Chapitre 45 : De retour

« Avec mon indépendance, j'ai l'impression qu'il n'y aura plus de barrière dans ma vie. Le quotidien peut reprendre... en beaucoup mieux. »
 
Chapitre 45 : De retour
 
| 21 mars 1978 – Manoir Voldemort – Appartements Tracker |
 
 
Je fis une dernière fois le tour du mobilier et du grenier, m'assurant que je n'avais laissé traîner aucune affaire. Je me sentais bizarre depuis que j'avais commencé à ranger. Je crois que je ne réalisais pas encore que je ne mettrai plus les pieds dans mes appartements... que ce Manoir ne sera plus mon domicile... que mes rapports déjà froids avec mon père seront désormais explosifs.

 

Je m'arrêtai sur le seuil de la porte, jetant un dernier coup d'½il à ce qui avait été ma chambre. En sortant de cette pièce, je ne serai plus qu'une traîtresse aux yeux des Mangemorts... et de mon père. Je ne pourrai plus jamais envisager de reprendre ma place. Tout cela était terminé. Et finalement... ce n'était pas plus mal. Je savais que rien ici ne pourrait me manquer.

 

Je lançai un sort à ma valise, dernier bagage que je n'avais pas encore envoyé dans ma planque, et fermai la porte lentement. J'ôtai le sortilège de protection qui empêchait quiconque d'entrer dans mes appartements sans mon autorisation. J'eus un instant d'arrêt en passant devant les appartements de Diego. Ça me faisait mal de laisser mon frère ici... nous qui avions toujours vécu ensemble. Je ne m'attardai pas, me sentant fébrile devant cette porte close. Il serait stupide de frapper à la porte après les paroles que nous avions échangé. Diego ne voulait plus me voir, je devais respecter sa décision.

 

Je me dirigeai plutôt vers les appartements de Jack. Mon mentor devait savoir que je quittais définitivement le Manoir... et les rangs de mon père. Il afficha une mine surprise mais réjouie en ouvrant la porte sur moi.
 
-         Tracker ! Quel plaisir de te revoir ! Entre !
 
Il m'accueillit chaleureusement dans ses bras, et cette étreinte me fit énormément de bien. Mon choix ne m'avait pas tout fait perdre... j'avais encore mon mentor. Lui resterait dans la vie que j'avais choisie. C'est d'ailleurs grâce à lui si j'avais fini par mieux accepter mes sentiments.
 
-         Comment vas-tu ?
-         Très bien. Et vous ?
-         Bien, merci. Ça fait longtemps que tu es sortie de l'hosto ?
-         Quelques heures.
-         Tu as vu ton père ? Il a dû être sacrément content de te revoir, il n'était pas dans son assiette depuis ton hospitalisation.
-         Et ce n'est pas prêt de changer.
-        Qu'est-ce que tu veux dire ? Il y a eu un problème ?
-         ... Je lui ai dit.
 
Jack eut un instant d'arrêt, craignant de comprendre et à la fois excité.
 
-         Attends... tu lui as dit... pour toi et Remus ?
-      Pas seulement. Je lui ai dit toute la vérité. Mon amour pour Remus, mon amitié pour les autres Maraudeurs, mon désaccord avec ses projets... mon envie de poursuivre ma route sans lui... tout. C'est terminé. Je quitte le Manoir. Je quitte l'armée du Mal.

 

Jack retint une exclamation de surprise avant de me serrer dans ses bras. Je n'arrivais pas vraiment à comprendre pourquoi il semblait si heureux d'apprendre mon départ. Cependant, je ne m'attardai pas sur le sujet. Cela me faisait trop du bien de conserver mon mentor, et surtout qu'il prenne aussi bien la nouvelle. Ca me soulageait même. Lui au moins acceptait mon choix.

 

-          J'y crois pas, tu l'as vraiment fait ! se réjouit Jack en me regardant à nouveau dans les yeux. Ton père doit être furieux ?
-          Ce n'est rien de le dire. A partir de maintenant, je deviens une traîtresse à ses yeux... une ennemie. Aujourd'hui je me libère de son emprise, mais je sais qu'un jour, il tentera de me le faire payer.

Le sourire de Jack s'effaça à mes paroles. C'était prévisible bien sûr. Connaissant mon père, il faudrait être naïf pour croire qu'il en resterait là.

-           ... Tu regrettes cet avenir ? demanda mon mentor.
 
Je détournai momentanément les yeux de Jack.
 
-         Je regrette terriblement de devoir en arriver là. J'aurais tellement voulu qu'il en soit autrement. Mais je sais que mon père est inflexible. Aucun compromis n'est possible avec lui. Soit je choisissais de vivre à ses côtés et de tuer les Maraudeurs un jour... soit je choisissais de vivre auprès des Maraudeurs et donc de les épargner... mais pas les deux. C'est surtout ça qui me fait mal : l'idée de devoir me battre contre mon propre père pour défendre la vie que je souhaite mener. C'est comme ça. Je ne regretterai jamais de le quitter. Ça faisait trop longtemps que je voulais lui dire. J'ai laissé traîner pour ne pas faire d'histoire... Je ne voulais pas provoquer un nouveau conflit entre nous. Mais avec mon entrée imminente dans le rang des Aurors, ma mission va réellement commencer. Et je sais que je ne suis plus apte à la remplir. Ces deux années à Poudlard n'étaient qu'une simple préparation à la mission d'infiltration au QG des Aurors, mais elles n'ont fait que me dissuader d'agir. Je suis trop impliquée. Je ne pourrai jamais trahir les Maraudeurs... encore moins les tuer. Et même s'il n'y avait pas eu Remus... je sais au fond de moi que j'aurais eu du mal à lâcher des informations à mon père qui lui permettrait de faire encore plus de mal autour de lui. Il m'a donné l'occasion de lui avouer, alors je l'ai saisie.
 
