Chapitre 15 : La lame dans le coeur

« Tu devras planter ta lame dans le c½ur de chaque personne que je te désignerai... ce sont les paroles de mon père au moment de notre serment. Un serment que je dois tenir. J'aurais tout donné pour échapper à cela, mais c'est inévitable. Ma lame doit transpercer le c½ur de Dumbledore. »
 
 
Chapitre 15 : La lame dans le coeur


| 28 mars 1988 - Godric's Hollow |


Lyall m'avait convoquée chez Dumbledore. Ils m'attendaient tous les deux dans le salon chez le vieux sage. Lyall semblait agité. Il faisait nerveusement les cent pas, sous le regard intrigué de Dumbledore.

-__J'ai encore réussi à entrer chez vous par la fenêtre Dumbledore, soupirai-je. Vous devriez faire un peu plus attention à votre sécurité.
-__Kate, vous êtes venue, dit Lyall avec soulagement. Merci d'avoir répondu aussi vite.
-__Que se passe-t-il ?
-__Voldemort a engagé une tueuse... une certaine Iron Heart. Ce nom vous dit quelque chose ?
-__Non, dis-je après un instant de réflexion. Je me renseignerai.
-__Il est clair que cette tueuse va avoir un fort impact, reprit Lyall avec inquiétude.
-__En effet... elle a pris la place que j'occupais autrefois. A un détail près...
-__Lequel ? s'intéressa Dumbledore.
-__Le choix des cibles, répondit machinalement Lyall.
-__Mes cibles étaient exclusivement criminelles, complétai-je. Je crains que cette tueuse n'ait pas les mêmes principes que moi. Il faut vous attendre à être pris pour cible. Vous, les Aurors... et tous ceux rattachés de près ou de loin à la résistance.
-__Vous avez travaillé pour lui ?! s'écria une voix scandalisée.

Je sursautai en découvrant les Maraudeurs sur le seuil de la porte. Je fus incapable de répondre spontanément tant j'étais surprise. James me regardait avec colère et dégoût... Sirius et Remus avec incompréhension. Ils regardaient Lyall et Dumbledore comme s'ils étaient devenus fous.

-__Vous êtes quoi au juste ? exigea de savoir James.
-__James... tenta de calmer Lyall.
-__Je pense qu'on a le droit de savoir ! renchérit Sirius avec froideur.

Lyall et Dumbledore me regardèrent, estimant que c'était à moi de prendre la décision de parler ou non. J'étais dépitée de devoir leur dire ce que j'étais. Même s'ils ne savaient pas que je me cachais derrière ce masque... il m'était pénible de leur avouer la vérité. C'était la deuxième fois seulement qu'ils me voyaient dans le rôle de « Kate »... et voilà que la situation se compliquait davantage. Ils étaient sur le point de découvrir ma vraie nature.

-__Je suis... une tueuse, répondis-je. Une tueuse professionnelle. L'une des meilleures.
-__Ce qui fait de vous l'une des pires ! rectifia James avec haine.
-__C'est une question de point de vue, répliquai-je.
-__Le mien est clair ! Nous luttons contre le crime, nous ne nous allions pas avec ! Sous aucun prétexte !
-__C'est un peu plus compliqué que ça, intervint Dumbledore. Si vous voulez bien la laisser vous expliquer.

Albus m'encouragea à continuer.

-__A mes débuts c'est vrai, je travaillais pour Voldemort, repris-je. C'est pour cette raison que je le connais si bien. Par la suite, j'ai pris conscience que sa cause n'avait pas de sens... qu'elle était bâtie sur un mensonge, et qu'il fallait y mettre un terme. Alors j'ai quitté les rangs, et j'ai commencé à le combattre.
-__Vous pensez peut-être que nous aider servira à vous racheter ?! cracha James.
-__Je n'ai pas besoin de me racheter, tranchai-je froidement. Je suis un assassin... un prédateur de criminels... et je n'ai aucune honte d'être ce que je suis. Vous avez choisi vos méthodes pour combattre le Mal, j'ai choisi les miennes. Je compte tuer Voldemort et massacrer ses Mangemorts. Sachez que je n'ai pas besoin de vous pour poursuivre cet objectif. Ce n'est pas moi qui ai sollicité cette alliance à l'époque.
-__C'est moi qui lui ai demandé de nous aider, confirma Lyall.

Ce fut au tour de Remus de toiser son père avec surprise.

-__Et puis-je savoir comment vous vous êtes connus ? demanda Remus avec suspicion.
-__Lors de ma captivité chez les Mangemorts, répondit Lyall. Kate était chargée de me faire cracher des informations. A la place... elle m'a fait évader. C'est à ce moment-là que j'ai compris qu'elle était ... plus qu'une simple tueuse.

Je déglutis péniblement, évitant de regarder les Maraudeurs. Ils avaient dans les yeux un mélange de dégoût et de colère. Je représentais ce qu'ils s'évertuaient à combattre : le Mal. Et à ce titre, aucune raison n'était valable pour rester dans la même pièce que moi sans m'arrêter. D'ailleurs, je m'attendais à chaque instant à voir l'un d'eux dégainer sa baguette.

