai assez rapidement de lui. Je ne voulais pas que ça se passe de cette manière... que Diego apprenne ainsi que... j'aimais un autre homme que lui. Je tournai la tête vers Diego, et je compris que si son visage restait impénétrable, en vérité il devait contenir une violente et soudaine colère.
 
-         On se reverra plus tard Prue, dit-il en se levant.
 
Je fermai momentanément les yeux en voyant une lueur assassine dans son regard. J'aurais voulu le retenir... mais la présence de Remus m'en empêchait. C'était fait maintenant... il me faudra patienter jusqu'à ce que l'on se retrouve tous les deux pour que je m'explique. En attendant... je ne pouvais pas apaiser la blessure que je venais de lui creuser dans le c½ur. Et pour couronner le tout, mon rapide dégagement avait dû éveiller les soupçons de Remus, car celui-ci me regardait avec une certaine appréhension. Je savais que rien ne lui avait échappé... ni ma gêne, ni la haine de Diego... 
 
Chapitre 43 : La douce étreinte de la Mort
Hello ! Je sais que j'avais dit à beaucoup que je ferais mon maximum pour poster le chapitre vendredi... mais franchement, sans accès à mon ordi pendant deux jours, et ma chienne lourdement opérée hier qui nécessitait surveillance et bichonnage, j'ai eu du mal à finaliser... donc je m'excuse pour le retard, mais j'ai vraiment fait au plus vite.
J'espère que vous avez aimé lire ce chapitre, car il n'a pas été facile à écrire... et il est assez important. J'attends donc votre avis avec impatience. N'hésitez pas à poser des questions et à faire des suppositions, ça fait avancer votre lecture, et moi mon écriture  ;)
Concernant le mot de Tracker et l'aperçu du prochain chapitre, il faudra attendre demain je pense.
Je vous fais de gros bisous et vous souhaite de bonnes vacances !

Tags : L'histoire d'un assassin - Partie 1 : L'amour d'un Assassin - tome 1

Leave a comment

We need to verify that you are not a robot generating spam.

See legal mentions

Don't forget that insults, racism, etc. are forbidden by Skyrock's 'General Terms of Use' and that you can be identified by your IP address (54.167.202.184) if someone makes a complaint.

Comments :

  • Dum-Cha

    22/12/2016

    Ahhh..enfin les deux mondes se rencontre finalement !! Elle n'aurait ptête pas à choisir, finalement ?

  • LeMaitreDesLieux

    02/11/2015

    Alors la tu as envoyé du lourd ! Rencontre entre Remus et Jack : ça va ils s’entre-tueront pas mais alors entre Remus et Diego ... Je sais pas ce que chacun va faire et ce que Prue va prendre dans la tronche ... mais bon j'avoue qu'à jouer sur deux tableaux, elle le cherche un peu les emmerdes :p elle reste quand même ma Prue d'amour ! :)

  • fichp-lifealwaysrestart

    30/09/2015

    Hello ! J'avais déjà lu ce chapitre hier, mais j'avais trop de choses à dire dessus pour avoir le courage de le taper sur mon téléphone.
    Je dois dire que tu m'a tenu en halène pendant tout ce chapitre. J'étais suspendue au texte en train de me dire "qu'est-ce qu'il se passe". Jusqu'à l'arrêt cardiaque de Prue. Lui il m'a fait trèèèèèèèès peur ! Même si j'étais bien consciente que vu le nombre de chapitre qu'il me reste encore à lire, Prue ne pouvait pas mourir à ce moment là. Mais quand même.
    En fait, plus que les évènements en eux-mêmes dans ce chapitre, c'était ta façon de les raconter qui m'a beaucoup plu. Parce que comme tout lecteur qui se respecte, je n'aime pas qu'il arrive des crasses aux personnages de l'histoire que je lis. Mais, là, les moments où par exemple Prue n'était pas consciente et qu'elle pensait à ce jeu qu'elle avait réussi à établir avec la mort depuis le début de sa vie. Ca fondait réellement une vraie question sur la vie et la mort, et c'est un point que j'apprécie particulièrement dans ta fiction.
    Ensuite, bien entendu, j'étais en halène lorsque Prue s'est enfin réveillée. C'était touchant de voir que Jack était à pour la soutenir (oui, parce que Remus et les Maraudeurs ça n'était pas vraiment une surprise... ^^). Et les chassés croisés des personnes qui agissent dans la vie cachée de Prue et Remus. Je t'avoue qu'au début, lorsque Voldemort est venu à son chevet et qu'il a croisé Remus, j'ai tout d'abord pensé qu'il s'agissait de Diego. Mais j'ai bien vite eut la réponse à mes interrogations !
    J'ai vraiment hâte de voir la suite, et, chose qui ne m'arrive jamais d'habitude dans les histoires, je n'arrive pas à établir d'hypothèses pour la suite. Et c'est également un point qui me plaît beaucoup dans ta fiction. Je ne sais pas comment elle va se terminer, alors que dans certaines, au bout de quelques chapitres, j'ai déjà des hypothèses bien formées dans mon esprit.
    Bref, je viendrais lire le chapitre suivant ce soir normalement.
    Bonne après midi ! ;)