Jack eut un franc sourire qui me réchauffa le coeur.
 
-         Ça y est... ma petite louve devient une grande, dit-il avec fierté.
 
Je ris à ses paroles. C'était bon d'avoir encore une personne de ma vie criminelle qui était contente de mon choix.
 
-         Je me sens tellement plus légère... soufflai-je. Je pensais que quitter ces lieux me briserait... mais en fait, je me sens bien. J'ai le sentiment que j'aurais dû faire ça il y a longtemps.
-         Et c'est une très bonne chose que tu te sois enfin décidée à le faire. Je n'ai plus qu'à faire mes valises à mon tour.
 
Je ne compris pas sur le coup. La stupéfaction me coupa momentanément la voix.
 
-         Vous partez ?!
-         Je n'ai plus de raison de rester, avoua Jack avec un faible sourire.
 
Je haussai les sourcils. Etait-il en train d'insinuer que j'étais sa dernière raison de collaborer avec mon père ?
 
-         Ça fait très longtemps que je veux quitter ton père. Au début, j'étais comme toi, ses projets me captivaient... mais j'ai très vite compris ses réelles intentions, et sa cause a perdu du sens. J'ai voulu laisser tomber, alors j'ai pris le large quelques temps, sous le prétexte d'une mission de haute importance. Quelques mois plus tard, j'ai appris que ton père avait accueilli deux jeunes élèves. Deux louveteaux violents qui avaient déjà goûté au sang... dont l'un était assez incontrôlable : toi. Ton père avait besoin d'un tueur vraiment expérimenté pour s'occuper de toi car tu avais déjà tué trois de ceux qui avaient essayé de te « dompter ». Tu as tout de suite piqué ma curiosité. Je voulais voir de mes propres yeux celle qui parvenait à se débarrasser de tueurs expérimentés à seulement treize ans. Tu te souviens de notre première fois ?
-         Comme si c'était hier. J'ai tenté de vous tuer dès votre arrivée ! J'avais détesté les bourreaux du camp parce qu'ils me poussaient sans arrêt au meurtre, je ne voulais pas que ça recommence au manoir de mon père.
 
Je souris en repensant à ma tentative de meurtre assez fine.
 
-         Vous avez vu clair dans mon jeu et vous avez réussi à déjouer mon plan meurtrier. Ce qui m'a plu chez vous... c'est lorsque vous êtes venu dans ma chambre, tenant le cigare que j'avais empoisonné. Je pensais être torturée pour ma tentative... je m'attendais à une démonstration de force. A la place, vous m'avez seulement expliqué où est-ce que j'avais commis une erreur. Vous avez cherché à comprendre pourquoi est-ce que je voulais vous tuer...
-         Pas facile au début, ricana Jack. Tu te fermais comme une huître, tu refusais d'aborder le sujet.
-         Oui... et au fil du temps, vous avez fini par gagner ma confiance. Jamais vous ne m'avez forcée la main. Vous vous êtes contenté de dompter la bête qui était en moi pour que je me contrôle... sans jamais aller contre ma volonté. Vous avez cherché à comprendre ce qui avait creusé mes failles pour m'aider à les combler. Vous m'avez appris à être la meilleure dans tous les domaines, à être imbattable et inaccessible... pas comme un ingénieur programme une machine... mais comme un professeur qui transmet son savoir à son élève. Vous saviez comment vous comporter pour que je coopère.
-         Tout est devenu tellement plus simple quand tu as commencé à me faire confiance. Tu étais une excellente élève. Et j'avoue que ton histoire m'a énormément touché. Au fil du temps, je ne t'ai plus considérée comme une élève, mais comme la fille que j'aurais aimé avoir. Celle qui ose se détourner des règlements pour suivre sa propre route, quitte à tuer, quitte à souffrir ou à mettre sa vie en jeu. C'est ce qui t'a rendue si célèbre... que ça soit au camp ou à la guerre, tu n'as jamais hésité à te retourner contre tous pour défendre tes idéaux. Tu es celle qui aura survécu à des années d'enfer et de rébellion, d'horreur et de torture... celle qui a réussi là où tout le monde avant toi et depuis ton départ a échoué. La Survivante. La tueuse de bourreaux. Tracker. Mon prodige. Je ne voulais pas qu'une tueuse telle que toi devienne une Mangemort. Ça aurait été du gâchis. J'ai réussi en faisant de toi mon égal, une tueuse professionnelle unique. Te faire ouvrir les yeux concernant les projets de ton père était mon dernier objectif. C'est fait maintenant, je n'ai plus rien à t'apprendre. Ta place n'est pas ici, la mienne non plus. J'ai accompli la mission que je m'étais fixée. Il est temps pour nous deux de quitter ce manoir.
 
Je ne l'avais pas quitté des yeux  pendant tout son discours, écoutant chacune de ses paroles qui me faisaient bondir le c½ur.
 