-__Il faut parfois prendre du recul sur certains principes, reprit calmement Lyall. Kate nous a beaucoup aidés, notamment en nous dévoilant le secret des Horcruxes. Sans elle, il aurait fallu attendre la renaissance du Lord pour comprendre qu'il en avait créé. De précieuses années perdues. A la place, nous avons pu commencer cette quête il y a déjà bien longtemps. Kate nous fait bénéficier de son savoir, de son expérience du milieu criminel, de son réseau de sources... Une alliance qui ne se refuse pas quand on est enrayé dans une guerre aussi dure à remporter.
-__Je croyais que c'est lorsque les principes et les valeurs sont mis à l'épreuve qu'il faut les défendre, siffla James.
-__Nous partageons les mêmes valeurs, intervins-je. Nous les défendons chacun à notre façon.

James me toisa d'un regard noir. Il ne semblait pas se laisser convaincre. Tout comme son père, il ne corroborait pas les méthodes extrêmes, même si c'était pour une bonne cause. Remus et Sirius étaient silencieux, mais je les sentais bouillonner également. Ils semblaient pris entre deux eaux.

-__Je ne vous demande pas de m'accepter... repris-je avec lassitude. Juste de me tolérer le temps de cette guerre. Nous pourrions combattre chacun de notre côté, mais nous sommes plus efficaces ensemble. Faites un effort. Après ça, vous ne me reverrez plus jamais.

James secoua la tête, halluciné. Il jeta un regard courroucé à Dumbledore. Il semblait profondément choqué que même lui, le grand sage, ait accepté de collaborer avec une personne telle que moi. A vrai dire, moi aussi j'avais été surprise à l'époque qu'il finisse par accepter. Mais, tout sage qu'il était, il restait humain. Un humain qui faisait face à l'atrocité d'une guerre qui pouvait basculer à tout moment, et où chaque allié compte.

-__Pouvons-nous poursuivre ? demanda Dumbledore.

Il regarda alternativement les Maraudeurs de son regard perçant. Il avait parlé d'une voix calme mais ferme. Les trois Aurors comprirent qu'il n'était pas question de remettre en cause mon implication plus longtemps. Dumbledore reprit la parole, comme si nous n'avions pas été interrompus.

-__Pensez-vous pouvoir identifier cette Iron Heart ? demanda Albus.
-__Je vais tout faire pour, assurai-je. Mais je dois vous prévenir... si Voldemort a mis autant de temps à me remplacer, c'est qu'il n'avait pas trouvé d'équivalent auparavant. Je crains que cette tueuse soit mon égal... un véritable fantôme, qu'il sera difficile de débusquer.
-__Nous vous tiendrons au courant si Rogue nous apporte de nouvelles informations à son sujet.
-__J'en ferai de même. Autre sujet important : avez-vous réussi à avancer sur la Chambre des Secrets ?
-__Je crains que nous ayons eu d'autres problèmes à régler... répondit sombrement Lyall.
-__N'oubliez pas que c'est la priorité absolue. Je me suis renseignée sur le sujet, mais j'aurais besoin d'accéder au rapport de police. Les informations récupérées sur la mort de la victime ne m'ont guère aidée.
-__Je vous transmettrai le rapport, assura Lyall, mais ne vous attendez pas à des révélations. Il est très léger. La victime est morte pétrifiée, dans les toilettes des filles.

Je sursautai violemment.

-__Pétrifiée ?! répétai-je.
-__Cela vous évoque quelque chose ? encouragea Dumbledore.
-__Evidemment ! La légende de la Chambre parle d'un monstre... et je n'en connais qu'un lié au mythe de Serpentard capable de pétrifier ses victimes.
-__Un Basilic, devina Remus.

Ses amis le regardèrent avec étonnement. Visiblement, il n'avait jamais fait part de cette supposition.

-__Tu le savais ?! s'étonna Sirius.
-__Je viens de comprendre, répondit Remus. J'ai eu l'occasion de me renseigner sur cet animal... il y a très longtemps. Le Basilic est le roi des serpents, c'est un animal très puissant et d'une dangerosité sans pareil. Un simple regard est mortel. Un gardien de choix.

Je déglutis péniblement, devinant pourquoi Remus avait fait des recherches sur cet animal. Au noël suivant notre rencontre, après qu'il m'ait offert un cadeau, ma carapace jusqu'alors parfaite s'était fissurée. Le tatouage de Basilic était apparu sur ma poitrine. Remus avait dû se renseigner sur sa symbolique pour essayer de comprendre pourquoi j'avais un tel animal gravé sur la peau.