  • Harry-Potter-generationx

    21/07/2014

    Bonjour Bonjour ! :D

    Ouah quel chapitre ! Genial ! *_* Rien d'autre a dire ^^

    Comme je l'avais dit, ça a été dur pour notre pauvre Remus, fallait s'y attendre, il a trouvé son âme s½ur ! ;)

    Pfiou et en plus il rencontre en quelques jours : le pere de Prue, Jack et Diego d’ailleurs ... J'ai peur pour lui : entre Voldemort et Diego qui veulent le tuer ... Il est mal barré notre louloup ! ^^

    Prue aussi aura des ennuis, du cote de Dumbledore ! ;)

    J'ai hate hate de lire la suite !!! :D

    Bis

    Camille

  • ameliarogue

    21/07/2014

    Wouah... Intense, comme chapitre!

    La première question qui me vient tête (bien que je ne suis pas certaine que tu me répondras x)) c'est: est-ce que Prue a crée des Horcruxes?? Ou est-ce que c'est la partie de l'âme de son père qui est en elle qui la gardait en vie..?

    Ensuite, euh… Ça va aller un peu mal avec Remus, je sens qu'il va avoir beaucoup de questions au sujet de ses "amis", en particulier le plus jeune… woops.

    Et puis, comment Prue a-t-elle fait pour se débarrasser du poison...? Pouvoir des Halliwell, encore? Immunisation parce qu'elle l'a déjà eu? Simplement parce qu'elle est forte comme c'est pas possible? Je dis n'importe quoi, mais j'ai pas d'idées...!

    Argh, il va encore falloir attendre une semaine avant d'en savoir plus! Si on en apprend plus dans le prochain chapitre... Probablement…

    Allez, à la semaine prochaine!

  • assassin-maraudeurs

    21/07/2014

    xsmileyx93-rep-choixpeau wrote: "GENIALISIME !

    euh.. On reprend ! Coucou !
    Merde j'avais complètement oublié le chapitre 42, je pensais être à jours... -.-'
    Du coup je te dis ici qu'il était top, c'est cool de mettre à la fois des moments joyeux entre ami et une bonne dose de Traquer dans le même chapitre !

    Mes deux petites remarques habituelles :

    - « J'avais déjà infiltré la résidence ministérielle avec Diego, donc je connaissais déjà les failles »
    => deux déjà dans la même phrase ça fait beaucoup. Je pense que - J'avais déjà infiltré la résidence ministérielle avec Diego, je connaissais les failles - suffit.

    - Le polinectar ne change pas la voix, tu devrais peut-être préciser la technique utilisé par Prue pour prendre la voix d’un homme (oui je chipote !). Ah et comment a-t-elle fait pour reprendre son apparence ?

    Maintenant passons au 43 !

    Il est super méga trop bien x) Franchement j'ai adoré !
    J'aimerais bien que Lupin Sénior commence à ce poser des questions sur Prue, ça serait drôle x)
    Je suis tellement pressé de voir les réactions de Remus et de Diego ! ça va être épique !!!
    ah et euh... c'est assez personnel... tu penses que Jack voudra bien m'épouser ? xD il est trop mignon !!!!
    Bref je me calme ^.^
    Rien à signaler sur ce chapitre !