-         Vous resterez à jamais le père de mes rêves. 
 
| Poudlard – Salle commune des Gryffondor – 17h10 |
 
Je venais d'arriver à Poudlard, le sourire aux lèvres. J'avais passé l'après-midi à réaménager ma planque pour ranger mes affaires. Je m'étais sentie comme une gamine, heureuse de partir seule pour la première fois de sa vie. Je revins à temps au château pour accueillir les Maraudeurs dans la salle commune après les cours. Ils arrivèrent quelques minutes après moi, ravis de me revoir. Cette fois, ils savaient que c'était pour de bon. Je ne retournerai pas à Sainte Mangouste. Tout ceci était derrière moi, je pouvais tourner la page.
 
-         Ah ! THE come back ! scanda Sirius. Il était temps ma belle !
 
Je souris en le prenant dans mes bras. Les autres Maraudeurs se joignirent à l'étreinte, que je savourai... sans plus me poser de questions. A partir de maintenant, fini les règles... je pouvais me comporter librement avec eux sans éprouver ce mal être qui m'avait bouffée pendant des mois. J'accueillis également Lily, qui était aussi contente de me retrouver que les garçons. Remus me serra longuement contre lui, heureux. Je passai les heures qui nous séparaient du repas avec eux, à discuter et à rire de tout et de rien. C'était bon de retrouver les siens... à la maison. Je dus également parler avec pas mal de Gryffondor, qui demandaient de mes nouvelles après tout ce temps passé à l'hôpital. Ils pouvaient tous se rassurer. Prudence était revenue... plus en forme que jamais.



| 22 mars 1978 – Poudlard – 8h |
 
Nous attendions tous devant la salle de DCFM. Ça me faisait presque bizarre de retourner en cours après cette si longue pause qui m'avait semblé durer une éternité. J'étais assez contente de reprendre avec ma matière préférée. Maxwell ne fut pas surpris de me voir, m'ayant aperçue la veille au soir pendant le repas. Il autorisa le restant des élèves à entrer mais me retint quelques instants.
 
-         C'est un vrai plaisir de vous revoir ici... bon retour parmi nous Prudence.
-    Merci beaucoup, professeur. J'ai... j'ai été touchée par vos visites... à Sainte Mangouste.
-         Il fallait bien que je veille au bon rétablissement de ma number one. D'ailleurs, on va très vite voir si vous méritez encore ce titre.
-         Pff, vous croyez que ce sont quelques semaines sur un lit qui vont changer les choses... ?
-         Il n'y a qu'un moyen de le savoir.
 
Il m'invita à entrer dans la salle. Les élèves étaient déjà par petits groupes, impatients pour les duels.
 
-      Comme chaque semaine, cette séance est réservée à la pratique. Choisissez un partenaire pour vous échauffer un peu au duel. Miss Hunt... si vous voulez bien m'accorder ce combat.
-         Vous vouliez sans doute dire « cette raclée » ?
 
Maxwell me lança un regard réprobateur pour répondre à ma provocation. Chacun sortit sa baguette pour la présenter à l'autre. On se mit en place... et le duel commença. Je parai sa première attaque sans grande difficulté.
 
-         Ouuh... mais c'est déjà la grande forme ! nargua Maxwell.
-         Avec une attaque pareille, même dans le coma je l'aurais esquivée. Vous seriez-vous ramolli en mon absence, professeur ?
-         Je ne voulais pas vous brusquer pour votre reprise... mais puisque vous insistez... 
 
Le duel reprit avec plus de sérieux et de concentration... mais moi, je m'amusais toujours. Je fis durer le plaisir, comme d'habitude, ne voulant pas abréger le combat. Maxwell parvint à me faire décoller, mais j'atterris en douceur un peu plus loin.
 
-         C'est tout ? provoquai-je en revenant.
 
Il enchaîna les sortilèges en guise de réponse, sans jamais parvenir à me déborder. Finalement, je le désarmai pour mettre fin à ses tentatives.
 
-         Toujours un plaisir professeur, dis-je en lui rendant sa baguette.
-         Ravi de constater que tu n'as rien perdu de ton talent ! Mais au lieu de nous entêter dans les duels où je n'ai rien à t'apprendre... si on travaillait ton point faible ?
 
Je perdis légèrement mon sourire en comprenant ce que ça voulait dire.
 
-         Pourquoi pas ? renvoyai-je.
 
Alors que les autres élèves continuaient à s'affronter en duel, moi je suivis Maxwell dans son bureau, situé derrière la salle de cours. Je serrai un peu plus ma baguette en voyant l'armoire par laquelle était sorti mon premier Détraqueur, qui avait réussi à m'envoyer dans l'inconscience.
 
-         Prête ? me demanda Maxwell.
-         ...Toujours.
 
Maxwell lança un sort à l'armoire pour ouvrir légèrement les deux portes. Après deux secondes de silence, deux mains cadavériques sortirent par l'ouverture pour écarter davantage les portes. Le froid s'installa dans la pièce, tandis que le souffle du Détraqueur répandait une vague de désespoir. Je brandis ma baguette, et les souvenirs m'envahirent à l'approche du Détraqueur. Je revis encore une fois le regard vide de ma mère allongée par terre, mon propre sang s'écouler sous une pluie de coups, Jeff s'éteindre dans mes bras, des visions d'horreur sur une île maudite, mes disputes avec mon père, Diego me tournant le dos... et tous les flashs qui me ramenaient en arrière dans les pires moments de ma vie. Je fermai les yeux pour mieux me concentrer, sans plus voir le Détraqueur qui s'approchait avec avidité.
 