-__Comment diable a-t-il pu se déplacer dans l'école ?! s'écria James. C'est énorme comme animal, non ? Quelqu'un l'aurait forcément vu !
-__Il a effectivement été vu... par la victime, fis-je remarquer. Etant donné qu'un regard de sa part est mortel, difficile d'avoir des témoins oculaires...
-__Il n'y a eu qu'un seul mort ! rappela James irrité. Si un Basilic se baladait dans les couloirs du château, il y aurait eu beaucoup plus de victimes.
-__Pas s'il sortait la nuit, répliqua Sirius. Les couloirs sont déserts après la dernière ronde des préfets.
-__Les personnages de tableau l'auraient vu, fis-je remarquer.
-__Vous... Vous avez été à Poudlard ? s'étonna Sirius face à mes connaissances sur la décoration du château.
-__Evidemment que je suis allée à Poudlard.

Ils en furent tous scotchés, même Dumbledore, ce qui me fit sourire.

-__Quel est le seul autre moyen de circuler ? demandai-je à Dumbledore.
-__La plomberie, répondit celui-ci après réflexion. La plomberie couvre tout le château... et même une partie du parc. Cela constitue un formidable réseau souterrain pour le Basilic.
-__Il nous faut un plan de ce réseau, dis-je. Ça nous montrera les ouvertures... et donc les possibles entrées de la Chambre.

Lyall eut un rire nerveux en me regardant.

-__Vous avez un don pour toujours faire le lien qui débloque la situation, dit-il avec joie.

Je lui mis une tape sur l'épaule, m'apprêtant à prendre congés.

-__Nous avançons ensemble, rappelai-je. Trouvez-moi ce plan, et nous percerons le mystère de cette foutue Chambre.

Je sortis, soulagée qu'on ait trouvé une petite piste, mais stressée par la découverte des Maraudeurs. Je savais que notre collaboration allait être plus compliquée désormais.

-__Kate, attendez.

Je m'arrêtai nette en entendant la voix de Remus. Sa proximité suffit à balayer la froideur et l'indifférence que je tentais d'afficher pour mon rôle. Remus semblait hésiter.

-__Qu'y a-t-il ? demandai-je.
-__James me taillerait probablement en pièce pour ce que je m'apprête à faire.
-__Et qu'allez-vous faire ? m'intéressai-je.
-__Le même choix de facilité que mon père et Dumbledore... profiter de l'atout que vous représentez.
-__Je suis ravie que vous ayez cerné l'utilité de mon implication dans la résistance.
-__Il ne s'agit pas de la résistance, mais d'une affaire personnelle. Vous êtes probablement la dernière personne à pouvoir m'aider.

Je dus me retenir de pousser un gémissement. J'avais une idée plutôt précise de sa demande.

-__Je vous écoute.
-__J'aimerais retrouver quelqu'un.
-__Votre femme, soufflai-je.

Remus me regarda en silence, surpris.

-__J'ai entendu parler de son enlèvement, expliquai-je. Je suis vraiment désolée.
-__Ca fait sept ans que j'essaie de la retrouver sans relâche. Les Mangemorts n'ont jamais demandé d'échange, et on n'a jamais retrouvé de corps. Jusqu'à preuve du contraire, je considère qu'elle est encore leur prisonnière. J'ai besoin de savoir.
-__J'essaierai de la retrouver, assurai-je.
-__Merci, dit Remus avec soulagement.

La douleur dans ma poitrine redevint intense. Les larmes me montèrent, et je préférai prendre congés sans plus tarder avant de me faire griller.


| Planque de Tracker |


Je me laissai tomber dans le fauteuil de ma planque, chamboulée. Remus n'avait jamais cessé ses recherches... aujourd'hui encore, il s'accrochait à l'espoir de me revoir en vie. Et moi... je lui parlais derrière un masque sans lui dire la vérité ! C'était atroce de continuer à le faire souffrir ! Comment pouvais-je continuer à le fréquenter par le biais de la résistance, lui promettre de l'aider dans ses recherches, en sachant que je ne pouvais rien faire ?! Je ne pouvais pas lui apporter de réponse. Pas encore. Il fallait attendre la fin de la guerre. Une attente insupportable.

Je sentis un intrus aux portes de mon esprit. La présence mentale de mon père me fit frissonner. Il ne pouvait pas entrer dans ma tête sans subir de graves dommages. Mes pensées étaient donc à l'abri. Devinant qu'il voulait me parler, je préférai me rendre à ses appartements plutôt que de lui libérer l'accès à mon esprit. J'étais encore très affectée par les récents évènements... je doutais de ma capacité à contrôler mes pensées si mon père franchissait mes défenses psychiques.

| Manoir Voldemort – Appartements du Lord |


-__Vous vouliez me voir ? demandai-je platement en entrant dans les appartements de mon père.
-__Enlève ton masque, ordonna le Lord.

Je soupirai en verrouillant la porte derrière moi, avant d'obéir. Mon père n'avait jamais supporté que je porte mon masque quand nous étions seuls, même du temps où j'étais en bon termes avec lui. Il devait penser que je cachais mes émotions derrière, alors que sans, j'étais plus vulnérable.