    Félicitation et vivement la suite,
    Des bisous
    Ja.

    ps : ton chien va mieux ?...
    "

    Coucou ! merci beaucoup pour ton commentaire ! j'ai apporté les modifications nécessaires pour prendre en compte tes remarques dans le chapitre 42 =)
    Donc pour Prue, elle utilise habituellement un sort pour se changer la voix lorsqu'elle a l'apparence de Tracker, donc là elle a fait pareil, sauf qu'elle a pris celle de Fudge.
    Et pour reprendre son apparence, bah elle a annulé les effets du Polynectar. Je sais que normalement ça dure 1h, mais bon...

    Concernant le chapitre 43, ça me fait plaisir qu'il t'ait tant plu (parce que j'ai eu du mal par moment). Ne t'en fais pas pour Lyall, c'est un bon enquêteur, il aura tout le loisir de s'intéresser à Prue une fois au Ministère ;)
    Pour les réactions de Remus et Diego... ce sera dans le chapitre 44.
    Bah écoute, pour Jack, tu n'as qu'à faire ta demande, mais je te préviens, il y a déjà une autre lectrice qui lui a sauté dessus xD

    Bisous !

    PS : oui, merci, ma chienne va mieux, un peu de repos et ça ira.

  • MichabereQuinn

    21/07/2014

    J'ai adoré ce chapitre. Ce moment où les 2 mondes se rencontrent, je crois que nous avons tous attenus ce moment-là ! Prue est drôlement résistante. Qui est ce mystérieux agresseur ? Je pense bien à Cobra. Bref, vivement la suite ! Gros bisous et bonne semaine !

  • xsmileyx93-rep-choixpeau

    20/07/2014

    GENIALISIME !

    euh.. On reprend ! Coucou !
    Merde j'avais complètement oublié le chapitre 42, je pensais être à jours... -.-'
    Du coup je te dis ici qu'il était top, c'est cool de mettre à la fois des moments joyeux entre ami et une bonne dose de Traquer dans le même chapitre !

    Mes deux petites remarques habituelles :

    - « J'avais déjà infiltré la résidence ministérielle avec Diego, donc je connaissais déjà les failles »
    => deux déjà dans la même phrase ça fait beaucoup. Je pense que - J'avais déjà infiltré la résidence ministérielle avec Diego, je connaissais les failles - suffit.

    - Le polinectar ne change pas la voix, tu devrais peut-être préciser la technique utilisé par Prue pour prendre la voix d’un homme (oui je chipote !). Ah et comment a-t-elle fait pour reprendre son apparence ?

    Maintenant passons au 43 !

    Il est super méga trop bien x) Franchement j'ai adoré !
    J'aimerais bien que Lupin Sénior commence à ce poser des questions sur Prue, ça serait drôle x)
    Je suis tellement pressé de voir les réactions de Remus et de Diego ! ça va être épique !!!
    ah et euh... c'est assez personnel... tu penses que Jack voudra bien m'épouser ? xD il est trop mignon !!!!
    Bref je me calme ^.^
    Rien à signaler sur ce chapitre !

    Félicitation et vivement la suite,
    Des bisous
    Ja.

    ps : ton chien va mieux ?...

  • clochinettedu76

    20/07/2014

    C'est de loin l'un des chapitres que je prefere ! Les deux mondes de Prue qui se rencontrent enfin apres tout ce temps !
    Ce qui m'a le plus etonné c'est la venue de Voldemort ! Il a prit des risques pour voir sa fille (bon ok, il a juste changé d'apparence pour que personne ne voit son vrai visage, mais il est quand meme venu !). Je crois que Prue va avoir pas mal de compte à rendre : a son pere au sujet de Remus, mais aussi à Diego, concernant aussi le fait qu'elle ne lui ai rien dit au sujet de... Remus aussi.
    Et qu'est ce que je comprendrs qu'elle aurait preféré avoir Jack comme pere plutot que Voldemort : il se comporte beaucoup plus comme un pere (surtout dans cette situation) que Voldemort !
    J'ai hate de lire la suite ! (pour savoir comment vont se derouler les"comptes à rendre" et aussi savoir rapidement qui a pu agresser Prue)

    Bon weekend !

  • aSupernaturalLife

    20/07/2014

    Je vais réfléchir à tout ça! Je cogite, je cherche dans ma mémoire mais pour l'instant pas d'idée brillante donc... je te dirais :P

Report abuse