« N'abandonne pas Prue... jamais... la liberté mérite que l'on se batte pour elle jusqu'au bout. »
Cette voix avait résonné avec clarté dans mon esprit. Je me souvins du regard confiant de Jeff... ce regard qu'il avait toujours lorsque je doutais ou que je me laissais abattre.
« Je suis là ma chérie... Je veillerai sur toi, toujours »
Je souris en reconnaissant la voix de ma mère. Elle ne m'en voulait pas. Elle m'avait pardonnée et resterait désormais dans mon coeur. Je revis son visage comme il était apparu lors de mon hospitalisation, puis je la vis aux côtés de Sandra dans le miroir de Risèd en train de me tendre la main. Cette fois ce fut une nouvelle cascade de souvenirs... mon premier baiser avec Remus, mes moments de complicité avec Diego, le front de mon père contre le mien lors de nos rares moments de proximité, mes nombreuses étreintes avec Jack, l'assurance dans le regard de Jeff, mes rires avec les Maraudeurs, ma récente nuit d'amour avec Remus... tous ces moments forts que le Détraqueur ne pouvait balayer de mon esprit me revinrent à en tête. Je rouvris les yeux, le sourire aux lèvres.
 
-         Spero Patronum, soufflai-je.
 
Un loup composé de lumière bondit de ma baguette pour attaquer le Détraqueur qui n'était plus qu'à un mètre de moi, le faisant vivement reculer. Il retourna dans son armoire, et je regardai un instant les portes closes gardées par le loup d'une blancheur éclatante qui s'était assis devant.
 
-         Toutes mes félicitations Miss Hunt. Vous avez réussi.
 
Je sortis de mes pensées en tournant le regard vers un Maxwell très souriant. Oui... moi qui pensais que l'obscurité absorberait toujours la lumière, pour la première fois, les souvenirs de mon enfer n'avaient pas suffi à enterrer ceux empreints de joie.  
 
-          Vous avez de bons souvenirs... finalement, ajouta le professeur avec un clin d'oeil.
 
Je souris en suivant le prof dans la salle de cours pour reprendre les duels, jusqu'à la fin de l'heure. Comme avant mon hospitalisation, Maxwell demandait à ce que j'affronte deux adversaires en même temps pour équilibrer le combat. Même si au final, ça ne changeait pas l'issue, c'était quand même plus intéressant.

 

A la fin du cours, j'annonçai aux Maraudeurs que j'avais enfin réussi à créer un Patronus devant un Détraqueur, ce qui me valut des félicitations. J'écourtai la discussion lorsque Sirius me demanda à quoi j'avais pensé pour le produire, prétextant l'envie d'aller me balader un peu seule. Après avoir rassuré Remus d'un regard, je sortis par l'immense porte d'entrée. Je marchai calmement à travers le parc, jetant un coup d'½il de temps en temps par-dessus mon épaule pour m'assurer de ne pas être suivie. Après quoi, je me dirigeai tout droit vers la Forêt Interdite, m'y enfonçant assez profondément pour m'assurer d'être tranquille. Une fois isolée, je sortis ma baguette et créai un Patronus messager pour rassurer mes hommes, leur disant que j'allais bien et que j'étais désolée de les avoir laissés sans nouvelles pendant plusieurs semaines. Je les prévins aussi que l'on ne pourrait pas se réunir avant l'été. Je regardai mon loup lumineux disparaître à travers les arbres pour aller annoncer la nouvelle à chacun des membres de mon clan. Je fus surprise de repérer une autre source lumineuse, plus importante, se rapprocher de moi. Mon coeur fit des bonds en reconnaissant un Patronus en forme de tigre.
 
-         Diego... 
 
Le tigre ouvrit la gueule pour me transmettre son message.
 
-         Tu ne surveilles pas assez tes arrières Prudence...
 
Je me retournai vivement et sursautai en me retrouvant face à face avec Diego. Tout cela était-il bien réel, ou était-ce mes récents flashs du passé qui me jouaient des tours ? Diego sourit faiblement en me voyant si étonnée. Je peinais à croire que je ne sois pas en train de rêver.
 
-         Qu'est-ce que tu fais là ? demandai-je dans un souffle de surprise.
-         Je voudrais te parler.
 
Je faillis être émue de ne plus voir la haine sur son visage. Il semblait au contraire plutôt calme. Il ne cessait de détourner le regard du mien, comme s'il était gêné.
 
-         Je t'écoute.
 
La venue de Diego était trop inespérée pour que je le congédie, même si ses paroles me faisaient encore mal. On commença à marcher silencieusement. Diego semblait hésiter à se lancer, et je préférais le laisser venir.
 
-            J'ai appris que tu avais quitté le manoir, commença Diego.
-         Oui. Je... j'ai eu une discussion avec mon père qui a un peu trop dérivé... je lui ai tout dit.
-         Je sais... il m'en a parlé. Il... il n'arrivait pas à croire que tout cela soit vrai.
-         Je m'en doute. Ça a été dur pour lui d'encaisser la nouvelle... il n'a rien vu venir. Il m'avait choisie pour cette mission parce qu'il me faisait entièrement confiance, et qu'il était sûr que j'y arriverais. Il ne pouvait pas se douter que le fantôme de la Mort finirait par se trahir à son propre jeu. D'autant plus que je ne lui ai rien montré jusqu'à maintenant... donc ça a été un peu soudain.
 