-__Même si je n'ai pas précisé de délais pour exécuter mes ordres lors de notre serment, il va de soi que tu es censée agir le plus rapidement possible, siffla Voldemort. Qu'attends-tu pour tuer Dumbledore ?
-__Le bon moment, comme toujours pour commettre le meurtre parfait.
-__Tu es capable de le commettre en toutes circonstances, rappela le Lord avec froideur. A moins que tu ne sois plus à la hauteur de ta réputation ?
-__Je le suis toujours, répliquai-je sèchement.
-__Alors assassine ce vieux fou ce soir. Je veux apprendre sa mort dans la nuit.
-__Il est probablement à Poudlard à l'heure qu'il est.
-__Peu importe où il se trouve et avec qui. Je veux avoir la preuve que tu es encore le Fantôme de la Mort. Sinon, ton utilité pourrait toucher à sa fin... qui sait ce que je pourrais faire pour te punir...

Mes poings se serrèrent brusquement, s'enflammant de suite. Je dus lutter contre l'envie de faire apparaitre mes armes pour attaquer mon père. La haine qui m'abritait constamment depuis mon retour venait à nouveau d'atteindre un pic sous la menace. Une haine qui ne fit qu'augmenter en voyant le sourire de mon père s'élargir. Il savait que je mourrais d'envie de répliquer... de me rebeller... que je préfèrerais mille fois planter ma lame dans son c½ur plutôt que dans celui de Dumbledore. Mais mon serment m'imposait l'obéissance à l'appel du meurtre. J'étais impuissante face à ses ordres d'assassinat. J'avais essayé de retarder l'échéance... tout en sachant que c'était inévitable. Rien ne pourrait épargner à Dumbledore ce que j'allais lui faire subir. Ni à lui, ni aux prochaines cibles. J'étais malgré moi l'instrument de mort de mon ennemi.

-__Quelle douce satisfaction de voir la mort en personne impuissante... susurra le Lord.

Je fermai les yeux, essayant de rester hermétique à ses provocations. Je pensais à ma cause... la seule cause que je défendais aujourd'hui, et qui me faisait tenir. Celle pour laquelle je devais encaisser tous les coups nécessaires, et supporter chaque épreuve. Celle pour laquelle je n'avais pas de limite, du sacrifice jusqu'au meurtre. Ma famille. C'est pour elle que je me battais avant tout. Pour la protéger, et lui offrir le meilleur de la vie. Alors au prix d'un immense effort, les flammes s'étouffèrent. L'adrénaline retomba à un niveau plus soutenable. Ma rage était toujours bien là, mais contrôlée par une seule pensée : « pense à eux ». A ceux que je voulais voir vivre... à ceux à qui je voulais rendre la joie et la liberté. Dans mes actes de résistance comme dans les meurtres perpétués au nom de mon père... je n'avais pas le droit d'échouer.

-__Prenez garde, soufflai-je. La mort peut prendre bien des visages.

Mon père se contenta de ricaner, avant de me faire signe de disposer. A ses yeux, plus personne ne pouvait l'atteindre. Moi j'avais une muselière... et Dumbledore était sur le point d'être éliminé. Il se sentait puissant... sans plus aucun adversaire à sa taille. J'avais tant hâte de lui donner tort. Mais pour l'heure, j'avais une mission bien moins réjouissante à accomplir.





| Godric's Hollow |


J'étais plantée sur le trottoir face à la maison des Dumbledore. La marche à suivre était claire et limpide. J'avais prouvé déjà deux fois que la sécurité du vieux sage était une vraie passoire. Pris par surprise, Dumbledore n'avait aucune chance de m'échapper. C'était gagné d'avance.
« Tu vas planter ta lame dans la résistance... » pensai-je douloureusement.

Je n'avais jamais été très proche de Dumbledore. Pire, son penchant curieux au sujet de mon passé m'avait plus d'une fois agacée. Je me souvins du jour où j'avais même failli le tuer tellement j'étais excédée par son enquête. J'aurais beaucoup regretté cet acte si j'avais cédé à mes pulsions. Aussi pénible qu'il puisse être parfois à jouer au détective, c'était avant tout un homme de bien. Il avait contribué à d'innombrables améliorations de notre communauté. Et depuis des années, il était impliqué avec acharnement dans la lutte contre mon père. C'était son plus grand rival... une icône de la résistance... un héros de guerre. Et j'étais sur le point de le tuer.

Mes entrailles se nouèrent en songeant aux conséquences. La culpabilité me rongeait déjà. J'étais dégoûtée de devoir en arriver là. Dégoûtée de devoir jouer avec la vie des autres pour pouvoir faire avancer la partie. Ce soir, c'était à Dumbledore de subir les conséquences de ma stratégie.