Diego acquiesça lentement et baissa les yeux quelques instants. Il comprenait tout à fait ce que pouvait ressentir mon père... enfin je crois.
 
-         Quand tu m'as dit que tu étais amoureuse de ce type, dit-il lentement, je ne pensais pas que c'était à ce point. Je croyais que c'était une aventure, juste comme ça, comme la plupart des jeunes. Mais quand j'ai appris que tu t'étais retournée contre ton père et que tu l'avais quitté... alors que tu y aies incroyablement attachée, j'ai réalisé... à quel point c'était du sérieux entre... Lupin et toi.
 
Ce fut à mon tour de détourner le regard, préférant observer à travers les arbres tordus un peu plus loin.
 
-         Je ne peux pas te dire jusqu'où ça ira entre lui et moi, répondis-je. Je sais juste que je suis prête à tout pour lui. Je n'arrive pas à expliquer cet attachement... tout ce que je sais, c'est que la dernière fois que j'ai essayé de le sortir de ma vie, j'ai pété les plombs. Tu as peut-être du mal à l'imaginer mais...
-         Au contraire... je le vis.
 
J'eus un instant d'arrêt en le regardant à nouveau dans les yeux.
 
-         Pardonne-moi pour ce que je t'ai dit à l'hôpital... s'excusa Diego. Je l'ai regretté à l'instant où je l'ai prononcé... parce que c'est faux. C'est totalement faux. Je ne pourrai pas supporter que tu meures... je ne peux pas envisager de vivre sans toi. C'est juste que... je rêvais d'avoir un autre rôle à tes yeux. Entre notre complicité permanente, la nuit qu'on a partagée cet été, et ton père qui m'acceptait... je pensais qu'il n'y avait plus de barrière entre nous. Alors quand j'ai vu Lupin t'embrasser... et que tu m'as dit que tu l'aimais... tous mes rêves à ton sujet se sont brisés.
-         ... C'est moi qui m'excuse Diego... j'aurais dû te dire la vérité au fur et à mesure que je dérivais. Seulement j'ai gardé le silence, parce que je ne croyais pas moi-même ce qui m'arrivait. Je suis tellement, tellement désolée de te faire du mal.
-         Ça passera, assura Diego en haussant les épaules.
 
Je n'y croyais pas vraiment, mais il était inutile d'en parler plus longtemps. Le problème était insoluble. Si je voulais guérir Diego, il fallait que je me plante une lame dans le c½ur en quittant Remus. Dans les deux cas, l'un de nous ne serait pas heureux. Je pris Diego dans mes bras malgré tout, rassurée de ne pas l'avoir perdu.
 
-      Même si on ne peut pas s'aimer comme tu le souhaiterais, sache que je n'entretiendrai jamais de relation plus forte qu'avec toi. Tu es en quelque sorte mon jumeau de substitution...
 
Diego me serra un peu plus contre lui, et j'enfouis la tête dans son cou pour savourer cette étreinte pleine d'émotions. C'était si bon de le retrouver.
 
| Quelques minutes avant - Hall d'entrée |
 
~ Point de vue de Remus ~
 
-            Lupin ! entendis-je dans mon dos.
 
Je me retournai et eus un instant d'arrêt en reconnaissant Diego... le fameux frère de coeur de Prue que j'avais rencontré à l'hôpital. Que faisait-il ici ? Il nous rejoignit et adressa un bref signe de tête aux autres Maraudeurs.
 
-          Prue n'est pas avec toi ? demanda-t-il.
-          Elle est partie se balader, répondis-je. 
-          Où ça ?
-          Qu'est-ce que tu lui veux ?
-           Il faut que je lui parle.
-           Tu ne crois pas que tu lui en as déjà suffisamment dit ?
-            Quoi, elle t'a raconté ?
-            Non, elle m'a simplement dit que vous vous étiez disputés... après quoi son moral a chuté en flèche, répondis-je sans parvenir à cacher le reproche de ma voix.
 
Diego serra la mâchoire. Je sentais bien qu'il regrettait ce qu'il s'était passé.
 
-          C'est pour ça que je dois la voir... alors dis-moi où elle est. Je ne partirai pas sans l'avoir vue.
 
Je soupirai en sortant la carte du Maraudeur. Il ne me fallut que deux secondes pour retrouver Prue, seul point isolé se déplaçant dans la Forêt Interdite. Je tendis la carte à Diego, afin qu'il puisse retrouver Prue plus facilement. L'idée de le suivre me traversa un instant, mais je me repris en me souvenant des paroles de Prue. Elle était très attachée à lui, mais aujourd'hui elle ne le considérait plus que comme son frère, même s'ils étaient déjà allés plus loin. Je lui faisais confiance, alors je me tournai vers mes amis. J'allais leur proposer de monter dans la salle commune lorsque j'aperçus Dumbledore. Finalement, en croisant le regard du directeur, je laissai mes Maraudeurs prendre la direction des escaliers mouvants en  leur précisant que je les rejoindrai plus tard.
 
-         Bonjour Professeur, saluai-je.
-         Bonjour Remus. Je suis content de voir que tu as meilleure mine.
-         Le retour de Prue y est pour beaucoup.
 
Le directeur m'adressa un sourire entendu.
 