Je me décidai à traverser la route, pour passer le portail des Dumbledore. Je m'infiltrai dans la maison comme je l'avais fait un peu plus tôt dans la soirée, en espérant que ma cible soit toujours ici. Si Albus était déjà retourné à l'école, son meurtre serait plus compliqué. Je fus vite rassurée à ce sujet : dès que je passai par la fenêtre, j'entendis de la musique classique s'élever du salon. Je sortis ma baguette et mon couteau, avançant prudemment à pas feutrés. Je sortis de la chambre par laquelle j'étais entrée, et me dirigeai vers l'escalier. Lentement, je descendis chaque marche sans faire de bruit. Comme j'avais déjà fait ce parcours, je savais qu'il n'y avait pas de marche grinçante pour me griller. J'arrivai donc au rez-de-chaussée sans la moindre difficulté.

Adossée au mur, j'hésitai à jeter un ½il dans le salon. Je me rendis compte que mes mains tremblaient légèrement. Mon rythme cardiaque était monté en flèche. C'était probablement la première fois que je stressais autant pour un meurtre. D'habitude, j'étais très confiante et sûre de moi avant de me servir de ma lame. Aujourd'hui, j'avais l'impression de tenir un couteau étranger. Comme si je ne savais plus m'en servir. Pourtant, j'avais embroché plus d'un c½ur... avec une précision constante, sans jamais rater ma cible. Aujourd'hui encore... je m'apprêtai à le faire, et ça me terrifiait.

Consciente que la difficulté augmenterait avec le temps, je pris une grande inspiration et jetai un bref coup d'½il dans le salon. Dumbledore n'y était pas. Je m'avançai prudemment dans la pièce, baguette brandie. Il y avait une autre porte à l'autre bout... je m'attendais à le voir sortir à tout moment. Rapidement mais toujours dans la plus grande discrétion, je me rapprochai de mon objectif. J'entendis des pas de l'autre côté de la porte. Je me cachais derrière, pour ne pas me faire repérer. Dumbledore sortit quelques instants plus tard, visiblement préoccupé. Il marcha calmement jusqu'au fauteuil, le contourna et s'assit dedans, sans jamais se retourner. C'était presque trop simple. Dumbledore me tournait le dos, sans se douter de ma présence. Une seule question résidait désormais : comment le frapper au c½ur dans les meilleures conditions ?

Je devais faire preuve d'une précision parfaite. La maladresse n'était pas envisageable. En l'état actuel, Dumbledore me tournait le dos, protégé par un haut fauteuil qui m'empêchait toute attaque par derrière. Si je voulais atteindre ma cible... il fallait que je l'affronte de face. Je me rapprochai de lui lentement, baguette pointée dans sa direction.

-__Vous ne semblez pas tenir à la vie Dumbledore, lançai-je.

Dumbledore ne sursauta même pas. Il se contenta de tourner la tête dans ma direction, à peine surpris.

-__Je savais bien que mon assassin finirait par venir, dit Dumbledore. J'espérais seulement qu'il n'ait pas votre apparence, Kate.

Je le contournai pour m'asseoir dans le fauteuil d'en face, le tenant toujours en respect avec ma baguette. Il semblait fatigué. Moi aussi.

-__Je ne suis pas surpris à vrai dire, avoua Dumbledore. Votre soudain retour a coïncidé avec la découverte d'une nouvelle alliée par les Mangemorts. Une alliée que vous avez-vous-même qualifié d'être votre égale. Sauf que... si j'ai bien compris... il n'y en a pas deux comme vous.
-__Je me doutais bien que mon double jeu ne tiendrait pas longtemps face à vous, dis-je avec un faible sourire.
-__Vous êtes Iron Heart.
-__En effet, confirmai-je. Et vous êtes ma première cible... j'en suis navrée.

Il y eut un silence pesant. Dumbledore était étrangement calme pour quelqu'un découvrant une traitresse juste avant de mourir. Il n'y avait même pas l'ombre de la haine dans ses yeux.

-__J'ai du mal à croire que vous ayez rejoint les rangs de bon c½ur, avoua Dumbledore. Vous avez toujours été pleine de mystères, mais votre haine envers Voldemort semblait sincère.
-__Elle l'est toujours. Cependant, je suis piégée par un serment inviolable.
-__Je suppose que vous avez déjà cherché une alternative, devina Albus.

J'acquiesçai lentement, de plus en plus tendue. Je ne parvenais pas à retrouver mon calme. J'étais au bord de la crise de nerf.

-__Alors vous allez continuer à tuer pour Voldemort ... tout en le combattant en secret ? résuma Dumbledore.
-__C'est ça l'idée. En espérant que j'arrive à le tuer au plus vite pour limiter les victimes innocentes.
-__C'est un double jeu très risqué... qui peut tourner à la catastrophe.
-__J'en suis consciente. Le serment me laisse peu d'options. Je n'ai plus la même marge de man½uvre que lors de la première guerre. J'ai dû réviser mon plan.

Dumbledore eut un sourire triste.