-         Je m'en doute. Que peux-tu me dire sur ce beau jeune homme qui est venu lui rendre visite ?
-         Ah, vous l'avez croisé ?
-         Rusard m'a informé de son arrivée avant que je l'autorise à entrer.
-         Hum... tout ce que je sais, c'est qu'il s'appelle Diego, que Prue le considère comme son frère de c½ur, et qu'ils ont grandi ensemble.
-       A dire vrai, j'ai été surpris d'une telle visite. Je pensais vraiment que Prue était une solitaire en dehors de vous.
-         C'est ce que je croyais aussi... mais à l'hôpital, je me suis rendu compte que d'autres personnes tenaient à elle.
-         Ah bon ? s'étonna Dumbledore. Qui ?
-        Un homme disant s'appeler Jack, et un autre, qui ne m'a pas donné son nom. Il était bizarre d'ailleurs celui-là.
-        Pourquoi cela ?
-        Il dégageait une agressivité très... naturelle. Un vrai glaçon. Jack était plus sympa. Mais que ça soit eux ou Diego, ils ne sont jamais restés en notre présence. En fait, je ne les ai croisé qu'une fois chacun, par hasard.
-         Sais-tu pourquoi ce Diego est venu ?
-        Non... mais Prue et lui se sont disputés récemment... je suppose qu'il vient tenter une réconciliation.
-      Ok... et te souviens-tu de l'homme froid que tu as rencontré dans la chambre d'hôpital ?
-           De son visage, oui... mais il ne s'est pas présenté.
-         C'est justement ce qui me permet de penser que c'est la personne avec laquelle Prue est partie le soir de ses cinq ans... cette même personne qui la protège. Jack aurait pu lui aussi avoir ce rôle, mais il t'a donné son prénom... peut-être que c'est un faux, certes, mais je penche plutôt pour l'autre.
-         Là encore, nous sommes face à une impasse. Jack ne m'a pas donné son nom, et l'autre reste non identifié.
-         Si tu l'acceptes, je pourrais éventuellement entamer des recherches sur ces deux personnes grâce à tes souvenirs. J'ai besoin de voir à quoi ces deux hommes ressemblent.
 
Je sortis ma baguette et la posai sur ma tempe pour extraire de mon esprit les deux souvenirs contenant ma rencontre avec les mystérieux amis de Prue. Dumbledore les récupéra chacun dans une fiole, regardant les filaments argentés avec une lueur d'impatience. S'attendait-il à reconnaître l'un des deux hommes ? Je ne savais pas quoi espérer.
 
-         Je te tiendrai au courant, assura Dumbledore.
 
 | Salle commune – 19h |
 
~ Point de vue de Prue ~
 
J'avais raccompagné Diego jusqu'au portail, frontière entre l'école et le monde extérieur. Rusard n'avait pas été très content d'être dérangé pour sortir. Et maintenant, me voilà de retour dans la salle commune, où se trouvaient les Maraudeurs.
 
-         Re ! salua Sirius en levant ses yeux de son jeu de cartes.
-         Merci d'avoir donné la carte à Diego, dis-je en rendant le précieux plan.
-         Hum... alors cette balade dans la Forêt Interdite ? demanda Remus.
-         Pas un chat en vue, répondis-je.
 
Remus m'adressa un regard réprobateur.
 
-         On s'est réconciliés, ajoutai-je avec un sourire.
-         Ah, bonne nouvelle.
-         Cache ta joie, taquinai-je.
 
Remus haussa les épaules en se reportant sur ses cartes. Je m'assis auprès de lui et l'entourai d'un bras pour me rapprocher de lui.
 
-         Tu n'as aucun souci à te faire Remus, murmurai-je à son oreille. C'est toi que j'aime.
 
Il m'adressa un timide sourire en retour, auquel je répondis. C'est vrai que Diego et moi avions discuté longuement, mais nous avions eu besoin de parler à c½ur ouvert. Diego savait tout désormais de l'état actuel de ma « mission », qui n'en était plus une, et de mon lien avec les Maraudeurs. Même si mon histoire avait été difficile à digérer, et qu'elle mettrait encore du temps avant de passer, Diego était au courant de tout désormais. Il savait.

 


| 25 mars 1978 – Poudlard – Bureau directorial – 22h30 |
 
~ Point de vue de Remus ~

 


Depuis que Prue était revenue à Poudlard, c'était à nouveau un plaisir de se lever le matin. Tout avait repris comme avant. Elle avait réintégré l'équipe de Quidditch au plus grand plaisir de James, nous avait accompagnés la nuit de pleine lune, et reprenait doucement le rythme scolaire. Je pouvais à nouveau savourer sa présence au quotidien. Il n'y a que ce soir, exceptionnellement, où j'avais fait en sorte d'effectuer ma ronde seul. 

 

Je frappai à la porte du bureau de Dumbledore et entrai sur son autorisation. Je venais de terminer ma ronde, et j'allais profiter de devoir lui faire un rapport pour lui demander où est-ce qu'il en était dans ses recherches. D'ailleurs, le directeur devina bien vite mes pensées, car lorsque j'eus terminé mon rapport, il enchaîna de suite.
 
-    Tu dois te demander si j'ai réussi à identifier les deux hommes... ? demanda Dumbledore.
-         Oui.
-         Eh bien, sans grande surprise... je n'ai rien sur eux.
-         Quoi ? Comment est-ce possible ?
-      De la même manière que le passé de Prue est intraçable. Ces hommes n'ont pas d'existence officielle. De vrais fantômes.
 
Je fermai les yeux en soupirant. Bon sang, mais qu'est-ce que tous ces secrets pouvaient bien vouloir dire ?
 
-         Seuls les agents secrets et les témoins sous haute protection bénéficient d'une telle couverture, reprit Dumbledore. Pour être franc, je ne pense pas que ces individus appartiennent à l'une ou l'autre catégorie.
-     Comment pourraient-ils effacer leurs traces dans ce cas ? Et comment vivent-ils ?! Ils ne travaillent pas ? Ils ne font jamais de démarche ? Ils n'ont pas de coffre à Gringotts ?
-         C'est un bon résumé, oui. Pour moi, il ne fait aucun doute que ces hommes vivent dans l'ombre. Au début, je pensais tout simplement que c'est parce qu'ils étaient recherchés.
-         Ils le sont ?
-        Si c'est le cas, pas par la police. Ou aucune autre autorité. Ils n'ont pas d'antécédents judiciaires.
-         Vous sous-entendez qu'ils seraient recherchés... par d'autres personnes ?
 
Dumbledore soupira.
 
-         Pour tout avouer, je ne sais pas vraiment quoi penser de tout cela. Mais il ne faut pas oublier que la famille Halliwell a été désignée pour mourir le 6 février 1965... seulement Prue a survécu. Peut-être que cette vie dans l'ombre est leur seul moyen de protection.
 
Cette hypothèse me soulageait quelque peu. Vu comme ça, ça expliquait beaucoup de choses : le passé mystérieux de Prue, sa fausse identité, son passage fantôme à l'orphelinat, l'identité secrète de ses amis... tout ceci était une question de  sécurité. Cependant, si cette version des faits me rassurait sur les mystères planant sur Prue, elle m'inquiétait sur ses assaillants, car ça en disait long sur l'ampleur de la menace.
 
-         Donc en clair... commençai-je lentement. La menace sur Prue est toujours active... et elle est suffisamment sérieuse pour qu'elle soit obligée de vivre cachée ? Elle et son entourage ?
-         Imagine un instant que le monde apprenne que Prudence Halliwell est toujours en vie... les gens derrière l'attaque de sa famille découvriraient alors que l'une de leurs anciennes cibles est toujours là.
-         Et Prue serait en danger de mort, terminai-je.
-       Exactement. Prue est consciente de ce qu'elle encourt... c'est sans doute pour cette raison qu'elle est si douée au combat. Elle s'est entraînée, au cas où elle ait besoin un jour de se défendre. C'est aussi pour cette raison qu'elle est autant sur la défensive lorsqu'on s'intéresse trop à elle.
 
Une onde de peur me traversa.
 
-       Et si ces gens savaient déjà qu'elle a survécu ? lançai-je. Si elle était déjà démasquée ?
-        Tu penses à l'attaque du mois dernier ?
-       Prue a fait la une des journaux cet hiver... son visage est désormais connu de toute l'Angleterre... et n'est-ce pas vous qui avez dit qu'elle ressemblait comme deux gouttes d'eau à sa mère ?

Dumbledore resta silencieux quelques instants, réfléchissant.
 
-   Ces gens sauraient alors qui est véritablement Prudence Hunt, murmura Dumbledore. Cependant, je doute qu'il y ait un lien avec l'agression.
-         Pourquoi ?
-       Tu as vu comme moi la violence dont a fait preuve le groupe de personnes qui a frappé le soir de son cinquième anniversaire... je pense que le jour où les autres membres du groupe passeront à l'acte, ce sera en nombre, et de manière radicale. Alors que le mois dernier, Prue n'a pas reçu un coup mortel, et elle est restée consciente plusieurs minutes après son agression. Ça ne colle pas vraiment avec le profil des meurtriers que nous avons observé à l'½uvre. J'ai discuté avec ton père... lui, comme Prue d'ailleurs, pensent plutôt à une personne manquant terriblement d'expérience dans le domaine du crime.
 
Je soupirai, presque soulagé. Il ne fallait pas que les assaillants apprennent pour Prue... sinon sa vie deviendrait très difficile.
 
-         Ok, dis-je. Peut-être que ça n'a pas de lien avec l'agression. Mais ils savent que Prue est vivante.
-         C'est possible, en effet.
 
Je me pris la tête entre les mains, prenant soudainement conscience du danger que représentait l'avenir lorsque Prue sortirait de Poudlard. En dehors de l'école, elle sera exposée.
 
-         Ils attendront qu'elle sorte de l'école pour frapper, dis-je.
-       Ce qui nous laisse quelques mois pour en apprendre davantage. Cependant Remus, n'oublie pas que Prue a survécu avant d'entrer à Poudlard, je doute que ça change après. Elle connait les risques... peut-être a-t-elle un moyen que nous ignorons de les déjouer. N'oublie pas que c'est nous qui devons mener une enquête pour essayer de comprendre... pendant ce temps, elle a un train d'avance. Nous ne faisons que découvrir laborieusement ce qu'elle sait depuis le début.
 