-__Merci d'avoir pris la peine de m'expliquer la situation avant de faire votre devoir, dit Albus.
-__Merci de ne pas me complexifier la tâche en tentant de m'échapper.
-__Si j'en crois les paroles de Lyall... ce serait vain d'essayer. Et puis... si vous ne me tuez pas, c'est vous qui mourrez. Votre aide est trop précieuse pour que vous soyez sacrifiée.

Ma main se crispa sur le manche de mon couteau. Ça aurait sûrement été plus simple d'attaquer par surprise... de ne pas parler... mais il s'agissait de Dumbledore, je ne pouvais pas me résoudre à le traiter comme une cible criminelle.

-__Y a-t-il une dernière chose que vous souhaitiez faire avant de partir ? demandai-je la bouche sèche.
-__Cela fait bien longtemps que j'ai pris toutes les mesures nécessaires au cas où ce jour arriverait. J'aimerais seulement vous demander d'aller au bout de votre combat, et de faire tout votre possible pour aider la résistance. Ma mort ne doit pas affaiblir l'Ordre du Phénix, ni ralentir la quête des Horcruxes.
-__Je vous le promets.
-__Alors finissons-en.

Dumbledore se leva, me faisant face sans ciller. Cet homme me désarmait. C'était la première fois qu'une cible prenait l'imminence de la mort avec un tel calme. Je rangeai ma baguette et me levai à mon tour, serrant un peu plus le manche de mon couteau pour me donner du courage. Je devais le faire. C'étaient les termes de mon serment : « la lame dans le c½ur de mes cibles ». D'un geste vif, je plantai ma lame dans le c½ur Dumbledore, le tuant sur le coup. Je le retins dans mes bras pour ne pas le laisser tomber, envahie d'une étrange sensation. J'accompagnai ma victime au sol, sonnée. C'était un moment très spécial. Mon regard s'accrocha au manche du couteau qui dépassait de sa poitrine. C'était surréaliste comme vision, et pourtant je l'avais fait. Je sortis de ma léthargie et entrepris de préparer la scène de crime. Je n'avais pas une minute à perdre.

| Manoir Voldemort |


J'étais encore sonnée par ce que je venais de faire. La mort de Dumbledore ne tardera pas à être annoncée. D'ici quelques heures, tout le monde saura que Voldemort a vaincu son plus grand rival. Et c'est moi qui lui avais offert cette victoire. Il ne me restait plus qu'à lui annoncer, avant de pouvoir enfin me reposer. J'étais vidée.

A mon arrivée, j'eus la mauvaise surprise de voir une allée de Mangemorts de chaque côté de l'escalier central. Mon père était tout en haut, regardant vers moi avec excitation.

-__Je suppose que tu reviens victorieuse ? lança mon père.
-__Evidemment. Le phénix est mort.

Il y eut des cris de joie simultanés, et des applaudissements. Une ovation même. Les Mangemorts me félicitaient tous à la fois, sifflaient, criaient comme des barbares. Oui... j'avais planté ma lame dans la résistance ce soir. En plein c½ur. Et la joie de ces chiens ne faisait qu'augmenter ma haine à leur égard. Mon nom se répétait en écho dans l'assemblée avec joie et admiration, comme si j'étais leur nouvelle héroïne. Je restai immobile, incapable de faire le moindre geste pour saluer leur enthousiasme. Ma seule envie était de les massacrer un par un. Je pris une profonde inspiration, et fis le vide dans mon esprit pour y imposer l'image de mes proches. C'était le seul moyen de conserver mon calme.

-__Bientôt, nos proies seront si affaiblies qu'il ne nous restera plus qu'à les achever ! scanda Voldemort.

Les Mangemorts crièrent, plus excités que jamais. Ils sentaient qu'ils allaient bientôt prendre un avantage décisif dans cette guerre. Ils voyaient déjà la victoire leur appartenir. Je regardai en direction de mon père, ma haine dissimulée derrière mon masque. L'idée même qu'il puisse gagner cette guerre me donnait la nausée. Je voulais qu'il paie... que sa cruauté se retourne contre lui.

-__Et maintenant, à Godric's Hollow ! ordonna mon père. Terrassez cette ville !

Mon c½ur rata un battement. Je restai figée d'effroi pendant plusieurs secondes. Je pensais que mon père se contenterait de la vie de Dumbledore... mais il voulait répéter le même massacre qu'à Wiggle. Et moi... j'avais prévenu anonymement les Aurors qu'Albus Dumbledore était mort. A cet instant, les Aurors devaient déjà être sur place. Lyall, Maugrey, les Maraudeurs, Julie... ils allaient se retrouver en plein c½ur du carnage. Mes mains tremblèrent furtivement. Lily et Harry se trouvaient également dans cette ville, ainsi que bon nombre d'innocents. La peur que j'avais ressentie juste après mon serment m'envahit à nouveau, saisissante. Si intense que j'aurais dû avoir la pire crise d'angoisse de ma vie... mais l'imminence du danger me donnait un coup de fouet pour rester dans la réalité. Il fallait que j'intervienne.

J'allais suivre le mouvement, pour partir avec les Mangemorts, mais mon père m'interpella. A contrecoeur, je dus gravir les marches pour venir à sa hauteur. Je réfléchis à toute vitesse à un moyen de lui échapper. Les Mangemorts étaient déjà dans le jardin, déchainés par l'appel du carnage.

-__Où vas-tu ? demanda mon père avec suspicion.
-__Rejoindre mon fils. Je pense avoir fait ma part du travail pour ce soir.

Le Lord ne me retint pas. Je dus me faire violence pour descendre calmement les marches, alors que j'avais envie de courir pour retourner au plus vite sur la scène de crime que j'avais laissée. Lorsque je sortis dans le jardin, mon c½ur cogna plus fort encore : la majorité des Mangemorts avait déjà quitté le territoire de mon père. Ils étaient déjà là-bas.


| Godric's Hollow |

~ Point de vue général ~


Lyall Lupin avait été réveillé en pleine nuit par un Patronus messager. La voix brutale de Maugrey en était sortie pour lui annoncer une tragédie : « Quelqu'un nous a signalé la mort de Dumbledore, à son domicile. Viens vite »
Sur le coup, Lyall n'avait pas bien compris. Peut-être n'était-ce qu'un cauchemar, duquel il allait bientôt se réveiller ?

Dès qu'il se matérialisa dans la ville de Gryffondor, le cauchemar devint un peu plus réel. La Marque des Ténèbres flottait haut dans le ciel. Lyall vit de nombreux Aurors et policiers autour de la maison de Dumbledore. Ils avaient placé un périmètre de sécurité, bien que personne ne soit dehors en ce moment. Face à la Marque, les gens préféraient rester en sécurité chez eux, priant pour ne pas voir apparaitre les silhouettes assassines des Mangemorts. Seuls quelques journalistes étaient déjà sur place, ayant probablement repéré la marque des Ténèbres de loin.

Lyall prit conscience à chaque pas le rapprochant de la maison que c'était arrivé. Il entra dans la maison comme dans un état second. Il tourna la tête vers le salon, où les analystes se trouvaient. Julie Noven était là aussi, auprès du corps. Lyall faillit s'effondrer en voyant Dumbledore inerte sur le sol. Cette vision le choqua dans son plus profond intérieur. Ce vieux sage... ce grand homme de bien... avait été tué. Il s'accroupit à côté de Julie, ayant besoin d'entendre ses premières constatations. L'Auror avait vécu ce genre de scène des centaines de fois dans sa carrière... mais ce soir, c'était différent. Ce soir, la victime était Albus Dumbledore, un vieil ami, un partenaire indispensable dans la guerre, et surtout, un exemple à suivre.

-__Il a été tué il y a moins d'une demi-heure, informa Julie à voix basse.

Elle aussi était très affectée... d'autant plus qu'elle savait très bien qui était l'auteure de cet acte. Lyall ne put se détacher du visage pâle de Dumbledore. Son assassin lui avait clos les yeux et l'avait disposé au sol avec soin. Cela ne ressemblait pas du tout aux Mangemorts de respecter le cadavre de leur ennemi. Surtout un tel rival.

-__Comment ? finit par demander Lyall.
-__Coup de couteau en plein c½ur. Une précision remarquable.

Lyall baissa les yeux sur la poitrine du vieux sage, mise à nue par la médecin légiste pour révéler le coup de couteau mortel asséné en plein c½ur. L'assassin avait réussi à tuer Dumbledore à son propre domicile. Le meurtre au couteau dénotait la volonté de proximité du tueur avec sa victime au moment fatidique... tout comme sa parfaite maitrise. Lyall repéra de fins traits bleus autour de la plaie, preuve que la lame était empoisonnée. Le tueur n'avait vraiment laissé aucune chance à sa cible.

Le mode opératoire dénotait tout le professionnalisme du tueur. Tout avait été exécuté avec une grande précision. Lyall déglutit en se remémorant les paroles de Dumbledore, qui lui annonçaient l'existence d'une tueuse dangereuse au service du Lord : Iron Heart. Elle venait de commettre son premier meurtre, et Lyall savait déjà que ce n'était que le commencement d'une longue série. Kate avait prévenu Dumbledore qu'il n'était pas prudent de si peu protéger son domicile... mais il n'en avait pas tenu compte. Ou alors, il savait que ce ne serait pas suffisant de toute façon pour arrêter son assassin. Kate avait bien dit que cette nouvelle tueuse était probablement aussi puissante et redoutable qu'elle. L'éliminer ne sera pas une tâche facile... mais Lyall se jura de tout faire pour y parvenir. Il fallait abattre ce monstre.