J'échangeai un regard inquiet avec le directeur. Je comprenais mieux pourquoi Prue était imbattable en duel. Elle était prête à affronter ces hommes. Elle avait probablement grandi dans cet unique but : se venger. Etait-ce à cause des risques que cela représentait qu'elle m'avait repoussé tant de temps ? Pour me protéger ? Pour demeurer infaillible ? Etait-ce pour cette même raison qu'elle voulait devenir Auror ? Pour pouvoir accéder aux dossiers criminels et mener son enquête personnelle ? Je pris soudainement conscience que Prue s'était engagée dans un combat acharné, et qu'elle n'était pas prête d'abandonner.
 
 
| Salle commune des Gryffondor |
 
~ Point de vue de Prue ~
 
J'étais assise confortablement dans un fauteuil, m'isolant du bruit des discussions s'élevant dans la salle pour réfléchir. Je m'étais fait tout un programme pour rattraper les cours suite à ma longue absence. Il fallait que je termine avant les vacances d'avril si je voulais consacrer celles-ci aux révisions des ASPIC. Je soupirai. Les mois qui me séparaient des examens n'allaient pas être de tout repos. J'allais avoir beaucoup de boulot si je voulais atteindre mes objectifs. Je relevai la tête en sentant quelqu'un s'appuyer sur le haut du fauteuil. Je souris en voyant Remus, revenu de sa ronde.
 
-         Alors, tu n'as croisé aucun Serpentard en route ? demandai-je.
-         Non.
 
Je l'attrapai doucement à la nuque pour l'attirer à mes lèvres. Remus répondit à l'échange avant d'enfouir sa tête dans mon cou.
 
-         Prue ?
-         Hum ?
-         ... Je ne pourrai jamais envisager de vivre sans toi...
 
J'interrompis ma caresse sur sa joue.
 
-         Raison pour laquelle ça n'arrivera pas, assurai-je. Je t'aime trop pour ça.




Chapitre 45 : De retour
 
Hello ! Et voilà pour ce chapitre, qui marque à la fois le retour de Prue à Poudlard et celui de Diego auprès d'elle  :) Qu'en avez-vous pensé ?
Le mot de Tracker et l'aperçu du prochain chapitre sont déjà en ligne ! Je vous fais de gros bisous et à très bientôt pour la suite !
 








*L'illustration de ce chapitre est un montage fait à partir de deux ½uvres réalisées par DarkSephiel, postées ici.

Tags : L'histoire d'un assassin - Partie 1 : L'amour d'un Assassin - tome 1

Leave a comment

We need to verify that you are not a robot generating spam.

See legal mentions

Don't forget that insults, racism, etc. are forbidden by Skyrock's 'General Terms of Use' and that you can be identified by your IP address (54.167.202.184) if someone makes a complaint.

Comments :

  • Dum-Cha

    22/12/2016

    Prudence a besoin d'amis maintenant qu'elle s'est émancipée de Voldemort..j

  • fichp-lifealwaysrestart

    11/10/2015

    Avant de passer au commentaire de ce superbe chapitre, je voulais m'excuser du temps que je prends à venir lire et commenter. Je vais essayer de finir la partie 1 de ta fiction le plus rapidement possible, je n'en suis plus très loin ;) !

    J'aime vraiment beaucoup le personnage de Jack. C'est un vrai père pour Prue, et il se comporte vraiment en tant que tel. J'ai été touchée par le retour sur le début de leur relation, Jack a vraiment su apprivoiser Prue. Je me pose aussi de plus en plus de questions sur ce camp dont tu parles souvent mais dont on ne sait quasiment rien.
    J'ai aussi bien aimé le moment de la réconciliation avec Diego, j'aurais trouvé ça dommage que leur longue relation d'arrêté ici.
    Quant à l'enquête de Remus et Dumbledore sur Prue, j'espère pour eux qu'elle n'en saura jamais rien, sinon ça risque de faire très mal...

  • evanalinch-lunalovegood

    17/08/2014

    Superbe chapitre comme d'hab. Contente qu'elle est enfin dit non à son père

  • harry-potter-8-fic

    15/08/2014

    dumbledore et rémus sont vraiment sur la bonne voie

  • harry-potter-8-fic

    15/08/2014

    c'est bien que diego soit retourné vers prue pour s'expliquer

  • harry-potter-8-fic

    15/08/2014

    excellent chapitre

  • Hurricany

    14/08/2014

    Ahhah ! Ça fait du bien de voir Prue libre ! Elle respire la vie et Remus aussi malgré ses nombreuses inquiétudes ! Super chapitre !

  • clochinettedu76

    13/08/2014

    J'ai adoré ce chapitre, particulierement parce que j'avais peur que Diego ne digere pas la nnouvelle, et ne lui pardonne pas. Mais c'est genial qu'ils soient reconciliés ! Et puis Jack est vraiement le pere idéal de substitution pour Prue. Elle merite vraiment de l'avoir aupres de lui !

  • assassin-maraudeurs

    10/08/2014

    xsmileyx93-rep-choixpeau wrote: "En faite, comme (pour ne pas me faire cramer le soir^^) je lis les chapitres sur mon portable je suis obligé de copier coller toutes mes remarques dans les notes de mon portable^^ du coup je rédige directement dans les notes et après j'ai plus qu'à copier coller ^^ et comme là j'étais pas sur qu'il ai été posté j'ai garder la note en attendant^^ bref voilà -.-"

    Oh bien joué ! =D

  • xsmileyx93-rep-choixpeau

    10/08/2014

    En faite, comme (pour ne pas me faire cramer le soir^^) je lis les chapitres sur mon portable je suis obligé de copier coller toutes mes remarques dans les notes de mon portable^^ du coup je rédige directement dans les notes et après j'ai plus qu'à copier coller ^^ et comme là j'étais pas sur qu'il ai été posté j'ai garder la note en attendant^^ bref voilà -.-

Report abuse