Lyall ne s'attarda pas davantage sur la scène de crime, le c½ur trop douloureux pour supporter de regarder Dumbledore inerte sur le sol. Il se mit à chercher des indices avec ses collègues, dans l'espoir de trouver une piste. La seule chose qu'il découvrit, c'est que le tueur était probablement passé par la fenêtre de l'étage. Il y avait des traces qui se distinguaient de la couche de poussière au sol. Le parcours de l'assassin n'était pas très compliqué à reconstituer. Iron Heart n'avait eu qu'à s'infiltrer par là, et à descendre tranquillement rejoindre Dumlbedore au rez-de-chaussée. Pris par surprise, il n'avait pas eu le temps de réagir. Il n'y avait pas la moindre trace de lutte. Lyall comprit qu'il ne trouverait rien sur le tueur. Ses collègues étaient déjà sortis pour une enquête de voisinage. Il ne restait que Julie Noven, auprès du corps de Dumbledore.

-__Des indices ? demanda Julie en le voyant revenir.
-__Non.

Dépité, Lyall alla dans le bureau de Dumbledore. Il se mit à fouiller, sans vraiment savoir ce qu'il espérait y trouver. Il avait surtout besoin de se changer les idées. Il ouvrit tous les tiroirs, feuilleta plusieurs livres de la bibliothèque, passa sa main sur les rebords et sous le bureau... sans rien trouver. Strictement rien. Désespéré, Lyall s'assit sur le bureau. Face à lui, un grand mur était recouvert de tableaux et d'une grande bibliothèque. Son ½il fut attiré par l'unique tableau qui n'était pas droit. Lyall s'approcha sans grande conviction. C'est là qu'il vit une jointure, qu'était censé masquer le tableau lorsqu'il était bien mis. Surpris, il sortit sa baguette et décala la bibliothèque sur le côté. La jointure continuait verticalement... et au niveau du sol, horizontalement. Lyall devina que le mur pouvait bouger. Qu'est-ce que Dumbledore pouvait bien cacher derrière ?

-__Tu as trouvé quelque chose ?

Lyall sursauta, n'ayant pas entendu Julie arriver dans la pièce. Il ne voulait pas faire part de sa découverte avant de savoir ce qui se cachait derrière ce mur. Il pouvait y avoir des informations sensibles liées aux Horcruxes, ou à la guerre en général. Mais Lyall n'eut pas besoin d'inventer un mensonge. Une lueur orangée illumina la pièce à quelques mètres de lui. Une détonation retentit dans toute la maison. Les murs s'éventrèrent sous le souffle d'une puissante explosion. Privé de ses soutiens, le plafond entama une lourde chute, entrainant le premier étage avec lui. La maison toute entière s'affaissa.

| Quelques instants auparavant |


Au-dehors, Remus approchait de la maison de Dumbledore, la rage au c½ur. Tout son corps frémissait de haine. Les Mangemorts avaient fini par atteindre leur cible. Le plus grand rival de Voldemort était vaincu. Tout comme son père, Remus devina l'identité de l'assassin : Iron Heart. Une nouvelle cible à abattre.

Un crac sonore retentit dans la nuit. Remus tourna la tête par réflexe. Plusieurs silhouettes encapuchonnées venaient de faire leur apparition. Remus sortit sa baguette, prêt à se battre. Mais il vit un sortilège orangé fuser en direction de la maison de Dumbledore.

-__A TERRE !!! hurla Remus.

Le temps de réaction des Aurors fut trop long. Le sortilège explosif avait déjà traversé la fenêtre. Une détonation d'enfer retentit, et l'intérieur sembla soufflé sous la violence de la déflagration. Les Aurors et policiers qui étaient à proximité furent propulsés sur plusieurs mètres. Remus lui-même tomba violemment en arrière. Sonné, les oreilles sifflantes, il fut pris de vertige pendant plusieurs secondes. Tout était instable autour de lui. Il parvint toutefois à distinguer les silhouettes des Mangemorts. Ils s'apprêtaient à encercler les Aurors. Tous, sauf un, qui se dirigea vers Remus. Repéré, Remus tenta de reprendre ses esprits pour faire face à son adversaire. Il voulut lever sa baguette, mais son bras paraissait trop lourd. Il se sentait faible, au bord de l'inconscience. Avant de sombrer, il eut le temps de voir son adversaire le tenir en joug avec sa baguette, prêt à l'achever. Il lui sembla reconnaitre une odeur familière... l'odeur d'un Mangemort qu'il avait déjà croisé sur le champ de bataille. Amycus Carrow. Et puis le vide l'engloutit et il sombra dans les ténèbres de l'inconscience.

Chapitre 15 : La lame dans le coeur
Bonsoir ! Désolée pour le retard, j'ai eu un empêchement ce week-end, je n'ai pas pu faire la publication ! Votre avis sur chaque chapitre est important, et celui-ci fait partie de ceux pour lesquels c'est encore plus le cas ! 
Le mot de Tracker arrivera un peu plus tard dans la semaine. Je continue à être très chargée en ce moment ... 
Bonnes vacances à ceux qui sont en congés !

Tags : L'histoire d'un assassin - Partie 2 : La (re)naissance de l'Assassin - tome 3

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